Lucq-de-Béarn

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Lucq-de-Béarn
Image illustrative de l'article Lucq-de-Béarn
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Monein
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq
Maire
Mandat
Albert Lasserre-Bisconte
2014-2020
Code postal 64360
Code commune 64359
Démographie
Population
municipale
974 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 18″ N 0° 39′ 27″ O / 43.2883, -0.657543° 17′ 18″ Nord 0° 39′ 27″ Ouest / 43.2883, -0.6575  
Altitude Min. 136 m – Max. 329 m
Superficie 48,77 km2
Localisation

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Lucq-de-Béarn est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Lucquois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Pyrénées-Atlantiques, Lucq-de-Béarn se trouve au centre du triangle Oloron-Sainte-Marie - Monein - Navarrenx, à 35 km environ au sud-ouest de Pau. Lucq-de-Béarn fait partie des communes les plus étendues de France[réf. nécessaire] avec une distance de plus de 15 km entre chacune de ses extrémités les plus éloignées. Le paysage est vallonné avec un point culminant à 333m d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[2] par des affluents du gave de Pau, les ruisseaux le Laà (et par son tributaire, le ruisseau le Bounchoun) et le Géu et par des affluents du gave d'Oloron, les ruisseaux l'Auronce, le Laüs et le Layoû.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Les Affites
  • Auronce
  • Bernateix
  • Bieilh
  • Bordes
  • Broucaret
  • Cap de Layoû, où naît le Layoû
  • Labaigt
  • Lamarquette (premier quartier du Lucq en venant de l'ouest)
  • Marquemale 'limite dangereuse'
  • Marquessouquere
  • Parlayoû 'environs du Layoû', vallon au sud de Cap de Layoû
  • Saint-Michel

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lucq, du latin lucus 'bois sacré', apparaît sous les formes Villa de Luco, villa quœ vocatur Luc et Sanctus-Vincentius de Sylva-Bona (respectivement Xe[3] et XIe[3] siècles, cartulaire de l'abbaye de Lucq[4]), Lucus (1323[3], censier de Béarn[5]), Sent-Bisentz de Luc et lo mostier de Sent-Vinssentz de Luc (respectivement 1365[3] et 1426[3], notaires de Lucq-de-Béarn[6]).

Il vient du latin lucum, 'bois' ou 'forêt'[7].

Son nom béarnais est Luc.

Les Affites, hameau de Lucq-de-Béarn, apparaît sous les formes La marque de las Afiites (1562, censier de Lucq[8]) et Les Affittes (1691, comptes de l'évêché d'Oloron[9]).

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville se développa autour de l´abbaye Saint-Vincent. Paul Raymond[3] note que la commune comptait une abbaye de bénédictins fondée au Xe siècle par Guillaume Sanche.

En 1385, Lucq dépendait du bailliage de Navarrenx et comptait 241 feux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Joseph Domecq    
2001 2008 Albert Lasserre-Bisconte    
2008 2014 Albert Lasserre-Bisconte    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de deux structures intercommunales[10] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 974 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 643 2 639 2 685 2 543 2 607 2 613 2 607 2 422 2 505
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 347 2 175 2 064 2 208 2 302 2 061 1 962 1 854 1 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 849 1 882 1 892 1 565 1 568 1 488 1 444 1 407 1 263
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 220 1 100 1 021 1 007 933 969 966 974 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et du Béarn. et de celle de l'ossau-iraty.
L'activité principale de la région est l'agro-alimentaire et l'élevage.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La commune est située sur une voie alternative du chemin du Piedmont pyrénéen (ou el cami deu pé de la coste), itinéraire secondaire du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

L'ancienne abbaye date[13] du XIIe siècle et a été classée aux monuments historiques en 1990.

L'église Saint-Vincent-Diacre est également très ancienne[14] (XIe siècle) et a été remaniée plusieurs fois jusqu'au XIXe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les graves du Larus sont un site naturel remarquable géré par le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine[15] depuis 1999. Ce site offre un paysage et une nature uniques et préservés dans un environnement très agricole. Traversé par le ruisseau du même nom, sa situation en fond de vallon a favorisé le maintien de milieux humides rares à l'origine d'une biodiversité remarquable. En lien avec un circuit local de randonnée ce site constitue un lieu de découverte naturaliste de grand intérêt. Un livret pédagogique a été réalisé pour agrémenter la balade. Il est disponible dans plusieurs lieux touristiques locaux tels que certains gîtes.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Lucq-de-Béarn
  3. a, b, c, d, e et f Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  5. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Notaires de Lucq-de-Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3), page 195
  8. Manuscrit de 1562 - Archives de la mairie de Lucq-de-Béarn
  9. Manuscrit du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 14 juin 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'ancienne abbaye
  14. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Vincent-Diacre
  15. Le site du CEN Aquitaine

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]