Lées-Athas

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Lées-Athas
Mairie-école et fronton à Lées
Mairie-école et fronton à Lées
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Accous
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Aspe
Maire
Mandat
Patrick Maunas
2014-2020
Code postal 64490
Code commune 64330
Démographie
Population
municipale
295 hab. (2011)
Densité 6,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 58′ 32″ N 0° 37′ 14″ O / 42.9756, -0.62055555555642° 58′ 32″ Nord 0° 37′ 14″ Ouest / 42.9756, -0.620555555556  
Altitude Min. 417 m – Max. 2 503 m
Superficie 44,81 km2
Localisation

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Lées-Athas
Vue du village de Lées
Entrée du village d'Athas
Ruisseau le Malugar à Athas
Moulin d'eau à Lées

Lées-Athas est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la vallée d'Aspe.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le gave d'Aspe et ses affluents :

  • la Berthe
  • le ruisseau de Copen
  • le ruisseau le Malugar

Le ruisseau l'Aidy, affluent du gave de Lourdios (lui-même affluent du gave d'Aspe) traverse le territoire de la commune.
Le ruisseau de Lauga, affluent du gave de Lescun, arrose également la commune :

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Lées
  • Athas
  • Anich
  • Cuyalars du Boué
  • Eygarry
  • Peyraube
  • Asuns
  • Anie
  • Camblong

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lées /lés/ apparaît[1] sous les formes Léès (1215, cartulaire de l'évêché d'Oloron[2]), Leet (1449, règlements de la Cour Majour de Béarn[3]), Les (1538, réformation de Béarn[4]), Sancta-Maria de Lées (1603, insinuations du diocèse d'Oloron[5]).

Le village d'Athas /atas/ apparaît[1] quant à lui sous les formes Atass (1154[6], cité par Jean Vignau-Lous[7]), Atas (1250, for d'Aspe[8]), Attas/Athas (1591[6], cité par Jean Vignau-Lous[7]), Sanctus Felix d'Atas et Sent Phelip d'Ataas (1608, insinuations du diocèse d'Oloron[5]) et Atas sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[6]. Athas est probablement un dérivé en -atz/-as du basque athe 'porte'[6].

Son nom gascon est Lées-Atàs.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385[1], Lées comptait 29 feux et dépendait du bailliage d'Aspe.
Paul Raymond[1] mentionne l'existence d'une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Louis Loustau-Chartez    
2001 2006 Pierre Moulia SE  
2006 2008 Jean Bourdaa PRG  
2008 2014 Jean Bourdaa PRG  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[9] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de télévision d'Oloron - Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat intercommunal d'aide matérielle à la scolarisation en vallée d'Aspe ;
  • le syndicat mixte du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 295 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
863 911 920 955 895 910 893 911 898
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
857 824 754 699 676 645 641 602 598
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
580 565 548 543 502 514 501 440 392
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
348 312 278 243 241 264 292 289 291
2011 - - - - - - - -
295 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage (bovins et ovins). La fabrication de fromages fermiers est également une des ressources de la commune. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Une scierie est actuellement en activité.
La pureté des eaux des gaves pyrénéens a en outre permis le développement de la pisciculture.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Maisons des XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles (four à pain, étable, porcherie, fenil).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Ěglise Notre-Dame d'origine romane XIIe siècle (Lées).
  • Église Saint-Félix XVe siècle (Athas).

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le val de Copen (9 ha) est un des sites du conservatoire régional des espaces naturels des Pyrénées.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune possède une école élémentaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  2. cité par Pierre de Marca dans son Histoire de Béarn
  3. Manuscrits du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. Collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. a et b Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a, b, c et d Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  7. a et b Jean Vignau-Lous, Promenade archéologique en Vallée d'Aspe, collection des Amis des églises anciennes du Béarn,‎ 1977
  8. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 12 juin 2014)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]