Aramits
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| Aramits | |
|---|---|
Entrée dans Aramits |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Aquitaine |
| Département | Pyrénées-Atlantiques |
| Arrondissement | Oloron-Sainte-Marie |
| Canton | Aramits (chef-lieu) |
| Code commune | 64029 |
| Code postal | 64570 |
| Maire Mandat en cours |
Daniel Lourtau 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la vallée de Barétous |
| Démographie | |
| Population | 667 hab. (2007) |
| Densité | 23 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 212 m — maxi. 628 m |
| Superficie | 29,55 km2 |
Aramits est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Le gentilé est Aramitsien[1],[2].
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
Aramits fait partie de la vallée de Barétous, la plus occidentale des trois principales vallées béarnaises creusant la chaîne des Pyrénées.
[modifier] Accès
La commune est desservie par la route départementale 919 menant à Oloron-Sainte-Marie.
La ligne 848 du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, qui relie La Pierre Saint-Martin à Oloron-Sainte-Marie, s'arrête à Aramits.
[modifier] Hydrographie
Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée par des affluents du gave d'Oloron, la Mielle, le Vert et le Joos.
Le Vert est lui-même accompagné sur la commune par l'Aurone, le Lancy, le Littos, le Talou Gros et les arrècs Bugalaran, de Bitole (ainsi que par le tributaire de celui-ci, l'arrèc de Rachet), de Ibarcis et Labaigt (ainsi que par l'affluent de celui-ci, l'Audore).
Des tributaires du Joos, l'Arriou de Soulou et le Bouhatéko erreka (accompagné de l'arrèc Dragon) coulent également sur le territoire de la commune.
[modifier] Lieux-dits et hameaux
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[modifier] Communes limitrophes
- Esquiule et Ance au nord
- Asasp-Arros à l'est
- Barcus à l'ouest
- Lanne-en-Barétous au sud-ouest
- Arette et Issor au sud.
[modifier] Toponymie
Le toponyme Aramits apparaît sous les formes Aramiçs (1270[4], titres de la vallée d'Ossau), Aramitz en Baratons (1376[4], contrat de Luntz[5]), Irimitz (1383[4], contrat de Luntz[5]), Sent-Vinsens d'Aramitz (1606[4], insinuations du diocèse d'Oloron[6]).
Son nom béarnais est Aràmits. Pour Brigitte Jobbé-Duval[2], l’origine du toponyme est basque, d'aran signifiant ’vallée’. Elle indique également que les habitants étaient autrefois surnommés grenouilles (sobriquet désignant les habitants des marécages).
La Bourette est le nom d’un tributaire du Vert, qui arrose Aramits. Il est mentionné en 1863[4], dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.
Le bois de Bugangue était situé, en 1863[4], sur le territoire d’Asasp. Il apparaît sous la graphie lo boscq de Buyangue en 1477 dans les titres de la vallée d'Aspe[7]. Le ruisseau de Bugangue, nom d’un affluent de la Mielle, arrosait en 1863, Asasp et Gurmençon.
La Grange-d’Osse était une ferme appartenant à l’abbaye de Pontaut[8] (Landes) et un fief de la vicomté de Béarn, dépendant du bailliage d’Oloron. On retrouve le toponyme sous les formes l’Espitau d’Osse (1385[4], censier de Béarn[9]) et la Grange de Osse ab une petite gleysi (1538[4], réformation de Béarn[10]).
Le toponyme Calangué fait référence au ruisseau le Calangue, mentionné par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque (1863[4]), qui prend sa source dans le bois de Budangue et rejoint le Dandarou, un affluent du Vert.
Gouloume apparaît sous la graphie Goulomme en 1863,[4] (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque) et désignait à l’époque un bois.
Lanne de Haut est à rapprocher d’un autre lieu-dit d’Aramits, aujourd’hui commune de Lanne-en-Barétous. Ce toponyme est mentionné sous les formes Lane (1385[4], cencier de Béarn[9]), Lana (1444[4], règlements de la Cour Majour de Béarn[11]), Sanctus Martinus de Lanne (1673[4], insinuations du diocèse d'Oloron[6]).
Olivé désigne une ferme de la commune, déjà citée sous la forme Oliber en 1538 (réformation de Béarn[10]).
Serreuille est un hameau d’Aramits, mentionné sous les graphies Seruilhe (1376[4], montre militaire de Béarn[12]), Sarrulhe-Susoo et Sarrulhe-Jusoo (1385[4] pour ces deux formes, censier de Béarn[9]).
Soulou est une ferme que l’on retrouve sous la forme Soulon en 1581[4] dans la réformation de Béarn[10].
[modifier] Histoire
Aramits est l'ancien chef-lieu de la vallée de Barétous.
Paul Raymond[4] note l'existence de deux abbayes laïques, vassales de la vicomté de Béarn : l'Abadie-Susan et l'Abadie-Jusan.
En 1385, Aramits comptait 52 feux et dépendait du bailliage d'Oloron. Peu avant (1375), le curé d'Aramits joua un rôle de conciliateur dans les conflits opposant les Espagnols et les Français, et qui donna naissance au traité appelé Junte de Roncal.
En 1790, le canton d'Aramits incluait également Esquiule.
Le 13 mars 2000, Aramits fut frappé par un tremblement de terre de magnitude 4,2.
[modifier] Héraldique
| Blasonnement
De sinople aux deux épées basses d'argent passées en sautoir, surmontées d'un chapeau de mousquetaire de sable empanaché aussi d'argent.
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[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1983 | 1989 | Pierre Louis | ||
| 1989 | 1995 | Daniel Lourtau | ||
| 1995 | 2001 | Daniel Lourtau | ||
| 2001 | 2008 | Daniel Lourtau | ||
| 2008 | 2014 | Daniel Lourtau | ||
[modifier] Intercommunalité
Aramits fait partie de cinq structures intercommunales[13] :
- la communauté de communes de la vallée de Barétous ;
- le SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous ;
- le SIVU La Verna ;
- le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
- le syndicat intercommunal d'études et d'aménagements du bassin versant du Vert et de ses affluents.
[modifier] Jumelages
Au 16 février 2012, Aramits est jumelée avec[14] :
Isaba-Izaba (Espagne) depuis 1977 ;
Roncal-Erronkari (Espagne) depuis 2003.
[modifier] Démographie
En 2007, Aramits comptait 667 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués sur la commune depuis 1793. Au début du XXIe siècle siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité »[15], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[Note 1].
[modifier] Économie
L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage (bovins et ovins). Elle fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Patrimoine religieux
L'église paroissiale Saint-Vincent est une ancienne abbaye laïque dont il reste un portail du XVIIe siècle. La vieille église a été démolie en 1880. De 1884 à 1886 se sont déroulés les travaux de construction de la nouvelle église, de style romano-byzantin[19]. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 2003.
[modifier] Patrimoine environnemental
Le Sommet de Souek culmine à 623 mètres[3], le Soum d'Unars à 604 mètres[3] et le Barrat de Sottou à 556 mètres[3].
[modifier] Équipements
- Enseignement
La commune possède une école primaire.
- Sport et équipements sportifs
Rugby à XV : l'Entente Aramits évolue en Fédérale 2. Pierre Capdevielle y a joué de 1985 à 1994.
[modifier] Personnalités liées à la commune
Aramis, de son vrai nom Henri d'Aramitz, est le fils de Charles d'Aramitz qui a été maréchal des logis à la compagnie des mousquetaires.
[modifier] Notes et références
[modifier] Notes
- Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee. Dans le graphique, sont par contre représentées l’ensemble des populations légales connues.
[modifier] Références
- Gentilé sur habitants.fr
- Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture, 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
- Géoportail - Institut géographique national (France), « Géoportail ». Consulté le 30 novembre 2011
- Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
- Luntz, notaire de Béarn, manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques et de la mairie d’Accous
- L’abbaye de Pontaut fut fondée en 1115 et se situe à Mant, dans le département des Landes
- Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrits du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques ». Consulté le 8 novembre 2011
- Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures sur le site du ministère des affaires étrangères. Consulté le 16 février 2012.
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement ».
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur le site de l'Insee.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee.
- L'église Saint-Vincent, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
[modifier] Pour approfondir
[modifier] Article connexe
Liste des communes des Pyrénées-Atlantiques
