Aramits

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Aramits
Entrée dans Aramits
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Blason de Aramits
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Aramits
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la vallée de Barétous
Maire
Mandat
Étienne Serna
2014-2020
Code postal 64570
Code commune 64029
Démographie
Gentilé Aramitsien
Population
municipale
680 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 18″ N 0° 43′ 34″ O / 43.1217, -0.726111111111 ()43° 07′ 18″ Nord 0° 43′ 34″ Ouest / 43.1217, -0.726111111111 ()  
Altitude Min. 212 m – Max. 628 m
Superficie 29,55 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.aramits.fr/

Aramits est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Aramitsien[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Aramits fait partie de la vallée de Barétous, la plus occidentale des trois principales vallées béarnaises creusant la chaîne des Pyrénées.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale 919 menant à Oloron-Sainte-Marie.
La ligne 848 du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, qui relie La Pierre Saint-Martin à Oloron-Sainte-Marie, s'arrête à Aramits.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée par des affluents du gave d'Oloron, la Mielle, le Vert et le Joos.
Le Vert est lui-même accompagné sur la commune par l'Aurone, le Lancy, le Littos, le Talou Gros et les arrècs Bugalaran, de Bitole (ainsi que par le tributaire de celui-ci, l'arrèc de Rachet), de Ibarcis et Labaigt (ainsi que par l'affluent de celui-ci, l'Audore).
Des tributaires du Joos, l'Arriou de Soulou et le Bouhatéko erreka (accompagné de l'arrèc Dragon) coulent également sur le territoire de la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

La mairie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Aramits apparaît sous les formes Aramiçs (1270[4], titres de la vallée d'Ossau), Aramitz en Baratons (1376[4], contrat de Luntz[5]), Iramitz (1383[4], contrat de Luntz[5]), Sent-Vinsens d'Aramitz (1606[4], insinuations du diocèse d'Oloron[6]), Aramys (1630[7], carte le Païs de Béarn) et Aramits sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[7]).

Son nom béarnais est Aràmits (selon la norme classique de l'occitan).

Pour Brigitte Jobbé-Duval[2], l’origine du toponyme est basque, de aran (« vallée ») et -itz (suffixe locatif et collectif), donnant « lieu des vallées » ou « confluent »[7]. Elle indique également que les habitants étaient autrefois surnommés grenouilles (sobriquet désignant les habitants des marécages).

L'Arrigau est un hydronyme désignant un ruisseau qui prend sa source sur Arette et conflue avec le Vert à Aramits. Il est cité en 1538[4] (lo ariu aperat la Rigau, réformation de Béarn[8]) et en 1863[4] (l’Arrigas, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque) sous des graphies différentes.

Paul Raymond mentionne en 1863[4] un hameau du nom de Basques.

La Bourette est le nom d’un tributaire du Vert, qui arrose Aramits. Il est mentionné en 1863[4], dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.

Le bois de Bugangue était situé, en 1863[4], sur le territoire d’Asasp. Il apparaît sous la graphie lo boscq de Buyangue en 1477 dans les titres de la vallée d'Aspe[9]. Le ruisseau de Bugangue, nom d’un affluent de la Mielle, arrosait en 1863, Asasp et Gurmençon.

La Grange-d’Osse était une ferme appartenant à l’abbaye de Pontaut[10] (Landes) et un fief de la vicomté de Béarn, dépendant du bailliage d’Oloron. On retrouve le toponyme sous les formes l’Espitau d’Osse (1385[4], censier de Béarn[11]) et la Grange de Osse ab une petite gleysi (1538[4], réformation de Béarn[8]).

Le toponyme Calangué fait référence au ruisseau le Calangue, mentionné par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque (1863[4]), qui prend sa source dans le bois de Budangue et rejoint le Dandarou, un affluent du Vert.

Gouloume apparaît sous la graphie Goulomme en 1863,[4] (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque) et désignait à l’époque un bois.

Lanne de Haut est à rapprocher d’un autre lieu-dit d’Aramits, aujourd’hui commune de Lanne-en-Barétous. Ce toponyme est mentionné sous les formes Lane (1385[4], cencier de Béarn[11]), Lana (1444[4], règlements de la Cour Majour de Béarn[12]), Sanctus Martinus de Lanne (1673[4], insinuations du diocèse d'Oloron[6]).
Olivé désigne une ferme de la commune, déjà citée sous la forme Oliber en 1538 (réformation de Béarn[8]).

Serreuille est un hameau d’Aramits, mentionné sous les graphies Seruilhe (1376[4], montre militaire de Béarn[13]), Sarrulhe-Susoo et Sarrulhe-Jusoo (1385[4] pour ces deux formes, censier de Béarn[11]).

Soulou est une ferme que l’on retrouve sous la forme Soulon en 1581[4] dans la réformation de Béarn[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Aramits est l'ancien chef-lieu de la vallée de Barétous.
Paul Raymond[4] note l'existence de deux abbayes laïques, vassales de la vicomté de Béarn : l'Abadie-Susan et l'Abadie-Jusan.
En 1385, Aramits comptait 52 feux et dépendait du bailliage d'Oloron. Peu avant (1375), le curé d'Aramits joua un rôle de conciliateur dans les conflits opposant les Espagnols et les Français, et qui donna naissance au traité appelé Junte de Roncal.
En 1790, le canton d'Aramits incluait également Esquiule.
Le 13 mars 2000, Aramits fut frappé par un tremblement de terre de magnitude 4,2.

L'église paroissiale Saint-Vincent.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople aux deux épées basses d'argent passées en sautoir, surmontées d'un chapeau de mousquetaire de sable empanaché aussi d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1989 Pierre Louis    
1989 2014 Daniel Lourtau    
2014 en cours Etienne Serna    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Aramits fait partie de cinq structures intercommunales[14] :

  • la communauté de communes de la vallée de Barétous ;
  • le SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous ;
  • le SIVU La Verna ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat mixte des gaves d'Oloron-Aspe-Ossau et de leurs affluents.

Aramits est le siège de la communauté de communes de la vallée de Barétous[15].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 16 février 2012, Aramits est jumelée avec[16] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 680 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 024 938 1 001 1 220 1 264 1 317 1 303 1 306 1 249
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 209 1 150 1 073 1 024 1 040 1 110 1 031 962 986
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
953 953 940 796 766 753 740 697 642
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
622 600 621 602 588 653 666 669 680
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage (bovins et ovins). Elle fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église et porte de l'ancienne abbaye laïque
Vitrail de Michel Garicoïts à Aramits

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Vincent est une ancienne abbaye laïque dont il reste un portail du XVIIe siècle. La vieille église a été démolie en 1880. De 1884 à 1886 se sont déroulés les travaux de construction de la nouvelle église, de style romano-byzantin[19]. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 2003.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le Sommet de Souek culmine à 623 mètres[3], le Soum d'Unars à 604 mètres[3] et le Barrat de Sottou à 556 mètres[3].

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

La commune possède une école primaire.

Sport et équipements sportifs

Rugby à XV : l'Entente Aramits évolue en Fédérale 2. Pierre Capdevielle y a joué de 1985 à 1994.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Aramis, de son vrai nom Henri d'Aramitz, est le fils de Charles d'Aramitz qui a été maréchal des logis à la compagnie des mousquetaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd, ce, cf, cg, ch, ci, cj, ck, cl, cm, cn, co, cp, cq, cr, cs, ct, cu, cv, cw, cx, cy, cz et da Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 30 novembre 2011)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac et ad Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  5. a et b Luntz, notaire de Béarn, manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a et b Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a, b et c Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  8. a, b, c et d Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques et de la mairie d’Accous
  10. L’abbaye de Pontaut fut fondée en 1115 et se situe à Mant, dans le département des Landes
  11. a, b et c Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Manuscrits du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 21 juin 2014)
  15. Fiche détaillée des compétences de la communauté de communes de la vallée de Barétous
  16. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des affaires étrangères (consulté le 16 février 2012)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  19. « L'église Saint-Vincent », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]