Auterrive

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Auterrive
Blason de Auterrive
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Salies-de-Béarn
Intercommunalité Communauté de communes de Salies-de-Béarn
Maire
Mandat
Philippe Labache
2014-2020
Code postal 64270
Code commune 64082
Démographie
Population
municipale
120 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 02″ N 0° 59′ 51″ O / 43.4672, -0.997543° 28′ 02″ Nord 0° 59′ 51″ Ouest / 43.4672, -0.9975  
Altitude Min. 16 m – Max. 35 m
Superficie 3,08 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.auterrive.fr

Auterrive est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Auterrivain[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Auterrive est un village gascon, qui dépend pleinement de Dax et qui n'est nulle part mentionné comme béarnais. Paul Raymond signale d'ailleurs une archive de 1675 où le village est dénommé comme Autarrive en France. Pierre Tucoo-Chala signale encore une particularité, qui concerne Carresse-Cassaber : le pont d'Auterrive n'est pas frontalier, mais la Gascogne possède une tête de pont sur la rive droite du gave d'Oloron sur ce qui est aujourd'hui le territoire du village béarnais de Carresse. Celui-ci ne touchait pas à la rivière au niveau du pont, et les puristes pourront donc relever que la commune béarnaise d'aujourd'hui a incorporé quelques hectares de terres gasconnes.

Le village est une presqu'île puisque cantonné par six kilomètres de rives du gave d'Oloron, puis par le ruisseau le Pondis (ou la Pounte), qui sert de frontière entre la Gascogne et la Navarre, et le Riqueigt qui va du Pondis aux lacs du Mirailhs. Ce dernier, bien que béarnais, appartient au territoire d'Auterrive. La commune est située entre Peyrehorade et Sauveterre-de-Béarn.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 28, 29 et 277[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l'Adour, sont arrosées[3] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et par son tributaire, le ruisseau de la Pounte.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Auterrive apparaît sous les formes Autarribe (XIIIe siècle[4], cartulaire de Bayonne[5]), Autaribe (vers 1360[4], titres de Came[6]), Sent-Miqueu d'Autarribe (1442[4], notaires de Labastide-Villefranche[7]), Autarrive en France (1675[4], réformation de Béarn[8]) et Hauterive sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[9]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Pour Michel Grosclaude[9], l’étymologie est sans conteste gasconne (auta arriba, du latin alta ripa) et signifie « rive haute ». Son nom béarnais est Autarriba.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Dumirail désigne un hameau et un lac de la commune, déjà mentionnés en 1863[4], par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Autarriba.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note qu'Auterrive dépendait de la subdélégation de Dax.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier et au quatrième de gueules au geai d'argent, au deuxième et au troisième d'argent au lion de gueules.
Commentaires : Auterrive porte un geai dans ses armoiries pour symboliser le site défensif du Barry. Le geai est réputé donner l'alarme quand un intrus pénètre dans un bois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Josette de Caumia-Baillenx    
2001 2008 Josette de Caumia-Baillenx    
2008 2014 Josette de Caumia-Baillenx    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Auterrive fait partie de sept structures intercommunales[10] :

  • la communauté de communes de Salies-de-Béarn ;
  • le SIGOM ;
  • le SIVU des cinq villages ;
  • le SIVU pour le regroupement pédagogique des communes de Léren, Saint-Pé-de-Léren, Saint-Dos et Auterrive ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable du Saleys et des gaves ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 120 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
245 255 287 298 300 301 287 313 345
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
320 311 302 309 289 284 281 253 265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
240 230 248 200 202 205 212 226 201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
195 195 163 151 146 137 128 120 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Au pied du gave se dresse une enceinte fortifiée, dite du Barry, poste d'observation et poste frontière entre la Navarre, le Béarn et la Gascogne. Cette petite enceinte eut une garnison de trois soldats jusqu'en 1682. Les ruines actuelles, bien que reposant sur des bases beaucoup plus anciennes, semblent remonter à la guerre de Cent Ans quand Auterrive fut occupée par les Anglais et rattachée au sénéchalat de Hastingues.

La maison Maisonnabe date de 1661 au quartier des Mirails ; la maison Pouey est une ancienne justice seigneuriale et la maison Haû, une ancienne dépendance de l'abbaye de Sorde.

Une petite plaque émaillée mentionne « juin 1875 » et rappelle la crue qui emporta le pont du village en faisant deux morts.

Il existe une minoterie qui n'est plus en activité construite sur un ancien moulin qui figure sur la carte de Cassini. Cette minoterie est en train de tomber en ruine. Une centrale hydroélectrique a été construite à côté de la minoterie sur le canal existant avec de nombreux déboires au fil des années. Elle fait l'objet en 2014 de gros travaux de mise au normes demandés par l'administration.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église date du XVIe siècle.

Il existe plusieurs calvaires dont la croix de Saint-Michel qui marquait les limites de l'abbaye de Sorde.

Il a existé une chapelle au quartier des Mirails qui a été récemment détruite.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Au sud-ouest de la commune, s'étend le lac de Dumirail[2].

Équipements[modifier | modifier le code]

Structures d'accueil

Il y a un centre de vacances et de loisirs à Auterrive (Les Francas).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La marquise de Montehermoso[13] (1784-1869), née comtesse Maria-Pilar d'Acedo, comtesse d'Echauz, veuve du marquis du même nom et maîtresse de Joseph Bonaparte, roi d'Espagne, s'est mariée au village avec Amédée de Carabène, titulaire de nombreuses décorations françaises et étrangères, futur conseiller général et officier supérieur des campagnes napoléoniennes. Elle était également propriétaire du Barry, site fortifié du village.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 7 août 2012)
  3. Notice du Sandre sur Auterrive, consultée le 13/07/09
  4. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Titres de Came - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 26 mai 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. Alexis Ichas, Madame de Montehermoso, Atlantica-Séguier,‎ 2001 (ISBN 978-2843943898)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexis Ichas, Historial d'Auterrive - Tomes I & II, Éditions Atlantica ;
  • Alexis Ichas, Historial des gaves, Éditions Atlantica ;
  • Alexis Ichas, Chroniques béarnaises du gave et du Saleys, Éditions Atlantica, 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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