Sauveterre-de-Béarn

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Sauveterre-de-Béarn
Pont fortifié dit « pont de la Légende »
Pont fortifié dit « pont de la Légende »
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Sauveterre-de-Béarn
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn
Maire
Mandat
Jean Labour
2008-2014
Code postal 64390
Code commune 64513
Démographie
Population
municipale
1 350 hab. (2007)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 02″ N 0° 56′ 19″ W / 43.4006, -0.93861111111143° 24′ 02″ Nord
       0° 56′ 19″ Ouest
/ 43.4006, -0.938611111111
  
Altitude Min. 44 m — Max. 205 m
Superficie 14,54 km2
Localisation

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Sauveterre-de-Béarn est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.

Le gentilé est Sauveterrien[1].

Sommaire

Géographie [modifier]

Paysage depuis Sauveterre-de-Béarn.
La chapelle Saint-Martin à Sunarthe

Le bourg est bâti sur un escarpement qui domine le gave d'Oloron.

Hydrographie [modifier]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, l'arrèc Héuré (et les affluents de ce dernier, l'arrèc Baraillou, le ruisseau de Mailhos et l'arriou de Berdigué), l'Arrioutèque[3] (et l'affluent de ce dernier, le ruisseau de Rance).

Lieux-dits et hameaux [modifier]

  • les Agnès ;
  • las Bordes ;
  • Castéra ;
  • Oreyte (uni en 1829 à Sauveterre-de-Béarn) ;
  • Sunarthe (uni en 1829 à Sauveterre-de-Béarn) ;
  • la Ville.

Communes limitrophes [modifier]

Toponymie [modifier]

Le toponyme Sauveterre est mentionné dès le XIe siècle[3] (d'après Pierre de Marca[4]), et apparaît sous les formes Salvaterra (1235[3], réformation de Béarn[5]), Sanctus-Andreas de Salvaterra (1251[3], cartulaire d'Oloron[6]), Saubaterra (1253[3], titres de Béarn[7]), Saubeterre (1273[3], hommages de Béarn[8]), Saubaterre (XIIIe siècle[3], fors de Béarn[9]), Sent-Anthoni de Saubaterre (1471[3], contrats d'Ohix[10]) et Salvatierra (1520[3], titres de Béarn[7]).

Les Agnès, hameau de Sauveterre, est mentionné sous la forme lo parsan deus Aignes en 1538[3] (réformation de Béarn[5]).

Son nom béarnais est Sauvatèrra de Bearn.

Le toponyme Oreyte apparaît sous les formes Oreite (1273[3]), Oreyta (1305[3], titres de Béarn[7]), Oreyte (1307[3], cartulaire d'Orthez[11]), Erreyti (1397[3], notaires de Navarrenx[12]), Horeyte (1538[3], réformation de Béarn[5]) et Oréite (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]).

Rioutèque ou Arrioutèque, est un hydronyme désignant un affluent du gave de Pau, cité sous les graphies l'arriu de Ariuteca (1538[3], réformation de Béarn[5]) et Riutèque (1863[3], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Le toponyme Sunarthe apparaît sous les formes Sunarte (1385[3], censier de Béarn[13]) et Sunarta (1538[3], réformation de Béarn[5]).

Histoire [modifier]

Paul Raymond[3] note qu'en 1385, Sauveterre comptait 226 feux. Son bailliage comprenait les paroisses de Carresse, Cassaber, Sauveterre, et celles incluses dans les subdivisions de Garenx[14] et dans la viguerie de Mongaston[15].

Au XIIe siècle[3], le sceau de Sauveterre représentait une vache surmontée d'une croix.

En 1829, Oreyte et Sunarthe sont réunis à Sauveterre-de-Béarn.

Le 7 décembre 1901 eut lieu l'ouverture au service voyageurs de la ligne d'Oloron à Sauveterre-de-Béarn (compagnie du chemin de fer de Pau-Oloron-Mauléon et du tramway de Bayonne à Biarritz).

Héraldique [modifier]

Blason Blasonnement :
De sinople à la vache d'or, au chef cousu d'azur chargé d'une croisette pattée d'argent.

Administration [modifier]

La mairie
Le monument aux morts
Ruelles de Sauveterre-de-Béarn
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1904   Léon Bérard centre-gauche président du conseil général,
député (1910-1927), sénateur (1928-1944),
plusieurs fois ministre, ambassadeur au Vatican (1941-1944)
1995 2008 Jean Labour    
2008 en cours Jean Labour    

Intercommunalité [modifier]

La commune fait partie de sept structures intercommunales :

  • communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn
  • centre intercommunal d'action sociale de Sauveterre-de-Béarn
  • syndicat intercommunal des gaves d'Oloron et de Mauléon
  • syndicat intercommunal des Gaves et du Saleys
  • syndicat AEP de Sauveterre-de-Béarn
  • syndicat AEP de la région du Saleys
  • syndicat départemental d'électrification.

Jumelages [modifier]

Drapeau de l'Espagne Gurrea de Gállego (Espagne) depuis 1993[16]

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 1 384 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 166 1 105 1 284 1 368 1 632 1 518 1 629 1 696 1 627
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 606 1 544 1 505 1 388 1 518 1 522 1 602 1 553 1 556
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 586 1 564 1 534 1 289 1 295 1 380 1 221 1 238 1 218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 264 1 354 1 572 1 515 1 366 1 304 1 352 1 350 1 347
2009 2010 - - - - - - -
1 355 1 384 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[17] puis Insee à partir de 1968[18].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

L'activité est principalement agricole, agro-alimentaire (conserverie) et touristique. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine [modifier]

Patrimoine civil [modifier]

La tour Monréal
  • le pont de la Légende[19] : autrefois, trois ponts reliaient la rive droite à la rive gauche du gave d'Oloron, mais en 1732, une violente crue emporta les trois ponts. Il ne reste désormais plus qu'un morceau du pont fortifié. C'est sur ce pont que Sancie aurait subi le jugement de Dieu en 1170. Gaston VII Moncade (1229 - 1290) et Gaston Fébus (1349 - 1391) ont ensuite fortifié ce pont en y ajoutant tour, escalier à vis, chambre de manœuvre, bretèche et pont-levis. À l'entrée du pont, se trouvait un vieil hôpital Saint-Jacques des pèlerins de Compostelle. À cet endroit, il y a désormais un hôtel.
  • la tour Monréal[20] bâtie au cours du XIIe siècle, haute de 33 mètres, servait à surveiller les incursions espagnoles et basques.
  • le pigeonnier de Coulomme date de 1640.
  • la maison Montpribat[21] du XVIIe siècle, est inscrite aux monuments historiques depuis 1981.
  • l'arsenal[22] date du XVe siècle.
  • Le monument aux morts réalisé par le sculpteur Ernest Gabard.
  • Le château vicomtal bâti par Gaston VII Moncade (1229 - 1290) au XIIIe siècle.

Patrimoine religieux [modifier]

Sauveterre-de-Béarn, l'église Saint-André
À Sunarte sur le chemin de Saint Jacques, la voie de Vézelay

Équipements [modifier]

La commune dispose d'une école primaire, d'un collège laïc, le collège Reine Sancie, d'une école et d'un collège privés, le collège Saint-Joseph, et d'une école agricole (lycée privé rural Notre-Dame).

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Léon Bérard, (1876-1960) avocat né à Sauveterre-de-Béarn, maire de Sauveterre de 1904 à 1908, secrétaire d'État en 1912, ministre de l'instruction publique de 1919 à 1924. En 1940, Laval le nomme ambassadeur de France au Vatican. Il entre à l'Académie Française en 1934. Il meurt à Paris en 1960 et est enterré à St Gladie (4 km de Sauveterre-de-Béarn).
  • Pierre-Henri Teitgen, est né le 29 mai 1908 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Il fut ministre de la Justice en 1945 et 1946 et ministre d'État chargé de l'Information en 1949-1950. Décédé à Paris le 6 avril 1997, il est inhumé à Sauveterre-de-Béarn dans le cimetière à côté de la chapelle Saint-Martin de Sunarthe.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Sauveterre-de-Béarn
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  5. a, b, c, d et e Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Titres publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  7. a, b et c Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrit de 1343 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Cartulaire d'Orthez, dit Martinet, manuscrit du XIVe siècle au XVIIe siècle - Archives de la mairie d'Orthez
  12. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. La subdivision de Garenx comprenait Abitain, Andrein, Athos, Autevielle-Saint-Martin, Burgaronne, le bois de Laudure (commune de Salies), Orion, les Sept-Bordes (un des trois quartiers de l'Hôpital-d'Orion) et Sunarthe.
  15. La viguerie de Montaston comprenait Campagne (commune de Tabaille-Usquain), Charre, Haute (village de Charre), Lichos et Rivehaute.
  16. Annuaire des villes jumelées
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  19. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'ancien pont
  20. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur le château de Monréal
  21. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur la maison Montpribat
  22. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'arsenal
  23. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-André

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
Coquille Saint-Jacques
Via Lemovicensis
(? km jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle)
Ostabat
(Ostabat-Asme)