Aast

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Aast
Image illustrative de l'article Aast
Blason de Aast
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Montaner
Intercommunalité Communauté Ousse-Gabas
Maire
Mandat
Romain Morlanne
2014-2020
Code postal 64460
Code commune 64001
Démographie
Gentilé Aastais
Population
municipale
188 hab. (2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 25″ N 0° 05′ 21″ O / 43.2903, -0.089166666666743° 17′ 25″ Nord 0° 05′ 21″ Ouest / 43.2903, -0.0891666666667  
Altitude Min. 367 m – Max. 393 m
Superficie 4,75 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.aast.free.fr/

Aast est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Aastais[1]. Cette ville compte environ 192 habitants

La prononciation locale est [a-s], avec un 'a' fortement nasalisé et le 't' final muet[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village, situé sur le plateau de Ger, est composé d'une quinzaine de maisons éparses. À vingt kilomètres de Pau, Aast est frontalier avec les deux enclaves des Hautes-Pyrénées présentes à l'est du département.

Accès[modifier | modifier le code]

Aast est desservie par les routes départementales 64, 70, 202 et 311.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, Aast est traversée[3] par le ruisseau de Carbouère, un affluent du Louet.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Aast apparaît sous les formes Hast (1429[6], censier de Montaner[7]), Ast (1544[6], réformation de Béarn[8]) et Aast (fin XVIIIe siècle[2], carte de Cassini).

D'après Dauzat et Rostaing Aast provient du basque ast ('rocher'). Cette hypothèse semble improbable compte tenu de la configuration des lieux. Michel Grosclaude[2] suggère que le nom de la commune découle d'un anthroponyme composé de Aner + Aster. Brigitte Jobbé-Duval[9] rappelle qu’en 1429, Aast apparaît sous la forme Hast, qui signifie lance, et avance dès lors qu’Aast pourrait rappeler un combat qui s’y serait déroulé.

Aast est la 1re commune française dans l'ordre alphabétique. Auparavant, Aas, une autre commune des Basses-Pyrénées, détint cette particularité jusqu'en 1861, année où elle forma avec la commune d'Assouste la nouvelle commune d'Eaux-Bonnes.

Son nom béarnais est Aast.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il y avait à Aast une abbaye laïque qui fut supprimée en 1791. La seigneurie d'Aast fut possession de la famille de Day de 1674 à la Révolution. En 1678, Jérome de Day, conseiller du roi, acquit l'abbaye et la dîme avec les droits du patronage ; ceux-ci consistaient à présenter le curé, à percevoir une partie de la dîme, à siéger dans le chœur, à recevoir le premier le pain bénit, à être enseveli dans l'église[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent aux deux armes d'hast (hallebardes) de sable passées en sautoir, à l'écusson de gueules aux deux vaches colletées et clarinées d'or passant l'une sur l'autre, brochant en abîme sur le tout[10],[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 En cours Romain Morlanne SE Retraité de la fonction publique
Réélu en 2014[12]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Aast fait partie de cinq structures intercommunales[13] :

  • la communauté de communes Ousse-Gabas ;
  • le SIVOM du canton de Montaner ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable (SIAEP) du Vic-Bilh Montaneres ;
  • le syndicat mixte d’eau et d’assainissement de la vallée de l’Ousse.

La commune accueille le siège du SIVOM du canton de Montaner.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant[14] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 4 3,01
Marine Le Pen (FN) 21 15,79
Nicolas Sarkozy (UMP) 32 24,06 69 53,08
Jean-Luc Mélenchon (FG) 8 6,02
Philippe Poutou (NPA) 0 0,00
Nathalie Arthaud (LO) 0 0,00
Jacques Cheminade (SP) 1 0,75
François Bayrou (MoDem) 35 26,32
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 2 1,50
François Hollande (PS) 30 22,56 61 46,92
Inscrits 157 100,00 157 100,00
Abstentions 21 13,38 14 8,92
Votants 136 86,62 143 91,08
Blancs et nuls 3 2,21 13 9,09
Exprimés 133 97,79 130 90,91

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 188 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
140 138 140 173 168 175 167 188 206
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
220 237 209 213 199 190 183 200 214
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
186 191 183 160 167 145 140 126 140
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
140 203 115 140 163 190 182 181 188
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le classement 2006 de l'Insee, indiquant le revenu fiscal médian par ménage, pour chaque commune de plus de 50 ménages (30 687 communes parmi les 36 681 communes recensées)[17], classe Aast au rang 5 274, pour un revenu de 18 858 €.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune présente un ensemble de fermes[4] des XVIIIe et XIXe siècles.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Consacrée à saint Martin de Tours, l'église[18] a été bâtie en 1854, sous Napoléon III, durant l'administration du maire Barthélémy Lassus. Récemment rénovée par l'artiste peintre Villarubias, on peut admirer, entre autres, deux tableaux[19] du XIXe siècle de Lataste. L'église recèle également du mobilier[20], des verrières[21], des tableaux[22], des statues[23] et des objets[24] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a, b et c Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3), page 201
  3. Notice du Sandre sur Aast, consultée le 3 mars 2009
  4. a et b « Les fermes anciennes », base Mérimée, ministère français de la Culture, « Notice no IA00027122 », « Notice no IA00027121 »
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 14 octobre 2011)
  6. a et b Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  7. Manuscrit de 1429 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  10. Armorial de France
  11. Site web de la commune d'Aast
  12. « Résultats de l'élection municipale de 2014 à Aast », sur http://www.amf.asso.fr (consulté le 04 août 2014)
  13. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 17 mai 2014)
  14. Ministère de l'Intérieur - Pyrénées-Atlantiques (Aquitaine), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Aast » (consulté le 16 juin 2014)
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  17. « Résumé statistique par commune, département, zone d'emploi », sur Site de l'INSEE (consulté le 9 septembre 2009)
  18. « L'église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Le tableau de Lataste, de l'église Saint-Martin », base Palissy, ministère français de la Culture
  20. « Le mobilier de l'église Saint-Martin », base Palissy, ministère français de la Culture, « Notice no IM64000005 », « Notice no IM64000004 », « Notice no IM64000003 »
  21. « Les verrières de l'église Saint-Martin », base Palissy, ministère français de la Culture
  22. « Les tableaux de l'église Saint-Martin », base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « Les statues de l'église Saint-Martin », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Les objets référencés de l'église Saint-Martin », base Palissy, ministère français de la Culture, « Notice no IM64000011 », « Notice no IM64000010 »