Ossenx

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Ossenx
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Sauveterre-de-Béarn
Intercommunalité Communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn
Maire
Mandat
Roland Gréchez
2014-2020
Code postal 64190
Code commune 64434
Démographie
Population
municipale
41 hab. (2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 22″ N 0° 48′ 54″ O / 43.3728, -0.81543° 22′ 22″ Nord 0° 48′ 54″ Ouest / 43.3728, -0.815  
Altitude Min. 77 m – Max. 219 m
Superficie 4,02 km2
Localisation

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Ossenx est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, les ruisseaux de Labaigt et de Lasarouquettes.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Autrefois couverts de landes et de bois, les alentours du village sont maintenant en grande partie défrichés dans les lieux-dits Moncaup, Gassiuguère, Mondran, Mazoua.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ossenx apparaît[2] sous les formes Osentz (XIIIe siècle, fors de Béarn[3]), Ossenxs (1385, censier de Béarn[3]), Lo borguet d'Ossencx (1400, notaires de Navarrenx[4]) et Osenxs (1546, réformation de Béarn[5]).

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Aussencs.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention écrite de cette paroisse, date de 1270 : le seigneur d'Ossenx est présent lors de l'approbation du mariage de Constance, fille aînée de Gaston VII, vicomte de Béarn, (1229-1290).

Au cours des siècles, le village d'Ossenx a été sous la dépendance des seigneurs d'Audaux (XIIIe siècle) puis de ceux de “Laàs et d'Ossenx”, à partir du XIVe siècle. La maison Camou d'Ossenx fut donnée à un cadet de la “maison” de Laàs. Guilhem, Pierre, Arnaud de Camou furent seigneurs. Madeleine de Camou, fille d'Arnaud, épousa Anthony de Bachoué d'Andrein qui acheta la seigneurie de Barraute puis vendit Ossenx à Arnaud de Ribeton (1643).

Du XVIIe au XIXe siècle, se sont succédé dans la maison Camou, les familles ayant comme les Bachoué et les Ribeton droit d'entrée aux Etats de Béarn : Barrail, Prat, Fourcade, Noguès, Bignalet.

Paul Raymond[2] note qu'en 1385, Ossenx comptait 9 feux et dépendait du bailliage de Navarrenx.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ossenx Blason Losangé d’or et d’azur au pal de sable brochant sur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Laurent Maisonnave    
2001 2008 Patrick Laurent    
2008 2014 Roland Grechez    
2014 en cours Roland Grechez    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de six structures intercommunales[6] :

  • le centre intercommunal d’action sociale de Sauveterre-de-Béarn ;
  • la communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn ;
  • le syndicat AEP de Navarrenx ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat des écoles de Gaveausset ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 41 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
185 185 220 236 241 251 230 231 224
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
220 210 180 203 177 149 150 145 143
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
130 130 120 104 97 103 95 89 94
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
92 89 74 64 48 48 44 43 42
2011 - - - - - - - -
41 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Alors qu'au XXe siècle, il y avait, à Ossenx, un exploitant forestier, deux forgerons, un mécanicien, deux auberges, aujourd'hui, aucune activité artisanale n'anime le village.

L'activité est principalement agricole, avec trois exploitations agricoles dont deux valorisent l'élevage de la Blonde d'Aquitaine. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Lavoir

Le lavoir qui était alimenté par le ruisseau Lasarouquettes a été rénové dans les années 1990 et a conservé un bac avec une longue pierre de lavage. Le tout et une petite construction de pierre qui devait être la fontaine maintenant tarie, est abrité sous un petit édifice au toit de tuiles.

La maison Camou, ancienne maison noble, se distingue des autres habitations du village. Ce bâtiment très bien entretenu comprend un corps de logis à un étage avec une tourelle accolée au milieu de la façade sud et abritant un escalier tournant en pierre sur colonne. On peut supposer que cette maison fut réaménagée à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle, après le mariage de Madeleine de Camou avec Anthony de Bachoué d'Andrein qui apporta une dot de 1500 francs (1574).

Après la fermeture de l'école, la salle de classe a été aménagée en mairie avec salle de réunion et secrétariat, tandis que le logement rénové est loué.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église est placée sous le patronage de Notre-Dame de l'Assomption (fête le 15 août). Située dans l'enclos du cimetière, elle présente deux particularités : Elle est orientée au sud, non à l'est comme la majorité des églises et le clocher carré surmonté d'une flèche se trouve hors édifice, accolé au mur nord du chœur. Ayant bénéficié de réparations importantes en 1899 et en 1989, elle est en bon état. L'entrée rectangulaire encadrée de moellons de grès est fermée par une porte cloutée. La nef unique couverte d'une voûte lambrissée se prolonge par le chevet à trois pans coupés. L'autel et le tabernacle, maintenant désolidarisés, formaient un ensemble néogothique de marbre blanc avec colonnettes à chapiteaux, arcs séparés par des fleurons à quatre pétales, gâbles, pinacles. Au-dessus du tabernacle, un tableau récemment restauré représente la Crucifixion : la Vierge et saint Jean entourent le Christ.
Les vitraux représentent la Vierge, saint Jean-Baptiste ou bien ont un simple décor de fleurons.

Le mobilier : un prie-Dieu, le siège du célébrant, des boiseries et une croix processionnelle dans le chœur, le banc des notables avec dossier et agenouilloir.

Deux lustres : l'un en métal avec six bougies, le deuxième en verre de Venise du XIXe siècle, avec bougeoirs, chaînettes, fleurs et feuilles roses, bleus, ou jaunes. Depuis 1984, celui-ci est inscrit à l'inventaire supplémentaire des objets mobiliers classés parmi les monuments historiques.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Ossenx
  2. a et b Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]