Arthez-de-Béarn

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Arthez-de-Béarn
L'oratoire de Caubin
L'oratoire de Caubin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Arthez-de-Béarn
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq
Maire
Mandat
Philippe Garcia
2014-2020
Code postal 64370
Code commune 64057
Démographie
Gentilé Arthézien
Population
municipale
1 832 hab. (2011)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 56″ N 0° 36′ 52″ O / 43.4656, -0.614444444444 ()43° 27′ 56″ Nord 0° 36′ 52″ Ouest / 43.4656, -0.614444444444 ()  
Altitude Min. 92 m – Max. 231 m
Superficie 27,92 km2
Localisation

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Arthez-de-Béarn est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Arthézien[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Arthez-de-Béarn apparaît comme une citadelle perchée au-dessus de la plaine du gave de Pau, dans l'ancienne province française du Béarn.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales D31, D275 et D946.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l'Adour, sont arrosées[2] par les ruisseaux la Géüle et de Clamondé, affluents du gave de Pau et par un tributaire du Luy de Béarn, le ruisseau l'Aubin, rejoint sur le territoire de la commune par le ruisseau le Lech. Paul Raymond indique également en 1863[3], le Juren, ruisseau qui prend sa source sur Arthez, traverse Argagnon et se jette dans le gave de Pau.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Arthez apparaît sous les formes Artes (1220[3], titres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem[5]), Artesium (1305[3], titres de Béarn[6]), Arthes (1345[7], notaires de Pardies[8]), Arthees (1385[3], censier de Béarn[9]), Ercies, Erciel, Hereciel et Harciel (XIVe[3] pour ces quatre formes, Jean Froissart, livre IV) et 'Arthes sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[7]).
Son nom béarnais est Artés. Michel Grosclaude[7] indique que le toponyme Arthez pourrait être formé du radical méditerranéen arte (« chêne vert » puis « broussailles »), et du suffixe collectif basque -etz. Il propose donc le sens « végétation de broussaille ».

Andreou désigne une ferme que le dictionnaire de Paul Raymond signale en 1863[3] sous le terme de Turon d’Andreu. Le même dictionnaire mentionne le hameau Ariteigt.

Le toponyme Arrac est mentionné en 1376[3] (montre militaire de Béarn[10]) ainsi que sous la forme Arracq en 1863[3].

Aulet est une ferme déjà citée en 1385[3] (censier de Béarn[9]) sous le nom d'Aulher.

Le Bédat et Bergoué sont des hameaux signalés en 1863 par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3].

Bourdet désigne un écart d’Arthez, qui apparait sous la graphie le Turon de Bourdé dans le dictionnaire de 1863[3].

Cacareigt (voir plus bas la houn de Cacareigt dans la section Patrimoine environnemental) était, en 1863[3], un hameau d’Arthez, tout comme Canarde[3].

Le toponyme Cagnez apparaît sous les formes Aucagnes (1683[3], réformation de Béarn[11]) et Le Cagnès (1777[3], terrier d'Arthez[12]).

Le toponyme Castetbieilh apparaît sous les formes Catetebiel et Castegbielh (respectivement[3] 1220 et 1372, titres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem[5]) et Lo loc de Castet-bielh (1385[3], censier de Béarn[9]).

Le toponyme Caubin apparaît sous les formes L'Espital de Calvi, Calvinus, Hospital de Caubii et Hospital de Calbino (respectivement[3] XIIe siècle pour les deux premières formes, vers 1220 et 1344, titres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem[5]) et Sente-Marie de Caubii (1376, montre militaire de Béarn[3], montre militaire de Béarn[10]).

Causa et Conget sont des fermes d’Arthes déjà mentionnées en 1863[3] par le dictionnaire topographique Béan-Pays basque, tout comme la ferme Douances.

Le même dictionnaire[3] indique les hameaux de Curjerou, d’Eslous et d’Esmérat, ainsi que le bois de Formalagué.

La ferme Domec est mentionnée en 1385[3] par le censier de Béarn[9].

Selon Paul Raymond (1863[3]), le nom chemin des Frays provient d’un ancien couvent d’Augustins.

Le Grangé était en 1863[3], une ferme d’Arthez et Guière, un hameau de la commune.

Juren est un hydronyme et un toponyme. Le censier de Béarn[9] mentionne en 1385[3] l’ostau de Juren.

Le bois de Leyre fait l’objet d’une référence dans le dictionnaire de 1863[3], tout comme les hameaux Leitoure, Libérex, Le Massou et les Mouraneus[3].

Man est une ferme citée par Paul Raymond en 1863[3], tout comme le hameau Le Mesquit.

Le hameau La Marquitte est mentionné en 1780 dans le terrier de Castetbieilh[13]

Le toponyme Nhaux apparaît sous les formes Anhaus et Ynhaus (1376[3], montre militaire de Béarn[3], montre militaire de Béarn[10]).

Le toponyme Peyret est mentionné en 1536[3] (réformation de Béarn[11]).

Pourquet était un hameau d’Arthez, cité sous la graphie les Pourquets dans le dictionnaire de 1863[3]. Le même dictionnaire mentionne la ferme Le Sabi.

Saint-Cricq était une ferme de la commune, indiquée par le dictionnaire de 1863[3], tout comme le hameau Saramia.

Talabot est une ferme qui apparaît dans le même dictionnaire[3].

Le Turon des Maures était une redoute qu’en 1777[3], le terrier d’Arthez[12] signalait sous la graphie le Touron des Moures.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville se développa autour du couvent des Augustins. Arthez de Béarn était une place forte au Moyen Âge (on peut encore voir les traces des remparts, surplombés par la place de l'église). Le village faisait partie du réseau de fortifications du Béarn (voir Gaston Phébus).

Les Guerres de Religion firent disparaître les églises de Notre-Dame et de la Trinité, le temple protestant lui-même n'est qu'un souvenir.

En 1385, Arthez dépendait du bailliage de Pau et la seigneurie appartenait à la maison de Gramont[3]. La commune était le chef-lieu d'une notairie comprenant Arracq, Cagnez, Castetbieilh (qui dépendait de la commanderie de Malte de Caubin et Morlàas), Caubin, Marcerin, Mesplède, N'haux et Urdès[3].

La dernière héritière de cette baronnie sera Diane d'Andoins dite "Corisande", maîtresse et inspiratrice dans sa marche vers le trône d'Henri de Navarre, bientôt Henri IV de France.

En 1790, le canton d'Arthez-de-Béarn comprenait les mêmes communes qu'actuellement à l'exception d'Argagnon, Labeyrie, Lacq et Lacadée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Arthez-de-Béarn1 (Pyrénées-Atlantiques).svg

Les armes d'Arthez-de-Béarn se blasonnent ainsi[14] : d'or au lion rampant de sinople, qui est d'Andoins ; au chef cousu du même à trois pals de gueules, qui est de Foix

Ce blasonnement (fautif en soi) ne correspond pas au dessin de l'écu couramment utilisé, lequel se blasonne : d'or au lion éviré de sinople lampassé de gueules, au chef cousu du champ à trois pals aussi de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959   Dr Pierre Maison    
1989 1995 Claude Vignau    
1995 2001 Dr Léon Costedoat UDF Radical Conseiller général
2001 en cours Philippe Garcia DVG Conseiller général

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Arthez-de-Béarn appartient à trois structures intercommunales[15] :

La commune est le siège du syndicat intercommunal d'Arthez-de-Béarn[16].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 12 mars 2012, Arthez-de-Béarn est jumelée avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1385, Arthez comptait 255 feux[3].

En 2011, la commune comptait 1 832 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 400 1 417 1 770 1 340 1 569 1 650 1 731 1 742 1 692
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 600 1 536 1 467 1 427 1 409 1 374 1 408 1 384 1 213
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 245 1 274 1 217 1 120 1 048 1 037 953 968 881
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 218 1 399 1 529 1 546 1 640 1 579 1 594 1 616 1 759
2011 - - - - - - - -
1 832 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Arthez recense 28 exploitationa agricoles[21].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne date de 1887, elle a emprunté au château disparu un clocher-tour du XIIe siècle[22].

Cagnés ou N'Haux, hameaux nichés dans les vallons, possèdent des chapelles romanes.

La chapelle de Caubin, issue de la commanderie de Caubin, arbore un chevet semi-circulaire, avec mur-fronton en vigie et un toit plat comme une passerelle. La chapelle est classée au titre des monuments historiques[23]. Elle recèle un monument funéraire[24] présumé de Guilhem Arnaud (baron d'Andoins mort en 1301), classé à titre d'objet et datant du début du XIVe siècle.

Face à la chapelle de Caubin, on peut voir un oratoire, construit selon la méthode traditionnelle en galets du gave reliés par du mortier.

La commune est située sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les lavoirs de la houn de Caubin
Le réservoir de la houn de Caubin
La houn du Hau, le lavoir circulaire
Le réservoir de la houn Grôsse
La façade et le robinet de la houn d'Arget
Le réservoir de la houn de Pau

Si on considère la position topographique d'Arthez-de-Béarn, c'est certainement grâce à la présence de nombreuses sources sur ses hauteurs que le village a pu se développer dès le Moyen Âge. Jusque dans les années 1950 l'eau n'arrivait pas encore au robinet dans les maisons. Aujourd'hui ensablées, perdues sous les ronces et oubliées, qu'elles soient des fontaines aménagées par les anciens ou seulement des bonnes sources naturelles connues et utilisées, elles portent le même nom en patois local la houn. Certaines sont assorties de lavoirs et/ou d'abreuvoirs ; elles pouvaient être abritées par des auvents en bois.

Il y a huit anciennes fontaines publiques aménagées (classées d'est en ouest) :

  • la houn de Caubin
Situé à côté de la chapelle de Caubin, tout le site est recouvert par les ronces, comprenant plusieurs bassins, lavoirs et abreuvoir. La citerne de captage de la source est un ouvrage qui fut réparé avec une petite voûte en béton armé, en partie brisée. Le réservoir est rempli de vase mais on peut apercevoir à l'intérieur un soubassement assez ancien fait avec la même pierre jaune que l'on retrouve sur le haut de murs de la chapelle, utilisée lors de sa première restauration après les guerres de religions ;
  • la houn dou Hau (quartier Bergoué versant nord)
Avec un abreuvoir et un lavoir circulaire. La partie du lavoir est couverte par une dalle en béton de construction récente, circulaire avec des planches à laver en pierres de taille. La citerne de captage, voûte plein cintre, est un ouvrage de construction assez ancienne et traditionnelle soignée, de même type que la plupart des autres fontaines énumérées ici, c’est-à-dire, un soubassement, en vielles pierres taillées, faisant office de réservoir, coiffé d'une voûte maçonnée en "tuilons" assemblés au mortier de chaux. L'ouvrage est, la plupart du temps, encastré dans le talus d'une part, et d'autre part terminé par un pignon de façade en pierres avec le robinet public, au-dessus duquel se trouve une petite porte de visite du réservoir ;
  • la houn de Cacareigt (quartier Bergoué versant sud)
Elle se caractérise par plusieurs bassins en escalier et une grande citerne refaite en béton au XXe siècle. Elle est toujours accessible, et située à proximité de la porte de Donis, sur le bord du chemin un peu en contrebas du presbytère. À l'origine, il n'y avait pas de lavoir, seulement des abreuvoirs. Leur usage fut autrefois un sujet de discorde puisque l'ouvrage est encastré dans le talus d'un terrain privé, d'où provient la source ;
  • la houn Grôsse
Elle possède des lavoirs, mais pas d'abreuvoir. Elle est située derrière la mairie, sur le chemin de ronde historique, totalement ensablée, de construction ancienne et traditionnelle soignée, avec une voûte en ogive surbaissée, seule la partie haute de la citerne émergeant encore du sol. Il en est de même pour les lavoirs situés de l'autre côté du chemin ;
  • la houn d'Arget
Elle ne présente ni lavoir ni abreuvoir. Elle est située derrière l'ancien temple (antérieurement couvent des Augustins), en contrebas du chemin de ronde, complètement perdue sous les ronces et envasée à hauteur du robinet. De construction fort ancienne et traditionnelle soignée, la voûte interne du réservoir est très particulière, en forme d'ogive lancéolée fortement accentuée, bombée en fer à cheval à la base et inversée au sommet. Les premiers vers d'un poème malicieux composé autrefois par une arthézienne lors d'une "espérouquère" de quartier rappellent que :
« Cette fontaine s'appelle Arget, Elle est bordée de deux petits prés, Ils sont un peu ombrageux... » ;
  • la houn de Cantina
Elle ne possède pas de réservoir. La fontaine est publique, mais les lavoirs, que tout le monde utilisait librement, étaient situés de l'autre côté de la route, en contrebas, sur un terrain privé. La fontaine est toujours visible, située sur le bord de la départementale, dans la côte de Cantina, à l'entrée sud du village. Jusqu'au début des années 1970, en cas de coupure d'eau persistante, les Arthéziens venaient s'y approvisionner ;
  • la houn de Pau
Elle est située au quartier Le Bourdalat, un peu à l'écart, entre le croisement de la route de Mesplède et le chemin du Canaillou. Elle possède un lavoir autrefois couvert par un auvent sommaire, mais pas d'abreuvoir. La citerne est de construction ancienne et traditionnelle soignée, avec une voûte en pyramide ;
Elle est située au quartier Le Bourdalat derrière la gendarmerie. Elle est la plus ancienne de toutes les fontaines, répertoriée pour sa valeur historique. Le livre terrier de 1777 mentionne la hon deus cagots et curieusement le cadastre Napoléon de 1814 la fontaine du Cagot comme s'il n'en restait alors plus qu'un seul. Tout le site est ensablé, le sol étant aujourd'hui à raz le bord du double bassin primitif. Divisée aux deux tiers, un tiers, seul le plus grand, celui de gauche, subsiste. En face, la citerne de captage de la source a totalement été enfouie, seul le linteau de l'ouvrage est à peine visible. À côté, les bassins du lavoir, plus récents et autrefois couverts par un bel ouvrage de charpente traditionnelle, sont également enfouis, seule la planche à laver émerge ant encore du sol. Cette fontaine est mentionnée en 1863[3], dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, sous la graphie la fontaine du Cagot. Le terriez d'Arthez[12] indique, quant à lui, en 1777[3], la hon deus Cagots.

Quelques sources naturelles d'usage populaire :

  • la houn de Coudole ;
  • la houn de Counte (quartier N'haux) ;
  • la houn de Guichot (à Canarde) ;
  • la houn de Lagourgue (à Baleix) ;
  • la houn dou Mount (haut de Puyet - abreuvoirs) ;
  • la houn dou Palouquè ;
  • la houn de Pérès (se jette dans un ruisseau nommé "Hasa dou Bascou") ;
  • la houn de Pénégre (principale source du Bourdet, affluent de l'Aubin dans la plaine de N'haux) ;
  • la houn de Peyroulet (fontaine naturelle) ;
  • la houn dous arrousès ;
  • la houn dou Roy.

Cette dernière doit son nom à une légende. Ce serait l'endroit où la garde du roi faisait s'abreuver les chevaux lors des parties de chasse. Un peu à l'écart du Cami-Salié originel (chemin du sel proto-historique), elle se situe à l'extrême sud d'Arthez-de-Béarn, sur une parcelle aujourd'hui du site du bassin d'écrêtage des crues de la Geüle. À noter que la source fut captée (ainsi que celle du Palouquè) dans les années 1950 pour la construction du premier réseau d'adduction d'eau courante à Arthez-de-Béarn. Depuis lors, l'eau arrive au robinet dans les habitations. Un ouvrier qui participa à la construction de l'ouvrage aujourd'hui démoli, affirmait que l'exsurgence y était si large et si abondante, que seule une petite partie fut réellement captée. En effet, le savoir populaire enseigne que la Geüle toute proche où se jette la source du roy, n'a jamais connu de sècheresse complète en aval de cet endroit. Une autre particularité viens de la dialectique locale ancestrale qui rapporte avec précision la houn dou roy et non pas rey ce qui devrait être, pourtant, la traduction exacte du mot roi.

Il existe également trois anciens puits publics, tous condamnés, sur l'axe de la carrère :

  • le vieux puits du centre, sur la place de la Mairie, qui n'a jamais été vu en service ;
  • le puits du Bourdalat, à proximité de la porte des Augustins ;
  • le puits du Palais, au coin de la place des ormeaux, fonctionnel jusque dans les années 1980.


Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Le vallon du Clamondé est un site naturel remarquable géré par le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine[25] depuis 2004. Situé en bordure du ruisseau du même nom, au cœur d'un paysage bocager, ce vallon regroupe des milieux humides de grande qualité abritant des espèces rares et protégées. Classé site prioritaire au niveau régional ce site renferme de véritables trésors écologiques.

Équipements[modifier | modifier le code]

éducation[modifier | modifier le code]

Arthez-de-Béarn dispose de deux écoles primaires, l'une laïque et l'autre privée (école Saint-Joseph) et d'un collège (collège Corisande d'Andoins[26]).

Une école de musique est également présente à Arthez ainsi qu'une école des jeunes sapeurs pompiers[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XVIIe siècle
nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Arthez-de-Béarn
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd et be Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd, ce, cf, cg, ch, ci, cj, ck, cl, cm, cn, co, cp, cq, cr, cs, ct, cu et cv Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 15 mars 2012)
  5. a, b et c titres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem - Archives départementales de la Haute-Garonne
  6. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a, b et c Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  8. Notaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a, b, c, d et e Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. a, b et c Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. a et b Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. a, b et c Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. Raymond Ritter (bulletin de l'association des amis de Caubin, n° 28, mars 1974)
  15. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 22 juin 2014)
  16. Fiche détaillée des compétences du syndicat intercommunal d'Arthez-de-Béarn
  17. a et b « Association française du Conseil des communes et régions d'Europe », sur Le site de l'a.f.c.c.r.e. (consulté le 14 mars 2012)
  18. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des affaires étrangères (consulté le 12 mars 2012)
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  21. « Arthez-de-Béarn », sur Communauté de communes d'Arthez-de-Béarn (consulté le 15 mars 2012)
  22. « L'église Saint-Étienne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « La chapelle de Caubin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Le monument funéraire de la chapelle de Caubin », base Palissy, ministère français de la Culture
  25. Le site du CEN Aquitaine
  26. Site du collège Corisande d'Andoins
  27. Site de la communauté de communes d'Arthez-de-Béarn
  28. Choix de poêmes dits par l'auteur, Académie du disque et de la poésie, enregistrement Discop Microsillon - Anthologies 1952, Voix humaines, Académie populaire de littérature et de poésie, éditions de l'A.P.L.P.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]