Abitain
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| Abitain | ||||||
| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Oloron-Sainte-Marie | |||||
| Canton | Sauveterre-de-Béarn | |||||
| Intercommunalité | communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn | |||||
| Maire Mandat |
Didier Lasserre 2008-2014 |
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| Code postal | 64390 | |||||
| Code commune | 64004 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Abitainois | |||||
| Population municipale |
102 hab. (2007) | |||||
| Densité | 15 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 28 m — Max. 136 m | |||||
| Superficie | 6,59 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Abitain est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Les terres de la commune font partie du Lauhire, au nord du département.
Accès [modifier]
Abitain est desservie par la route départementale 936.
Hydrographie [modifier]
Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[2] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et ses tributaires, l'Arrioutèque et le ruisseau le Crabé.
Lieux-dits et hameaux [modifier]
Communes limitrophes [modifier]
- Escos et Labastide-Villefranche au nord ;
- Athos-Aspis et Oraàs à l'est ;
- Ilharre à l'ouest ;
- Autevielle-Saint-Martin-Bideren au sud.
Toponymie [modifier]
Le toponyme Abitain apparaît sous les formes Bitengs (XIIIe siècle[4], cartulaire de Bayonne[5]), Bitenh[4], Vitenh[6] et Abitenh[6] (1385 pour les trois formes, censier de Béarn[7]), Abithen et Sent-Pee d'Abitehn (respectivement 1439[4] et 1472[4], notaires de Labastide-Villefranche[8]), Havitenh et Avitenh (respectivement 1538[4] et 1546[4], réformation de Béarn[9]), Aviteing (1608[4], insinuations du diocèse d'Oloron[10]), Avitein (1786[4], règlement des États de Béarn[11]) et Abitain (XVIIIe siècle[6], carte de Cassini).
Michel Grosclaude[6] propose l'étymologie latine Avitus (nom d'homme 'Avit') augmentée du suffixe gascon enh.
Son nom béarnais est Avitenh.
Aunès est mentionné par Paul Raymond comme un fief d’Abitain, qui apparaît sous les formes l’ostau d’Ones (1385[4], censier de Béarn[7]), la maison noble de Donez (1666[4], réformation de Béarn[9]), Oneix (1783[4], dénombrement) et Aunez (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]). Ce fief devient une baronnie en mars 1775, vassale de la vicomté de Béarn[4].
Bonnefont est un fief d’Abitain, relevant du marquisat de Gassion, qui est mentionné sous les formes Bonehont (1385[4], censier de Béarn[7]) et Bonafont (1538[4], réformation de Béarn[9]).
Lafite, fief relevant de la vicomté de Béarn, apparaît en 1538[4] dans la réformation de Béarn[9], sous la graphie L’ostau de Lafiite d’Abitenh.
Parlarriu ou Partarriu est une ferme et un fief vassal de la vicomté de Béarn, dépendant du bailliage de Sauveterre, mentionné sous les graphies l’ostau de Part-l’Arriu d’Abitenh (1385, censier de Béarn[7]), Partarriu (1546, réformation de Béarn[9]) et Pallarieu (1778, terrier d'Abitain[12]).
La Peyre est un écart mentionné en 1863, par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4].
Pouey était un fief d’Abitain, vassal de la vicomté de Béarn, cité sous la forme Poey (1755[4], dénombrement et 1863[4], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).
La Tuilerie est un fief d’Abitain qui apparaît en 1537[4] sous la graphie La Teulère (titres de Béarn[13]).
Histoire [modifier]
Le village d'Abitain s'est formé sur la rive gauche du gave d'Oloron autour de son abbaye laïque, vassale[4] de la vicomté de Béarn, dont il reste un bâtiment. Les familles de Belloc puis de Claverie ont été les abbés patrons de la paroisse. La tombe du dernier abbé laïque d'Abitain, décédé en 1785, se trouve dans l'église Saint-Pierre.
Paul Raymond[4] note qu'en 1385, la commune comptait quinze feux et dépendait du bailliage de Sauveterre.
En 1648[4], la baronnie de Lons devient un marquisat, qui inclut Abitain, Anoye, Baleix, Castillon, Juillacq, le Leu (hameau d'Oraàs), Lion, Lons, Maspie, Oraàs, Peyrède (fief d'Oraàs), Sauvagnon et Viellepinte.
Le village avait deux moulins: celui du Leü (qui dépendait en fait d'Oraàs), et celui de Séguabache, aujourd'hui transformé en scierie.
En 1856, Ferdinand Carrère, héritier du dernier abbé laïque, démolit l'ancien château abbatial pour construire le château Carrère à Escos.
En février 1814, le village est occupé par les troupes du général Morillo et par les Anglais, faisant face aux Français retranchés à Oraàs.
Un bac célèbre - où il y a eu un accident dramatique en 1845 - est resté longtemps en service au lieu dit Moliède d'Athos.
Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
La commune fait partie de sept structures intercommunales[14] :
- la communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn ;
- l’agence publique de gestion locale ;
- le centre intercommunal d'action sociale de Sauveterre-de-Béarn ;
- le syndicat intercommunal des gaves d'Oloron et de Mauléon ;
- le syndicat intercommunal des Gaves et du Saleys ;
- le syndicat AEP de Sauveterre-de-Béarn ;
- le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 101 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
L'activité de la commune est principalement agricole. Une scierie y est en activité.
La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Culture et patrimoine [modifier]
Patrimoine civil [modifier]
Il ne reste que des ruines du moulin du Leü qui fut l'objet de nombreux procès. Un autre moulin, dit de Séguabache, actuelle scierie, est également visible sur la commune.
Patrimoine religieux [modifier]
Lors de la construction du clocher en 1926 on détruisit ce qu'il restait de l'ancienne abbaye laïque où le seigneur avait une pièce particulière donnant sur le chœur de l'église d'où il pouvait suivre la messe sans être mêlé à la foule. On devine encore l'enclos abbatial.
La litre funéraire du dernier seigneur d'Abitain a été découverte lors des travaux de restauration de l'église. Elle a été matérialisée sur le mur de l'église afin d'en conserver le souvenir.
L'église Saint-Pierre[17], d'origine romane, garde encore les armoiries des abbés d'Abitain (d'azur à deux étoiles d'or en chef), la sépulture du dernier abbé et un vitrail du XVIe siècle, d'origine germanique. On trouve aussi dans l'église (dans le grenier) un reste de retable du XVIIe siècle.
Le cimetière abrite la tombe des curés et celle de l'abbé Joffre, capucin missionnaire au Canada qui décéda à Abitain en 1909, ainsi que la sépulture du colonel comte Pierre de Chevigné, Compagnon de la Libération, personnage incontournable de la vie politique béarnaise, grand résistant et fidèle du général de Gaulle. Les armoiries des Chevigné sont gravées sur son tombeau avec la devise "Quod decet". Il fit don de terrains et d'équipements aux communes d'Abitain et d'Escos. [réf. nécessaire]
Équipements [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
Pierre de Chevigné, né à Toulon en 1909 et mort à Biarritz en 2004 fut un colonel et homme politique français, ministre de la IVe République et compagnon de la Libération. Il fut maire d'Abitain de 1935 à 1940 et de 1945 à 1965.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Gentilé sur habitants.fr
- Notice du Sandre sur Abitain
- Géoportail - IGN, « Géoportail ». Consulté le 15 octobre 2011
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3), page 338
- Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Collection manuscrite de 140 volumes de délibérations (1606 à 1789) - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrits du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques ». Consulté le 9 novembre 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- L'église Saint-Pierre, base Mérimée, ministère français de la Culture
Pour approfondir [modifier]
Alexis Ichas, Historial des Gaves, Éditions Atlantica, 2008.
