Auga

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Auga
L'église Saint-Laurent
L'église Saint-Laurent
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Thèze
Intercommunalité Communauté de communes des Luys en Béarn
Maire
Mandat
Jean-Paul Lacabanne
2014-2020
Code postal 64450
Code commune 64077
Démographie
Population
municipale
141 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 42″ N 0° 22′ 50″ O / 43.4783, -0.38055555555643° 28′ 42″ Nord 0° 22′ 50″ Ouest / 43.4783, -0.380555555556  
Altitude Min. 123 m – Max. 258 m
Superficie 4,03 km2
Localisation

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Auga est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village

Situation[modifier | modifier le code]

Auga, à quinze kilomètres au nord de Pau, fait partie du Vic-Bilh[1].

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 40 et 220. Le réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques y gère un arrêt sur la ligne 842, entre Malaussanne et Pau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l'Adour, sont arrosées[2] par le Luy, un affluent de l'Adour.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Auga apparaît sous les formes Algar (XIe siècle[1], cartulaire de l'abbaye de Saint-Pé[12]), Augar (XIIIe siècle[1], fors de Béarn[13]), Augaar et Augar[14] (1385[1], censier de Béarn[13]), Augaa (1437[1], hommages de Béarn[15]), Sent Laurens d'Auguaa et Augua (respectivement 1538[1] et 1544[1], réformation de Béarn[16]) et Auga sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[14]).

Son nom béarnais est Augar. Pour Michel Grosclaude[14] l'étymologie est gasconne, venant d'augar, « terrain marécageux ».

Abescat, ferme et fief dependant de la vicompté de Béarn, est mentionné en 1673[1] (réformation de Béarn[16]).

Baradat est un ancien hameau de la commune, citée en 1863, par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Auriol Centulle, troisième fils de Centulle IV de Béarn et d'Angèle d'Oloron, était seigneur de Clarac, Igon, Baudreix, Boeil et Auga.

Paul Raymond[1] note que la commune comptait deux abbayes laïques, vassale de la vicomté de Béarn, l'Abadie-Susan et l'Abadie-Jusan. En 1385, Auga comptait vingt-deux feux et dépendait du bailliage de Pau, étant également une reffebaronnie vassale de la vicomté de Béarn.

Le fief de l'Abescat était vassal de la même vicomté.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1989 Alexis Cassoulet    
1989 1995 Alexis Cassoulet    
1995 2001 Michel Chéret PS  
2001 2008 Michel Chéret PS  
2008 2008 Pierre Dubourdieu    
2009 2014 Pierre Chéret PS Conseiller régional,fils de Michel Chéret
2014 2020 Jean-Paul Lacabanne    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Auga fait partie de quatre structures intercommunales[17] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 141 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
244 239 266 302 344 318 302 307 323
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
327 303 285 270 259 245 224 171 168
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
192 190 184 137 134 131 142 148 132
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
140 138 114 121 136 113 140 151 145
2011 - - - - - - - -
141 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Auga fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Les vestiges d'un ensemble fortifié dit « château d'Auga Fourcade »[20] du XIe siècle et du XIIe siècle témoignent du passé ancien de la commune.

Une des deux anciennes abbayes laïques mentionnées par Paul Raymond[1] fut reconstruite[21] au XIXe siècle.

La commune présente un ensemble[22] de demeures et de fermes[8] ,[23],[11],[10],[9],[4],[24],[6],[3] des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.

Le moulin[7] du lieu-dit Grange Haget fut édifié en 1707.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent[25] date partiellement du XIIe siècle. Elle recèle un tableau[26] et du mobilier[27] (autel et mobilier d'autel[28], garde-corps de tribune[29]) inscrits à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

Auga ne dispose pas d'école primaire, elle bénéficie du regroupement pédagogique intercommunal commun avec Aubin, Bournos et Doumy.

Sports

Les Augarais jouent au football à L'ESBDG (entente sportive Bournos Doumy Garlède).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  2. Notice du Sandre sur Auga, consultée le 15/07/09
  3. a et b « La ferme du lieu-dit Bidot », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. a et b « La ferme du lieu-dit Bret », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 24 juillet 2012)
  6. a et b « La ferme du lieu-dit Claux », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. a et b « Le moulin du lieu-dit Grange Haget », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. a et b « La ferme du lieu-dit Haou », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a et b « La ferme du lieu-dit Miraut », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. a et b « La ferme du lieu-dit Pargade », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. a et b « La ferme du lieu-dit Pellarouy », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn, pages 291
  13. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. a, b et c Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  15. Manuscrit de 1343 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  16. a et b Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  17. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 25 mai 2014)
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  20. « L'ensemble fortifié », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « L'ancienne abbaye laïque », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Les maisons et fermes anciennes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « La maison du lieu-dit Haou », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « La maison Dubourdieu », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « L'église Saint-Laurent », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Le tableau de l'église Saint-Laurent », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « Le mobilier de l'église Saint-Laurent », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « L'autel et son mobilier, dans l'église Saint-Laurent », base Palissy, ministère français de la Culture
  29. « Le garde-corps de tribune de l'église Saint-Laurent », base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]