Sauvelade

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Sauvelade
L'abbaye de Sauvelade, l'église et les bâtiments
L'abbaye de Sauvelade, l'église et les bâtiments
Blason de Sauvelade
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Lagor
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq
Maire
Mandat
Jean-Claude Morère
2014-2020
Code postal 64150
Code commune 64512
Démographie
Population
municipale
272 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 33″ N 0° 42′ 24″ O / 43.3925, -0.706666666667 ()43° 23′ 33″ Nord 0° 42′ 24″ Ouest / 43.3925, -0.706666666667 ()  
Altitude Min. 92 m – Max. 251 m
Superficie 11,86 km2
Localisation

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Sauvelade, village du Béarn, est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Sauvelade est une commune du Béarn, située au sud d'Orthez.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 110 et 275.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le Laà, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, les ruisseaux de Mesplaterre et Les Salières, ce dernier étant lui-même rejoint sur la commune par le ruisseau La Barsalonne.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Abadie
  • Beigbeder
  • lou Boscq
  • Cap deu Boscq
  • Deça deu Laà
  • Hiallards
  • Lasserre

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Sauvelade apparaît sous les formes Locus qui dicitur Sylva-Lata (1127[2], cartulaire de Sauvelade[3]), Beata-Maria de Silvalata (1178[2], collection Duchesne volume CXIV[4]), Selvalada (vers 1290[2], titres de Béarn[5]), Seubalade (1343[2], notaires de Pardies[6]), Ceubalade (1457[2], notaires de Castetner[7]) et Nostre-Dame de Saubalade (1536[2], dénombrement de Navarrenx[8]).

Son nom béarnais est Seubalade.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note que Sauvelade est une ancienne abbaye de Bénédictins, de l'ordre cistercien, fondée en 1127. En 1385, on y comptait 17 feux, la commune dépendant alors du bailliage de Larbaig.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé: au 1er d'or à deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur, passant l'une au-dessus de l'autre, au 2e d'azur à la coquille renversée d'or, au 3e d'argent à l'arbre au naturel soutenu d'un listel du champ chargé de l'inscription « SILVALATA » de sable, au 4e parti d'or et de gueules[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Sauvelade
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Jean-Claude Morère    
2008 2014 Jean-Claude Morère    
2014 en cours Jean-Claude Morère    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sauvelade fait partie de cinq structures intercommunales[10] :

  • la communauté de communes de Lacq-Orthez ;
  • le SIVOM de Lagor ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'eau et d'assainissement Gave et Baïse ;
  • le syndicat intercommunal de transports scolaires de la vallée du Laà.

La commune accueille le siège du syndicat intercommunal de transports scolaires de la vallée du Laà.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 272 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
337 388 396 390 378 367 350 325 324
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
279 266 483 505 462 416 406 401 403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
410 408 344 324 340 317 327 309 300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
301 275 254 231 213 221 207 206 265
2011 - - - - - - - -
272 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du Béarn et de celle de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’abbaye Notre-Dame
Article détaillé : Abbaye de Sauvelade.

L'abbaye fut fondée le 6 avril 1128 conjointement par Gaston IV le Croisé, vicomte de Béarn, sur le point de prendre le départ pour participer à la croisade en Espagne, sa femme et son fils, et placée sous le vocable de Notre-Dame, en accordant aux bénédictins ce terrain de « Sylva lata » (Séube Lade en vieux béarnais), dont les historiens ont discuté s'il signifiait : "forêt profonde", "forêt du Laà" ou "forêt rive gauche".
L’abbaye prit, à une date indéterminée, mais en tout cas avant 1286, le nom de Saint-Jacques, signe de sa fréquentation par les jacquets.
L'abbaye fut reprise en 1286 par les cisterciens de Gimont (Gers), et, dès lors, son rôle dans l'accueil des pèlerins déclina probablement, car les disciples de saint Bernard ne favorisaient guère le culte des reliques et les pèlerinages.
Ravagée en 1569 par les huguenots, relevée en 1630 par la Contre-Réforme.
La Révolution fit de l'abbatiale une église paroissiale et vendit le monastère.
Délabré, il vient d'être racheté et restauré par la commune, avec l'aide du département, pour servir de centre culturel, permettant l'hébergement.

L'abbaye, du XIIe siècle[13], sur les bords champêtres du Laà, a une forme de croix grecque, déjà visible de l'extérieur aux très harmonieux toits en cascade : cône d'ardoise sur la coupole de la croisée du transept, pans de tuiles plates à cheval sur les quatre bras, l'escalier, les absidioles, la sacristie.
L'intérieur est d'un beau dépouillement cistercien, sauf les autels d'un naïf baroque rural et le bénitier, fait d'un fût de colonne entre deux chapiteaux corinthiens, vestiges sans doute d'une villa romaine. Cet ensemble[14] est classé au titre d'objet aux monuments historiques, tout comme une statue représentant saint Jacques le Majeur[15] et datant du XVIIIe siècle.
À côté, s'élève le vaste monastère du XVIIe siècle.

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Sauvelade est située sur la via Podiensis (ou route du Puy), l'un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui part du Puy-en-Velay et se prolonge jusqu'au col de Roncevaux et, de là, à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Sauvelade, consultée le 10/12/08
  2. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Sauvelade, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  4. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papiers d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  5. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Notaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Notaires de Castetner - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrits du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. de France
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  13. [1][2] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur l'église de Sauvelade
  14. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la colonne et les chapiteaux de l'église
  15. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la statue de saint Jacques le Majeur

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]