Baliracq-Maumusson

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Baliracq-Maumusson
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Garlin
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Garlin
Maire
Mandat
Sylvain Sergent
2014-2020
Code postal 64330
Code commune 64090
Démographie
Gentilé Baliracois
Population
municipale
144 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 48″ N 0° 15′ 14″ O / 43.5467, -0.25388888888943° 32′ 48″ Nord 0° 15′ 14″ Ouest / 43.5467, -0.253888888889  
Altitude Min. 120 m – Max. 224 m
Superficie 6,06 km2
Localisation

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Baliracq-Maumusson

Baliracq-Maumusson est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Baliracois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Baliracq-Maumusson se situe à l'extrême nord-est du département, au sud-est de Garlin.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route nationale 134 et par les départementales 42 et 297.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[2] par le Lées, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, les ruisseaux le Gabassot et le Laas.

Entrée dans Baliracq.
L'église Saint-Pierre

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Baliracq apparaît sous les formes Saint-Félix de Balirac (Xe siècle[10], d'après Pierre de Marca[11]), Vallirag et Valliracum (vers 1100[12], cartulaire de Lucq-de-Béarn), Balirag (1443[10], contrats de Carresse[13]), ’'Baliracq, (XVIIIee siècle[12], carte de Cassini). Balirac (1793[14] ou an II) Balyrac (1801[14], Bulletin des lois) et Balirac (1863[10], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[10]).
Selon Michel Grosclaude[12], le toponyme vient très probablement d’un patronyme latin, Valerus, augmenté du suffixe gallo-romain -acum, pour donner « domaine de Valerus ».

Le toponyme Maumusson apparaît sous les graphies Maumussou (1774[10], terrier de Baliracq, E 177) et Maumusson, (XVIIIee siècle[15], carte de Cassini).
Michel Grosclaude[15] propose là encore comme origine, un patronyme, gascon cette fois-ci, le sobriquet mau (« mauvais »), allié à mus (« museau ») et augmenté du suffixe -on, qui donne « mal aimable, renfrogné ».

Le toponyme Castéra apparaît sous la forme Casterar (1542[10], réformation de Béarn[16]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[10] note que Baliracq était vassal de la vicomté de Béarn.

Baliracq et Maumusson se sont unies en 1828.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Qualité
Les données antérieures à 1995 ne sont pas encore connues.
1995 Yvan Duviau
2001 Yvan Duviau
2008 Yvan Duviau
2014 Sylvain Sergent

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Baliracq-Maumusson fait partie de six structures intercommunales[17] :

  • la communauté de communes du canton de Garlin ;
  • le SIVU de la voirie de la région de Garlin ;
  • le SIVU du Lées et affluents ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable Luy - Gabas - Léès ;
  • le syndicat intercommunal des cinq rivières.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 144 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
149 193 342 209 410 405 386 411 401
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
368 341 335 325 323 309 303 267 248
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
231 256 217 196 188 184 198 183 174
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
149 123 111 124 113 115 118 120 145
2011 - - - - - - - -
144 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les tableaux démographiques ci-dessus ne concernent, avant 1828, que la commune de Barraute. Avant cette date, Camu a connu l'évolution suivante :

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821
132 121 - 155
(Sources : Projet Cassini de l'EHESS[19].)

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Castéra, la topographie, visiblement modifiée par la main de l'homme, atteste la présence ancienne d'un ensemble fortifié, avec des remblais importants et un chemin de ronde circulaire encore visible. Il pouvait s'agir d'un fort en pieux de bois accolés car aucun vestige en pierre n'a été mis au jour. L'ouvrage pourrait donc dater du haut Moyen Âge, encore qu'il ne soit pas exclu qu'il s'agisse là des vestiges d'une agglomération préhistorique[20]. Une fortification d'agglomération[21], tracé circulaire d'un talus, date également de la même époque.

Une demeure de notable[7], dite château de Milly, datant du XVIIIe siècle se dresse au lieu-dit Maumusson-Florence, alors qu'une autre, dite maison Lafon[6], datant de la première moitié du XVIIe siècle est visible au lieu-dit Maumusson-Crédey.

La commune présente des fermes et maisons[22],[4],[9],[5],[8] datant des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.

Enfin à Baliracq, on peut voir un moulin[23] datant de la fin du XVIIIe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[24] possède des vestiges datant des XIe et XIIe siècles. Elle recèle du mobilier (ensemble du maître-autel[25], un ensemble autel, tabernacle, retable et statues[26], un autel secondaire[27], des lambris de revêtement[28], un fauteuil de célébrant[29], un bénitier[30], une chaire à prêcher[31], un confessionnal[32], une clôture de chœur[33] et un tabernacle à ailes[34]), des tableaux (un tableau d'autel représentant la remise des clés à saint Pierre[35] et une lithographie représentant un chemin de croix[36]), des statues (deux statues représentant saint Félix et saint Pierre[37]) et des objets (chandeliers[38],[39], vase d'autel[40], encensoir[41] et ostensoir[42]) inscrits à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Balirac-Maumusson, consultée le 18/11/08
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z et aa Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 14 octobre 2011)
  4. a et b « La ferme du lieu-dit Bouquehort », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. a et b « La ferme dite « maison Castéra » au lieu-dit éponyme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. a et b « La ferme dite « maison Lafon » au lieu-dit Crédeil », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. a et b « Le château de Milly, au lieu-dit Florence », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. a et b « La ferme dite « maison Sansot » au lieu-dit éponyme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a et b « La ferme dite « maison Coussié » au lieu-dit Tardan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  11. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  12. a, b et c Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3), page 99
  13. Contrats retenus par Carresse, notaire de Béarn - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. a, b et c Fiche de Baliracq sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  15. a et b Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3), page 106
  16. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  17. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 27 mai 2014)
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  19. Fiche de Maumusson sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  20. « L'ensemble fortifié dit « castéra » », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « La fortification d'agglomération », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Les fermes et maisons anciennes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Le moulin de Baliracq », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « L'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « L'ensemble du maître-autel, dans l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. « L'ensemble autel, tabernacle, retable et statues, dans l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « L'autel secondaire de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « Les lambris de revêtement de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  29. « Notice no Le fauteuil de célébrant de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  30. « Le bénitier de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  31. « La chaire à prêcher de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  32. « Le confessionnal de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  33. « La clôture de chœur de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  34. « Le tabernacle à ailes de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  35. « Le tableau d'autel de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  36. « La lithographie de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  37. « Les statues de saint Félix et saint Pierre, dans l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  38. « Le chandelier d'autel de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  39. « Les six chandeliers d'autel de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  40. « Le vase d'autel de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  41. « L'encensoir de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  42. « L'ostensoir de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]