Asson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Asson.
Asson
L'église Saint-Martin
L'église Saint-Martin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Nay-Ouest
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Nay
Maire
Mandat
Marc Canton
2014-2020
Code postal 64800
Code commune 64068
Démographie
Gentilé Assonais
Population
municipale
2 036 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 08′ 29″ N 0° 15′ 14″ O / 43.1414, -0.25388888888943° 08′ 29″ Nord 0° 15′ 14″ Ouest / 43.1414, -0.253888888889  
Altitude Min. 255 m – Max. 1 848 m
Superficie 83,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Asson

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Asson

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Asson

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Asson
Liens
Site web http://www.asson.fr/

Asson est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Assonais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Une école primaire d'Asson.
Paysage depuis Asson vers l'est.

Situation[modifier | modifier le code]

C'est la plus vaste commune de la vallée de l'Ouzom, à l'est du département.

Accès[modifier | modifier le code]

Asson est desservie par les routes départementales 35, 36, 126 et 226.

Le réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques y possède un arrêt sur la ligne 810, menant de Lys à Pau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l’Adour, Asson est traversée[2] par le gave de Pau, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, l'Ouzom et le Béez.

L'Ouzom est alimenté sur le territoire d'Asson par les ruisseaux de Gerse, Turonnet, de Thouet, le Goulet, d'Incamps, de Berdoulat et l'Arrieucourt (lui-même alimenté sur la commune par le ruisseau de la fontaine Béra), et les caux de la Hèche, du Hau et du Gat. Paul Raymond signale en 1863[3] un autre affluent de l’Ouzom, le Touchet, qui arrose Asson et Arthez-d'Asson.

Le Béez est rejoint sur la commune par les ruisseaux le Landistou, de Trubés (lui-même alimenté sur Asson par le ruisseau de Marlies), la Toupiette, Arrouy, de Mourté, du Lacot (rejoint sur la commune par le ruisseau de la Sègue), de Jupé, de Picas, Coudé et Soulens.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Asson apparaît sous les formes Assoo (XIe siècle[3], cartulaire de l'abbaye de Saint-Pé[5]), Assonium (1100[3], titres de Mifaget), Villa quœ vocatur Asso (XIIe siècle[3], cartulaire de Lescar[6]), Assun (XIIIe siècle[3], fors de Béarn[7]), La vegarie d'Asson (1450[3], règlement de la Cour Majour[8]), Saint-Martin d'Asson (1790[3]) et Asson sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[9]).

Son nom béarnais est Asson. Michel Grosclaude précise que le toponyme provient probablement du basque aitz/as (« pointe rocheuse ») et du suffixe locatif -on, pour donner « lieu où il y a une hauteur pointue »[9].

Abère, ancien fief de la commune, apparaît sous la forme Abera (1546[3], réformation de Béarn[10]).

Arribabès est une ferme d’Asson, citée par le dictionnaire topographique de 1863[3] et mentionnée en 1675[3] sous la graphie Arribebes (réformation de Béarn[10]).

Arribarrouy était un hameau d’Asson dont il est fait état en 1675[3] (Arribarroy, réformation de Béarn[10]) et 1863[3] (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Le dictionnaire de 1863[3] mentionne aussi le hameau Arribebot, dont il est également fait état en 1675[3] (réformation de Béarn[10]). Le même dictionnaire signale le hameau Arriutoulet, ainsi que l'Artigaux, territoire sur lequel fut établie la commune de Lestelle.

Arrieucourt ou Arrioucourt pourrait être l’hydronyme mentionné par le dictionnaire de 1863[3] sous la forme Arriucourbe, ruisseau qui arrosait Asson et Igon avant de rejoindre l’Ouzom (noté Ouzon en 1863).

Bataille fait sans doute référence à l’hydronyme Bataillès, ruisseau indiqué par Paul Raymond en 1863[3], prenant sa source sur Asson avant de se jeter dans le Béez, qu’un acte des notaires de Nay[11] mentionnait en 1501[3] sous la graphie l’ariu de Bathalhes. Il peut s’agir également du ruisseau Bataillès (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]), affluent de l’Ouzom arrosant Asson.

Béchacq était en 1863[3] un hameau d’Arthez-d'Asson.

En 1675[3], la réformation de Béarn[10] mentionne le hameau Les Bengues.

Brocq est une ferme de la commune, signalée par le dictionnaire topographique de 1863[3].

La ferme Cami fait l’objet d’une mention en 1385[3] (l’ostau deu Cami) dans le censier de Béarn[12].

Castet-Oussès désigne des montagnes entre Asson et Arthez-d'Asson, mentionnées sous la graphie Castet-Ousses par le dictionnaire de 1863[3].

Le fief de Claverie, cité par Paul Raymond en 1863, ainsi que par la réformation de Béarn[10] en 1538[3] (l'ostau de Claveria) dépendait de la vicomté de Béarn.

D’après Paul Raymond, le chemin de Clerguet, conduisant à Clarac, traversait Asson et Igon, et délimitait les communes d’Asson et de Nay. On le trouve sous la graphie lo cami Clargues ou le cami Claragues en 1536[3], le grant camii aperat Clergues en 1547[3] (réformation de Béarn[10] pour toutes les citations).

Couts-Dedans et Couts-Dehors était des hameaux d’Asson, mentionnés sous les formes Fore-Couts, Cootz, Dedans-couts et Fore-Couts (respectivement 1547[3], 1581[3] et 1675[3], réformation de Béarn[10].

Le chemin d’Estradère menait lui d’Asson à Arthez-d’Asson, par la montagne[3].

La Fourcade est une ferme mentionnée pre le dictionnaire de 1863[3].

Garrenot était en 1863[3] un hameau d’Arthez-d’Asson.

Grabot pourrait être le martinet de Grabaud, une forge de fer citée en 1771[3] (intendance de Pau[13]).

Le toponyme Hermitage, ancienne motte d'Asson, apparaît sous les formes Lo Castet d'Assoo et la Bielle d'Asson (respectivement 1538[3] et 1675[3], réformation de Béarn[10]). Au XVIIe siècle, Isaac Vergès[3], de Nay, y construisit un ermitage, d'où le toponyme actuel.

Le toponyme Lalanne est mentionné en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]) et désignait un hameau de la commune.

La ferme Larban est citée vers 1540[3] dans la réformation de Béarn[10].

Minvielle était un fief d’Asson, vassal de la vicomté de Béarn, dont il est fait mention en 1673[3] (réformation de Béarn[10]), la maison noble de Mainvielle, autrement de Galan.

La ferme Palu est citée par le censier de Béarn[12]). de 1385[3], sous la graphie Paluu.

Les Pandelles (las Pandeles en 1443[3] dans le règlement de la Cour Majour[8]) désigne une fermes d’Asson.

Le fief Subercaze relevait de la vicomté de Béarn. Il est mentionné sous la forme la maison noble de Subercase (1684[3], réformation de Béarn[10]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note qu'avant 1232, Asson était localisée près du lieu-dit l'Hermitage. Il y avait dans la commune une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn. Le village a signé sa charte d'affranchissement le 4 janvier 1282[14], avec l'accord de Gaston VII de Béarn, vicomte de Béarn. En 1385, Asson comptait cinquante-sept feux et dépendait du bailliage de Nay.

Asson ressortait de la notairie de Nay, au même titre qu’Angaïs, Arros, Arthez-d'Asson, Baliros, Baudreix, Bénéjacq, Beuste, Boeil, Bordères, Bosdarros, Clarac, Coarraze, Igon, Lagos, Lestelle, Mirepeix, Montaut, Nay, Pardies et Saint-Abit.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Asson
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1989 Jean Labarrère   conseiller général
1989 2008 Laurent Aubuchou-Aurioux UMP conseiller général
2008 2014 Patrick Moura LDIV Président Syndicat Eau Nay-Ouest
2014 en cours Marc Canton DVD  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Asson appartient à cinq structures intercommunales[15] :

  • la communauté de communes du Pays de Nay ;
  • le syndicat d'eau potable et d’assainissement du Pays de Nay (SEAPAN) ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau ;
  • le syndicat mixte du bassin du gave de Pau.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 036 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 487 2 179 2 318 2 527 2 582 2 564 2 515 2 599 2 594
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 661 2 626 2 600 2 406 2 550 2 541 2 554 2 406 2 521
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 518 2 534 2 416 1 862 1 843 1 854 1 744 1 519 1 508
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 506 1 527 1 676 1 644 1 652 1 771 1 802 1 843 1 949
2011 - - - - - - - -
2 036 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Asson fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty, ainsi que des indications géographiques protégées (IGP) suivantes : le haricot tarbais, la tomme noire des Pyrénées, le canard à foie gras du Sud-Ouest et le jambon de Bayonne.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La langue locale est l'occitan-gascon, appelé localement béarnais. Une classe bilingue propose un cursus français-occitan (béarnais) dans l'école de la commune de la maternelle au CM2.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Lalanne, dans le zoo, une serre métallique[18],[19] de 1900 est classée aux monuments historiques depuis 2001.

Les propriétaires du château d'Abère[20] sont connus depuis le XIIe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin, partiellement du XVe siècle[21], recèle un triptyque[22] du XVIe siècle classé.

Asson est une étape du chemin du Piedmont pyrénéen (ou el cami deu pé de la coste), un itinéraire secondaire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle[23].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les grottes de Bétharram
Les grottes de Bétharram sont une série de grottes situées à la frontière des départements des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées.
Leur emprise intéresse les communes d'Asson et Lestelle-Bétharram dans les Pyrénées-Atlantiques et de Saint-Pé-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées. Elles font découvrir à pied, en barque, puis en petit train, la clef de la formation des grottes similaires.
Le zoo d'Asson
Implanté sur cinq hectares, le zoo d'Asson présente un ensemble zoologique composé d'espèces en voie de disparition ou peu courantes en zoo.
Sommets
Le Castet-Ousset culmine à 718 mètres, la Soum de Camlong à 881 mètres[4], le pic Céberi à 891 mètres[4], la Soum d’Arangou à 892 mètres[4], la Soum de la Bécole à 947 mètres[4], le Pène de la Hèche à 1 326 mètres[4], les Toupiettes à 1 357 mètres[4], la Soum de Martî-Peyras à 1 464 mètres[4], la Soume de Moulle à 1 544 mètres[4] et le pic du Monbula à 1 583 mètres[4].

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

Asson dispose de deux écoles primaires (école du Bourg et école du Pont Latapie).

Sport

Asson sports évolue en championnat de France de handball féminin de Nationale 3.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Asson, consultée le 28/06/09
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az et ba Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd, ce, cf, cg, ch, ci, cj, ck, cl, cm, cn, co, cp, cq, cr, cs, ct, cu, cv, cw, cx, cy, cz, da, db, dc, dd, de, df, dg, dh, di, dj, dk, dl, dm, dn, do, dp, dq, dr, ds, dt, du, dv et dw Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 24 avril 2012)
  5. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  6. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  7. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a et b Cour Majour de Béarn, registres manuscrits du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques<
  12. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Titres de l'intendance de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. Charte d'affranchissement d'Asson
  15. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 25 mai 2014)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  18. « La serre métallique », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. La serre 1900 sur le site de la commune
  20. Le château d'Abère sur le site de la commune
  21. L'église Saint-Martin sur le site de la commune
  22. « Le triptyque classé », base Palissy, ministère français de la Culture
  23. Asson, étape du chemin du Piémont, sur le site de la commune

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]