Gurs

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Gurs
La mairie
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Navarrenx
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Navarrenx
Maire
Mandat
Michel Forcade
2014-2020
Code postal 64190
Code commune 64253
Démographie
Population
municipale
413 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 18″ N 0° 45′ 09″ O / 43.2883, -0.752543° 17′ 18″ Nord 0° 45′ 09″ Ouest / 43.2883, -0.7525  
Altitude Min. 119 m – Max. 254 m
Superficie 10,96 km2
Localisation

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Gurs est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Arbre de la liberté planté en 2000
Mémorial récent
Mémorial vu de l'intérieur

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le gave d'Oloron (affluent du gave de Pau) et par ses tributaires le Lausset et le torrent l'Arrieu.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Les Ahitaux

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Gurs est mentionné au XIe siècle[2] (d'après Pierre de Marca[3]), et apparaît sous les formes Gurz (1286[2], titres de Béarn[4]), Gurtz (1385[2], censier de Béarn[5]) et Sent Marti de Gurtz (1396[2], notaires de Navarrenx[6]).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Les Ahitaux est un hameau de Barraute-Camu mentionné en 1863, dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2] et qui apparait sous la forme Los Aƒƒitaux en 1560[2] (réformation de Béarn[7]).

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Gurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.
En 1385, Gurs comptait 35 feux et dépendait du bailliage de Navarrenx.

Le camp de Gurs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Camp de Gurs.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gurs a accueilli un camp d'internement administré par le Régime de Vichy. D'abord destiné aux réfugiés républicains espagnols, il a ensuite accueilli de nombreux Juifs, avant leur départ pour le Camp de Drancy et Auschwitz. Dans une récente étude, le chercheur Jacky Tronel indique qu'avant de servir de lieu d'internement des Juifs, le camp fut la prison militaire de Paris repliée[8].

Parmi les prisonniers de ce camp, il y eut :

Barraque reconstituée
Barbelés pour le départ
Voie ferrée pour l'acheminement
Tombes juives
Républicains espagnols
Sculpture d'une valise d'époque

Les tombes des combattants républicains espagnols et des volontaires de la brigade internationale se situent à droite en entrant dans le cimetière.

En octobre 1940, à la fermeture du camp de Saint-Cyprien près d'Argelès, 3 858 hommes — la plupart arrêtés par les autorités belges[9] le 10 mai 1940 — furent transférés au camp de Gurs. Ils étaient majoritairement Juifs.

De janvier 1941 à décembre de la même année, des prisonniers de Gurs furent transférés au Camp des Milles dans les Bouches-du-Rhône, dans l'attente de leur émigration vers les États-Unis, la Bolivie, Cuba et d'autres destinations.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Louis Costemale RPR puis UMP  
2014 en cours Michel Forcade    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de six structures intercommunales[10] :

  • la communauté de communes du canton de Navarrenx ;
  • le SIVU d’assainissement de Navarrenx ;
  • le syndicat AEP de Navarrenx ;
  • le syndicat de la perception de Navarrenx ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys ;
  • le syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 413 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
589 684 614 625 642 720 693 657 694
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
723 683 661 608 633 624 606 574 553
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
606 580 541 504 514 474 502 537 443
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
415 395 392 384 381 383 375 374 413
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole (élevage et polyculture). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin date[13] du XIXe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Gurs
  2. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  4. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. J. Tronel, « Les îlots du camp de Gurs : prison militaire de Paris repliée », Arkheia, no 21, Montauban, 2009
  9. Traces & empreintes, « Les arrestations du 10 mai 1940 », sur le site jewishtraces.org
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 7 juin 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  13. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Martin

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gracianne Hastoy, Le chêne de Guernica, Éditions Cheminements, 2004 (ISBN 2-84478-220-5) ; ce livre, bien que très bien documenté, n'est qu'un roman retraçant le parcours d'un réfugié basque pendant la guerre civile d'Espagne de 1936-1939.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]