Nay (Pyrénées-Atlantiques)

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Nay
La place centrale de Nay
La place centrale de Nay
Blason de Nay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton chef-lieu de 2 cantons
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Nay
Maire
Mandat
Guy Chabrout
2014-2020
Code postal 64800
Code commune 64417
Démographie
Population
municipale
3 168 hab. (2011)
Densité 601 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 10′ 52″ N 0° 15′ 40″ O / 43.1811, -0.26111111111143° 10′ 52″ Nord 0° 15′ 40″ Ouest / 43.1811, -0.261111111111  
Altitude Min. 244 m – Max. 402 m
Superficie 5,27 km2
Localisation

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Nay est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Nayais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Pont
Gave

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine à l'est du département, à vingt kilomètres au sud-est de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 36, 287, 937 et 938, et par la ligne SNCF Toulouse - Bayonne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont traversées[2] par le gave de Pau, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, le canal de la Grau et le Béez, lui-même rejoint sur Nay par le ruisseau Coudé.

Un affluent du canal de l'Escourre, le ruisseau de Tutet, coule également sur la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Clarac, de l'autre côté du gave, était autrefois une commune distincte, mais est aujourd'hui un quartier de Nay, le long du canal ;
  • Haut de Nay ;
  • Les prés du Roi, toujours de l'autre côté du gave situé non loin de l'usine Cancé, bordant en grande partie l'avenue Éloi Pareilh.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Nay est mentionné au XIIe siècle[3] (titres de Gabas[4]) et apparaît sous les formes Sant-Vincentz de Nay (1484[3], notaires de Pau[5]) et Nai (XVIIIe siècle[3], intendance de Pau[6]).

Le toponyme Nay, Nay en béarnais, provient du latin oppidum nayum.

Le toponyme Clarac apparaît sous les formes Sent-Johan de Clarac (1547[3], réformation de Béarn[7]) et Claracq (1793[8] ou an II).

D’après Paul Raymond, le chemin de Clerguet, conduisant à Clarac, traversait Asson et Igon, et délimitait les communes d’Asson et de Nay. On le trouve sous la graphie lo cami Clargues ou le cami Claragues en 1536[3], le grant camii aperat Clergues en 1547[3] (réformation de Béarn[7] pour toutes les citations).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières mentions de Nay remontent vers 1120 où l’on décrit un bourg ravagé par un incendie. C’est là que les moines de Sainte-Christine de Gabas qui était "un des trois plus grands hôpitaux de la Chrétienté " (les deux autres étant celui de Mont-Saint-Bernard et celui de Jérusalem), achètent cette étendue de terre ainsi que le terroir et tous les biens à lui attachés, terres cultivées ou en friches.

Sa position géographique explique le choix des religieux, situé aux pieds des coteaux comporte un gué traversant le gave dans un méandre, il y passe un chemin menant de Lourdes à Pau par la rive gauche, Il contrôle l’accès à la vallée de Ferrières ainsi que l’accès à la vallée d’Ossau par Arudy. Mais, la route d’Ostabat puis le col de Ronceveaux moins élevé que le col des moines ou le Somport fut privilégiée par les pèlerins et le déclin de Sainte-Christine aurait entrainé celui de Nay.

Bastide est créée en 1302, par Marguerite de Moncade, vicomtesse de Béarn, après avoir établi un contrat de paréage avec l'hôpital Sainte-Christine de Gabas, institution propriétaire du terrain. Le 21 septembre 1302, Nay comptait treize maisons, elle devient une bastide (Marguerite de Moncade 1245-1319, veuve de Roger Bernard III 1265-mars 1302, 1er comte de Foix-Béarn). Son marché créé par Gaston Phébus (1331-1391) existe toujours. En 1381, par suite d’un conflit entre Gaston Phébus et Jean II d’Armagnac, un incendie ravage la bastide. En 1385, Nay compte 108 feux, des remparts sont construits sur les instructions de Gaston Phébus, ils sont achevés au XIV-ee siècle.

Les ateliers sont organisés, les corps de métiers sont très diversifiés et spécialisés (cardeurs, tondeurs, fileuses, brodeuses etc...).

La Manufacture Royale de Draperies et Teinturerie à Nay est construite sous le règne d’Antoine de Bourbon et de Jeanne d’Albret, sans doute vers 1558. Située hors de l’enceinte de la ville, au bord du canal du moulin, à l’emplacement de l’actuelle "Maison Mouyen", la "Manufacture de la draperie deus rey et reine" était chargée de produire des pièces de drap, et comprenait un atelier de tissage, regroupant sous un même toit plusieurs métiers, un moulin à foulon et une teinturerie. L’ensemble ne fonctionna que peu de temps et ne se releva pas de la mise à sac de 1569. Il faudra attendre deux siècles pour en voir apparaître une deuxième. Les marchands deviennent très vite les notables de la région et les représentants prestigieux de la cité. Ces marchands vont intégrer également le domaine religieux grâce au système des confréries. La confrérie de Sainte-Anne liée aux tisserands et marchands drapiers sera ainsi très influente et se perpétuera encore longtemps.

Avec l’urbanisme caractéristique des bastides on voit apparaître de nouvelles préoccupations. Ainsi, si auparavant le village était ordonné autour de l’église ou du château, la bastide s’agence autour de la place du marché et des halles, donc autour d’un pôle économique.

De plus, le premier étage des halles correspond à la maison commune où se réunissaient les jurats, donc un pôle politique. Le religieux est, quant à lui, à la périphérie.

Enfin l’émergence de cette pré-industrie va également influer sur le visage de la cité. Seule la Maison Carrée, édifice prestigieux de cette époque, a été conservée jusqu’à nos jours. Il s’agit d’un hôtel particulier. Vaste demeure du centre-ville, elle présente une architecture digne des plus grands architectes de la Renaissance avec sa cour intérieure et ses galeries sur quatre niveaux présentant les ordres doriques, ioniques et corinthiens.

Nay eut néanmoins beaucoup à souffrir tout au long de son histoire : le bourg fut détruit en 1543 par un énorme incendie, à l'origine confuse, qui le consuma entièrement. À peine remis, survinrent les guerres de religion, et en 1569, les papistes la pillèrent et les huguenots la reprirent avec vigueur. Parmi les protestants qui émigrèrent, figure un sieur Olivier, ancêtre du célèbre acteur britannique Laurence Olivier. La vieille bastide eut d'autres enfants célèbres, dont De Solano né en 1772 qui reçut la charge de gouverneur des îles Manille. Par la suite, Nay devint une cité très industrielle, spécialisée dans les filatures (Dupont & Dupond) , prospéra dans ce domaine à tel point qu'elle fut surnommée "le petit Manchester". Plus tard, on voit, notamment pour le XVIIIe siècle, un éclatement des ateliers sur toute la région de Nay et de Pau. La culture du lin est concentrée sur l’axe du gave de Pau. Il s’agit surtout d’une multitude de petits ateliers souvent familiaux. La fabrication des toiles, mais aussi la préparation du lin se fait à la campagne et à domicile. Les tisserands peuvent être également itinérants, mais beaucoup sont également et surtout paysans.

Dans le secteur nayais, les ateliers se trouvent tous dans un rayon de 8 km autour de Nay. Nay fait office de centre marchand. On y trouve néanmoins des manufactures près des cours d’eau spécialisées dans la fabrication des couvertures de laine et des cadis (grosses étoffes de bure). En centre-ville, la Manufacture Royale de Bonnets à la Turque créée par les frères Poey d’Oloron aux environs de 1740 produit ces coiffes en laine exportés en Orient, dans le pourtour méditerranéen. Au début du XIXe siècle, l’industrie traditionnelle de la toile est quasi moribonde. Souvent basée sur des ateliers familiaux, elle doit faire face à la concurrence des étoffes de coton.

La plupart des usines du XIXe siècle de la plaine sont ainsi situées sur ces canaux. Le renouveau du secteur textile du XIXe siècle diffère de celui du XVIe siècle par une caractéristique majeure : au XVIe siècle, c’est le marchand qui est au sommet de la hiérarchie ; au XIXe siècle, il devient secondaire et laisse la place à l’industriel accompagné de l’ingénieur. Le renouveau de la production se fait surtout par l’apport de nouvelles technicités, de modernité mécanique. Ainsi durant tout les XIXe-XX et ee siècles, des ingénieurs formés aux Arts et Métiers, et des mécaniciens de haut niveau originaires du nord sont appelés par les nayais. Ils sont d’abord employés, puis vont très vite fonder leur propre usine. L’activité lainière concerne la fabrication sur Nay de draps de laine, couvertures, cadis, la bonneterie, le béret. Par exemple : l’usine Blancq pour la bonneterie, couverture et béret, qui existe encore aujourd’hui. Une partie est aujourd’hui reconvertie en Musée sur le béret.

L’usine Berchon qui fabriquait le fameux tissu des Pyrénées se trouve également au centre ville. Les industriels deviennent très vite les notables de la cité. Beaucoup seront maires ou conseillers municipaux. Ils vont redéfinir la ville de Nay d’un point de vue urbanistique et vont tout d’abord s’attaquer à la place, peut être jugée trop médiévale. En effet, l’architecture des maisons étaient certainement héritière de la bastide médiévale : deux côtés de maisons de la place centrale sont ainsi rasés, la halle médiévale détruite, une nouvelle mairie-halle voit le jour. Celle-ci est monumentale ; elle regroupe tous les services administratifs, les pompiers, l’école, les gendarmes en plus du marché au rez-de-chaussée. Les allées Chanzy sont dessinées, lointaines cousines des grands boulevards, ; le pont est décalé pour être dans le prolongement de la mairie. Une perspective est ainsi réalisée avec la Mairie au fond, les allées Chanzy, le pont. La crue de 1826 avait condamné le pont et le pont provisoire construit en 1834 coûtait très cher à la municipalité. Le projet de construction d’un pont solide et définitif est décidé par le Conseil général des Basses-Pyrénées en 1828. La construction du pont dans l’axe de la place du marché imposa la démolition des maisons bordant le côté de la place. Ce qui fut terminé en 1869. Toutes ces nouveautés sont l’œuvre de la municipalité pendant les mandats successifs de Paul Rey maire de Nay élu de 1875 à 1919 : l’école primaire supérieure de garçons en 1885 rue des Pyrénées, l’électricité en 1890, l’école de filles en 1896, la maternelle en 1898, l’école primaire supérieure de filles. (1909). Enfin à l’initiative des Abbés Dupont, la création d’un hospice est amorcé. L’achat de deux maisons contigües au Moulierats (actuel collège Saint-Joseph) permit bien vite l’accueil de quatorze hommes et femmes âgés et infirmes qui trouvèrent un toit où s’abriter, une table où manger, un asile où se soigner. Les abbés Dupont parachevèrent leur œuvre en édifiant l’hospice Saint Joseph qui fut inauguré au mois d’octobre 1897 après cinq années de travaux.

Paul Raymond[3] note qu'en 1385, Nay comptait cent-huit feux. On trouvait dans la commune un couvent de récollets. L'hôpital dépendait alors de l'abbaye de Sainte-Christine (Espagne).

Le bailliage de Nay
Au XIVe siècle[3], le bailliage de Nay comprenait les communes d'Asson, Bruges, Igon, Lestelle, Montaut, Nay et Rébénacq.
La notairie de Nay
Nay était le siège d'une notairie de laquelle ressortaient les communes d'Angaïs, Arros, Arthez-d'Asson, Asson, Baliros, Baudreix, Bénéjacq, Beuste, Boeil, Bordères, Bosdarros, Clarac, Coarraze, Igon, Lagos, Lestelle, Mirepeix, Montaut, Nay, Pardies et Saint-Abit.
Le canton de Nay
En 1790, le canton de Nay se composait des communes d'Angaïs, Arros, Arthez-d'Asson, Asson, Baliros, Baudreix, Bénéjacq, Beuste, Bézing, Boeil, Bordères, Bordes-près-Nay, Bosdarros, Bourdettes, Bruges, Capbis, Clarac, Coarraze, Igon, Lagos, Lestelle, Mirepeix, Montaut, Nay, Pardies, Saint-Abit.
Par décret impérial du 11 février 1863, la commune de Clarac est réunie à celle de Nay, et le canton de Nay porte alors le nom de canton de Nay-Ouest et celui de Clarac le nom de canton de Nay-Est.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à deux béliers affrontés d'or surmontés de trois croissants d'argent, au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Office de tourisme

Le 1er janvier 1973, Nay fusionne avec la commune de Bourdettes pour former la commune de Nay-Bourdettes. Les communes se sont séparées le 1er janvier 1997.

De par sa situation géographique, Nay se trouve éloignée de l'axe principal de communication que constitue la voie rapide Pau-Lourdes. En conséquence son aura de chef-lieu de canton n'est plus qu'administrative et culturelle (la commune abrite un monument historique, la Maison Carrée). À ce jour, comparée aux autre communes des Pyrénées-Atlantiques de population entre 3500 et 4000 habitants, Nay est celle dont le potentiel de taxe professionnelle est le plus bas (environ moitié moins que les autres - source MINEFI). Cette situation n'est pas réversible, d'autant plus que le siège de la communauté de communes (appelée Pays de Nay) a été implanté à Bénéjacq (directement accessible depuis la voie rapide), et non à Nay, qui de fait se trouve marginalisée au sein de l'intercommunalité. Une autre faiblesse de la commune vient du fait que depuis 1993 aucun de ses maires n'a été conseiller général, laissant le champ libre au déplacement du pôle d'activité économique de Nay vers l'axe Bénéjacq-Coarraze.

Liste des maires de Nay
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1995 Michel Cantet RPR Conseiller général
1995 2001 Maurice Triep-Capdeville    
2001 2008 Robert Malterre    
2008 en cours Guy Chabrout PRG  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Nay appartient à six structures intercommunales[10] :

  • la communauté de communes du Pays de Nay ;
  • le SIVU d'aide à domicile de la plaine de Nay ;
  • le syndicat d’eau potable et d’assainissement du pays de Nay (SEAPAN) ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau ;
  • le syndicat mixte du bassin du gave de Pau.

La commune accueille le siège du SIVU d'aide à domicile de la plaine de Nay.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 168 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 262 2 376 2 600 3 011 3 290 3 416 3 227 3 236 3 278
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 082 3 458 3 409 3 127 3 233 3 272 3 440 3 536 3 636
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 670 3 806 3 950 3 360 3 521 3 248 3 200 3 116 3 457
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 444 3 440 3 375 3 462 3 591 3 204 3 288 3 168 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Nay fait partie de l'aire urbaine de Pau.

L'analyse de l'évolution démographique fait apparaître une stagnation de la population, dont le total n'a jamais dépassé 4 000 habitants (aujourd'hui 3 500 habitants). L'évolution est d'environ 1 % par an. Compte tenu du contexte économique local, ce seuil ne sera pas non plus franchi dans le futur. Cette situation apparaît problématique compte tenu de l'expansion des communes avoisinantes (Asson, Bénéjacq, Coarraze) dont la surface foncière est largement supérieure.

Économie[modifier | modifier le code]

Nay était présente dans l'industrie de fabrication du béret. Depuis 2007, l'usine Blancq-Olibet est domiciliée à Baudreix et a changé d'actionnaires. Le nouveau directeur Alain Zachar a impulsé une nouvelle orientation à l'entreprise. Seul le musée du Béret est resté à Nay. Les deux dernières industries présentes à Nay : l'entreprise Cancé spécialisée en structures métalliques et aluminium, a commencé d'externaliser son personnel vers d'autres sites, et la Teinturerie Lepère travaille aussi bien pour la haute-couture, que le linge basque ou la filière médicale, a créé la marque Oursport pour la confection de maillots de sports. On peut citer également l'entreprise de fabrication de sonnailles Daban. L'essentiel du tissu économique de la ville reste donc les commerces, et en particulier le marché du mardi matin, qui draine les gens depuis Lourdes jusqu'à Laruns.Trois exploitations agricoles sur le territoire également.

Il ne faut pas oublier l'impact économique des fêtes de Nay (le dernier week-end du mois d'août) qui constitue pour les cafés et restaurants de la ville, ainsi que les buvettes tenues par les clubs locaux de rugby, de foot, de kayak et de vélo l'équivalent de plusieurs mois de recettes.

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Eglise de Nay (Pyrénées-Atlantiques).
Monument aux morts de Nay (Pyrénées-Atlantiques).

Les fêtes de Nay, se déroulent sur cinq jours aux alentours du 24 août. Elles donnent lieu à de nombreuses réjouissances (fête foraine, vaches landaises, concerts, bals, bodegas, estanquets, peña). La ville offre aussi un festival de feu d'artifice pendant ces cinq jours.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le Moyen Âge : la période antérieure à la construction de la bastide n’a laissé que peu de traces. Il reste néanmoins la motte castrale des seigneurs de Nay située sur les hauteurs de la ville.

De la bastide du XIVe siècle, sont conservés le parcellaire et le plan urbain en damier, ainsi qu’une partie des arcades des garlandes de la place du marché. L’enceinte, primitivement construite en bois, puis reconstruite en galets à la fin du XIVe siècle sur l’injonction de Gaston Fébus, est visible aujourd’hui sur une trentaine de mètres derrière l’église Saint-Vincent. Le reste du mur est en grande partie conservé mais dans des propriétés privées. Quatre échauguettes (une seule présente aujourd’hui) permettaient la surveillance du lieu. Trois portes en fermaient l’accès. Certains documents d’archives signalent des tours qui n’ont, pour l’instant, pas été retrouvées sur le terrain.

  • La Renaissance : La Maison carrée[13] ou de Jeanne d'Albret fut construite au XVIe siècle. Cet hôtel particulier fut construit dans le style de la Renaissance italienne. Organisé entre place, cour et jardin, il témoigne de la prospérité due à l'activité textile. La Maison Carrée - classée M H - est une merveille d’architecture de la seconde moitié du 16e sc. Commencée probablement par un marchand de laine, Pedro Sacaze, elle fut construite finalement par son gendre, François de Béarn-Bonnasse, capitaine du Roi Charles IX. Elle est composée de deux corps de logis entre cour et jardin, reliés d’une part grâce à une tour-escalier rampe sur rampe et d’autre part, par des galeries ou loggias superposées. La façade ouest comporte quatre niveaux de galeries présentant les trois ordres antiques (dorique, ionique et corinthien), la façade Est est inachevée avec ses trois niveaux dont le dernier en bois. Restaurée dans les années 1990, elle accueille aujourd’hui le Musée de l’Industrie et des expositions temporaires.
  • La Marie-Halle : L’hôtel de ville construit en 1839 et inauguré par le Duc d’Orléans, est une immense halle sur deux niveaux : marché au rez-de-chaussée, services administratifs à l’étage. À l’origine, on y trouvait également la première école des garçons, la gendarmerie et les pompiers.
  • La Manufacture Royale de Bonnets à la Turque : La Manufacture Royale de Bonnets à la Turque (ou bonnets de Fez), actuellement école primaire publique, a été construite à la fin du XVIIIe siècle par les Frères Poey peut-être sur l’emplacement d’un atelier plus ancien. De son architecture primitive, elle a surtout conservé le plan en équerre et une partie des façades aux grandes fenêtres et la façade sur rue, typique des Manufactures Royales.
  • Le Musée du Béret : Le Musée du Béret siège dans la partie la plus ancienne de la Manufacture Blancq (1832). L’architecture briques et verre est intéressante à plus d’un égard : le rez-de-chaussée ouvre par de grandes baies en plein cintre faisant entrer la lumière à flots sur les machines, les autres niveaux étaient consacrés à la confection. Le musée présente la fabrication de ce couvre-chef national avec des machines en fonctionnement.
  • La Manufacture Vital Gibert : produisait essentiellement des meubles Modern Style et s’étendait sur tout un quartier. L’un des bâtiments, patrimoine municipal, présente une grande halle fer et verre dont l’architecture mérite d’être conservée.
  • L’usine Berchon : une activité lainière tout à fait nouvelle à Nay se développe rapidement : le tissu des Pyrénées ou laine des Pyrénées. Désiré Berchon, après avoir été formé en Allemagne, pointe de l’industrie textile à l’époque, et travaillé dans le Midi, vient à Nay en 1864 aider le fabricant de béret Labernadie. Il monte sa propre affaire en 1868 afin de confectionner du tissu des Pyrénées, puis de la confection. L’usine est composé d’un agglomérat de maisons achetées au fur et à mesure de l’extension de l’entreprise. À partir de 1902, des grands travaux voient la réalisation de deux grandes halles en fer forgé dont une (trois nefs) est conservée. L’usine sera encore modifiée avec l’ajout côté canal et rue Gambetta de deux grands bâtiments.
  • Le lavoir : situé rive droite du Gave sur le canal, il a été restauré dans les années 1980.
  • La Minoterie : très beau bâtiment industriel reconverti en centre d'art contemporain.
  • Le patrimoine bâti : Si le bâti médiéval a entièrement disparu, les immeubles et maisons de la fin du XVIIIe siècle et XIXe siècle sont nombreuses et correspondent à cette nouvelle ère de prospérité que fut la révolution industrielle. Ces maisons ont, au centre-ville, des linteaux de porte et de fenêtres sculptés avec des motifs traditionnels reprenant des thèmes classiques tels que la prospérité et la fécondité (arbre de vie, glands, marguerite, grappe de raisin…), ou religieux (croix, IHS) ou encore révolutionnaires (bonnet phrygien, balance, inscriptions républicaines…).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vincent[14] fut édifiée aux XVe et XVIe siècles et est classée aux monuments historiques. Le mur ouest date d'avant la bastide, ainsi que la cloche de 1245, qui sonne toujours. Le clocher (33 mètres) fut ajouté en 1520. Elle recèle des tableaux[15], du mobilier[16] et une statue[17], tous inscrits aux monuments historiques.

La chapelle Saint-Joseph[18] date de 1897.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

La commune dispose de deux écoles maternelles et primaires (écoles du fronton[19] et Sainte-Élisabeth), de deux collèges (collège Henri IV[20]) et collège Saint Joseph et de deux lycées : un lycée d'enseignement général (Paul Rey) et un lycée technologique privé (lycée technologique Nay-Baudreix[21]). Plus de 2.000 élèves étudient sur Nay.

Sport
  • Rugby : tournoi Cancé (tournoi international de rugby Cadets de Coarraze-Nay), ayant lieu au stade de Nay durant le weekend de Pâques ;
  • Natation : Nay dispose d'une piscine intercommunale Nayéo.
  • Un skate-park
  • Marathon : le premier dimanche de mars a lieu la course du Givré qui sur un même circuit organise des épreuves de course, semi-marathon et marche.
  • Bibliothèque associative Pour Tous.
  • Gymnase et stades de foot et rugby. Pelote basque. Cours de Tennis. Base nautique canoé-kayak.
  • des services à la personne : Foyer restaurant et portage des repas.

CAF, PMI, MSD, CLIC,CCAS…. au centre Multi-Services.

  • Cyber-Base.
  • Gendarmerie, Caserne de Pompiers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Nay (Pyrénées-Atlantiques).
Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Décès à Nay (Pyrénées-Atlantiques).
nées au XVIIe siècle
nées au XIXe siècle
nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Nay, consultée le 14/06/09
  3. a, b, c, d, e, f, g et h Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Titres de l'hôpital de Gabas - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Notaires de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Titres de l'intendance de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a et b Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Fiche de Clarac sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  9. Armorial du Béarn, tome I (1696-1701) p.165
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la Maison carrée
  14. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Vincent
  15. [1][2][3][4][5] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de l'église Saint-Vincent
  16. [6][7][8][9][10] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Vincent
  17. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la statue de l'église Saint-Vincent
  18. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la chapelle Saint-Joseph
  19. Site de l'école du fronton
  20. Site du collège Henri IV
  21. Site du lycée technologique Nay-Baudreix

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Article connexe[modifier | modifier le code]

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