Athos-Aspis
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| Athos-Aspis | ||||||
L'église Saint-Pierre |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Oloron-Sainte-Marie | |||||
| Canton | Sauveterre-de-Béarn | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn | |||||
| Maire Mandat |
Jean-Michel Peyruseigt 2008-2014 |
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| Code postal | 64390 | |||||
| Code commune | 64071 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
181 hab. (2007) | |||||
| Densité | 31 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 33 m — Max. 141 m | |||||
| Superficie | 5,90 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Athos-Aspis est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Athos-Aspis, qui jouxte Sauveterre-de-Béarn dans sa partie sud-est, est située, au nord du département, sur la rive droite du gave d'Oloron.
Accès [modifier]
La commune est desservie par la route départementale 27 qui mène de Sauveterre-de-Béarn à Oraàs.
Hydrographie [modifier]
Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l'Adour, sont arrosées[1] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, le Saison, l'arrèc Héuré, l'Arrioutèque[2] et l'affluent de ce dernier, le ruisseau de Rance.
Lieux-dits et hameaux [modifier]
- Aspis
- Athos
- Bouchou[3]
- Cabé[3],[2]
- Les Camous[3]
- La Campagne[3]
- La Campagnole[3]
- Castet[3]
- Cossou[3]
- Couteigt[3]
- Desbos (granges)[3]
- Esperben[3]
- Gabirot[3]
- Garampoey[3]
- Les Garbas[3]
- Gué[3]
- Hau[3]
- Herrou[3]
- Héuré (moulin de)[3]
- Houssas[3]
- Labourdette[3]
- Lapeyrigne[3]
- Lapisque[3]
- Lavielle[3]
- Mina (côte de)[3]
- Mouliède[3]
- Mousquères[3]
- Natou[3]
- Peyrou[3]
- Poun Agnès[3]
- Pys[3],[2]
- Rioutèque[3],[2]
- Sarrecaute[3],[2]
- L'Usine[3]
Communes limitrophes [modifier]
- Oraàs au nord
- Sauveterre-de-Béarn à l'est
- Abitain à l'ouest
- Autevielle-Saint-Martin-Bideren au sud-ouest
- Guinarthe-Parenties au sud.
Toponymie [modifier]
Le toponyme Athos apparaît sous les formes Atos (XIe siècle[2], d'après Pierre de Marca[4]), Atos (1119-1136[5], cartulaire de Sorde[6]), Sent Per d'Atos (1472[2], notaires de Labastide-Villefranche[7]), Atos (1745[5], notaires de Labastide-Villefranche[7]) et Athos sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[5]. Michel Grosclaude[5] propose comme étymologie, le patronyme Ato augmenté du suffixe aquitain -ossum.
Le toponyme Aspis apparaît sous les formes Espis (1119-1136[8], cartulaire de Sorde[6]), Espis (1385[2], censier de Béarn[9]), Espiis, Aespiis et Spiis (respectivement 1544[2], 1546[2] et 1548[2], réformation de Béarn[10]), Aspis sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[5]) et Aspit (1793 ou an II[11]).
Michel Grosclaude[5] propose l’étymologie gasconne es pins (« les pins »).
Son nom béarnais est Atos-Aspins.
Cabé était un fief de la commune, vassal de la vicomté de Béarn. Le toponyme est cité sous les graphies la maison deu Cabee, lo Caver d'Atos et lo Caber (respectivement 1538[2] pour les deux premières formes, puis 1548[2], réformation de Béarn[10]).
Pys, ferme et ancien fief de la commune, relevant de la vicomté de Béarn, est mentionné sous les formes Piis-Jusoo et Piis-Susoo (1385[2], censier de Béarn[9]) et dues maysons aperades los Piis (1538[2], réformation de Béarn[10]).
Rioutèque ou Arrioutèque, est un hydronyme désignant un affluent du gave de Pau, cité sous les graphies l'arriu de Ariuteca (1538[2], réformation de Béarn[10]) et Riutèque (1863[2], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).
La Salle était un fief d’Athos-Aspis, relevant de la vicomté de Béarn, et dépendant du bailliage de Sauveterre. Il est mentionné sous les graphies La Sale d’Athos (1385[2], censier de Béarn[9]) et La Sala d’Athos (1538[2], réformation de Béarn[10]).
Le censier de Béarn[9] en 1385[2], tout comme la réformation de Béarn[10] (Serracaute) en 1614[2], font état de la ferme Sarrecaute.
Histoire [modifier]
Paul Raymond[2] note qu'en 1385 Athos comptait 19 feux et dépendait du bailliage de Sauveterre tout comme le fief d'Aspis.
Les villages d'Athos et d'Aspis ont été réunis le 10 janvier 1842.
Pendant la Réforme, le curé d'Athos fut massacré dans son église et le village adopta les nouvelles idées.
Le village est la patrie d'Armand Sillègue d'Athos, le célèbre mousquetaire de la garde royale, fils cadet d'Adrien de Sillègue, seigneur d'Athos et d'Auteville. Ce mousquetaire, homme d'épée rendu célèbre par le roman d'Alexandre Dumas sous le nom d'Athos, est mort à Paris en 1643. L'ancienne abbaye, dédiée à saint Martin de Sunarthe et devenue par la suite seigneurie, a appartenu à une branche des ascendants des Sillègue d'Athos[12].
Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
La commune fait partie de cinq structures intercommunales[13] :
- le centre intercommunal d'action sociale de Sauveterre-de-Béarn ;
- la communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn ;
- le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys ;
- le syndicat AEP de Sauveterre-de-Béarn ;
- le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 185 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
De 1793 à 1836, la population indiquée ne reflète que celle d'Athos, encore séparé d’Aspis, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[11].
Économie [modifier]
L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Culture et patrimoine [modifier]
Patrimoine civil [modifier]
On peut voir à Athos la maison Lascampagnes, du consul Gourlat, et maison Bouchoô, maison natale de Mgr Bouchoô.
Aspis garde son château du XIVe siècle face au gave, avec terrasse et porte à rinceaux.. On y trouve encore l'emplacement de l'ancienne église et de l'ancienne école.
À Athos, outre l'église d'origine romane, se dressent l'ancien fief de Moliède d'Athos où se trouvait un bac célèbre et les ruines d'un moulin.
Patrimoine religieux [modifier]
L'église Saint-Pierre d'origine romane, recèle un bénitier renaissance et une Vierge en bois polychrome. Derrière l'autel se trouve la sépulture de Jeanne du Peyrer « dame d'Athos et d'Aspis » mère du mousquetaire. Le portail renaissance possède un chrisme du XIVe siècle à l'envers (il s'agit sans doute d'une pierre de réemploi).
Le cimetière présente une sépulture de l'ingénieur concepteur du pont de Sauveterre et d'Edmond Gourlat, consul de France et personnalité locale.
Patrimoine environnemental [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
La naissance du mousquetaire Athos dans la commune est sujette à discussion. Une plaque près de l'église rappelle qu'il est né dans la maison Lassalle dont il ne reste que des pans de murs mais le village d'Autevielle revendique aussi sa naissance, tout comme la maison forte de Moliède d'Athos, dont il reste de forts murs.
Athos est la patrie de Mgr Bouchoô, né dans la maison Bouchoô en 1797, évêque d'Antalia en Turquie (Attalie) et administrateur apostolique du royaume de Siam. Le prélat repose dans la cathédrale de Georgetown en Malaisie.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Notice du Sandre sur Athos-Aspis
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Géoportail - IGN, « Géoportail ». Consulté le 7 juillet 2012
- D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
- Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3), page 201
- Cartulaire de l'abbaye Saint-Jean de Sorde, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
- Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux, 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
- Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Fiche d'Aspis sur le site du projet Cassini de l'EHESS
- Information du panneau de présentation de l'église Saint-Pierre d'Athos, sur site
- Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques ». Consulté le 7 juillet 2012
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Historial d'Athos et d'Aspis d'Alexis Ichas
