Oraàs

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Oraàs
Image illustrative de l'article Oraàs
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Sauveterre-de-Béarn
Intercommunalité Communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn
Maire
Mandat
Guy Touzaa
2014-2020
Code postal 64390
Code commune 64423
Démographie
Population
municipale
168 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 20″ N 0° 59′ 09″ O / 43.4389, -0.98583333333343° 26′ 20″ Nord 0° 59′ 09″ Ouest / 43.4389, -0.985833333333  
Altitude Min. 27 m – Max. 172 m
Superficie 10,57 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Oraàs

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Oraàs

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Oraàs

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Oraàs

Oraàs est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, l'arrèc Héuré (et par l'affluent de celui-ci, l'arrèc Baraillou) et le ruisseau de Laclau (et par l'affluent de ce dernier, l'arrèc de Lasmarges).

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • la Plaine
  • la Haut

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Oraàs apparaît[2] sous les formes Oras (XIIIe siècle, fors de Béarn[3]), Nostre-Done d'Oras (1442, notaires de Labastide-Villefranche[4]), Horas et Horaas (respectivement 1538 et 1548, réformation de Béarn[5]).

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Oràs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Guy Touzaa    
2001 2008 Guy Touzaa    
2008 2014 Guy Touzaa    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de quatre structures intercommunales[6] :

  • le centre intercommunal d’action sociale de Sauveterre-de-Béarn ;
  • la communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable du Saleys et des gaves.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 168 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
423 455 422 454 488 523 530 548 565
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
539 553 530 502 520 511 504 502 460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
430 416 420 376 355 326 289 235 235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
217 205 212 197 180 170 175 180 163
2011 - - - - - - - -
168 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du Béarn et de celle de l'ossau-iraty.

Le sous-sol de la commune recèle un important gisement de sel gemme exploité dès le XIXe siècle. Depuis la fermeture de la fontaine salée de la ville de Salies-de-Béarn, les thermes de la cité du sel utilisent l'eau puisée à Oraàs.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le "château" du Leu, véritable nid d'aigle, conserve les restes de son enceinte fortifiée et l'endroit du pont-levis. On y voit encore les armoiries sculptées de Pierre de Saint-Macary, baron du Leu. Le château fut amputé de son dernier étage à tourelles au XIXe siècle et ses fenêtres à meneaux furent bouchées.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Oraàs -au ras deu gave - selon une plaisanterie béarnaise, ce nom est sans doute formé à partir du mot basque orre, genévrier. Le village abrite une église gothique en galets du gave qui montre encore une porte étroite dite aussi porte des cagots car une importante communauté de ces parias, les crestians vécut au village. Le clocher porte deux anciennes cloches dont "Marie" datée de 1770 qui provient de l'ancienne église de Mur (Castagnède). Une lourde cloche moderne, datée de 1951, fut offerte par Cécile Sorel, comtesse de Ségur et sociétaire de la Comédie française. C'est elle qui dit : "L'ai-je bien descendu?" au Casino de Paris en 1933.

Dans l'église gothique, se trouve à l'intérieur de l'église un chrisme du XIVe siècle, complètement inconnu et absent de l'inventaire fait en 1970. Noter aussi une pierre tombale martelée en 1793 qui est celle de Marie de Rache, d'Aspis, fraîchement convertie au catholicisme, une croix mystérieuse dans le chœur et un redoutable monstre en chêne qui sert de rampe d'accès à la tribune. Ce monstre à la gueule hideuse et aux dents apparentes se love de tout son long jusqu'à la tribune.

Le village possède aussi deux hameaux forts anciens : le Leu qui fut une baronnie et vendue pour une paire de bœufs à la fin de la guerre de Cent Ans. On y voit le blason de Pierre de Saint-Macary, seigneur du lieu et magistrat du Parlement de Pau, puis le hameau de By (ou Vin en Béarnais) qui avait une chapelle particulière.

Le village fut occupé en février 1813 par un régiment français. Ce dernier perdit de nombreux hommes contre Wellington. On a découvert le corps de quelques-uns de ces malheureux à la fin du XXe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Espain du Leu, seigneur d'Oraàs qui vendit sa seigneurie pour une paire de bœufs.
  • Pierre de Saint-Macary, baron du Leu, remania le «château» du même nom. C'est le père de la marquise de Lons.
  • Cécile Sorel (1873-1966) doit être regardée comme "le" personnage d'Oraàs. Elle y vint en villégiature de nombreuses années chez son ami Maurice Escande secrétaire perpétuel de la Comédie française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Oraàs
  2. Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexis Ichas - Historial d'Oraàs 2010.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]