Arros-de-Nay

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Arros-de-Nay
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Nay-Ouest
Intercommunalité communauté de communes du Pays de Nay
Maire
Mandat
Gérard d'Arros
2014-2020
Code postal 64800
Code commune 64054
Démographie
Gentilé Arrosiens
Population
municipale
815 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 12′ 01″ N 0° 17′ 09″ O / 43.2003, -0.28583333333343° 12′ 01″ Nord 0° 17′ 09″ Ouest / 43.2003, -0.285833333333  
Altitude Min. 230 m – Max. 421 m
Superficie 13,47 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.arrosdenay.fr/

Arros-de-Nay est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Arrosien[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine, au cœur de la plaine entre les collines boisées et le gave de Pau, le village d'Arros-de-Nay s’étend sur une superficie de 1 347 hectares. Arros-de-Nay est administrée par le département des Pyrénées-Atlantiques depuis 1969 (auparavant département des Basses-Pyrénées depuis 1793). La commune compte environ 300 habitations. L’altitude varie de 230 mètres à 421 mètres, avec 243 mètres au centre du village. C’est une des plus grandes superficies communales de la région avec des zones de plaines et des zones vallonnées comprenant un habitat regroupé en son centre et dans les hameaux, dispersé ailleurs. Le plus célèbre des hameaux, celui des Labassères tient son nom de la carrière de pierres dites "les labasses".

La commune est située à l'est du département, à environ vingt kilomètres au sud-est de Pau et à mi-distance entre la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et Lourdes.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 37, 288 et 936.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l'Adour, sont arrosées[3] par le Luz, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, les ruisseaux le Luz de Casalis et le Petit Béez ainsi que par le canal de l'Escourre.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Arros apparaît sous les formes Arrossium (1100[5], titres de Mifaget), Arros (1120[6], Pierre de Marca[7]) Arrode et Rode (XIIe siècle[5] pour ces deux formes, Pierre de Marca[7]), B. d’Arros, sieur d’Arrode (1137[6], règlement de la Cour Major, Pierre de Marca[7]), Arros (1286, cartulaire du château de Pau[8]), et Arros sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[6]).

Son nom béarnais est Arros de Nai. Michel Grosclaude[6], quoique avec les plus grandes réserves, penche pour une racine aquitaine (h)arr (« pierre, rocher ») augmenté du suffixe -ossum, qui donnerait donc « endroit où il y a des rochers ».

Bées est un hydronyme désignant le Petit Béez, déjà mentionné sous la graphie le Bée en 1675[5] (réformation de Béarn[9]).

Bié est le nom d’une ferme dont mention est faite en 1385[5] sous la forme Bier (censier de Béarn[10]).

Bozom est le nom d’une ferme d’Arros, qui apparaît sous les formes la Monyoge de Bosom (1536, réformation de Béarn[9]) et Bouzoum (1863[5], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Le château d’Espalungue est mentionné dans le dictionnaire de 1863[5].

Laragnous (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque) était une ferme d’Arros dont l’existence est attestée en 1385[5] (censier de Béarn[10]) sous la graphie Laranhoet.

Le 27 janvier 1932, le préfet invoquant des méprises administratives consécutives à la pluralité des Arros dans le département, (Arros canton de Nay, Arros canton d'Oloron) décidait d'associer le nom du chef-lieu de canton à celui de la commune et demandait au conseil municipal d'entériner sa décision. Le conseil de l’époque s'exécuta.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Les premières traces du village remontent au XIe siècle, cité sous le nom d’Arrossium ('lieu ou l’on trouve les rochers'). Au XIIe siècle, une famille noble (de Rode, d’Arrode puis d’Arros) qui possédait les seigneuries de Rode, Vauzé et la viguerie de Lembeye prit possession du fief qui devint par la suite Arrode puis Arros.

Paul Raymond[5] note qu'en 1385, Arros comptait quarante-quatre feux et dépendait du bailliage de Pau. Arros, et ses hameaux jusqu’à Bosdarros ('bois d’Arros'), constituait en 1385, la septième[5] des douze grandes baronnies du Béarn.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à cinq losanges de sable ordonnées trois et deux.
Commentaires : Chacune des fusées représente un des cinq quartiers : le Bourg (ou quartier du château), Moun de Rey, Bois de Bié, Les Labassères, le Petit Hameau[11],[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Arros-de-Nay[13]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1796 Jean Laban dit Mousempez    
1796 1799 Jean Lassus    
1799 1802 Jean Grilhere (fils) dit Grilhou    
1802 1805 Joseph Miramon    
1805 1809 Jean-Baptiste d'Espalungue    
1835   Miramon fils    
1867 1871 Miramon    
1871 1882 Suberbielle    
1882 1887 Henri d'Espalungue    
1887 1888 Alexis Barrère    
1888 1896 Marcel Miramon    
1896 1900 Armand d'Espalungue    
1900 1904 Jean-Alexis Dufau    
1904 1912 Armand d'Espalungue    
1912 1919 Jean Dufau    
1919 1923 Édouard Meniche    
1961 1977 Léon Fiol    
1977 1983 Jean Buisson    
1983 1995 Jean Berrette    
1995 2001 André Broqué    
2001 en cours Georges Bordenave    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Arros-de-Nay appartient à cinq structures intercommunales[14] :

  • la communauté de communes du Pays de Nay ;
  • le syndicat d’eau potable et d’assainissement du Pays de Nay ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du Luz.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 815 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 069 842 1 017 1 158 1 100 1 170 1 164 1 110 1 121
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 124 1 164 1 104 1 007 965 986 928 903 932
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
907 911 837 751 725 764 712 629 643
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
605 582 681 816 817 728 728 815 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Arros-de-Nay fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château d'Arros[17] ou d'Espalingues date partiellement du XVIIe siècle. Son inscription par les monuments historiques date de 1988.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jacques-le-Majeur.

L'église Saint-Jacques-le-Majeur[18] fut édifiée en 1835. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

Arros-de-Nay dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  3. Notice du Sandre sur Arros-de-Nay, consultée le 28 juin 2009
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br et bs Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 11 mars 2012)
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. a, b, c et d Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  7. a, b et c D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  8. Manuscrits en deux volumes, XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Armorial de France
  12. Page culture et histoire du site de la commune
  13. Liste des maires sur le site de la mairie
  14. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 22 juin 2014)
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  17. « Le château d'Arros », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « L'église Saint-Jacques-le-Majeur », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]