Saucède

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Saucède
Image illustrative de l'article Saucède
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-Est
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont Oloronais
Maire
Mandat
Martine Mirande
2014-2020
Code postal 64400
Code commune 64508
Démographie
Population
municipale
129 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 13″ N 0° 41′ 05″ O / 43.2703, -0.684722222222 ()43° 16′ 13″ Nord 0° 41′ 05″ Ouest / 43.2703, -0.684722222222 ()  
Altitude Min. 153 m – Max. 266 m
Superficie 7,10 km2
Localisation

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Saucède

Saucède est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Saucédois[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Certainement du latin Salicem, saule et du suffixe collectif -eta (saussaie)[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saucède se partage en deux parties bien distinctes. Le village rue, bâti sur un méandre du Gave d'Oloron au niveau de sa confluence avec le ruisseau l’Auronce, et un habitat éclaté occupant l’espace entre Lucq-de-Béarn et Poey-d'Oloron. Saucède était un lieu de franchissement du Gave, par une « nau » attestée depuis au moins le XVe siècle[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[3] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau et par son tributaire, le ruisseau l'Auronce, et l'affluent de ce dernier, le ruisseau le Lassabaigt.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Beziat
  • Hameau
  • Lannelongue
  • Village

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saucède apparaît[4] sous les formes Villa de Sauceta (XIIe siècle, collection Duchesne volume CXIV[5]), Saussede (1385, censier de Béarn[6]) et Sent-Per de Saucede (1420, notaires de Lucq[7]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières mentions et graphies anciennes mentionnent « villam de Sauceta » (X siècle) et Salceta, (1114) dans le cartulaire de l'abbaye de Lucq-de-Béarn. Saucède (1420)[8],[2].

En 1385 on dénombrait 25 maisons habitées dont l'abbaye laïque et 3 maisons vides[2].

Paul Raymond[4] note qu'en 1385, Saucède dépendait du bailliage d'Oloron et comptait 27 feux.

Archéologie[modifier | modifier le code]

un « castéra », domine le Gave d’Oloron au niveau du village. Il est déjà cité en 1420 dans les notaires de Lucq (E1407/11). En 1563 est cité, le « castera de Casenave » (E1420/417)[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Fernand Bayaud    
2001 2008 Martine Mirande    
2008 2014 Martine Mirande    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de quatre structures intercommunales[9] :

  • la communauté de communes du Piémont Oloronais ;
  • le syndicat AEP Estos-Ledeuix-Verdets ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 129 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
366 302 326 321 380 380 390 402 402
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
402 371 358 353 353 350 354 302 286
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
290 281 284 253 240 225 215 209 186
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
204 174 149 125 130 106 118 111 130
2011 - - - - - - - -
129 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole (polyculture, élevage, pâturages, vigne). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Fête communale fin septembre.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Mairie

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre.
  • Église Saint-Pierre. D’origine très ancienne l’église Saint-Pierre est déjà mentionnée au XIe ou XIIe siècle dans le cartulaire de l’abbaye Saint-Vincent de Lucq : « ecclesiam quae dicitur Santi Petri de Salceta ».

Le clocher, à cinq niveaux, est recouvert d’un toit en dôme à l’impériale surmonté d’un clocheton (XVIIe ou XVIIIe siècle). Il est en fait la combinaison du tout début du XVIIIe, l’évêque Joseph de Révol ayant interdit la nudité dans la décoration du mobilier des églises de son diocèse, en 1712[2].

  • L'Abbaye laïque: Saucède possédait une abbaye laïque que l’on trouve mentionnée dans les notaires de Lucq, au moins de 1370 à 1505, par Bernadine « daune proprietari deudit ostau d’Abadie », pour que l’on puisse y édifier le nouveau clocher. On peut sans doute l’identifier à l’actuelle maison Bergès[2].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • Château: En 1443, un acte des notaires de Lucq mentionne par deux fois à Saucède, « lo castet » et « lo quam de darrer lo castet » (E1408/141). Quel était ce château dont on ne retrouve pas de mention par ailleurs ? Le mot « castet » fut-il ici employé pour « castéra »[2].
  • Les moulins: Bâti au confluent du Gave et de l’Auronce, le village de Saucède se prêtait à la construction de moulins. Le cartulaire de Lucq, en mentionne déjà un, bâti sur le gave par l’abbé de Lucq au XIe ou au XIIe siècle, « molendinum in villa quae vocatur Sauceta ». En 1365, (E1400/2V°) l’abbaye Saint-Vincent de Lucq possède à Saucède un ou des moulins, une « nasse », sans doute un piège à truites et à saumons ainsi qu’un « peesquer » ou bassin permettant de les conserver. En 1529 l’abbaye déclare se réserver les « pexs deus pesquers » de Saucède.

En 1476, l’abbaye octroie à Menaud de Bartes, « peyrer de Saucède, le droit de construire un moulin « batan et arresec » soit un foulon et une scierie, sur l’Auronce « au-dessus du pont de pierre ». Ce pont existe toujours au milieu du village et les restes du moulin du XVe siècle en très bel appareil de pierre, sont encore visibles[2].

Équipements[modifier | modifier le code]

  • Lannepuyes: Ce domaine, où existe aussi un moulin, fut la propriété successive de diverses familles bourgeoises d’Oloron, les Dombidau, Lembeye, Lafargue. Le nom de Lannepuyes est déjà mentionné dans le dénombrement de 1385[2].
Bac sur le gave d'Oloron à Saucède.
  • La « nau » ou bac de Saucède: On ne saurait parler de Saucède sans évoquer la « nau » qui permettait aux personnes, animaux et charrois de franchir le Gave vers Aren, le Josbaig et la Soule.

Déjà citée en 1481 (E1411/148V°), la « nau et passadge de Saucede » appartenait à l’abbaye de Lucq qui s’en réservait la gratuité. Elle devait rester de jour et de nuit sur le gave et ne pas transporter de pierres pour ne pas l’abîmer. En 1546, il est refait par maître Gaillart, crestia de Saucède et son fils, avec des chênes, pris comme de coutume, au bois de Moret, de Poey et Verdets, aussi propriété de l’abbaye de Lucq.

Le « bac public » de Saucède fut supprimé par décision ministérielle du 29 août 1891 et en 1894 concédé sous certaines conditions comme « bateau particulier » au sieur Placé-Capdepont. Il a fonctionné jusque dans les années 1940[2].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « HISTOIRE ET PATRIMOINE AUTOUR D’OLORON » - promenade archéologique des Amis des Églises Anciennes du Béarn.
  3. Notice du Sandre sur Saucède
  4. a et b Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papiers d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  6. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Notaires de Lucq - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Notaires de Lucq de Béarn
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]