Bilhères

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Billère.
Bilhères
Un lavoir de Bilhères
Un lavoir de Bilhères
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Laruns
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Ossau
Maire
Mandat
Nadine Bartz
2014-2020
Code postal 64260
Code commune 64128
Démographie
Gentilé Bilhérois
Population
municipale
164 hab. (2011)
Densité 9,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 03′ 34″ N 0° 26′ 50″ O / 43.0594, -0.447222222222 ()43° 03′ 34″ Nord 0° 26′ 50″ Ouest / 43.0594, -0.447222222222 ()  
Altitude Min. 480 m – Max. 1 817 m
Superficie 17,19 km2
Localisation

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Bilhères
Vue générale de Bilhères

Bilhères est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Bilhérois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans les ruelles de Bilhères
Des randonnées depuis Bilhères.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la vallée d'Ossau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bilhères
Oloron-Sainte-Marie Arudy Izeste
Escot Bilhères Bielle
Sarrance Bielle

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 719 ha. Son altitude varie de 480 m à 1 817 m[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, située dans le bassin versant de l'Adour, est traversée par le ruisseau le Barescou, affluent du gave d'Aspe.

Des affluents du gave d'Ossau arrosent également la commune, tels que le ruisseau l'Arrioubeigt et ses tributaires, les ruisseaux Caou Sèque et le Serres, ainsi que l'arriou Mage et son affluent, l'arriou Tort.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le col de Marie-Blanque, sur la route départementale 294, est situé sur le territoire de la commune, permettant la liaison entre la vallée d'Ossau et la vallée d'Aspe à une altitude de 1 035 mètres[3].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Accaüs (fontaine d’)[4],[3]
  • Arroust[3]
  • Baymouras[3]
  • Bénou
  • Bescayres (fontaine des)[3]
  • Casamajor[3]
  • Congles (fontaines de)[3]
  • Congles (bois de)[3]
  • Coste (la)[3]
  • Counsé[3]
  • Couraus (cromlechs de)[3]
  • Couraus (lous)[3]
  • Cournadès (les)[3]
  • Ezau (l’)[3]
  • Garrihèye[3]
  • Garroc de Pétère (le)[3]
  • Gépra[3]
  • Héouguères (bois des)[3]
  • Hondas[4]
  • Houndas (chapelle)[3]
  • Houndas (fontaine)[3]
  • Hourat (les clos de)[3]
  • Hourdenette (source de)[3]
  • Labeigt Dauste[3]
  • Lanne (ruines)[3]
  • Lapique (rocher - 1 228 m)[3]
  • Loume (serre de)[3]
  • Lourancelles (sources de)[3]
  • Marie-Blanque (col de - 1 035 m)[3]
  • Médévielle[3]
  • Ourdos[3]
  • Pas de l’Ours (le)[3]
  • Porteigt (col du)[3]
  • Roland (plateau de)[3]
  • Soumabielle[3]
  • Técouére (plateau de la)[3]
  • Tournarie (bois de la)[3]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bilhères apparaît[5] sous les formes Bileles (1154, titres de Barcelone[6]), Billere (1286, titres d'Ossau[7]), Vilheres d'Ossau et Bilheras (respectivement 1538 et 1595, réformation de Béarn[8]), Saint-Joan de Bilhères (1618, insinuations du diocèse d'Oloron[9]) et Billeres (an II[10]).
Le sens est sans doute « les petites propriétés », du latin villa avec le suffixe diminutif -elias[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385, Bilhères comptait 56 feux et dépendait du bailliage d'Ossau.
Paul Raymond[5] note que la commune comptait une abbaye laïque vassale de la vicomté de Béarn.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean-Pierre Arribe    
2001 2008 Jean-Pierre Arribe    
2008 2011 Joseph Paroix    
2011 - Nadine Bartz    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[12] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Ossau ;
  • le SIVU pour la construction de la maison de retraite du Haut-Ossau ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour le regroupement pédagogique des écoles de Bielle et Bilhères-en-Ossau ;
  • le syndicat mixte du Haut-Béarn.

Bilhères accueille le siège du syndicat intercommunal pour le regroupement pédagogique des écoles de Bielle et Bilhères-en-Ossau.
La commune fait partie du Pays d'Oloron et du Haut-Béarn.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 164 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
434 420 405 465 440 465 455 477 456
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
451 441 427 420 410 403 417 440 440
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
420 388 386 350 363 372 379 353 220
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
219 172 157 164 153 158 151 150 163
2011 - - - - - - - -
164 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
L'école
La mairie
Le monument aux morts
L'église Saint-Jean-Baptiste

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école élémentaire publique (22 élèves en 2013)[14].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur le trajet de la 16e étape du Tour de France 2007 qui a eu lieu le 25 juillet, le parcours de 218 kilomètres reliant Orthez à Gourette - Col d'Aubisque.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine préhistorique[modifier | modifier le code]

Les cromlechs protohistoriques (âge du fer) de lous Courràus, situés entre les fontaines de Hondas et d'Accaüs, ont été classés monuments historiques en 1889[15],[4].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste[16] date de la fin du XIXe siècle. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel. Elle recèle un calice[17] de 1787, classé à titre d'objet.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle de nidification des vautours fauves, créée en 1974, se situe sur le territoire des communes d'Aste-Béon, Bielle, Bilhères et Castet. Le musée qui lui est associé, dénommé la falaise aux vautours, se trouve à l'entrée du village d'Aste-Béon.

Le Turon de Cuyalade culmine à 1 113 mètres[3], la Soum de Counée à 1 361 mètres[3], le Rocher d’Aran à 1 796 mètres, le Sommet de l’Ouplenotte à 1 806 mètres[3] et le pic de l’Ourlène à 1 813 mètres[3].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le village s'honore de quelques personnages célèbres.

  • Le poète Paul-Jean Toulet (1867-1920) a passé une partie de sa petite enfance à Bilhères.> ;
  • Le berger et écrivain (Berger dans les nuages) Joseph Paroix y a vécu. On retiendra de lui la citation « Des montagnes sans ours sont des montagnes plates »[18] ;
  • Guy Sénac de Monsembernard (1925-2009) : historien né à Bilhères.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice Cassini
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am et an Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 10 août 2013)
  4. a, b et c « Les cromlechs protohistoriques », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. a et b Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  6. Titres publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  7. Titres de la vallée d'Ossau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, edicions reclams Escola Gaston Febus, 2006, p.141.
  12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 1er juin 2014)
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  14. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, école de Bilhères
  15. Cromlechs (cad. C 3, 5, 6, 8 à 10) : site archéologique : 64 128 1 AP 18 04 1914 (J.O.) - N° notice : PA00084361.
  16. « L'église Saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Le calice de l'église Saint-Jean-Baptiste », base Palissy, ministère français de la Culture
  18. Joseph Paroix dans la Buvette des alpages

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