Aubertin

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Aubertin
Mairie d'Aubertin
Mairie d'Aubertin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Lasseube
Intercommunalité Communauté de communes du Miey de Béarn
Maire
Mandat
Martine Rodriguez
2014-2020
Code postal 64290
Code commune 64072
Démographie
Gentilé Aubertinois
Population
municipale
659 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 29″ N 0° 28′ 57″ O / 43.2747, -0.4825 ()43° 16′ 29″ Nord 0° 28′ 57″ Ouest / 43.2747, -0.4825 ()  
Altitude Min. 150 m – Max. 347 m
Superficie 17,16 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.aubertin.fr/

Aubertin est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Aubertinois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Aubertin se situe dans le Béarn, à 16 km de Pau par la route et à 10 km à vol d'oiseau. Paysage Aubertin Pyrénées

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 146, 346 et 534.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, située dans le bassin versant de l'Adour, est traversée par des affluents du gave de Pau, les ruisseaux la Bayse et la Juscle, ainsi que par un tributaire de celle-ci le Jusclet. Des affluents de la Bayse sont également présents sur la commune, les ruisseaux le Bert, de Rouède et de Houchou, ainsi qu'un tributaire de ce dernier, le ruisseau Haget.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Quartiers d’Aubertin dans le cadastre napoléonien de 1833 :
Alicq, Arradet, Arrebot, Barbé, Baudorre, Bergerou, Béteille, Burret, Casalère, Castet, Catalaa, Causit, Cazenave, Château, Couy, Dourrou, Escoumes, Estrade, Gras, Haget, Hourcade, Hourquet, Jagou, Labarthe, Labegorre, Lacoste, Lacoude, Lahots, Lalaué, Lamasouère, Lasahites, Lèbe, Lespees, Lous, Mourthé, Pelat, Poeydevant, Rebolle, Reyau, Saliou, Sartou, Soldat, Talabot, Vignau.

Quartiers d’Aubertin dans le cadastre actuel :
Arizet, Arrebot, Baherle, Barbé, Barthe (la), Bayle, Benguères, Bergerou, Bois de Haut-Est, Bourgneuf, Catalaa, Caussit, Château (le), Couy, Dophiné, Gouadelabat, Gras, Haget, Hosses (las), Hourcade, Jagou, Juscle (la), Labarthe, Labassette, Labegorre, Labory, Lacoste, Lahitole, Lamasouère, Lanot, Lasahites, Lèbe, Lous, Loustau, Mayaire, Penen, Peyrenère, Plaa (lou), Poeydevant, Poumade, Prudette, Reyau, Rouède, Sedze, Soldat, Vignau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Parmi les hypothèses émises sur l’origine du toponyme Aubertin, Michel Grosclaude privilégie celle d’un nom d’homme gascon (diminutif d’Aubert) ou latin (Albertinus) plutôt que germain (Adalbehrt)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lorsque le toponyme Aubertin apparaît, dans des textes du début du XIIe siècle[3], il est bien difficile de lui associer un territoire précis. Ce que l’on sait, c’est qu’il existait une hêtraie d’Aubertin (Faget d’Aubertii), au milieu de laquelle Gaston IV de Béarn, dit le Croisé, entreprend la construction d’un hôpital dans les années 1115-1118[4]. Cette fondation est contestée par le seigneur de Bedosse et ses descendants qui revendiquent la propriété du sol. La charte Albertine signée en 1128 résout le litige et permet le développement de l’hôpital, auquel viennent s’ajouter peu après une église, un cloître et un cimetière. Les terres cultivables s’étendent de la rive gauche de la Bayse jusqu’au sommet du coteau vers l’ouest, sur le territoire de l’actuel village de Lacommande[5]. Au début du XIIIe siècle, ce lieu devient commanderie d’Aubertin, antenne principale du prieuré de Sainte-Christine-du-Somport sur le versant nord des Pyrénées[6]. Par contre, l’origine de la famille de Bedosse et l’extension de son domaine restent inconnus. Pendant des siècles, c’est Monein qui ne cessera de revendiquer la propriété de cette enclave de la commanderie d’Aubertin[7].

Des textes du milieu du XIIe siècle font aussi état d’une seigneurie d’Artiguelouve qui s’étend, entre gave de Pau et Bayse, sur les actuelles communes d’Artiguelouve et d’Aubertin. Ainsi, en l’an 1160, Guillaume d’Artiguelouve et un dénommé Loup Bergunh donnent et vendent au prieuré de Sainte-Christine-du-Somport et à l’hôpital d’Aubertin des terres et des bois situés sur la rive droite de la Bayse pour le pacage de leurs troupeaux[8].

Si le territoire de l’actuel village d’Aubertin est resté longtemps dans l’orbite de la seigneurie d’Artiguelouve[9], la plupart des habitants semblent avoir fréquenté depuis les origines l’église de la commanderie. Le dénombrement de Gaston Febus, en 1385, fait état d’une paroisse d’Aubertii distincte de celle d’Artiguelobe[10]. Elle comporte un total de 46 feux, parmi lesquels 3 sont explicitement de l’hôpital d’Aubertin.

En 1402, le seigneur d’Artiguelouve fait cause commune avec la commanderie d’Aubertin dans un procès les opposant à la communauté de Monein[11], mais, en 1538, le commandeur d’Aubertin Jean de Borau signale qu’Arnaud Guilhem d’Artiguelouve a usurpé des droits sur la commanderie[12]. Les relations entre les deux communautés sont donc étroites mais fluctuantes.

Lorsque Arnaud Guilhem d’Artiguelouve se marie avec Anne d’Albret, le 9 février 1534[13], il est dit seigneur d’Artiguelouve, d’Aubertin et de Montardon et paraît être au faîte de sa gloire. Cependant, la situation va progressivement se dégrader au fil des générations suivantes[14]. Vers 1555, son fils Arnaud vend la moitié de la dîme d'Artiguelouve et la dîme d'Aubertin à Peyrot de Pédelaborde de Lagor[15]. Bientôt, il n’est plus désigné que comme seigneur d’Artiguelouve et d’Aubertin, ce qui implique la vente définitive de la seigneurie de Montardon[16]. D’autre part, les habitants d’Aubertin disposent d’une certaine autonomie dans la gestion de leurs affaires puisqu’ils sont représentés, dès 1570, par un syndic et 5 jurats lors d’un épisode de la Réforme protestante[17].Vers 1583, Arnaud d’Artiguelouve leur affiève des bois d’Aubertin et les prend comme caution solidaire pour un emprunt[18]. Bernard, qui succède à Arnaud, reste seigneur d’Artiguelouve et d’Aubertin, mais les dettes s’accumulent. C’est son fils Jean qui est contraint de vendre le château et les terres d’Aubertin à François de Navailles le 30 juin 1640[19]. Pour finir, Jean vend la seigneurie d’Artiguelouve elle-même à Pierre de Fouron, le 11 avril 1642[20].

Le 30 juin 1640 est donc une date cruciale dans l’histoire d’Aubertin. Elle affirme l’identité du village et marque l’apparition d’un nouveau centre de pouvoir entre une seigneurie d’Artiguelouve qui se délite et une commanderie qui vient de passer, après la Réforme, sous le contrôle des Barnabites de Lescar. Cinq générations de Navailles-Mirepeix vont se succéder à Aubertin. Le dernier en date, Louis-François, dénombre son domaine d’Aubertin à l’intention du Parlement de Navarre, le 8 juillet 1776[21]. Ce document donne une image assez précise de la seigneurie d’Aubertin avant la Révolution française[22].

Quelques années auparavant, en 1773, il avait initié un projet de construction d’une église près de son château, avec l’appui de l’évêque d’Oloron. Cependant, ce projet n’aboutit pas car Louis-François de Navailles émigre en Espagne à la Révolution. Les Aubertinois continuent de devoir fréquenter, et financer en grande partie, l’église Saint-Blaise de Lacommande, le cimetière adjacent et le presbytère, alors que deux communes distinctes ont été créées en 1790. Elles vont néanmoins continuer à ne former qu’une seule paroisse jusqu‘en 1867, date de l’inauguration d’une église à Aubertin et nouveau tournant historique: un centre de village va enfin pouvoir se développer autour de son clocher, auquel vont venir s’ajouter un cimetière, un presbytère, une mairie et une école[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Aubertin
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1805 Bascourret    
1805 1807 Pouey-Davant    
1807 1811 Jean Labory    
1811 1815 Bascourret dit Espaa    
1815 1816 Jean-Louis Poey-Davant    
1816 1831 Bayle    
1831 1842 Jean Reyau    
1842 1848 Jean Casalet    
1848 1853 Jean Hourcade dit Loume    
1853 1857 Augustin Casalet    
1857 1865 Jean-Marie Labory dit Alicq    
1865 1871 Jean Vignau    
1871 1876 Jean Larrague    
1876 1892 Barthélémy Hourcade    
1892 1896 Jean Sarragnacq    
1896 1924 Joseph Loustalot    
1924 1925 Jérome Louné    
1925 1944 Pierre Labayrade    
1944 1945 Lucien Darribau    
1945 1965 François Cassieula    
1965 1976 René Camy    
1976 2001 Lucien Hondet    
2001 2014 Philippe Boillot    
2014 en cours Martine Rodriguez    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[24] :

  • la communauté de communes du Miey de Béarn ;
  • le SIVOM du canton de Lasseube ;
  • le SIVU pour l'aménagement et la gestion des cours d'eau du bassin des Baïses ;
  • le syndicat d'aménagement du bassin versant de la Juscle et de ses affluents ;
  • le syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement Gave et Baïse.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 659 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 150 1 103 1 168 970 1 065 1 102 1 098 1 081 1 089
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 002 901 912 912 928 851 854 826 850
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
825 822 796 644 626 573 554 533 473
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
456 398 455 571 607 632 629 627 649
2011 - - - - - - - -
659 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique


Aubertin fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

  • La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et du Béarn. Son activité est essentiellement agricole. Aubertin fait également partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
  • En 1966, la Société Nationale des Pétroles d’Aquitaine (SNPA) découvre du gaz à Aubertin. Deux puits de gaz sont encore en activité.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Très ancien pont sur la Bayse au lieu-dit Goua-de-Labat
Pont du Goua de Labat
  • Château de Navailles
Château de Navailles

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Augustin a été inaugurée en août 1867[27]. Un porche a été ajouté devant le clocher au XXe siècle.
Une chapelle avait été construite juste avant la Révolution sur un autre emplacement, tout près du château de Navailles, mais elle fut détruite avant d'être utilisée.

Équipements[modifier | modifier le code]

• Ecole primaire construite en 1880 avec cantine et fronton place libre.

• Maison pour Tous avec boulodrome, tennis et terrain de handball.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Reyau, maire d’Aubertin de 1831 à 1842, fut garde du corps de Louis XVIII.
  • Albert Peyroutet, né à Aubertin en 1931 et mort en 2009, est un écrivain béarnais de langue d'oc, également agrégé d'anglais et professeur d'occitan.
  • René Camy, instituteur, maire et Conseiller Général du canton de Lasseube (1965-1976), Chevalier de la Légion d’honneur et titulaire des palmes académiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Escòla Gaston Febus, 1991
  3. Jukka Kiviharju, Colecciόn diplomática del Hospital de Santa Cristina de Somport. I : Años 1078-1304, Academia Scientiarum Fennica, Helsinki, 2004
  4. Pierre Tucoo-Chala, Quand l’Islam était aux portes des Pyrénées, Biarritz, J & D, 1994
  5. Pierre de Marca, Histoire de Béarn, Pau, Princi Negue, 2000, Tome I, livre cinquième, pp. 111-113
  6. Antonio Duràn Gudiol, El hospital de Somport entre Aragón y Bearn (siglos XII y XIII), colecciόn básica aragonesa, Saragosse, Guara, 1986
  7. Jean-Claude Lassègues, Lacommande, de l’hôpital à la commanderie et au villageʺ, Centre de Généalogie des Pyrénées-Atlantiques, éd. Marrimpouey, 2012
  8. Jukka Kiviharju, op. cit., n° 87
  9. Le château d’Aubertin a cependant parfois changé de mains. Ainsi, à la fin du XIIIe siècle, il fait l’objet d’un échange entre la famille gersoise de Faudoas et le commandeur d’Aubertin, avant de revenir dans le giron de la seigneurie d’Artiguelouve
  10. Paul Raymond, Dénombrement général des maisons de la vicomté de Béarn en 1385 par ordre de Gaston Febus, Pau, Manucius, 2000
  11. E353, Archives Départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Archives communales de Monein, FF6, n°3. Archives Départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Bulletin de la Société des Sciences, Lettres et Arts de Pau, 1911 (SER2, T39), p. 256
  14. 62J, Archives Départementales des Pyrénées-Atlantiques
  15. E1336 et E1481, Archives Départementales des Pyrénées-Atlantiques
  16. http://www.so-genealogie.fr/transcription.php?ref=902
  17. Archives Historiques de la Gironde, 1896, T31, p. 145
  18. E1497, Archives Départementales des Pyrénées-Atlantiques
  19. B678, Archives Départementales des Pyrénées-Atlantiques
  20. A. Dufau de Maluquer, Armorial de Béarn, Tome III, p. 306, Edition des Régionalismes, 2011
  21. B5761, Archives Départementales des Pyrénées-Atlantiques
  22. Jean-Claude Lassègues, La seigneurie d’Aubertin avant la Révolution, Généalogie des Pyrénées-Atlantiques, 2011, n° 103, p. 11
  23. Jean-Claude Lassègues, L’histoire commune d’Aubertin et de Lacommande, Généalogie des Pyrénées-Atlantiques, 2010, n° 102, p. 3
  24. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 25 mai 2014)
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  27. « L'église Saint-Augustin », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]