Athos-Aspis

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Athos-Aspis
L'église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Sauveterre-de-Béarn
Intercommunalité Communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn
Maire
Mandat
Jean-Robert Lataillade
2014-2020
Code postal 64390
Code commune 64071
Démographie
Population
municipale
185 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 53″ N 0° 58′ 20″ O / 43.4147, -0.972222222222 ()43° 24′ 53″ Nord 0° 58′ 20″ Ouest / 43.4147, -0.972222222222 ()  
Altitude Min. 33 m – Max. 141 m
Superficie 5,90 km2
Localisation

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Athos-Aspis

Athos-Aspis est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Athosais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Athos-Aspis, qui jouxte Sauveterre-de-Béarn dans sa partie sud-est, est située, au nord du département, sur la rive droite du gave d'Oloron.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale 27 qui mène de Sauveterre-de-Béarn à Oraàs.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l'Adour, sont arrosées[2] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, le Saison, l'arrèc Héuré, l'Arrioutèque[3] et l'affluent de ce dernier, le ruisseau de Rance.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Athos apparaît sous les formes Atos (XIe siècle[3], d'après Pierre de Marca[5]), Atos (1119-1136[6], cartulaire de Sorde[7]), Sent Per d'Atos (1472[3], notaires de Labastide-Villefranche[8]), Atos (1745[6], notaires de Labastide-Villefranche[8]) et Athos sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[6].

Michel Grosclaude[6] propose comme étymologie, le patronyme Ato augmenté du suffixe aquitain -ossum.

Le toponyme Aspis apparaît sous les formes Espis (1119-1136[9], cartulaire de Sorde[7]), Espis (1385[3], censier de Béarn[10]), Espiis, Aespiis et Spiis (respectivement 1544[3], 1546[3] et 1548[3], réformation de Béarn[11]), Aspis sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[6]) et Aspit (1793 ou an II[12]).

Michel Grosclaude[6] propose l’étymologie gasconne es pins (« les pins »).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Cabé était un fief de la commune, vassal de la vicomté de Béarn. Le toponyme est cité sous les graphies la maison deu Cabee, lo Caver d'Atos et lo Caber (respectivement 1538[3] pour les deux premières formes, puis 1548[3], réformation de Béarn[11]).

Pys, ferme et ancien fief de la commune, relevant de la vicomté de Béarn, est mentionné sous les formes Piis-Jusoo et Piis-Susoo (1385[3], censier de Béarn[10]) et dues maysons aperades los Piis (1538[3], réformation de Béarn[11]).

Rioutèque ou Arrioutèque, est un hydronyme désignant un affluent du gave de Pau, cité sous les graphies l'arriu de Ariuteca (1538[3], réformation de Béarn[11]) et Riutèque (1863[3], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

La Salle était un fief d’Athos-Aspis, relevant de la vicomté de Béarn, et dépendant du bailliage de Sauveterre. Il est mentionné sous les graphies La Sale d’Athos (1385[3], censier de Béarn[10]) et La Sala d’Athos (1538[3], réformation de Béarn[11]).

Le censier de Béarn[10] en 1385[3], tout comme la réformation de Béarn[11] (Serracaute) en 1614[3], font état de la ferme Sarrecaute.

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Atòs-Aspins.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note qu'en 1385 Athos comptait 19 feux et dépendait du bailliage de Sauveterre tout comme le fief d'Aspis.

Les villages d'Athos et d'Aspis ont été réunis le 10 janvier 1842.

Pendant la Réforme, le curé d'Athos fut massacré dans son église et le village adopta les nouvelles idées.

Le village est la patrie d'Armand Sillègue d'Athos, le célèbre mousquetaire de la garde royale, fils cadet d'Adrien de Sillègue, seigneur d'Athos et d'Auteville. Ce mousquetaire, homme d'épée rendu célèbre par le roman d'Alexandre Dumas sous le nom d'Athos, est mort à Paris en 1643. L'ancienne abbaye, dédiée à saint Martin de Sunarthe et devenue par la suite seigneurie, a appartenu à une branche des ascendants des Sillègue d'Athos[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean-Robert Lataillade    
2001 2008 Jean-Robert Lataillade    
2008 2014 Jean-Michel Peyruseigt    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[14] :

  • le centre intercommunal d'action sociale de Sauveterre-de-Béarn ;
  • la communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable du Saleys et des gaves ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 185 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
244 242 328 339 182 275 421 438 434
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
390 367 351 337 357 400 373 338 328
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
325 326 314 303 290 291 249 236 217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
209 213 203 201 197 203 189 185 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

De 1793 à 1836, la population indiquée ne reflète que celle d'Athos, encore séparé d’Aspis, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[12].

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836
172 176 160 176 150 165
(Sources : Cassini)

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Vestiges du château d'Athos-Aspis, où vécut le mousquetaire Athos

On peut voir à Athos la maison Lascampagnes, du consul Gourlat, et maison Bouchoô, maison natale de Mgr Bouchoô.

Aspis garde son château du XIVe siècle face au gave, avec terrasse et porte à rinceaux.. On y trouve encore l'emplacement de l'ancienne église et de l'ancienne école.

À Athos, outre l'église d'origine romane, se dressent l'ancien fief de Moliède d'Athos où se trouvait un bac célèbre et les ruines d'un moulin.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre d'origine romane, recèle un bénitier renaissance et une Vierge en bois polychrome. Derrière l'autel se trouve la sépulture de Jeanne du Peyrer « dame d'Athos et d'Aspis » mère du mousquetaire. Le portail renaissance possède un chrisme du XIVe siècle à l'envers (il s'agit sans doute d'une pierre de réemploi).

Le cimetière présente une sépulture de l'ingénieur concepteur du pont de Sauveterre et d'Edmond Gourlat, consul de France et personnalité locale.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La naissance du mousquetaire Athos dans la commune est sujette à discussion. Une plaque près de l'église rappelle qu'il est né dans la maison Lassalle dont il ne reste que des pans de murs mais le village d'Autevielle revendique aussi sa naissance, tout comme la maison forte de Moliède d'Athos, dont il reste de forts murs.

Athos est la patrie de Jean-Baptiste Boucho, né dans la maison Bouchoô en 1797, vicaire apostolique français de la presqu'île de Malacca.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Athos-Aspis
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae et af Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 7 juillet 2012)
  5. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  6. a, b, c, d, e et f Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3), page 201
  7. a et b Cartulaire de l'abbaye Saint-Jean de Sorde, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  8. a et b Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux,‎ 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  10. a, b, c et d Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. a, b, c, d, e et f Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. a et b Fiche d'Aspis sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  13. Information du panneau de présentation de l'église Saint-Pierre d'Athos, sur site
  14. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 25 mai 2014)
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Historial d'Athos et d'Aspis d'Alexis Ichas

Articles connexes[modifier | modifier le code]