Angaïs

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Angaïs
Image illustrative de l'article Angaïs
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Nay-Est
Intercommunalité communauté de communes du Pays de Nay
Maire
Mandat
Bernard Arrabie
2014-2020
Code postal 64510
Code commune 64023
Démographie
Gentilé Angayais / Angayaise
Population
municipale
844 hab. (2011)
Densité 142 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 19″ N 0° 15′ 05″ O / 43.2386, -0.25138888888943° 14′ 19″ Nord 0° 15′ 05″ Ouest / 43.2386, -0.251388888889  
Altitude Min. 214 m – Max. 412 m
Superficie 5,94 km2
Localisation

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Angaïs

Angaïs est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Angayais[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée dans Angaïs.
Sortie de Angaïs.

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine à l'est du département, à quinze kilomètres au sud-est de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est reliée par les routes départementales 38, 212, 839 et 938. Elle est desservie par la ligne 835 du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, qui part de Bénéjacq et arrive à Pau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situées dans le bassin versant de l'Adour, les terres de la commune sont arrosées[3] par le Lagoin, affluent du gave de Pau, et par son tributaire, le ruisseau l'Arrebigne.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Angaïs apparaît sous les formes Angays (1343[4], hommages de Béarn[6] et 1385[7], censier de Béarn[8]), Anguays (vers 1540[4], réformation de Béarn[9]), Angais (1793[10] et 1801[10], Bulletin des lois pour la dernière référence) et Angaïs sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[7]).
Son nom béarnais est Angais. Brigitte Jobbe-Duval [2] indique qu’une origine possible du toponyme est le patronyme Gaiz. Elle mentionne également qu’autrefois, les habitants du village étaient surnommés les « éleveurs de mules ».

Abérat apparaît sous la forme Averat (1457[4], notaires d'Assat[11]), et était un fief dépendant de la vicomté de Béarn.

Batbielle désigne un ensemble de landes et de bois, s’étendant sur le territoire des communes d’Angaïs, Beuste, Boeil, Bénéjacq, Bordères, Lagos et Mirepeix, placé sous la juridiction des jurats de Beuste. C’est également le titre d’un archidiaconé du diocèse de Lescar, correspondant à l’emprise des cantons de Nay et de Clarac. On retrouve ce toponyme sous les graphies Baigbiella (XIIIe siècle[4], fors de Béarn[12]), archidiagonat de Batbilhe (1385[4], censier de Béarn[8]), Batbielhe et l’arsidiagonat de Begbielle (respectivement 1396[4] et 1400[4], notaires de Navarrenx[13]), le conbent de Bagbielhe et les Abbatbielles (respectivement 1538[4] et 1675[4], réformation de Béarn[9]).

Navailles est une ancienne ferme d'Angaïs, mentionnée en 1863[4] par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note que la commune accueillait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn. En 1385, on y comptait quatre feux. Angaïs dépendait alors du bailliage de Pau.

La baronnie[4] d'Angaïs, créée en 1656, comprenait Beuste, Ousse et Sendets.

Angaïs ressortait de la notairie de Nay, au même titre qu’Arros, Arthez-d'Asson, Asson, Baliros, Baudreix, Bénéjacq, Beuste, Boeil, Bordères, Bosdarros, Clarac, Coarraze, Igon, Lagos, Lestelle, Mirepeix, Montaut, Nay, Pardies et Saint-Abit.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Angaïs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Pierre Prat    
2001 en cours Bernard Arrabie    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Angaïs appartient à quatre structures intercommunales[14] :

  • la communauté de communes du Pays de Nay ;
  • le syndicat d'eau potable et d'assainissement du Pays de Nay (SEAPAN) ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de défense contre les inondations du bassin du Lagoin.

La commune est le siège du syndicat de défense contre les inondations du bassin du Lagoin[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 844 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
568 562 624 661 744 789 785 851 875
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
853 865 830 802 783 787 757 730 716
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
697 671 637 560 561 537 511 467 460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
491 535 534 623 760 739 795 811 844
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Angaïs fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château d'Angaïs[17], construit en 1907 - 1908, est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 30 juin 2000.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame[18] fut construite au milieu du XIXe siècle. Elle est répertoriée à l’Inventaire général du patrimoine culturel depuis le 6 février 2003. On y trouve un autel[19] et un retable du XVIIe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La commune est bordée au nord-est par le chemin Henri-IV[5], chemin de randonnée qui relie le château de Franqueville à Bizanos, près de Pau (Pyrénées-Atlantiques) au lac de Lourdes (Hautes-Pyrénées). Il alterne pistes forestières et chemins de terre et offre aux randonneurs une vue imprenable sur la chaîne des Pyrénées, le piémont et les plaines.
Long d'environ 35 kilomètres, le parcours du chemin peut être fractionné grâce à diverses routes qui le croisent. Il est possible de l'arpenter à pied, à cheval ou à vélo mais il est interdit à tout véhicule à moteur.

Équipements[modifier | modifier le code]

éducation

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  3. Notice du Sandre sur Angaïs, consultée le 14/06/09
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 5 novembre 2011)
  6. Manuscrit de 1343 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a et b Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  8. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Notaires d'Assat - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  15. Fiche détaillée des compétences du syndicat de défense contre les inondations du bassin du Lagoin
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  17. « Le château d'Angaïs », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « L'église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Le mobilier de l’église Notre-Dame », base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]