Lacq

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Lacq
L’usine de Lacq depuis la RN 117.
L’usine de Lacq depuis la RN 117.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Arthez-de-Béarn et
Lagor
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq
Maire
Mandat
Didier Rey
2014-2020
Code postal 64170
Code commune 64300
Démographie
Population
municipale
707 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 49″ N 0° 37′ 03″ O / 43.4136, -0.6175 ()43° 24′ 49″ Nord 0° 37′ 03″ Ouest / 43.4136, -0.6175 ()  
Altitude Min. 88 m – Max. 190 m
Superficie 17,05 km2
Localisation

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Lacq est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Lacquois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

À proximité du site gazier : le gave.

Situation[modifier | modifier le code]

Lacq est une commune appartenant à l'ancienne province française du Béarn, sur la rive droite du gave de Pau, entre Orthez et Lescar.

Accès[modifier | modifier le code]

Lacq est desservie par les sorties 8 et 9 de l'autoroute A64 ainsi que par la route nationale 117.

La commune possède une station sans service voyageurs (gare marchandises ou gare de triage) sur la ligne Toulouse - Bayonne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave de Pau et ses affluents, les ruisseaux la Géüle (lui-même alimenté sur la commune par les ruisseaux l'Henx et l'Orle) et le Rieutort (lui-même rejoint par le ruisseau l'Agle sur le territoire de Lacq).

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Arthez-de-Béarn, Urdès Rose des vents
Mont N Artix, Labastide-Cézéracq
O    Lacq    E
S
Mourenx, Pardies

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lacq apparaît sous les formes Ecclesiola Beati Fausti (Xe siècle[3], cartulaire de Lescar[4]), Lag (1195[3], cartulaire de Sauvelade[5]) et Lac (XIIIe siècle[3], fors de Béarn[6]).
Son nom béarnais est Lac.

Le toponyme Audéjos apparaît sous la forme Audeyos (1385[3], censier de Béarn[6]) et Audejos sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[7]).

Baleix était un hameau d’Audéjos[3].
Le château de Gayrosse sur l’ancienne commune d’Audéjos, est mentionné sous les graphies Gayrosa (1227[3], registres de Bordeaux[8]), la baronnie de Gayrossa (1299[3], réformation de Béarn[9]), Guayrosse (1343[3], notaires de Pardies[10]), le village de Gairosse (1714[3], dénombrement d’Artix[11]) et Gayros (fin XVIIIe siècle[3], carte de Cassini).
Le toponyme Herm, hameau d’Audéjos, apparaît sous les formes Erm (1344[3], notaires de Pardies[10]), Lerm (1546[3], réformation de Béarn[9]) et Ermh (1754[3], terrier d'Audéjos[12]).
La Lanne était un hameau d’Audéjos et Lannemiàa une lande, mentionnés par le dictionnaire topographique de 1863[3].

Le toponyme Orius, hameau d’Audéjos, apparaît sous les formes Oryils (XIIe siècle, d'après Pierre de Marca[13]), Rius (1376, montre militaire de Béarn[14]), Ouriux (1754, terrier d'Audéjos[12]), Ourius (1777, terrier de Casteide-Cami[12]) et Ourrius (1778, dénombrement d'Audéjos[15]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note que dès 1385 il y avait à Lacq un bac sur le gave de Pau[10], et qu'à cette époque, la commune comptait 54 feux et dépendait du bailliage de Pau. De leur côté, Audéjos et ses annexes, Orius et Herm, comptaient 38 feux. Gayrosse, Audéjos, Herm (hameau d’Audéjos) et Orius (ib.) formaient la dixième grande baronnie de Béarn, relevant de la vicomté de Béarn[3].

La commune résulte de la fusion de l'ancienne commune de Lacq et de la commune d'Audéjos, qui appartenaient à deux cantons différents. Cette situation a perduré après la fusion.

Administration[modifier | modifier le code]

Lacq fait partie des cantons d'Arthez-de-Béarn et de Lagor.

La mairie.
Liste des maires de Lacq
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Guy Cassou    
2008 en cours Didier Rey    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Lacq appartient à sept structures intercommunales :

  • syndicat d'assainissement des communes des vallées de la Juscle et de la Baïse ;
  • syndicat départemental d'électrification ;
  • syndicat eau et assainissement des Trois Cantons ;
  • syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Sant Quintí de Mediona (Espagne) depuis 1986[16]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 707 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
610 531 531 700 635 628 659 686 661
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
684 614 624 594 620 650 652 612 606
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
550 545 511 475 506 488 432 406 442
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
700 702 748 711 657 658 695 707 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partiellement partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Le sous-sol de Lacq contient du soufre sous forme de sulfure d'hydrogène (H2S), gazeux, dont on peut extraire le soufre solide par oxydation afin de le transporter et de le traiter.

On y trouve aussi du gaz naturel. Le gaz de Lacq, découvert en décembre 1951, a été acheminé dans toute la France par gazoducs à partir des années 1965 et a contribué à l'essor industriel de Lacq. Le site gazier songe à sa reconversion depuis 1987. L'option retenue consiste à faire de la plate-forme industrielle un centre de formation et de service dans le domaine des technologies vertes. Le gaz brut est extrait d'une trentaine de puits à raison de 24 millions de m3 par jour. La production annuelle est de cinq milliards de m3 de gaz épuré.

Lacq hébergera également le premier projet français de démonstration de toute la chaîne d'oxycombustion, depuis la production d'oxygène à l'injection et stockage de CO2 dans un gisement on-shore de gaz naturel épuisé. Il a été annoncé par Total en 2005[19]. Une chaudière existante sur le site de Lacq sera convertie à l'oxygène utilisant une technologie d'oxycombustion d'Air Liquide[20]. Les fumées d'oxycombustion, dépourvues du ballast azote de l'air, sont composées majoritairement de CO2 et d'eau. Après condensation de l'eau, elles seront comprimées, séchées et transportées en tête du puits de Rousse, ou elles seront recomprimées avant d'être injectées. Une étude géo-scientifique a été entamée pour étudier l'intégrité du réservoir et obtenir un premier retour d'expérience.

Le développement industriel de Lacq a entraîné la création de « Mourenx-Ville-Nouvelle », cité uniquement résidentielle et exemple d'urbanisme moderne.

En mai 2014 va entrer en service l’unité de production polyacryonitrile, un matériau utilisé pour la fabrication de fibres de carbone, construite par le japonais Toray sur le site Total à Lacq[21].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le pont suspendu sur le gave.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Pont suspendu.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[22] date de la fin du XIXe siècle. Celle de Saint-Vincent-Diacre[23], au lieu-dit Audéjos, date quant à elle de 1905.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Sécurité[modifier | modifier le code]

La brigade de sapeurs-pompiers de Paris a possédé jusqu'au 30 juin 2011 une unité d'intervention sur le site d'extraction et de traitement du gaz naturel.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lacq dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'écrivain en langue occitane Éric Gonzalès revendique souvent ses origines lacquoises, son grand-père maternel étant en effet issu d'une famille de métayers résidant dans cette commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr.
  2. Notice du Sandre sur Lacq.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l’Histoire de Béarn de Pierre de Marca.
  5. Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Sauvelade, publié par extraits dans les preuves de l’Histoire de Béarn de Pierre de Marca.
  6. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  7. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3).
  8. Extrait des registres de Bordeaux, publiés dans l’Histoire de Béarn de Pierre de Marca.
  9. a et b Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  10. a, b et c Notaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  11. Manuscrits des XVIIe et XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  12. a, b et c Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  13. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn.
  14. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  15. Manuscrits du XVIIe et XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  16. Annuaire des villes jumelées.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. (fr) page du site officiel.
  20. (fr) page du site officiel[PDF].
  21. (fr) Les Echos - Le japonais Toray aide à reconvertir le site de Total à Lacq.
  22. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Martin.
  23. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Vincent-Diacre.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]