Garos

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Garos
La mairie de Garos
La mairie de Garos
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Arzacq-Arraziguet
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Arzacq
Maire
Mandat
Jean-Marc Theulé
2014-2020
Code postal 64410
Code commune 64234
Démographie
Population
municipale
227 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 26″ N 0° 28′ 19″ O / 43.5072, -0.47194444444443° 30′ 26″ Nord 0° 28′ 19″ Ouest / 43.5072, -0.471944444444  
Altitude Min. 94 m – Max. 236 m
Superficie 12,06 km2
Localisation

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Garos est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Garos est située au nord-est du département, au nord du Béarn et de la ville de Pau, éloignée de vingt-cinq kilomètres.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales D262, D271, D279 et D946.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le Luy et par son affluent, le ruisseau Larritou.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Bergerot
  • Boy
  • Cabané
  • Corbun
  • Hillot
  • Jagou

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Garos est mentionné au XIIe siècle[2] (titres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem[3]) et apparaît sous les formes Guaros (1342[2], notaires de Pardies[4]) et Gayros (1385[2], censier de Béarn[5]).

Le toponyme Corbun apparaît sous les formes Corbuü (1343[2], hommages de Béarn[6]), Corbun de Jago et Courbun (respectivement[2] 1538 et 1675, réformation de Béarn[7]).

Le toponyme Jagou apparaît sous les formes Jago (1343[2], hommages de Béarn[6]), Jaguo (1538[2], réformation de Béarn[7]) et Jagon (1749[2], règlement du Parlement de Navarre[8]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note que la commune de Garos et le hameau de Jagou comptaient tous deux une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn et que le bailliage de Garos, aussi appelé bailliage de Morlanne, comptait en 1343 les communes et villages de Cassaigne, Caubios, Corbun, Garos, Jagou, Morlanne, Moustrou et Riumayou. Garos était également le chef-lieu du Soubestre. En 1385, on y comptait 89 feux.

Garos, ainsi que la commune voisine Bouillon, fut un centre potier à partir du Moyen Âge. La production s'effectuait à domicile par les femmes, et constituait une source de revenus complémentaire pour le foyer. Cette production se termina vers 1930[9].

Anecdote : En 1607 (sous Henri IV), à Garos, les cagots (population exclue du reste de la population dans la région, et contrainte à n'exercer que des métiers du bois) refusèrent de faire les cercueils et les tréteaux pour les supporter; les jurats et députés de la ville firent alors une ordonnance par laquelle ils obligeaient les cagots à exécuter ces funèbres travaux, à toute sommation, et cela moyennant un salaire fixe, que paierait le maître de la maison ou se serait produit le décès. Les cagots récalcitrants étaient passibles d’une "loi majeure".[10]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Entrée dans Garos.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean-Laurent Dupouy    
2001 2008 Jean-Marc Theulé    
2008 2014 Jean-Marc Theulé    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Garos appartient à quatre structures intercommunales[11] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 227 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
758 556 724 768 753 719 760 729 723
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
676 658 627 576 551 540 530 536 502
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
503 508 450 388 364 358 342 330 292
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
271 239 203 207 186 191 209 212 227
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune possède un ensemble[14] église, motte et basse-cour datant des XIVe et XVIe siècles.

Garos possède des fermes[15] des XVIIIe et XIXe classées aux monuments historiques.

Le moulin[16] du village date du XIXe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Barthélemy

L'église Saint-Barthélemy[17] date du XIXe siècle. Elle recèle neuf verrières[18] et divers mobiliers et objets[19] recensés par le ministère de la Culture.

Le cimetière de Garos possède une stèle discoïdale[20] du XVIIIe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Garos dans les arts[modifier | modifier le code]

Dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[21], le poète se réfère à un village qu'il appelle Garosse. Ce village n'existe pas sous cette orthographe.

Il peut donc s'agir de deux villages:

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Garos
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. titres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem - Archives départementales de la Haute-Garonne
  4. Notaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a et b Manuscrit de 1343 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a et b Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Titres du Parlement de Navarre - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Anne Berdoy, « Garos et Bouillon La vérité au fond du pot », Le festin, vol. Hors-série « L'Aquitaine archéologique »,‎ octobre 2007
  10. Dr H.-M. Fay, Histoire de la lèpre en France . I. Lépreux et cagots du Sud-Ouest, notes historiques, médicales, philologiques, suivies de documents, Paris,‎ H. Champion (lire en ligne), page 230
  11. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 7 juin 2014)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  14. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'ensemble église, motte et basse-cour
  15. [1][2][3][4] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur les fermes de Garos
  16. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le moulin
  17. Ministère de la Culture, base Mérimée - Note sur l'église Saint-Barthélemy
  18. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les verrières de l'église Saint-Barthélemy
  19. [5][6] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Barthélemy
  20. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la stèle discoïdale
  21. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]