Bedous

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Bedous
La mairie de Bedous
La mairie de Bedous
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Accous
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Aspe
Maire
Mandat
Henri Bellegarde
2014-2020
Code postal 64490
Code commune 64104
Démographie
Gentilé Bedousien
Population
municipale
558 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 03″ N 0° 35′ 57″ O / 43.0008, -0.599166666667 ()43° 00′ 03″ Nord 0° 35′ 57″ Ouest / 43.0008, -0.599166666667 ()  
Altitude Min. 372 m – Max. 1 565 m
Superficie 11,64 km2
Localisation

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Bedous est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.
Le gentilé est Bedousien[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Michel
La chapelle d'Orcun

Situation[modifier | modifier le code]

Située au sud d'Oloron-Sainte-Marie, la commune fait partie de la vallée d'Aspe.

Accès[modifier | modifier le code]

La ligne 63 du TER Aquitaine, entre Oloron-Sainte-Marie et Canfranc, possède un arrêt à Bedous. La route nationale 134 traverse la commune, ainsi que les routes départementale 237 et 637.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, située dans le bassin versant de l’Adour, sont arrosées par deux affluents du gave d'Aspe, l'arricq de Casteigbou et le gave d'Aydius, et par le ruisseau de Sahun, affluent de ce dernier.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Agnès (ruines)[2],[3]
  • Agnez (borde d’)[2]
  • Apiou (borde d’)[2]
  • Apatie (borde d’)[2],[3]
  • Aulance[2]
  • Balencie[2]
  • Bergez[2]
  • Bergez (borde de)[2]
  • Bouhaben (borde de)[2]
  • Bousquet[2]
  • Candau (fontaine de)[2]
  • Casteigbou[2]
  • Castéruch (cabane de)[2]
  • Castetnau (ruines)[2]
  • Clavère[2]
  • Claverie (borde de)[2]
  • Coudure (la)[2]
  • Esplous (borde d’)[2]
  • Gloriette (la)[2]
  • Hayet (borde de)[2]
  • Ichau (borde d’)[2]
  • Ichéu (fontaine d’)[2]
  • Lagouaret (fontaine de)[2]
  • Lescanet[2]
  • Maisonnave (borde de)[2]
  • Mauhourat[2]
  • Mautemps (fontaine de)[2]
  • Mirande (borde de)[2]
  • Mousquère (la)[2]
  • Nouqueret (borde de)[2]
  • Orcun[2],[3]
  • Ourdinse (plateau)[2]
  • Pétraube (fontaine de)[2]
  • Pouget (fontaine de)[2]
  • Poulidor (borde de)[2]
  • Puts-déou-Cot[2]
  • Sablas (glissoire des)[2]
  • Saint-Berthoumieu[2]
  • Salanouve (borde de)[2]
  • Soudious (plateau de)[2]
  • Suberlaché[2],[3]
  • Vignau (borde de)[2]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bedous apparaît sous les formes Bedoos (1250[3], fors d'Aspe[4]), Bedos (1267[5], cartulaire d'Oloron[6]), Saint Michel de Bedous (1675[3], insinuation du diocèse d'Oloron[7]) et Bedous (fin XVIIIe siècle[5], carte de Cassini).
Il est dérivé du radical betu (betulla signifie 'bouleau' en latin) et du suffixe aquitain -ossum, et signifie « lieu où il y a des bouleaux »[5]. Son nom gascon est Bedós.

Agnès était une ferme mentionnée sous la forme Anée en 1385[3] (censier de Béarn[8]).
Apatie, fief dont le nom provient de l'abbaye laïque de Bedous, est attesté en 1707[3], sous la forme Abbadie (titres de Bedous[9]) et Appatie (1863[3], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).
Laché est le nom d’une église détruite, ancien prieuré du diocèse d’Oloron, située sur le domaine de la commune. Elle recueillait autrefois les archives de la vallée d'Aspe. Son existence est attestée au XIIIe siècle[3] sous la graphie Laxe (fors d'Aspe[4]), en 1398[3] (Sainct Johan de Laxce, titres de la vallée d'Aspe[10]) et 1608[3] (Sent Johan de Laxer, insinuation du diocèse d'Oloron[7]).
Le toponyme Orcun apparaît sous les formes Orqunh (1247[3], fors d'Aspe[4]), Orcunh (1441[3], notaires d'Oloron[11]), Orchunh (1449[3], règlements de la Cour Majour de Béarn[12]), Sanctus-Joannes d'Orcun et Orcun (respectivement 1608[3] et 1621[5], insinuations du diocèse d'Oloron[7]) et Orcun (fin XVIIIe siècle[5], carte de Cassini). Michel Grosclaude[5] indique que le toponyme provient probablement du basque urki (« bouleau »), augmenté du suffixe locatif -(k)un, pour donner, tout comme le toponyme Bedous, « lieu où il y a des bouleaux ».
Suberlaché est une fontaine dont les qualités minérales sont mentionnées par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque de 1863[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.
En 1385, Bedous comptait 62 feux et Orcun 15. Les deux communes dépendaient du bailliage d'Aspe.

Le 27 mars 1970, la destruction du pont de l'Estanguet, causée par un déraillement, a entraîné l'arrêt de l'exploitation de la section de Bedous à Canfranc. Depuis, la voie a été déposée dans le tunnel qui sert de voie de secours au tunnel routier du Somport.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1968 1971 Robert Balangué PS  
1971 1977 Robert Balangué PS  
1977 1983 Robert Balangué PS conseiller général
1983 1989 Robert Balangué PS  
1989 1995 Robert Balangué PS  
1995 2001 Robert Balangué PS  
2001 2008 Jacques Couratte-Arnaude PS  
2008 2014 Henri Bellegarde Front de Gauche ?  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de sept structures intercommunales[13] :

  • l'agence publique de gestion locale ;
  • la communauté de communes de la Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de télévision d'Oloron - Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat intercommunal d'aide matérielle à la scolarisation en vallée d'Aspe ;
  • le syndicat mixte des gaves d'Oloron - Aspe - Ossau et de leurs affluents ;
  • le syndicat mixte du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 558 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 053 1 031 1 140 1 035 1 289 1 392 1 396 1 355 1 326
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 309 1 353 1 176 1 092 1 133 1 133 1 107 970 973
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
929 927 1 068 866 900 943 826 726 691
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
802 591 542 610 554 578 534 558 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La chapelle d'Orcun, le clocher-mur avec sa caisse de résonance formant une tour.
Le collège d'Aspe
Le gave d'Aydius et le château

L'économie de la commune est essentiellement tournée vers les services (médecins, gendarmerie, parc national, office du tourisme, centre multiservices, commerces). Le marché du jeudi garde une certaine importance. L'agriculture (élevage des ovins surtout) est présente par plusieurs points de vente de fromage fermier. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La langue locale est l'occitan-gascon appelé en Béarn béarnais. L'école de commune propose un enseignement bilingue français-occitan (béarnais), ce cursus va de la maternelle au collège.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Bedous est un village bâti autour de la place du marché, entourée par la mairie, l'église et de nombreux petits commerces. Les maisons les plus anciennes se trouvent à proximité immédiate.

  • Moulin à farine, XVe et XVIe siècles.
  • Maisons des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.
  • Fontaine du XIXe siècle.
  • Manoir dit Château Lassalle, XVIIe, XIXe et XXe siècles.
  • Fronton, situé derrière l'église.
  • Table d'orientation, située au nord-est de Bedous.
  • Château Fénart.

La gare de Bedous sur la ligne Pau-Canfranc est fermée au trafic depuis 1970 vers Canfranc et 1985 vers Oloron.

La commune a érigé en 1987 une stèle des évadés de France, à la mémoire des résistants qui quittèrent la France pour rejoindre l'Armée de la libération via l'Espagne durant la Seconde Guerre mondiale.

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Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Michel date du XIVe siècle.
La chapelle Saint-Jean, au quartier Orcun, datant du XIIe siècle, est classée par les monuments historiques depuis 1984[16]. Elle recèle du mobilier[17],[18],[19],[20],[21],[22],[23],[24], des tableaux[25], des statues[26],[27] et des objets[28] également classés par le ministère de la Culture.

Sports[modifier | modifier le code]

En 2008, le club de rugby à XV, l'US Aspoise Bedous a été champion de France de 4e série en battant les doubistes du RC Plateau 25 par 21 à 10.

Équipements[modifier | modifier le code]

Bedous possède un collège, le collège d'Aspe[29] et une école primaire.

Un gymnase (salle polyvalente d'Aspe) est également présente sur la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Bedous.
Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Décès à Bedous.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao et ap Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 24 juillet 2013)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  4. a, b et c Manuscrits des XIIIe et XIVe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. a, b, c, d, e et f Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  6. Titres publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  7. a, b et c Manuscrit du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Titres de la commune - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques et de la mairie d’Accous
  11. notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Registres manuscrits du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 29 mai 2014)
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  16. « La chapelle d’Orcun », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Les lambris de la chapelle d’Orcun », base Palissy, ministère français de la Culture
  18. « Le retable de la chapelle d’Orcun », base Palissy, ministère français de la Culture
  19. « Le tabernacle de la chapelle d’Orcun », base Palissy, ministère français de la Culture
  20. « Le devant d’autel de la chapelle d’Orcun », base Palissy, ministère français de la Culture
  21. « La table de communion de la chapelle d’Orcun », base Palissy, ministère français de la Culture
  22. « Le maître-autel de la chapelle d’Orcun », base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « La tribune de la chapelle d’Orcun », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « La chaire à prêcher de la chapelle d’Orcun », base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « Le tableau classé de la chapelle d’Orcun », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. « Les statues de la chapelle d’Orcun », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « Les statuettes de la chapelle d’Orcun », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « Les chandeliers de la chapelle d’Orcun », base Palissy, ministère français de la Culture
  29. site du collège d'Aspe

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]