Charre

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Charre
Le village vu depuis le sud.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Navarrenx
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Navarrenx
Maire
Mandat
André Daguerre
2014-2020
Code postal 64190
Code commune 64186
Démographie
Population
municipale
200 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 03″ N 0° 51′ 59″ O / 43.3175, -0.866388888889 ()43° 19′ 03″ Nord 0° 51′ 59″ Ouest / 43.3175, -0.866388888889 ()  
Altitude Min. 91 m – Max. 207 m
Superficie 11,41 km2
Localisation

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Charre est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le Saison, affluent du gave d'Oloron, et par ses tributaires, les ruisseaux Laxubie (11,3 km) et le Borlaas.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • le bourg
  • le quartier Cherbeys
  • le quartier de Haute
  • le quartier du Bisqueys
  • le quartier du Salvador

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Charre apparaît[2] sous les formes Sxarre (1385, censier de Béarn[3]), Xarra (1513, titres de Béarn[4]) et Sanctus Petrus de Charre (1618, insinuations du diocèse d'Oloron[5]).

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitane gascon est Sharra.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note qu'en 1385 Charre dépendait du bailliage de Sauveterre et comptait 27 feux.
Au XVIIe siècle, Charre était le chef-lieu de la viguerie de Mongaston.
Dès 1542, un bac permettait la traversée du gave d'Oloron : la nau de Xarra.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Bernard Agest    
2008 2014 André Daguerre    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[6] :

  • la communauté de communes du canton de Navarrenx ;
  • le syndicat AEP du Pays de Soule ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de la perception de Navarrenx ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 200 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
532 510 563 535 547 543 542 569 555
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
530 478 490 492 491 515 486 484 467
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
451 453 426 372 385 373 382 348 314
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
314 310 278 259 260 227 214 214 200
2011 - - - - - - - -
200 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole (élevage, pâturages, polyculture). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le Château de Mongaston[9] : Isolé, perché sur une colline comme un petit nid d'aigle, dressé face à la rive souletine du Saison, dont il commande un gué, il appartint visiblement, avec Labastide-Villefranche et Sauveterre-de-Béarn, à la ceinture de défense de la vicomté du Béarn. S'il eut des seigneurs particuliers, ceux-ci le fortifièrent pour le service du souverain. Bien qu'il ait été fortement remanié au XVIIIe siècle, il semble dater du XIIIe siècle : cette maison forte étroite et élancée, haute de deux étages, avec quatre fenêtres à meneaux et un toit pointu, pourrait en effet avoir tout simplement été aménagée dans le donjon primitif, qui daterait de Gaston VII. Ainsi s'explique mieux l'échauguette qui se trouvait à l'angle nord, entre les deuxième et troisième niveaux, et dont subsistent la base, et un trou béant. La belle tour polygonale, qu'on dit du XIVe siècle, a en tout cas été si visiblement rattachée au reste du gros œuvre, que la vétusté menace aujourd'hui de l'en détacher.
Quelques seigneurs de Mongaston sont attestés au XIVe et au XVIe siècle. En 1658 le château est acquis par Jean du Peyré, neveu du capitaine des mousquetaires de Tréville. En 1692 il passe par mariage à Pierre de Casamayor de Gestas, et en 1847 au fameux Xavier de Bachoué de Barraute. Puis le bien de famille fut abandonné aux outrages des ans, vendu, et finalement ravagé en 1929 par un incendie, qui trouva dans la toiture de bardeaux un aliment de choix.
Ce n'était plus alors qu'une ruine, et on aurait fortement surpris les visiteurs de l'époque en leur disant que ces quelques murs broussailleux et branlants pourraient revivre. Pourtant, le miracle s'est produit : avec le concours d'équipes bénévoles, sa propriétaire actuelle Mme Garnier-Collot, de surcroît descendant des anciens châtelains, l'a courageusement sauvé, restauré, et en assure l'animation estivale. On verra à l'intérieur une collection de poupées évoquant l'histoire du Béarn, quelques meubles curieux et une collection de documents familiaux, du XVIIe au XIXe siècle.
À l'extérieur, on a mis au jour un four, un puits, et le fameux « souterrain », qui, si souvent mythique dans les vieux châteaux, existe bel et bien ici : on marche sur le sommet de sa voûte.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, cette place forte médiévale perchée sur une colline servait au XVIe siècle d'étape aux pèlerins de Saint-Jacques.
L'église Saint-Pierre date[10] du XIXe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Charre
  2. a et b Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 4 juin 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur le château de Mongaston
  10. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Pierre

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]