Boueilh-Boueilho-Lasque

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Boueilh-Boueilho-Lasque
L’école du village
L’école du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Garlin
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Garlin
Maire
Mandat
Pierre Costadoat
2014-2020
Code postal 64330
Code commune 64141
Démographie
Population
municipale
353 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 36″ N 0° 18′ 42″ O / 43.5433, -0.311666666667 ()43° 32′ 36″ Nord 0° 18′ 42″ Ouest / 43.5433, -0.311666666667 ()  
Altitude Min. 117 m – Max. 263 m
Superficie 17,35 km2
Localisation

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Boueilh-Boueilho-Lasque

Boueilh-Boueilho-Lasque est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La mairie
Le monument aux morts
Le foyer municipal
Une des églises de Boueilh-Boueilho-Lasque.

Situation[modifier | modifier le code]

Le ruisseau, La Brioulette, limite à l’est la commune, qui, à l’ouest, plonge brusquement vers les vallées du Gabas et de l’Arriutort. La position élevée de Boueilh permet d’admirer, du haut du clocher terrasse de son église, un panorama de trente kilomètres à la ronde, vers les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route nationale 134 et les départementales 296, 297 et 946.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par des affluents de l'Adour, le Bahus et le Gabas, ainsi que par deux tributaires de celui-ci, les ruisseaux la Rimblé et l'Arriutort.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Boueilh : Desblancs Pas, Lasmarrigues, Mère, Michou, Pébrocq, Plaux, Pédarnaud ; Routchet
  • Boueilho : Borny, Castéra, Dupouy-Manescau, Lapaloque quartier labarrère, Pébousquet ;
  • Grillot ;
  • Labrit ;
  • Lasque : Conte, Dupouy Lahitte, Fortisson, Roquefort.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Boueilh apparaît sous les formes Boeil (1681[2], réformation de Béarn[3]), Boeilh (1793[4] ou an II) et Boeilhe (1801[4], Bulletin des Lois).

Le toponyme Boueilho apparaît sous les formes Boilho et Boeilho (respectivement 1538[2] et 1673[2], réformation de Béarn[3]), Boeilho (1793[5] ou an II) et Boielho (1801[5], Bulletin des Lois).

Le toponyme Lasque est mentionné en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2].

Le toponyme Fortisson est mentionné en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2] qui indique que la ferme concernée tire son nom des seigneurs de Fortisson.

Le toponyme Roquefort apparaît sous la forme Arroquefort (XIIIe siècle[2], fors de Béarn[6]). Ce hameau est également appelé Roquefort-de-Tursan, pour le distinguer de Roquefort-de-Marsan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note que Boueilh dépendait du Tursan et de la subdélégation de Saint-Sever, tout comme Boueilho.

La commune a été formée en 1843[2] par la réunion des villages de Boueilho et Lasque à Boueilh. Cependant cette union est pour le moins particulière : chaque village ayant gardé longtemps une sorte d’indépendance et des fonctionnements distincts. Chacun possède son église où la messe dominicale est célébrée à tour de rôle.

L’origine des 2 premiers noms aurait un lien avec « l’étable à bœufs ». Lasque serait plutôt d’origine ligure et signifierait « au-dessus du ruisseau ».

Ces 3 villages ne furent rattachés véritablement au Béarn que de 1240 à 1452, date à partir de laquelle ils furent annexés au royaume de France. Pointe avancée vers la Chalosse, les échanges se font indifféremment vers les Landes ou le Béarn.

Roquefort faisait partie du Tursan et de la subdélégation de Saint-Sever[2].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune de Boueilh-Boueilho-Lasque, a joué un rôle important pour les résistants. En effet, sur les terres appelées "Landes", longues parcelles de terre noire, les résistants aménagèrent une piste d'atterrissage pour leur convois. Lorsque les habitants entendaient le message suivant à la radio : " les feux d'Albanie doivent être éteints", cela signifiait qu'il fallait éteindre toutes les lumières afin que les lampes à huile disposées les unes derrière les autres sur la Lande pour délimiter la piste deviennent visibles.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Qualité
Les données antérieures à 1995 ne sont pas encore connues.
1995 Pierre Costadoat
2001 Pierre Costadoat
2008 Pierre Costadoat

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Boueilh-Boueilho-Lasque fait partie de six structures intercommunales[7] :

  • la communauté de communes du canton de Garlin ;
  • le SIVU de la voirie de la région de Garlin ;
  • le SIVU du Lées et affluents ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable Luy - Gabas - Léès ;
  • le syndicat intercommunal des cinq rivières.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 353 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
287 288 610 342 335 397 860 881 855
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800 787 752 712 731 673 691 630 614
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
615 621 553 527 456 454 439 411 389
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
350 347 302 283 323 329 336 342 364
2011 - - - - - - - -
353 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Un des habitants de ce village, Jean Lacoste, alias "Jan de Mounic", a signé un ouvrage bilingue (patois béarnais/ français) contant la vie dans ce village avant 1950[9].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

L'ensemble fortifié[10] de Boueilho-Castéra pourrait être un ancien camp préhistorique.

L'édifice fortifié[11], dit Moutha, sis au lieu-dit Lasque-Roquefort, date des XIIIe et XIVe siècles.

Un château[12] datant du XVIIIe siècle se dresse au lieu-dit Lasque-Fortisson.

La commune présente un ensemble de fermes et de maisons[13] datant des XVIIIe et XIXe siècles. Le presbytère[14] de Boueilh date, quant à lui, de 1843.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Aignan[15], à Boueilh, date de 1850. Son cimetière[16] est également inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel, tout comme les objets[17], tableaux[18], statues[19] et divers mobiliers[20] qu'elle renferme.

L'église Saint-Jean[21], à Boueilho, pourrait tirer ses origines du haut Moyen Âge. On y trouve des objets[22] et une lithographie (chemin de croix[23]) référencés par le ministère de la Culture.

L'église Saint-Martin[24], de Lasque, a été reconstruite, quant à elle, au début du XXe siècle, mais son abside provient du XIIe siècle. Elle recèle du mobilier[25], des tableaux[26], des statues[27] et des objets[28] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

éducation

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre, consultée le 18/11/08
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. a et b Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. a, b et c Fiche de Boueilh sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  5. a et b Fiche de Boueilho sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  6. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 1er juin 2014)
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. Titre du livre : Atàu bibè lou biladje (Mon village était vivant) - Achevé d'imprimer le 11 juillet 1994 sur les presses de l'imprimerie Bihet (64320 Bizanos)
  10. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la Castéra
  11. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'édifice fortifié dit Moutha
  12. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le château
  13. [1][2][3][4][5] [6][7][8][9][10][11] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur les maisons des XVIIIe et XIXe siècles
  14. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le presbytère
  15. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Aignan
  16. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le cimetière
  17. [12][13][14][15][16][17][18][19][20] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets de l'église Saint-Aignan
  18. [21][22] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de l'église Saint-Aignan
  19. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les statues de l'église Saint-Aignan
  20. [23][24][25][26] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Aignan
  21. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Jean
  22. [27][28][29][30][31] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets de l'église Saint-Jean
  23. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la lithographie de l'église Saint-Jean
  24. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Martin
  25. [32][33] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Martin
  26. [34][35] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de l'église Saint-Martin
  27. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les statues de l'église Saint-Martin
  28. [36][37][38][39][40][41][42][43][44] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets référencés de l'église Saint-Martin

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]