Abitain

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Abitain
Image illustrative de l'article Abitain
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Sauveterre-de-Béarn
Intercommunalité communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn
Maire
Mandat
Marc Seguin
2014-2020
Code postal 64390
Code commune 64004
Démographie
Gentilé Abitainois
Population
municipale
99 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 17″ N 0° 59′ 17″ O / 43.4214, -0.988055555556 ()43° 25′ 17″ Nord 0° 59′ 17″ Ouest / 43.4214, -0.988055555556 ()  
Altitude Min. 28 m – Max. 136 m
Superficie 6,59 km2
Localisation

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Abitain

Abitain est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Abitainois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune font partie du Lauhire, au nord du département.

Accès[modifier | modifier le code]

Abitain est desservie par la route départementale 936.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[2] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et ses tributaires, l'Arrioutèque et le ruisseau le Crabé.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Abitain apparaît sous les formes Bitengs (XIIIe siècle[4], cartulaire de Bayonne[5]), Bitenh[4], Vitenh[6] et Abitenh[6] (1385 pour les trois formes, censier de Béarn[7]), Abithen et Sent-Pee d'Abitehn (respectivement 1439[4] et 1472[4], notaires de Labastide-Villefranche[8]), Havitenh et Avitenh (respectivement 1538[4] et 1546[4], réformation de Béarn[9]), Aviteing (1608[4], insinuations du diocèse d'Oloron[10]), Avitein (1786[4], règlement des États de Béarn[11]) et Abitain (XVIIIe siècle[6], carte de Cassini).
Michel Grosclaude[6] propose l'étymologie latine Avitus (nom d'homme 'Avit') augmentée du suffixe gascon enh.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Aunès est mentionné par Paul Raymond comme un fief d’Abitain, qui apparaît sous les formes l’ostau d’Ones (1385[4], censier de Béarn[7]), la maison noble de Donez (1666[4], réformation de Béarn[9]), Oneix (1783[4], dénombrement) et Aunez (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]). Ce fief devient une baronnie en mars 1775, vassale de la vicomté de Béarn[4].
Bonnefont est un fief d’Abitain, relevant du marquisat de Gassion, qui est mentionné sous les formes Bonehont (1385[4], censier de Béarn[7]) et Bonafont (1538[4], réformation de Béarn[9]).
Lafite, fief relevant de la vicomté de Béarn, apparaît en 1538[4] dans la réformation de Béarn[9], sous la graphie L’ostau de Lafiite d’Abitenh.
Parlarriu ou Partarriu est une ferme et un fief vassal de la vicomté de Béarn, dépendant du bailliage de Sauveterre, mentionné sous les graphies l’ostau de Part-l’Arriu d’Abitenh (1385, censier de Béarn[7]), Partarriu (1546, réformation de Béarn[9]) et Pallarieu (1778, terrier d'Abitain[12]).
La Peyre est un écart mentionné en 1863, par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4].
Pouey était un fief d’Abitain, vassal de la vicomté de Béarn, cité sous la forme Poey (1755[4], dénombrement et 1863[4], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).
La Tuilerie est un fief d’Abitain qui apparaît en 1537[4] sous la graphie La Teulère (titres de Béarn[13]).

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Avitenh.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village d'Abitain s'est formé sur la rive gauche du gave d'Oloron autour de son abbaye laïque, vassale[4] de la vicomté de Béarn, dont il reste un bâtiment. Les familles de Belloc puis de Claverie ont été les abbés patrons de la paroisse. La tombe du dernier abbé laïque d'Abitain, décédé en 1785, se trouve dans l'église Saint-Pierre.
Paul Raymond[4] note qu'en 1385, la commune comptait quinze feux et dépendait du bailliage de Sauveterre.
En 1648[4], la baronnie de Lons devient un marquisat, qui inclut Abitain, Anoye, Baleix, Castillon, Juillacq, le Leu (hameau d'Oraàs), Lion, Lons, Maspie, Oraàs, Peyrède (fief d'Oraàs), Sauvagnon et Viellepinte.
Le village avait deux moulins: celui du Leü (qui dépendait en fait d'Oraàs), et celui de Séguabache, aujourd'hui transformé en scierie.
En 1856, Ferdinand Carrère, héritier du dernier abbé laïque, démolit l'ancien château abbatial pour construire le château Carrère à Escos.
En février 1814, le village est occupé par les troupes du général Morillo et par les Anglais, faisant face aux Français retranchés à Oraàs.
Un bac célèbre - où il y a eu un accident dramatique en 1845 - est resté longtemps en service au lieu-dit Moliède d'Athos.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maire actuel
Période Identité Étiquette Qualité
2014 En cours Marc Seguin[14] SE  


Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de sept structures intercommunales[15] :

  • l’agence publique de gestion locale, dont le siège est à Pau ;
  • le centre intercommunal d'action sociale de Sauveterre-de-Béarn ;
  • la communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn ;
  • le syndicat intercommunal des gaves d'Oloron et de Mauléon (SIGOM) ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable du Saleys et des Gaves ;
  • le syndicat intercommunal des Gaves et du Saleys.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant[16] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 0 0,00
Marine Le Pen (FN) 15 18,52
Nicolas Sarkozy (UMP) 7 8,64 28 37,84
Jean-Luc Mélenchon (FG) 6 7,41
Philippe Poutou (NPA) 4 4,94
Nathalie Arthaud (LO) 1 1,23
Jacques Cheminade (SP) 0 0,00
François Bayrou (MoDem) 21 25,93
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 4 4,94
François Hollande (PS) 23 28,40 46 62,16
Inscrits 91 100,00 91 100,00
Abstentions 8 8,79 10 10,99
Votants 83 91,21 81 89,01
Blancs et nuls 2 2,41 7 8,64
Exprimés 81 97,59 74 91,36

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 99 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
315 312 332 344 355 383 336 325 300
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
290 280 300 307 305 337 323 304 301
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
296 285 292 262 252 253 264 230 202
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
172 158 143 138 126 107 102 101 99
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité de la commune est principalement agricole. Une scierie y est en activité.

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Il ne reste que des ruines du moulin du Leü qui fut l'objet de nombreux procès. Un autre moulin, dit de Séguabache, actuelle scierie, est également visible sur la commune.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Lors de la construction du clocher en 1926 on détruisit ce qu'il restait de l'ancienne abbaye laïque où le seigneur avait une pièce particulière donnant sur le chœur de l'église d'où il pouvait suivre la messe sans être mêlé à la foule. On devine encore l'enclos abbatial.

La litre funéraire du dernier seigneur d'Abitain a été découverte lors des travaux de restauration de l'église. Elle a été matérialisée sur le mur de l'église afin d'en conserver le souvenir.

L'église Saint-Pierre[19], d'origine romane, garde encore les armoiries des abbés d'Abitain (d'azur à deux étoiles d'or en chef), la sépulture du dernier abbé et un vitrail du XVIe siècle, d'origine germanique. On trouve aussi dans l'église (dans le grenier) un reste de retable du XVIIe siècle.

Le cimetière abrite la tombe des curés et celle de l'abbé Joffre, capucin missionnaire au Canada qui décéda à Abitain en 1909, ainsi que la sépulture du colonel comte Pierre de Chevigné, Compagnon de la Libération, personnage incontournable de la vie politique béarnaise, grand résistant et fidèle du général de Gaulle. Les armoiries des Chevigné sont gravées sur son tombeau avec la devise "Quod decet". Il fit don de terrains et d'équipements aux communes d'Abitain et d'Escos. [réf. nécessaire]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre de Chevigné, né à Toulon en 1909 et mort à Biarritz en 2004 fut un colonel et homme politique français, ministre de la IVe République et compagnon de la Libération. Il fut maire d'Abitain de 1935 à 1940 et de 1945 à 1965.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Abitain
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 15 octobre 2011)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab et ac Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a, b, c et d Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3), page 338
  7. a, b, c et d Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a, b, c, d et e Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Collection manuscrite de 140 volumes de délibérations (1606 à 1789) - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Manuscrits du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. « Résultats de l'élection municipale de 2014 à Abitain », sur http://www.bearn-gaves.com (consulté le 15 juin 2014)
  15. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014)
  16. Ministère de l'Intérieur - Pyrénées-Atlantiques (Aquitaine), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Abitain » (consulté le 17 juin 2014)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  19. « L'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Alexis Ichas, Historial des Gaves, Éditions Atlantica,‎ 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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