Abos

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Abos
L'église Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste
Blason de Abos
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Monein
Intercommunalité communauté de communes de Lacq
Maire
Mandat
Jean-Pierre Cazalère
2008-2014
Code postal 64360
Code commune 64005
Démographie
Gentilé Abosien
Population
municipale
492 hab. (2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 32″ N 0° 33′ 43″ O / 43.3589, -0.561944444444 ()43° 21′ 32″ Nord 0° 33′ 43″ Ouest / 43.3589, -0.561944444444 ()  
Altitude Min. 108 m – Max. 250 m
Superficie 8,45 km2
Localisation

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Abos

Abos est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Abosien[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Abos est située au nord-ouest de Pau et à douze kilomètres au sud-est de Lescar, sur la rive gauche du gave de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 2 et 33 et reliée aux communes du département par le réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situées dans le bassin versant de l'Adour, les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave de Pau et ses affluents, la Bayse (et par son tributaire, l'ancien canal du moulin, lui-même alimenté par le ruisseau le Arrious) et la Juscle.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Abos est mentionné en 1116[5] et en 1234[5] (Pierre de Marca[6]) ainsi qu'au XIIIe siècle[4] (fors de Béarn[7]), et apparaît sous les formes Abossium (1345[7], notaires de Pardies[8]), Abos (1385[5], censier de Béarn[9]), Abous (1538[4], réformation de Béarn[10]) et Abos (vers 1630[5], Pierre de Marca[6] et XVIIIe siècle[5], carte de Cassini).

Il peut y avoir différentes explications étymologiques, la plus probable selon Michel Grosclaude étant un nom latin Avus avec le suffixe aquitain -ossum[5].

Son nom en béarnais est Abòs (selon la norme classique de l'occitan).

Aubrun est une ferme d’Abos, dont il est fait mention en 1538[4] (la boyrie aperade d’ Aubrun, réformation de Béarn[10]) ainsi qu’en 1863[4], dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.

Cap-de-Castel est un hameau d’Abos, mentionné par le dictionnaire de 1863[4].

Paul Raymond indique en 1863[4] que le château d’Abos, ou Castet-d’Abos, était vassal de la vicomté de Béarn.

Donadon était un fief relevant de la vicomté de Béarn, mentionné en 1538[4] (réformation de Béarn[10]).

Idernes, fief vassal de la vicomté de Béarn, apparaît sous les formes Ydernas et Ydernes (respectivement 1538[4] et 1546[4], réformation de Béarn[10]).

Maucos était un fief d’Abos, cité sous la graphie l’ostau de Maucoo en 1385[4] dans le censier de Béarn[9]. Ce fief ressortait au bailliage de de Lagor et Pardies et était vassal de la vicomté de Béarn, tout comme Saint-Jean, autre fief d’Abos, également mentionné en 1385[4] (censier de Béarn[9]) sous la forme L’ostau de Sent-Johan d’Abos.

Saint-Laurent, hameau et fief d’Abos, relevant de la vicomté de Béarn et ressortant du bailliage de Lagor et Pardies, est mentionné sous les formes Sent-Laurentz d’Abos (1343[4], notaires de Pardies[8]) et la maison noble de Saint-Laurens d’Abos (1674[4], réformation de Béarn[10]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn et qu'en 1385, Abos dépendait du bailliage de Lagos et Pardies, dénombrant quarante-neuf feux.

Le seigneur d'Abos avait le premier rang après les barons (premier ruffebaron) de Béarn.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé en sautoir, au premier de sinople à la cheminée d'or fumant d'argent, accostée à dextre d'une usine du même, au deuxième de gueules à l'épi d'or feuillé de sinople, au troisième de gueules à la grappe d'or feuillée de sinople et au quatrième de sinople à l'église d'argent soutenue de deux vaches affrontées d'or.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Jean-Marie Cazalère    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de neuf structures intercommunales[11] :

  • la communauté de communes de Lacq ;
  • le SIVU pour l'aménagement et la gestion des cours d'eau du bassin des baïses ;
  • le syndicat AEP gave et baïse ;
  • le syndicat d'assainissement des communes des vallées de la Juscle et de la Baïse ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de Monein ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau ;
  • le syndicat intercommunal de gestion forestière de Gabe-Baïse ;
  • le syndicat intercommunal de regroupement pédagogique d'Abos et de Tarsacq.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 15 février 2012, Abos est jumelée avec[12] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 492 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
573 520 500 599 607 590 586 567 512
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
507 459 484 478 468 445 432 411 397
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
401 412 386 360 346 328 319 339 371
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
432 479 462 467 479 481 467 492 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et du Béarn. L'activité est principalement agricole (élevage et maïs).

La commune fait partiellement partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Le classement 2006 de l'Insee, indiquant le revenu fiscal médian par ménage, pour chaque commune de plus de 50 ménages (30 687 communes parmi les 36 681 communes recensées)[15], classe Abos au rang 7 513, pour un revenu de 18 000 €.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste date[16] du XIXe siècle.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Didier Courrèges est un cavalier français, ancien cavalier de concours complet (CCE) de haut niveau et membre du Cadre noir des instructeurs de l'École nationale d'équitation de Saumur. Il est désormais installé à Abos[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Abos
  3. a, b, c, d, e et f Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 15 octobre 2011)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. a, b, c, d, e et f Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3), page 192
  6. a et b D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  7. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a et b Notaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a, b et c Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. a, b, c, d et e Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 9 novembre 2011)
  12. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des affaires étrangères (consulté le 15 février 2012)
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. « Résumé statistique par commune, département, zone d'emploi », sur Site de l'INSEE (consulté le 9 septembre 2009)
  16. « L'église Saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Une compilation de documents historiques a été réalisée en 2007 par Marcel Toulet, sous le titre Histoire et histoires d'Abos

Article connexe[modifier | modifier le code]