Sarrance

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Sarrance
Sarrance se détachant sur la vallée d'Aspe
Sarrance se détachant sur la vallée d'Aspe
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Accous
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Aspe
Maire
Mandat
Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet
2014-2020
Code postal 64490
Code commune 64506
Démographie
Population
municipale
191 hab. (2011)
Densité 4,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 03′ 08″ N 0° 36′ 03″ O / 43.0522, -0.60083333333343° 03′ 08″ Nord 0° 36′ 03″ Ouest / 43.0522, -0.600833333333  
Altitude Min. 314 m – Max. 1 869 m
Superficie 46,8 km2
Localisation

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Sarrance est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Sarrançais.

Mairie - école
Clocher de l'église Notre-Dame
La Vierge de Sarrance
Le cloître de l'église
Sarrance, vue générale.
Lavoir

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la vallée d'Aspe.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le gave d'Aspe et ses affluents :

  • le ruisseau l'Aulouret
  • le ruisseau l'Aygue Bère et ses affluents :
    • le ruisseau de Coucourou et son affluent :
      • le ruisseau de la Coume
    • le ruisseau de la Lie
    • l'arrèc de la Méninère
    • le ruisseau de Saillen
  • le ruisseau de Bosdapous
  • le ruisseau d'Espalungue
  • l'arrèc de Coueyla
  • le ruisseau le Gassat
  • le ruisseau d'Isson
  • l'arrèc de la Poursiouque

La commune est également arrosée par un affluent du gave de Lourdios (affluent du gave d'Aspe) :

  • le ruisseau Arric

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • le bois d'Aran
  • Araut
  • le Bourg
  • Gey
  • Ichère
  • Sayquet

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Sarrance apparaît sous les formes Sarrancia (Oratorium Beatæ de Sarrancia, 1345[1], titres de Béarn[2]), Sarransce et Nostre-Done de Sarranse (respectivement 1396[1] et 1450[1], notaires de Lucq-de-Béarn[3]).

Il vient du latin médiéval serrare (fermer), suivi du suffixe -antia et signifie fermeture, rétrécissement, défilé[4].

Son nom béarnais est Sarrança.

Le bois d'Aran et Araut sont mentionnés en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lieu de pèlerinage depuis qu'un pâtre du Moyen Âge a trouvé, dans la Vallée d'Aspe, une statue de la Vierge.
La commune de Sarrance est devenue indépendante de celle de Bedous le 22 mai 1778[1].
Paul Raymond[1] note l'existence d'une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.
Marguerite de Navarre (1492-1549) écrivit son Heptaméron (recueil inachevé de contes] à Sarrance.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet    
2008 2014 Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[5] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de télévision d'Oloron - Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat intercommunal d'aide matérielle à la scolarisation en vallée d'Aspe ;
  • le syndicat mixte du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 191 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 108 915 1 079 1 130 1 226 1 212 1 271 1 230 1 206
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 171 1 140 1 008 953 910 868 785 777 753
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
722 765 815 569 585 602 495 452 342
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
429 214 224 229 228 233 218 214 196
2011 - - - - - - - -
191 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage (bovins et ovins). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
La pureté des gaves permit le développement de la pisciculture.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Maisons des XVIIe et XVIIIe siècles (étable, four à pain).
  • Maison de maître du XVIIIe siècle.
  • Fontaine et lavoir du XIXe siècle.
  • Gare sur la ligne Pau-Canfranc, fermée au trafic depuis 1970. Une action déterminée des usagers[8] et du Conseil régional d'Aquitaine permettra la réouverture de la ligne, dans un premier temps de Pau à Bedous en 2011.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Prieuré de chanoines Prémontrés, XIe et XIIe siècles, rénové aux XVIIe et XIXe siècle.
  • Cloître à étage du couvent des Prémontrés, contigu à l'église, XVIIe siècle.
  • Chapelle Notre-Dame de la Pierre, fin XVIIIe siècle.
  • Étape de la via Tolosane, nom latin d'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  2. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  3. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, edicions reclams Escola Gaston Febus, 2006 p.46
  5. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. Jean-Luc Palacio, — Le tunnel de l'absurde. Un couloir à camions en vallée d'Aspe ? 2001.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]