Lescar

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Lescar
La cité médiévale de Lescar.
La cité médiévale de Lescar.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Lescar
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées
Maire
Mandat
Christian Laine
2014-2020
Code postal 64230
Code commune 64335
Démographie
Gentilé Lescariens
Population
municipale
10 030 hab. (2011)
Densité 378 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 01″ N 0° 26′ 05″ O / 43.3336, -0.434722222222 ()43° 20′ 01″ Nord 0° 26′ 05″ Ouest / 43.3336, -0.434722222222 ()  
Altitude Min. 142 m – Max. 203 m
Superficie 26,50 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-lescar.fr

Lescar est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Aquitaine. Elle est l'héritière de la cité gallo-romaine Beneharnum, qui fut la première capitale du Béarn avant d'être détruite en 841 par les Normands.

Le gentilé est Lescarien[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine à sept kilomètres à l'ouest de Pau sur la rive droite du gave de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

L'autoroute française A65 croise l'A64 à l'échangeur autoroutier de Lescar.

La commune est également desservie par les routes nationales 117 et 417, ainsi que par les départementales 945, 501 et 509.

Lescar se trouve sur la ligne Toulouse - Bayonne, connue sous le nom de Transversale pyrénéenne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave de Pau et son affluent, l'Ousse des Bois (elle-même rejointe sur la commune par le canal du Moulin alimenté par les ruisseaux Lagoué et le Lau et le tributaire de celui-ci, le ruisseau Lescoure). Des affluents du Luy de Béarn, l'Aïgue Longue[3] (ainsi que son tributaire, le ruisseau le Lata) et l'Uzan, traversent également la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Fourcet
  • Pesquit
  • Lanusse

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lescar apparaît sous les formes Beneharnum et Benearnum (itinéraire d'Antonin pour ces deux formes[4]), Benarnus, civitas Benarnensium (notice des provinces[4]), Benarna et Benarnum (VIe siècle[4], Grégoire de Tours pour ces deux formes), Ecclesiola Beati Joannis-Baptistœ, Lascurris (980[4], cartulaire de Lescar[5]), Laschurris (1128[4], titres d'Aubertin[6]), Alescar (1170[4], titres de Barcelone[7]), Laschar (XIIe siècle[4], titres de Gabas[8]), Diœcesis Lascurcensis et Lascurrensis (respectivement 1289[4] et 1313[4], Historiens de France[9]), Lascaa (XIIIe siècle, fors de Béarn) Lascar (1394[4], titres de Buros[10]), Lesca et Lasca (1538[4] pour ces deux formes, réformation de Béarn[11]).

Lescar /leska/ est généralement identifiée à l'ancien Beneharnum, cité des Venarni ou Beneharnenses, peuple aquitanien qui a donné son nom au Béarn. Toutefois cette hypothèse, bien que solide, est encore discutée, il est possible que ce nom n'ait jamais été utilisé par les Béarnais. Une confusion se serait opérée entre le nom du peuple et le nom de sa capitale. Ainsi, lorsque la localité de Lescar est passée au cran de cité, et donc de capitale, à la fin du IVe siècle il aurait fallu parler de Lascurris Beneharnensium soit Lescar des Beneharnenses ou encore de Civitas Beneharnensium soit la Cité des Beneharnenses. Lorsque la cité fut reconstruite au Xe siècle après les invasions normandes, Lescar n'aurait fait que retrouver son nom initial.

Le toponyme ne se réfère donc pas à un « écart », mais provient d'un nom aquitanien Laskʰur dans lequel les linguistes reconnaissent le basque lats 'ruisseau' (cf. Lescun) et le suffixe gur, gorri 'rouge' (cf. Baïgorry, Calagurris…), rouge signifiant aussi « sec » comme à Lagor. Il serait tentant de rapprocher ce nom de celui du ruisseau le Lescourre qui peut aussi s'analyser comme l'Escourre, « le canal », un hydronyme fréquent en Aquitaine. Cependant, la racine est ici nettement occitane et récente, l'escórrer représentant un courant d'eau, un fossé, un canal ou une rigole.

Son nom béarnais est Lescar, prononcé [lesˈka].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

L'oppidum de Beneharnum, à Lescar

Au pied de la colline où s'étend l'actuelle Lescar se trouvait autrefois une citadelle appelée Beneharnum, citadelle avec camps retranchés pendant l'occupation romaine sur l'Aquitaine de 56 av. J.-C. à l'an 419 de notre ère. Elle fut cité romaine dès le Ier siècle, puis capitale de la peuplade des Beneharnenses au IVe siècle. Beneharnum fut rasée vers 841 par les Normands et Morlaàs passa au rang de métropole béarnaise.

L'essentiel de l'agglomération de Beneharnum était située dans la ville-basse de l'actuelle Lescar[12], mis à part une occupation rurale dans le quartier de la cathédrale. Durant le Haut Empire romain, la cité atteint une étendue maximale de 10 à 12 ha. Des indices d'occupation sont décelés à partir du Ier siècle, avec des habitations de 300 à 600 m² en rive droite du gave de Pau. Cette cité naissante est encore fragile car une bonne partie de ces habitats est abandonnée dès la fin du siècle. Ce n'est qu'à partir de la deuxième moitié du IVe siècle que l'agglomération semble de nouveau prospérer avec l'aménagement d'un petit hameau sur une partie de la plaine du Pont-Long, dans le quartier actuel du Bialé. La ville-haute est, quant à elle, remparée pour la première fois à partir du Ve siècle.

Les diverses fouilles archéologiques ont permis de retracer l'urbanisation de la cité au cours des siècles. Ainsi, l'espace dans lequel se situait alors Beneharnum était très humide. Les habitants ont donc aménagé la cité afin de la prémunir des risques d’inondation. Trois principaux types d'aménagements ont, ainsi, été mis en place : des équipements de berges, des conduites avec un véritable réseau d'égouts et des captages d'eaux d'infiltration. Beneharnum était également équipée de très larges artères urbaines puisque les fouilles ont permis de déceler une rue de 18 m de largeur environ. Cela révèle le caractère semi-urbain de l'agglomération, ces axes devant accueillir la circulation de la ville mais aussi des activités rurales gourmandes en espace (circulation et parcage des troupeaux, marchés etc.). L'habitat de la cité était fortement hiérarchisé avec de simples campements pastoraux en périphérie, des masures, des maisons de ville d'environ 300 m², des demeures de haut standard de plus de 600 m² et des villas suburbaines comme la villa du quartier Saint-Michel (Sent Miquèu, vers l'actuelle avenue Carrerot) de 3000 m² de surface au sol.

Pendant plusieurs siècles un débat s'est installé entre les historiens pour savoir quel était l'emplacement initial de la cité antique de Beneharnum. C'est en 1545[13] que l'historien espagnol Antonio de Nebrija dévoila à l'aide de l'Itinéraire d'Antonin l'existence d'une cité nommée Beneharnum qu'il situa donc en Béarn. A partir de cette identification, un vaste débat s'est lancé pour savoir où se situait cette cité antique. Les échanges ont vite tourné entre d'un côté la thèse d'Orthez et celle de Lescar. Ce débat était une manifestation symptomatique de la Renaissance, période pendant laquelle l'antiquité romaine était valorisée, chaque province cherchait alors son origine antique pour se rattacher à la culture latine classique. Ce n'est qu'à partir du XXe siècle qu'un consensus assez large s'est établi pour fixer à Lescar les bases de la capitale antique du Béarn.

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Remparts médiévaux de la ville-haute

Suite à la destruction de Beneharnum, Lescar renaît de ses cendres et une nouvelle cité se développe sur la colline à partir du Xe siècle sous l'impulsion de Guillaume Sanche, duc de Gascogne. Elle s'appuie, notamment, sur le renouveau de l'évêché pour se développer et étendre son influence.

L’Évêché existait dès le Ve siècle avec la cathédrale primitive de Saint-Julien, dans la Basse-ville. Détruite par les Normands en 841, Saint-Julien ne fut donc cathédrale que durant la deuxième moitié du premier millénaire. Reconstruite au XIIIe siècle, elle fut de nouveau détruite par les troupes protestantes de Montgomery en 1569. Elle a été remplacé par l'actuelle église, reconstruite une dernière fois au XVIIe siècle.

Paul Raymond[4] note que l'évêché de Lescar remplaça en 980 celui de Beneharnum. Le diocèse de Lescar comprenait l'archidiaconé de Lescar (archidiaconatus Lascurrensis), de Soubestre (archidiaconatus Silvestrensis), de Larbaig (archidiaconatus Larvallensis), de Batbielle[14] (archidiaconatus de Begbielle) et de Vic-Bilh (archidiaconatus de Bigbilh).

Après le saccage des Normands sur la cathédrale primitive, l'évêché se déplaça donc sur la ville-haute de Lescar. Au Xe siècle, il subsistait dans la Haute-ville un baptistère dédié à Saint-Jean-Baptiste. Un soldat repenti, « Loup-Fort », construisit à sa place une chapelle et un monastère sous le vocable de « Sainte-Marie ». En 1062, la chapelle fut consacrée cathédrale et Lescar devint Évêché. Des remparts sont alors construits pour protéger la cité naissante, des vestiges sont toujours présents avec la porte/tour de l'Esquirette et la tour de l'Évêché. L'évêque de Lescar préside les États de Béarn et les rois de Navarre de la lignée d'Albret choisissent la cathédrale pour abriter leur sépulture. Lescar est alors une cité brillante prenant encore plus d'importance avec l'établissement d'un collège de Barnabites (actuel lycée Jacques-Monod) sur la demande d'Henri IV au XVIIe siècle.

En 1385, Lescar dépendait du bailliage de Pau et comptait 187 feux. En 1643, la ville se divisait en quatre quartiers (ou vics), la Ciutat, le Parvis, Debat l'Arriu et le Vialer. La notairie de Lescar rassemblait les communes de Laroin, Lons, Monhauba[15], Saint-Faust et Siros.

Une légende veut que Lescar fut une ville « septénaire » au Moyen Âge avec : 7 églises, 7 portes, 7 fontaines, 7 tours, 7 moulins, 7 vignes et 7 bois.

Sous la Révolution, en 1791, l'évêché fut supprimé et rattaché à celui de Bayonne en même temps que celui d’Oloron-Sainte-Marie qui deviendra le 22 juin 1909, le diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron.

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui la ville aux rues étroites est devenue un satellite résidentiel de Pau, avec notamment une très forte activité commerciale. Le centre-bourg de la ville est composé de maisons béarnaises datant des XVIIe siècle et XVIIIe siècle pour certaines d'entre elles.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lescar Blason De gueules au croissant d’argent surmonté d’une étoile d’or
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal comprend 8 adjoints et 20 conseillers municipaux.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Lescar a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[16].

Liste des maires de Lescar
Période Identité Étiquette Qualité
1887 1919 Paul d'Ariste SE Avocat
  1983 Roger Cadet DVD  
1983 1989 René Claverie UDF / CDS Médecin
1989 1995 René Claverie SE Médecin, Conseiller général (1985-1998)
1995 2001 René Claverie SE Médecin
2001 2008 René Claverie UMP Médecin
2008 2014 Christian Laine PS Ingénieur

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La ville de Lescar fait partie de cinq structures intercommunales[17] :

  • la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées ;
  • le SIVU pour le service de soins infirmiers à domicile pour personnes âgées du canton de Lescar ;
  • le syndicat AEP de la région de Lescar ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau.

Lescar accueille le siège du SIVU pour le service de soins infirmiers à domicile pour personnes âgées du canton de Lescar.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Alfaz del Pi (Espagne) depuis 1985[18]

Drapeau du Portugal Sátão (Portugal) depuis 1988

Historique des logos[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 030 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 948 1 710 1 611 1 781 2 093 1 938 2 096 2 014 1 940
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 877 1 776 1 827 1 807 1 855 1 791 1 794 1 645 1 630
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 554 1 522 1 482 1 471 1 661 1 871 1 750 1 576 1 855
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 194 2 953 4 164 5 186 5 793 8 191 9 439 9 752 9 794
2011 - - - - - - - -
10 030 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lescar fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

Euralis est le premier groupe coopératif agro-alimentaire du sud-ouest de la France. Il emploie 5 000 employés. Son siège est situé à Lescar.

La zone commerciale de Lescar (Lescar Soleil) est l'une des plus grandes de France[21] avec un chiffre d'affaires annuel de 437 millions d’euros en 2009 pour 323 enseignes et environ 10 000 places de parking gratuites.

La commune fait partiellement partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture[modifier | modifier le code]

Un festival du théâtre amateur, organisé en collaboration avec les Mutins de Lescar, a lieu au mois de mai. Il est suivi, à la fin juin, par le traditionnel huec de la Sent Jan ou feu de la Saint Jean (fête traditionnelle béarnaise) et à la même époque, par une course multisports par équipes "Faites du Sport à Lescar". La fête des Lescariens se déroule fin août, suivie en septembre par les Mystères de la Cité. Cette manifestation patrimoniale et festive se déroule sur trois jours, avec comme temps forts un spectacle son et lumière déambulatoire au cœur de la cité historique, un marché médiéval et le festival d'arts plastiques L'Art en balade. Le festival musical Octobre(s) à Lescar a lieu comme son nom l'indique en octobre et propose une programmation musicale variée, incluant classique, jazz, chanson française et pop/rock.

Le festival alternatif d'Emmaüs s'y tient fin juillet, avec débats, conférences et concerts. En 2013 s'est tenue la sixième édition avec la présence des groupes IAM, Public Enemy ou encore d'Oxmo Puccino. Cette édition a attiré environ 14 000 personnes[22].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La cité médiévale

La cité de Lescar représente la haute-ville, elle est située au sommet d'un promontoire de 30 mètres de haut. Cette partie historique s'est développée au XIIème siècle avec la construction de la cathédrale Notre-Dame. Un ensemble de remparts et de portes de défense en limitait l'entrée. Les vestiges d'une des tours de l'Évêché[23] témoignent du passé ancien de la commune. Ces tours formaient l’ancien palais épiscopal détruit à la Révolution française.

On trouve à l'entrée ouest de la cité une porte monumentale nommée porte de l'Esquirette[24] inscrite aux monuments historiques. Il s'agit de l'une des portes permettant d'entrer dans la cité, elle renfermait une cloche que l’on sonnait pour donner l’alerte auprès de la population. Adossés à la porte se trouve les vestiges de la tour de l'Esquirette, qui était l'un des maillons des remparts ouest de la cité.

Au sud de la cité se trouvent les vestiges des remparts médiévaux. Les premiers remparts sont construits par les Gallo-Romains vers le Ve siècle puis consolidés au Moyen Âge pour protéger la ville. La tour du presbytère située en haut des remparts date du XVIe siècle, elle permet d'accéder aux remparts par des escaliers. Le reste du bâtiment date, quant à lui, du XVIIe siècle et servait de logis pour le clergé[25].

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La basse-ville

La basse-ville de Lescar concentre la plupart des vestiges issus de l'occupation gallo-romaine des lieux. Les archéologues ont exhumé dans le quartier du Bialé le cœur antique[26] de la cité de Beneharnum, avec par exemple la découverte de thermes publics[27]. Un taureau[28] en bronze daté de l'époque gallo-romaine a été découvert dans le camp qui domine Arbus. Tandis qu'une ancienne villa romaine a été mise en évidence à l'est de la cité[29], du mobilier et une mosaïque de 6,50 m de long sur 3,3 m de large de la villa Saint-Michel sont exposés au musée de Lescar[30].

Un ancien collège barnabite
Article détaillé : Lycée Jacques-Monod.

L'actuel lycée Jacques Monod de Lescar occupe un bâtiment chargé d'histoire. Le bâtiment central a été construit progressivement entre 1755 et 1779 pour permettre l'enseignement de pères barnabites. À la suite de la Révolution et de l'interdiction de l'enseignement religieux, l'ancien collège fut successivement transformé en maison de détention, hôpital de guerre pendant la guerre contre l'Espagne ou encore filature de coton.

Finalement, la destination initiale de l'établissement lui fut rendue en 1845, avec l'installation de l'école normale d'instituteurs du département. À partir de 1978, l'établissement deviendra une annexe du lycée Saint-Cricq de Pau et enfin en septembre 1992 le lycée autonome que nous connaissons aujourd'hui fit son apparition.

Le château du Bilaà
Le nouvel hôtel de ville de Lescar

Le domaine du Bilaà est situé à l'est de la cité médiévale de Lescar. Le château du Bilaà est une demeure bourgeoise construite en 1853 par le baron Auguste d'Ariste. Il est implanté à l'extrémité d'un plateau dominant la vallée du gave de Pau au centre d'un domaine forestier de plusieurs hectares. Le château est situé sur une levée de terre qui pourrait être un ancien oppidum protohistorique, néanmoins des fouilles n'ont pas permis de confirmer cette hypothèse[31]. Fortement dégradé, le château est abandonné par la famille d'Ariste en 1967 et le domaine vendu en trois parties. Par la suite, la construction d'un lotissement réduira la superficie du domaine. Plusieurs incendies au cours des années 1970 auront raison du château et de la chapelle construite en 1861 par le baron. Les ruines devenant dangereuses, il est ainsi décidé de murer le bâtiment et d'en interdire l'accès au public.

En 2005, la municipalité de Lescar décide de réhabiliter le château pour en faire une salle de convivialité. Ce projet a été l'occasion de vastes débats politique, notamment concernant son coût et sa rentabilité future. Une fois élu, le nouveau maire Christian Laine a pris la décision de poursuivre la rénovation, déjà largement engagée, mais d'y installer non pas une salle de convivialité mais les services de la Mairie. Le nouveau château du Bilaà est donc, depuis 2011, le nouvel hôtel de ville de Lescar. L'ancien bâtiment municipal était situé dans la cité de Lescar, mais la construction d'un nouveau bâtiment était rendue nécessaire par l’exiguïté des locaux occupés depuis 1968. Finalement, la rénovation/agrandissement du château du Bilaà aura coûté quelque dix millions d'euros[32]. Le nouveau bâtiment municipal est composé de 2 000m² contre 400m² pour la Maison Rosier[33], siège de l'ancien hôtel de ville.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame
  • L'église Notre-Dame de l'Assomption[34], ancienne cathédrale, date partiellement des XIIe et XIIIe siècles. L'édifice, commencé en 1120 par le chœur à l'instigation de son évêque Guy de Lons, fut saccagé par les protestants sous le règne de Jeanne d'Albret. D'importantes restaurations aux XVIIe et XVIIIe siècles sauvèrent le chœur de la ruine. Le chevet a conservé une architecture romane. La nef est voûtée en berceau plein cintre, les bas-côtés en berceaux transversaux. Sur les chapiteaux romans on peut reconnaitre des scènes du cycle de Daniel, de la naissance du Christ ou encore le sacrifice d'Abraham. Le sol du chœur est pavé d'une mosaïque du XIIe siècle représentant une scène de chasse. Elle recèle du mobilier[35], des tableaux[36], une statue[37] et des objets[38] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel. Henri II d'Albret, Catherine de Foix, Marguerite d'Angoulême, François Phébus y sont inhumés au pied des marches qui menaient au maître-autel (trône épiscopal actuel).
  • L'église Saint-Julien présente des objets[39] et mobiliers[40] classés. Le saint patron de la ville est Saint-Julien, que la légende place comme premier évêque de Beneharnum, et de saint Galactoire, authentique évêque de Beneharnum, martyrisé par les Wisigoths à Mimizan (Landes) en 507. Seul Saint-Julien est fêté de nos jours, à la fin août à l'occasion des fêtes patronales. L'église actuelle a été construite au XVIIe siècle après le passage destructeur des troupes de Montgomery en 1569. Elle est située à l'emplacement de la cathédrale primitive de Lescar, détruite par les Vikings et reconstruite au XIIIe siècle. Elle a depuis conservé le curieux clocher-pignon datant du Moyen-Âge.
  • Lescar est située sur la via Tolosane (ou voie toulousaine, également nommée chemin d'Arles), nom latin d'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, le plus au sud. Il s'agissait de la voie la plus fréquentée jusqu'au milieu du XIIe siècle. Un refuge permet l'accueil des pèlerins en bordure de la cité, celui-ci est composé de 14 couchages[41].
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Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Vue sur les Pyrénées depuis les remparts de Lescar

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[42].

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

La commune possède une école Calandreta, quatre écoles primaires (Paul-Fort, Victor Hugo, Notre-Dame, Laoü), un collège laïc (collège Simin Palay[43]), un collège privé (collège Notre-Dame[44]) et un lycée (lycée Jacques Monod[45]).

Le campus de la Chambre de commerce et d'industrie Pau Béarn avec l'IPC et le CNPCS est installé à Lescar. Il rassemble un institut de Promotion commerciale (IPC) et un Centre de formation d'apprentis national des commerces de sports et loisirs (CFA).

Lescar a accueilli, jusqu’en 1978, une école normale d’instituteurs[46] au sein de l'actuel lycée Jacques Monod. Elle a été fréquentée, entre autres, par Étienne Camy-Peyret, Georges Laplace, Roger Lapassade ou encore Bernard Charbonneau.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville de Lescar dispose de plusieurs équipements publics permettant la pratique du sport. Il s'agit notamment d'une piscine municipale de plein-air (bassin de 25 mètres), d'un stade municipal (trois terrains), de trois complexes omnisports ou encore d'un complexe de tir à l'arc. Ces différents équipements permettent à la ville de compter plusieurs clubs sportifs dont :

  • Football : le Football Club de Lescar (FCL), dispose d'un terrain d'honneur avec gazon synthétique ;
  • Rugby : le Racing Club Billère ASPTT Lescar (RC BAL), né de la fusion des clubs de l'A.S. Billère, de l'ASPTT de Pau et de l'Avenir Lescarien ;
  • Tennis : le Tennis Club de Lescar (TCL), dont Jérémy Chardy a été membre ;
  • Judo : le Judo Club de Lescar, avec un dojo disposant de 160m² de tatamis ;
  • Basket : le Lescar Basket, créé en 1987 ;
  • Cyclisme : le Lescar Vélo Sprint, qui a vu les débuts de Stéphane Augé.

Culture et loisir[modifier | modifier le code]

  • La médiathèque de Lescar comprend un ensemble de 24 000 ouvrages[47] en libre accès et pour tout public. Elle fait partie d'un réseau de 10 médiathèques gérées par l'agglomération de Pau Pyrénées.
  • Un musée situé dans la cité médiévale de Lescar présente un fonds archéologique datant de la Préhistoire au Moyen Age. Cet espace consacre également des expositions d'art ponctuelles.
  • L'Estanquet est un espace qui réunit chaque semaine une soirée thématique liée à l'art ou à la culture.
  • Des écoles municipales de danse, de musique et de cirque sont également présentes dans la ville.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Lescar est desservie par le réseau de bus Idelis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Henri II de Navarre
nées au XVe siècle
nées au XVIe siècle
nées au XVIIe siècle
nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle
  • Auguste d'Ariste (1807-1875), ou baron d'Ariste, est un homme politique français né en Martinique qui fut député et sénateur. Il fut également maire de Lescar et vice-président du Sénat à la fin de sa vie ;
  • Paul d'Ariste (1845-1924), fils d'Auguste d'Ariste et également baron d'Ariste, homme politique français qui fut par trois fois député et pendant 32 ans maire de Lescar ;
  • Stanislas Fumet (1896-1983), né à Lescar et décédé à Rozès est un homme de lettres français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Lescar, consultée le 22 février 2009
  3. Noté Aygue Longue par le Sandre
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  6. Titres de la commanderie d'Aubertin, publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  7. Titres publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  8. Titres de l'hôpital de Gabas - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Histoire de France, volume XXI, pages 544 et 559- Citée par Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  10. Titres de la commune de Buros - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Lescar-Beneharnum Ville Antique, par François Réchin
  13. Beneharnum : Les historiens et les origines du Béarn, par Thierry Issartel
  14. Landes et bois sur les communes d'Angaïs, Boeil, Bénéjacq, Bordères, Lagos, Mirepeix et Beuste
  15. Monhauba est un hameau, ancienne annexe de Saint-Faust, détruit par une inondation du gave de Pau en 1778
  16. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  17. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 12 juin 2014)
  18. Annuaire des villes jumelées
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  21. http://www.mairie-lescar.fr/index.php/economique-sociale/economie-et-emploi/zone-commerciale-lescar-soleil
  22. http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2013/09/10/il-y-aura-un-festival-emmaus-en-2014,1153337.php
  23. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la tour de l'Esquirette
  24. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la porte monumentale
  25. http://visites.aquitaine.fr/presbytere-de-lescar
  26. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'antique Beneharnum
  27. http://www.academia.edu/4483152/Les_thermes_publics_de_Lescar-Beneharnum_et_dOloron-Iluro_Pyrenees-Atlantiques_.Decouvertes_recentes
  28. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le taureau de l'époque gallo-romaine
  29. http://visites.aquitaine.fr/villa-gallo-romaine-saint-michel
  30. http://www.pau-pyrenees.com/fr/decouv_hist_pat_musees_art_culture_lescar.php
  31. Aménagement et extension du château du Bilaà par Jessica Jadas
  32. http://www.alternatives-paloises.com/article.php3?id_article=4769 Interview de Christian Laine
  33. http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/02/12/lescar-un-hotel-de-ville-neuf-en-pleine-campagne-diaporama,180243.php Article de La République des Pyrénées sur le nouvel hôtel de ville de Lescar
  34. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église de l'Assomption
  35. [1][2][3][4][5][6][7][8][9][10] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église de l'Assomption
  36. [11][12] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de l'église de l'Assomption
  37. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la statue de l'église de l'Assomption
  38. [13][14][15][16][17][18][19][20][21][22] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets référencés de l'église de l'Assomption
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  40. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier de l'église Saint-Julien
  41. http://www.mairie-lescar.fr/index.php/decouvrir-lescar1/visiter-la-ville/sur-les-pas-de-compostelle
  42. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  43. Site du collège Simin Palay
  44. site de l'école-collège Notre-Dame
  45. Site du lycée Jacques Monod
  46. Site de l’amicale des anciens élèves de l’école normale, créée en 1897
  47. http://www.mairie-lescar.fr/index.php/culture-et-loisirs/action-culturelle/mediatheque

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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