Laruns

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Laruns
La mairie de Laruns
La mairie de Laruns
Blason de Laruns
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Laruns
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Ossau
Maire
Mandat
Robert Casadebaig
2014-2020
Code postal 64440
Code commune 64320
Démographie
Population
municipale
1 242 hab. (2011)
Densité 5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 59′ 00″ N 0° 25′ 00″ O / 42.9833, -0.416666742° 59′ 00″ Nord 0° 25′ 00″ Ouest / 42.9833, -0.4166667  
Altitude Min. 458 m – Max. 2 973 m
Superficie 248,96 km2
Localisation

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Laruns
Une église de Laruns.
La fontaine du rond point.
Dans les rues de Laruns
L'office de tourisme
Un point de vue sur Laruns depuis la route vers Gourette
Entrée dans Laruns depuis Pau.
Laruns depuis Béost.

Laruns est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine. Elle est la troisième commune de France métropolitaine en superficie[1].

Le gentilé est Larunsois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Laruns occupe l'extrémité de la plaine de la vallée d'Ossau.

Située à 40 kilomètres de Pau, 120 kilomètres de Bayonne et 240 kilomètres de Bordeaux et Toulouse, Laruns est la 3e commune française de métropole par sa superficie. Elle occupe 45 % de la superficie de son canton et compte 57 % de sa population.

Son altitude varie de 500 mètres à 2974 mètres.

Elle se situe dans la vallée d'Ossau, vallée béarnaise située à l'est du département, limitrophe des Hautes-Pyrénées à l'est et de l'Aragon au sud. Le Valentin y rejoint le gave d'Ossau.

La ville est un lieu de séjour estival.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le gave d'Ossau, affluent du gave d'Oloron et ses affluents :

  • le ruisseau l'Arrioutort et son affluent :
  • l'arrèc de Besse
  • le gave de Bious (11.9 km) et ses affluents :
    • l'arrèc d'Aas
    • l'arrèc d'Aule
    • le ruisseau de Magnabaigt
  • le ruisseau le Canceigt (10 km)
  • le ruisseau de Cotcharas et son affluent :
    • l'arrèc de Sesques
  • l'arrèc Dayguebère
  • l'arrèc de Gaziès
  • le ruisseau du Lurien
  • le ruisseau de Pombie
  • le Soussouéou (16.2 km) et ses affluents :
    • le ruisseau d'Arrious
    • le ruisseau de la Quèbe
  • le ruisseau le Valentin (14.3 km)

Le ruisseau le Pour-Mourt, affluent du ruisseau le Secoue (affluent du gave d'Aspe) traverse également la commune.

Lieux-dits, hameaux et quartiers[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Laruns apparaît sous les formes Larus (1154[3], titres de Barcelone[4]), Laruntz (1286[3], titres d'Ossau[5]) et Saint-Pierre de Larhuns (1612[3], insinuations du diocèse d'Oloron[6]).

Il a une origine basque et signifie « endroit où abondent les landes »[7].

Son nom béarnais est Laruntz.

Aas désigne un mont présent sur les communes de Laruns et Etsaut. Ce toponyme apparaît sous la forme lo port et montanhe aperat Haas (1487[3], notaires d'Ossau[8]).

Ar, désignant également un mont de la commune, sur la frontière avec les Hautes-Pyrénées, est attesté sous les formes Arr et Aar (respectivement 1355[3], et 1440[3], , cartulaire d'Ossau[9]).

Aracou, autre sommet montagneux de la commune, apparaît sous les formes Lo port de Aracho, Arachoo, Araco et Arago (respectivement 1429[3] pour les trois premiers et 1439[3], titres de Buzy[10]).

Le toponyme Gabas apparaît sous les formes Gavas (XIIe siècle[3], titres de Gabas[11]), L'Espitau de Gavas (1385[3], censier de Béarn[12]), Guabas (1440[3], titres d'Ossau[5]) et Gabaxs (1536[3], réformation de Béarn[13]).

Le toponyme Geteu apparaît sous les formes Yeteu (1385[3], censier de Béarn[12]), Géteu (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]) et Getten (1793[14] ou an II).

On trouve également en 1538[3] (réformation de Béarn[13]) mention de l' Ayguebère, mont présent sur le territoire de la commune, sous la forme Aygabere, ainsi que de l'Aneu dès 1355[3] (cartulaire d'Ossau[9]), écrit An'eu en 1675[3] (réformation de Béarn[13]). L'Anouillas, autre sommet présent sur la commune, est attesté sous les formes Anolhaas (1355[3], cartulaire d'Ossau[9]) et Anouilhas (1675[3], réformation de Béarn[13]).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385, Laruns comptait 114 feux et Geteu 5. Elles dépendaient du bailliage d'Ossau.
Paul Raymond[3] note que la commune comptait une abbaye laïque vassale de la vicomté de Béarn.

En 1650, les jurats de Laruns décident de construire la Caze de Brousset dans le vallon du même nom pour mieux contrôler le passage en Espagne mais qui est aussi un refuge isolé, appelée "auberge" ou "cabaret" selon les époques, dans le haut de la vallée pour les voyageurs traversant les Pyrénées[15]. Composée de trois bâtiments, elle était contrôlée par un fermier. le premier connu fut David Figuier de Laruns (1734-1742): il paye une redevance à Laruns et doit entretenir le pont du haut, sans demander de péage. Pendant la Révolution Française, la caze est incendiée par les forces espagnoles de Sallent, en mai 1793. Le 1er juillet 1793, ils incendient et volent d'autres constructions dans les vallons de Pombie et surtout de Brousset; près de 1700 bêtes appartenant à plus de 70 propriétaires ont été perdues dans l'attaque. La caze de Brousset sera reconstruite au début du XIXe siècle: le 11 mai 1807, un nouveau fermier est nommé après une vente aux enchères du fermage, il s'agit de Jean Lassalle Rague. Le secteur n'est pas pacifié et les échauffourées entre bergers français et espagnols sont nombreuses. En 1808, la caze est de nouveau incendiée par des Espagnols. Pendant 36 ans, la famille Lassalle-Gassiolle va tenir la caze en fermage (1818-1853). Le dernier fermier est Pierre Loumiet (1853 - 1859): les cabanes sont très abîmées et en 1858, un troisième incendie ravage la caze. Elle ne sera pas reconstruite car la construction d'une route en novembre1901 rend tout refuge désormais inutile.

Gabas, hameau dépendant de Laruns, est une ancienne commanderie et hôpital sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui empruntait la vallée d'Ossau (en lo parsan aperat Gabas in vale Ursaliensi, réformation de Béarn[13]). La sécurité étant difficile dans ces régions reculées, un traité de 1514 avec les Jurats de la vallée de Teña, place les hôpitaux et maisons religieuses sous protection, incluant la Caze de Brousset (lettre de 1707).

En 1828[14], la commune de Geteu est unie à Laruns.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à un fouteau (hêtre) terrassé de sinople, adextré d'un ours assis contourné de sable et sénestré d'une vache de gueules, la queue tournée au-dessus du dos, l'extrémité vers senestre, l'arbre accosté en chef de deux fleurs de lys d'or.
Commentaires : Blason de 1817

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1989 André Fabre DG  
1989 1995 André Fabre DG  
1995 2001 André Berdou PS  
2001 2008 André Berdou PS Conseiller général
2008 en cours Robert Casadebaig MoDem Vice-président du collectif national Des racines et des hommes

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de quatre structures intercommunales[16] :

Laruns accueille le siège du SIVU pour la construction de la maison de retraite du Haut-Ossau.

La commune fait partie du Pays d'Oloron et du Haut-Béarn.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Sallent de Gallego (Espagne)[17]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le Journal[18] de Pierre Casalivetery, notaire à Mauléon, dénombre pour les années 1460-1481 138,5 feux à Laruns, et 515 pour les années 1540-1548, signe d'une démographie en forte croissance.

En 2011, la commune comptait 1 242 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 436 1 375 1 408 1 540 1 686 1 751 1 814 2 040 2 064
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 239 2 370 2 476 2 279 2 252 2 428 2 442 2 193 2 063
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 061 1 963 1 860 2 418 2 380 1 754 1 728 1 750 1 788
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 955 1 832 1 598 1 465 1 466 1 425 1 373 1 365 1 242
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune comprend plusieurs types d'activité, l'agriculture, le tourisme, le thermalisme, la production hydroélectrique, le secteur du bâtiment et des travaux publics et les services. On peut mentionner également l'exploitation forestière, en déclin.
La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Rue de Laruns
Vue générale vers le nord

Le marché des producteurs locaux a lieu tous les jeudis dans la soirée en été et toute l'année, les samedis matins.

Le premier dimanche du mois d'octobre a lieu la foire au fromage Hera deu hromatge de Laruntz où les bergers exposent leur production de l'année. Événement notable de la vallée, elle donne lieu à de nombreuses animations autour de la culture pastorale ossaloise.

le 15 août a lieu la fête du village.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune possédait une gare sur la ligne ferroviaire venant de Pau et raccordée à la ligne Toulouse-Bayonne, mais celle-ci n'est plus en service.

La commune a érigé en 1988 une stèle des évadés de France, à la mémoire des résistants qui quittèrent la France pour rejoindre l'Armée de la libération via l'Espagne durant la Seconde Guerre mondiale.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Les pèlerins sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui empruntaient la vallée d'Ossau (col des Moines) s'arrêtaient à Gabas (hameau de la commune) où un hospice et une chapelle avaient été créés par le vicomte Gaston IV le Croisé en 1102 et placés sous la dépendance de l'Hôpital Sainte Christine du Somport, situé en Aragon à l'emplacement de la station de sports d'hiver de Candanchú. Gabas possède toujours cette chapelle de montagne datant des XIIe et XIIIe siècles.

L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie date du début du XVIIe siècle. Elle a été reconstruite et agrandie au XIXe siècle.

L'église Saint-Pierre date de la fin du XIXe siècle et a été construite sur l'emplacement d'une ancienne église des XVe et XVIe siècles.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les lacs d'Arrémoulit sont situés au-dessus du lac d'Artouste dans la vallée d'Ossau et la commune de Laruns.

Un espace muséographique est consacré au lac de Castet par la commune de Laruns.

La commune de Laruns compte de nombreuses zones naturelles protégées, telles que la vallée du Soussouéou où se trouvent des cromlechs : 4 539 hectares.

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède un collège public, le collège Les Cinq-Monts[21], ainsi qu'une école primaire et une école maternelle.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une piscine couverte et chauffée, d'un trinquet, d'un fronton, d'une salle de combat et de gymnastique, d'un terrain de rugby, d'un gymnase et de courts de tennis.

Laruns était sur le trajet de la 16e étape du Tour de France 2007 qui a eu lieu le 25 juillet. Le parcours de 218 kilomètres reliait Orthez à Gourette - Col d'Aubisque.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir l'article commune française.
  2. Gentilé sur habitants.fr
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  4. Titres publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  5. a et b Titres de la vallée d'Ossau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, edicions reclams Escola Gaston Febus, 2006 p.136
  8. Notaires d'Ossau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a, b et c Cartulaire d'Ossau ou livre rouge - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Titres de Buzy - Archives de la mairie de la commune
  11. Titres de l'hôpital de Gabas - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. a, b, c, d et e Collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècles - Archives des Pyrénées-Atlantiques
  14. a et b Fiche de Geteu sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  15. http://cauhape.bernard.free.fr/page_Caze_brousset.html
  16. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 12 juin 2014)
  17. Annuaire des villes jumelées
  18. Journal de Pierris Casalivetery, transcrit et publié par Jean de Jaurgain dans les Archives historiques de la Gascogne, 1909, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2001, 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 25. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  21. Site du collège Les Cinq-Monts

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]