Gère-Bélesten

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gère-Bélesten
Le bourg de Gère, sur la commune de Gère-Bélesten
Le bourg de Gère, sur la commune de Gère-Bélesten
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Laruns
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Ossau
Maire
Mandat
Michel Masonnave
2008-2014
Code postal 64260
Code commune 64240
Démographie
Population
municipale
186 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 01′ 34″ N 0° 25′ 31″ O / 43.0261, -0.425277777778 ()43° 01′ 34″ Nord 0° 25′ 31″ Ouest / 43.0261, -0.425277777778 ()  
Altitude Min. 439 m – Max. 1 898 m
Superficie 12,82 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Gère-Bélesten

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Gère-Bélesten

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gère-Bélesten

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gère-Bélesten

Gère-Bélesten est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Gère-Bélestinois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le gave d'Ossau (affluent du gave d'Oloron) et ses affluents :

  • le ruisseau l'Arrigast
  • l'arrèc de Légnère
  • l'arriou Mage
  • le ruisseau le Lamay

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Déoussoum
  • Duplaa
  • Ibech de Gerbe
  • la Montagne
  • Village

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bélesten, l'un des deux villages formant la commune de Gère-Bélesten

Le toponyme Gères apparaît[2] sous les formes Iera (1154, titres de Barcelone[3]), Yere (1270, titres d'Ossau[4]), Gera (1538, réformation de Béarn[5]), Sent Orens de Gere (1606, insinuations du diocèse d'Oloron[6]), Gere et Belestin (1675, réformation de Béarn[5]).
Il a une origine gasconne gera qui signifie grange et herbages environnants[7].

Le toponyme Bélestin est mentionné[2] en 1270 (titres d'Ossau[4]), et apparaît sous la forme Velesten (1385, censier de Béarn[8]).
Il n'y a aucune certitude sur l'origine du toponyme[7].

La réunion des deux paroisses remonte au Moyen Âge et le toponyme Gère-Bélestin est, depuis, resté stable[2].

Le col des Arques, entre les communes d’Aydius et de Gère-Bélesten est mentionné par le dictionnaire topographique de 1863[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385, Gère comptait 24 feux et Bélestin 11. Les deux communes dépendaient du bailliage d'Ossau.
Paul Raymond[2] note que la commune comptait une abbaye laïque vassale de la vicomté de Béarn.

Gère :

La commune compta simultanément une abbaye laïque et une seigneurie, qui furent réunies au XVI° siècle.

La seigneurie fut propriété de la famille féodale voisine "de Béon", du XIII° siècle au début du XVI° siècle.

L'abbaye laïque et la seigneurie réunies fut propriété de la famille "de Laborde" tout au long du XVI° siècle, puis de la famille "du For" au début du XVII° siècle.

Enfin, au XVIII° siècle, de nouveau séparés, la seigneurie était, jusqu'à la révolution, propriété de la famille "de Sorberio", et l'abbaye laïque, de la famille "de Monclus".

Belestin :

La commune comptait au XVI° siècle une abbaye laïque,

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Pierre Pardou    
2001 2008 Michel Masonnave    
2008 2014 Michel Masonnave    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de trois structures intercommunales :

La commune fait partie du Pays d'Oloron et du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 186 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
331 262 365 380 408 428 411 440 442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
437 447 450 447 442 459 404 371 351
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
361 365 357 310 301 300 296 278 266
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
275 209 184 175 151 166 159 158 186
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune compte deux bâtiments offrant un intérêt historique, situés touts les deux à Gère :

a) La maison forte, dite la Tour d'Ore, est sise à proximité de l'église de Gère, et date des XIIIe et XIVe siècles. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1997[11].

b) Le château de Gère, ancienne "domendjadure" et siège d'une abbaye laïque, date du XVI° siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Les deux bourgs réunis de Gère et de Belesten ont chacun leur propre église.

a) A Gère : L'église paroissiale Saint-Orens fut reconstruite la fin du XIXe siècle[12], car elle était fort délabrée.

b) A Belesten : L'église paroissiale Saint-Pierre, de style roman, date du XIII° ou du XIV° siècle.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune se situait sur le trajet de la 16e étape du Tour de France 2007, qui s'est déroulée le 25 juillet 2007. Le parcours de 218 kilomètres a relié Orthez à Gourette - Col d'Aubisque.

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a, b, c, d et e Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  3. Titres publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  4. a et b Titres de la vallée d'Ossau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. a et b Collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a et b Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, edicions reclams Escola Gaston Febus, 2006 p.142
  8. Manuscrit de 1385 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  11. « Notice no PA64000017 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no IA64000532 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]