Laruns
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| Laruns | ||||||
La mairie de Laruns |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Oloron-Sainte-Marie | |||||
| Canton | Laruns (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes de la Vallée d'Ossau | |||||
| Maire Mandat |
Robert Casadebaig 2008-2014 |
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| Code postal | 64440 | |||||
| Code commune | 64320 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
1 365 hab. (2007) | |||||
| Densité | 5,5 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 458 m — Max. 2 973 m | |||||
| Superficie | 248,96 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Laruns est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. Elle est la troisième commune de France métropolitaine en superficie[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Située à 40 kilomètres de Pau, 120 kilomètres de Bayonne et 240 kilomètres de Bordeaux et Toulouse, Laruns est la 3e commune française de métropole par sa superficie. Elle occupe 45 % de la superficie de son canton et compte 57 % de sa population.
Son altitude varie de 500 mètres à 2974 mètres.
Elle se situe dans la vallée d'Ossau, vallée béarnaise située à l'est du département, limitrophe des Hautes-Pyrénées à l'est et de l'Aragon au sud. Le Valentin y rejoint le gave d'Ossau.
La ville est un lieu de séjour estival.
Hydrographie [modifier]
La commune est traversée par le gave d'Ossau, affluent du gave d'Oloron et ses affluents :
- le ruisseau l'Arrioutort et son affluent :
- l'arrèc de Lars
- l'arrèc de Besse
- le gave de Bious (11.9 km) et ses affluents :
- l'arrèc d'Aas
- l'arrèc d'Aule
- le ruisseau de Magnabaigt
- le ruisseau le Canceigt (10 km)
- le ruisseau de Cotcharas et son affluent :
- l'arrèc de Sesques
- l'arrèc Dayguebère
- l'arrèc de Gaziès
- le ruisseau du Lurien
- le ruisseau de Pombie
- le Soussouéou (16.2 km) et ses affluents :
- le ruisseau d'Arrious
- le ruisseau de la Quèbe
- le ruisseau le Valentin (14.3 km)
Le ruisseau le Pour-Mourt, affluent du ruisseau le Secoue (affluent du gave d'Aspe) traverse également la commune.
Lieux-dits, hameaux et quartiers [modifier]
- Aas
- Ar
- Aracou
- Artouste
- Ayguebère
- Eaux-Chaudes, la station thermale
- Espalungue
- Fabrèges
- Gabas
- Geteu, une ancienne commune incorporée à Laruns en 1828
- Gêtre
- Goust
- Montagne
- Pon
- Village
Communes limitrophes [modifier]
- Gère-Bélesten et Aste-Béon au nord
- Arrens-Marsous (Hautes-Pyrénées), Louvie-Soubiron, Béost et Eaux-Bonnes à l'est
- Aydius, Bedous, Cette-Eygun, Etsaut et Urdos à l'ouest.
Espagne au sud
Toponymie [modifier]
Le toponyme Laruns apparaît sous les formes Larus (1154[3], titres de Barcelone[4]), Laruntz (1286[3], titres d'Ossau[5]) et Saint-Pierre de Larhuns (1612[3], insinuations du diocèse d'Oloron[6]).
Il a une origine basque et signifie « endroit où abondent les landes »[7].
Son nom béarnais est Laruntz.
Aas désigne un mont présent sur les communes de Laruns et Etsaut. Ce toponyme apparaît sous la forme lo port et montanhe aperat Haas (1487[3], notaires d'Ossau[8]).
Ar, désignant également un mont de la commune, sur la frontière avec les Hautes-Pyrénées, est attesté sous les formes Arr et Aar (respectivement 1355[3], et 1440[3], , cartulaire d'Ossau[9]).
Aracou, autre sommet montagneux de la commune, apparaît sous les formes Lo port de Aracho, Arachoo, Araco et Arago (respectivement 1429[3] pour les trois premiers et 1439[3], titres de Buzy[10]).
Le toponyme Gabas apparaît sous les formes Gavas (XIIe siècle[3], titres de Gabas[11]), L'Espitau de Gavas (1385[3], censier de Béarn[12]), Guabas (1440[3], titres d'Ossau[5]) et Gabaxs (1536[3], réformation de Béarn[13]).
Le toponyme Geteu apparaît sous les formes Yeteu (1385[3], censier de Béarn[12]), Géteu (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]) et Getten (1793[14] ou an II).
On trouve également en 1538[3] (réformation de Béarn[13]) mention de l' Ayguebère, mont présent sur le territoire de la commune, sous la forme Aygabere, ainsi que de l'Aneu dès 1355[3] (cartulaire d'Ossau[9]), écrit An'eu en 1675[3] (réformation de Béarn[13]). L'Anouillas, autre sommet présent sur la commune, est attesté sous les formes Anolhaas (1355[3], cartulaire d'Ossau[9]) et Anouilhas (1675[3], réformation de Béarn[13]).
Histoire [modifier]
En 1385, Laruns comptait 114 feux et Geteu 5. Elles dépendaient du bailliage d'Ossau.
Paul Raymond[3] note que la commune comptait une abbaye laïque vassale de la vicomté de Béarn.
Gabas, hameau dépendant de Laruns, est une ancienne commanderie et hôpital sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui empruntait la vallée d'Ossau (en lo parsan aperat Gabas in vale Ursaliensi, réformation de Béarn[13])
En 1828[14], la commune de Geteu est unie à Laruns.
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'azur à un fouteau (hêtre) terrassé de sinople, adextré d'un ours assis contourné de sable et sénestré d'une vache de gueules, la queue tournée au-dessus du dos, l'extrémité vers senestre, l'arbre accosté en chef de deux fleurs de lys d'or.
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Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
La commune fait partie de trois structures intercommunales :
- Communauté de communes de la Vallée d'Ossau
- SIVU pour la construction de la maison de retraite du Haut-Ossau
- syndicat mixte du Haut-Béarn.
La commune fait partie du Pays d'Oloron et du Haut-Béarn.
Jumelages [modifier]
Sallent de Gallego (Espagne)[15]
Démographie [modifier]
Le Journal[16] de Pierre Casalivetery, notaire à Mauléon, dénombre pour les années 1460-1481 138,5 feux à Laruns, et 515 pour les années 1540-1548, signe d'une démographie en forte croissance.
En 2010, la commune comptait 1 283 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
L'économie de la commune comprend plusieurs types d'activité, l'agriculture, le tourisme, le thermalisme, la production hydroélectrique, le secteur du bâtiment et des travaux publics et les services. On peut mentionner également l'exploitation forestière, en déclin.
La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Culture et patrimoine [modifier]
Le marché des producteurs locaux a lieu tous les jeudis dans la soirée en été et toute l'année, les samedis matins.
Le premier dimanche du mois d'octobre a lieu la foire au fromage Hera deu hromatge de Laruntz où les bergers exposent leur production de l'année. Événement notable de la vallée, elle donne lieu à de nombreuses animations autour de la culture pastorale ossaloise.
Patrimoine civil [modifier]
La commune possédait une gare sur la ligne ferroviaire venant de Pau et raccordée à la ligne Toulouse-Bayonne, mais celle-ci n'est plus en service.
La commune a érigé en 1988 une stèle des évadés de France, à la mémoire des résistants qui quittèrent la France pour rejoindre l'Armée de la libération via l'Espagne durant la Seconde Guerre mondiale.
Patrimoine religieux [modifier]
Les pèlerins sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui empruntaient la vallée d'Ossau (col des Moines) s'arrêtaient à Gabas (hameau de la commune) où un hospice et une chapelle avaient été créés par le vicomte Gaston IV le Croisé en 1102 et placés sous la dépendance de l'Hôpital Sainte Christine du Somport, situé en Aragon à l'emplacement de la station de sports d'hiver de Candanchú. Gabas possède toujours cette chapelle de montagne datant des XIIe et XIIIe siècles.
L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie date du début du XVIIe siècle. Elle a été reconstruite et agrandie au XIXe siècle.
L'église Saint-Pierre date de la fin du XIXe siècle et a été construite sur l'emplacement d'une ancienne église des XVe et XVIe siècles.
Patrimoine environnemental [modifier]
Les lacs d'Arrémoulit sont situés au-dessus du lac d'Artouste dans la vallée d'Ossau et la commune de Laruns.
Un espace muséographique est consacré au lac de Castet par la commune de Laruns.
La commune de Laruns compte de nombreuses zones naturelles protégées, telles que la vallée du Soussouéou : 4 539 hectares.
Équipements [modifier]
Enseignement [modifier]
La commune possède un collège public, le collège Les Cinq-Monts[19], ainsi qu'une école primaire et une école maternelle.
Sport [modifier]
La commune dispose d'une piscine couverte et chauffée, d'un trinquet, d'un fronton, d'une salle de combat et de gymnastique, d'un terrain de rugby, d'un gymnase et de courts de tennis.
Laruns était sur le trajet de la 16e étape du Tour de France 2007 qui a eu lieu le 25 juillet. Le parcours de 218 kilomètres reliait Orthez à Gourette - Col d'Aubisque.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Pierre-Étienne-Louis Eyt, cardinal, archevêque de Bordeaux entre 1989 et 2001. Il est enterré au cimetière de Laruns.
- Jacques Clabères, né à Laruns, participa, le 2 août 1802, à l'une des premières ascensions du pic du Midi d'Ossau, en compagnie du comte Armand d'Angosse.
- Jean-Baptiste Guindey, hussard de Napoléon, tua en 1806 le prince Louis Ferdinand de Prusse en combat à cheval, d'un coup de sabre. Sa statue est sur la place principale, face à l’église.
- René Arripe, écrivain
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Voir l'article commune française.
- Gentilé sur habitants.fr
- Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
- Titres publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
- Titres de la vallée d'Ossau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, edicions reclams Escola Gaston Febus, 2006 p.136
- Notaires d'Ossau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Cartulaire d'Ossau ou livre rouge - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Titres de Buzy - Archives de la mairie de la commune
- Titres de l'hôpital de Gabas - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècles - Archives des Pyrénées-Atlantiques
- Fiche de Geteu sur le site du projet Cassini de l'EHESS
- Annuaire des villes jumelées
- Journal de Pierris Casalivetery, transcrit et publié par Jean de Jaurgain dans les Archives historiques de la Gascogne, 1909, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 25. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Site du collège Les Cinq-Monts
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes des Pyrénées-Atlantiques
- Gare de Laruns - Eaux-Bonnes (fermée)
- Artouste
- Col du Pourtalet
- Pic de Ger
- Route nationale 134bis
- Route nationale 618
- Vallée d'Ossau
