Escos

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Escos
Le château
Le château
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Salies-de-Béarn
Intercommunalité Communauté de communes de Salies-de-Béarn
Maire
Mandat
Daniel Vigneau
2014-2020
Code postal 64270
Code commune 64205
Démographie
Population
municipale
253 hab. (2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 52″ N 0° 59′ 48″ O / 43.4478, -0.99666666666743° 26′ 52″ Nord 0° 59′ 48″ Ouest / 43.4478, -0.996666666667  
Altitude Min. 23 m – Max. 162 m
Superficie 5,61 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.escos.fr

Escos est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Escos est située sur la rive gauche du gave d'Oloron.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 28 et 936.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, les ruisseaux de la Pounte et le Crabé.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Les Bordes

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Escos apparaît sous les formes Escos (1105[2]), sanctus johannes de escos (1160[2]), escoz (1305[2]), Escos (1309[2]), Escaut (1352[3], titres de Came[4]), Sent-Johan d'Escos et Escoos (respectivement 1439[3] et 1440[3], notaires de Labastide-Villefranche[5]), Ecos (1582[3], aliénations du diocèse de Dax[6]) et Escos en Navarre (1675[3], réformation de Béarn[7]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Escos provient de la racine botanique basque ezk-[2] qui a donné ezkurr (« gland ») ou ezki ('« tilleul ») et du suffixe aquitain os.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le hameau des Bordes est mentionné en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3].

Graphie en langues locales[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon actuel est Escòs et son nom basque est Ezkoze'.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note qu'Escos était une dépendance du diocèse de Dax et du duché de Gramont.

Escos est un village navarrais[8], malgré son appartenance aujourd'hui au canton de Salies. (Escos ne rejoindra d'ailleurs ce canton qu'en 1819). Une trace administrative ténue demeure de l'ancienne appartenance d'Escos à la Basse-Navarre : de nos jours, la commune est toujours membre de la Commission Syndicale du Bois de Mixe, comme copropriétaire de terres indivises situées en pays de Mixe, entre Bidache et Saint-Palais[9].

Toutefois un quartier du village n'appartenait pas au même Royaume que le centre du bourg : « Lagarde d'Escos » dépend lui en effet de la juridiction d'Hastingues et, à ce titre, était en « France », en l'espèce sur le territoire de la sénéchaussée de Dax. Relié continûment au reste de la Gascogne, ce hameau en est donc un avant-poste avancé vers le sud[10].

Par ailleurs, alors que la commune est aujourd'hui séparée d'Ilharre par les bois de Lahire, sur le territoire de la commune d'Abitain, les limites paroissiales n'étaient pas les mêmes sous l'Ancien Régime, et la Basse-Navarre était bien d'un seul tenant, tandis qu'au contraire Labastide-Villefranche était séparé du reste du Béarn : la carte de l'Atlas historique du Béarn, semblable sur ce point à la carte de Hubert Jaillot de la Basse-Navarre de 1689[11] fait clairement apparaître une continuité entre Escos et Ilharre. Les détails du tracé sont précisés par la carte annexée à l'article de Pierre Tucoo-Chala : la commune d'Abitain n'était pas aussi étendue qu'aujourd'hui et la frontière entre Béarn et Navarre se situait au Moyen Âge le long de la « horse d'Abitain », qui était un fossé qu'on peut encore, paraît-il, deviner non loin de la route au sud d'Escos ; les bois aujourd'hui sur le territoire d'Abitain, au sud de Tachouères, sont navarrais sur la carte dressée par Pierre Tucoo-Chala[12].

Escos a fait partie du canton de Bidache jusqu'au 14 juillet 1819.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean Larrat    
2001 2008 Daniel Vigneau    
2008 2014 Daniel Vigneau    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Escos fait partie de sept structures intercommunales[13] :

  • la communauté de communes de Salies-de-Béarn ;
  • le SIGOM ;
  • le SIVU des cinq villages ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de regroupement pédagogique de Carresse-Cassaber, Escos et Labastide-Villefranche ;
  • le syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable Luy - Gabas - Lées ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys.

Escos accueille le siège du SIVU des cinq villages.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 253 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
550 615 601 595 649 587 534 556 540
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
481 498 512 483 514 498 475 478 460
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
461 430 437 411 404 376 336 303 287
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
282 269 256 241 217 228 222 254 253
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste.

L'église Saint-Jean-Baptiste[16] date partiellement du XVe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

Escos dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Escos, consultée le 13/07/09
  2. a, b, c, d et e Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962), p. 103
  3. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Titres de Came - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Registres d'aliénations - ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  7. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Eugène Goyheneche, Notre Terre Basque : notions de géographie, histoire et culture, Pau, Société Nouvelle d'Éditions Régionales et de Diffusion,‎ 1979 (1re éd. 1961), 159 p. (OCLC 850881783, lire en ligne), p. 29
  9. Odette Bruneau, « Les possessions "navarraises" des Gramont », dans Amikuze-Le Pays de Mixe, Baigorri, Izpegi,‎ 1992 (ISBN 2-909262-05-7), p. 98
  10. Pierre Tucoo-Chala, « Aux frontières du Béarn, de la Navarre et de la Gascogne du XIIe au XVIe siècle », dans Bulletin de la société de Borda, 1962, p. 237.
  11. Carte publiée dans le recueil de Clément Urrutibéhéty La Basse-Navarre héritière du royaume de Navarre, Atlantica, Biarritz, 1999 (ISBN 2843941261) ; une version très réduite est disponible en ligne.
  12. Ce luxe de frontières dans le secteur est à l'origine de multiples conflits, ainsi ces deux anecdotes relatées par Clément Urritibéhéty, op. cit. p. 145 : le 25 juillet 1518, faisant fi d'une interdiction prononcée par le sénéchal de Béarn le 22 juin précédent faisant défense aux Navarrais d'entrer en Béarn, des Basques prennent position dans ce secteur dans l'intention de détrousser les Béarnais d'Autevielle en route pour Labastide et pillent la « maison Taxoère des bordes de Labastide » ; mais deux ans plus tard le 26 avril 1520, ce sont au contraire des Béarnais d'Abitain qui pénètrent en pays de Mixe et font prisonniers plusieurs Navarrais de Gabat « qui rentraient paisiblement d'Escos à leur domicile », blessant et tuant même d'autres paisibles voyageurs.
  13. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 6 juin 2014)
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  16. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Jean-Baptiste

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Tucoo-Chala, « Aux frontières du Béarn, de la Navarre et de la Gascogne du XIIe au XVIe siècle », dans Bulletin de la société de Borda, 1962, p. 234-250
  • Pierre Tucoo-Chala et Christian Delplat, La Principauté de Béarn, Société nouvelle d'éditions régionales et de diffusion, Pau, 1980, complété par l’Atlas historique du Béarn, cartographie de Monique Morales (même éditeur)

Article connexe[modifier | modifier le code]