Anoye

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Anoye
Mairie
Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Lembeye
Intercommunalité communauté de communes du canton de Lembeye en Vic-Bilh
Maire
Mandat
Alain Lavoye
2014-2020
Code postal 64350
Code commune 64028
Démographie
Population
municipale
152 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 44″ N 0° 08′ 11″ O / 43.3956, -0.13638888888943° 23′ 44″ Nord 0° 08′ 11″ Ouest / 43.3956, -0.136388888889  
Altitude Min. 199 m – Max. 344 m
Superficie 9,65 km2
Localisation

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Anoye est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée dans Anoye.
Le monument aux morts.
L'église Notre-Dame.
La mairie.

Situation[modifier | modifier le code]

Anoye est une commune du Vic-Bilh, située au nord-est du département et de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 7 et 604.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l’Adour, Anoye est traversée[1] par le Lées, affluent de l'Adour.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Anoye apparaît sous les formes Noja (vers 1060[17], d'après Pierre de Marca[18]) Anoia (XIe siècle[19], cartulaire de l'abbaye de Saint-Pé[20] et 1131[17], cartulaire de Morlaàs), Noye (1212[17], d'après Pierre de Marca[18]), Noia (XIIIe siècle[19], fors de Béarn[21]), le casteg d'Anoge (1372[19], titres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem[22]), Noye (1385[19], censier de Béarn[21]), Sanctus Orentius de Anoya (1485[19], titres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem[22]), Noge sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[17]) et Annoye (1801[23], Bulletin des lois).

Son nom en béarnais est Anoja (selon la norme classique de l'occitan).

Brigitte Jobbé-Duval[24] mentionne que l’origine du toponyme est latine (noda ou noia) et désigne un ’terrain marécageux’.

La Brouste était un bois de la commune d’Anoye, mentionné en 1778[19] (dénombrement d'Anoye[25]) et 1863[19] (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Selon Paul Raymond, La Cave était, en 1863[19], un hameau d’Anoye.

Le chemin de la Commande, reliant Momy à Anoye, est une partie du chemin Romiu, nom qui s'appliquait à tous les chemins suivis depuis le XIe siècle par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, couramment bordés de commanderies, d'hôpitaux ou auberges. Ce toponyme apparaît sous la forme lo molin deu Pont sur le Lés (1538[19], réformation de Béarn[26]), qui désignait un moulin dépendant de la commanderie de Saint-Jean de Jérusalem de Caubin et Morlaàs.

Paul Raymond cite en 1863[19], le hameau Caubin de Sendets, ancienne commanderie de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, citée sous les graphies los Ospitals de Sendegs e de Caubin de l'ordie de Sent Johan de Jherusalem (1341[19], titres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem[22]), l'Espitau de Sendetz d'Anoya (1492, notaires de Pau[27]), l'Espitau de Scendetz et l'Espitau quy lo comanday de Cauby thien (respectivement 1538 et 1548, réformation de Béarn[26]), Caubii de Sendets, Boirie Saint-Jacques et la Commande de Sendets (1585 pour ces trois formes, titres d'Anoye[28]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Brigitte Jobbé-Duval[24] indique que le village, halte sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, est identifié depuis le XIe siècle. Il existait d'ailleurs à Anoye un hôpital tenu par les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem sous la responsabilité du Commandeur de Caubin.
En 1385, lors du recensement demandé par Gaston Fébus, le village d'Anoye comptait 45 feux et dépendait du bailliage de Lembeye. Il y avait un marché, trois à quatre boulangeries et sept échoppes[29].
En 1648[19], la baronnie de Lons devient un marquisat, qui inclut Abitain, Anoye, Baleix, Castillon, Juillacq, le Leu (hameau d'Oraàs), Lion, Lons, Maspie, Oraàs, Peyrède (fief d'Oraàs), Sauvagnon et Viellepinte.
Paul Raymond[19] note qu'Anoye est un ancien archipréché du diocèse de Lescar, membre de la commanderie de Saint-Jean de Jérusalem de Caubin et Morlaàs.
Anoye était le chef-lieu d'une circonscription nommée la clau d'Anoye[19], comprenant Anoye, Maspie, Juillacq et Lion.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Jean Puyo    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Anoye fait partie de quatre structures intercommunales[30] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 152 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
498 454 480 557 605 543 547 552 535
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
500 438 433 360 379 337 339 330 298
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
294 279 277 233 230 215 202 183 176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
171 123 111 121 139 142 144 145 152
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2004[31].)
Histogramme de l'évolution démographique


Anoye fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Un ensemble fortifié[32] (motte, basse-cour, fossé, ouvrage d'entrée, église, château) témoigne d'une présence seigneuriale dès le XIe siècle.

On trouve également des ruines d'un hôpital[7] d'Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Sendets, fondé en 1315. Elles recelaient deux bornes[33], dites maltaises, du XVIIIe siècle, l'une étant à présent au musée de Morlaàs, la seconde ayant disparu.

Anoye possède un ensemble de demeures[34],[10] (dont une ancienne abbaye laïque au lieu-dit Astis[2]) et de fermes[35],[12],[16],[15],[9],[11],[5],[8],[6] datant des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. La maison dite château de Salettes[36] fut construite elle aussi au XVIIe siècle et remaniée aux siècles suivants. Le presbytère[37], quant à lui, date du début du XVIIIe siècle (1701) et fut réparé au XIXe siècle.
En face de l’église, se trouvait la maison commune[38], datant de 1771.
On trouve également dans la commune une fontaine[39] datant de 1652 et deux moulins[14],[13] du XVIIIe et du XIXe siècles.
Le pont[40] sur le Léez date de 1784 et 1790. Il est inscrit à l’Inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame[41], ancienne chapelle des XIIe, XIIIe et XIVe siècles, fut construite et remaniée en 1757, 1764 et 1878. Elle recèle du mobilier[42], sept verrières[43], des tableaux[44], des statues[45] et des objets[46] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel, tout comme une croix[47] et une dalle funéraire[48] du cimetière.

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Anoye comptait une autre église (église Saint-Orens[3]) au lieu-dit Astis.

Anoye est une étape sur la via Tolosane (ou voie toulousaine), nom latin d'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Anoye, consultée le 15/12/08
  2. a et b « L'abbaye laïque », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. a et b « L'église Saint-Orens », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 29 novembre 2011)
  5. a et b « La ferme du lieu-dit Bourdallé », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. a et b « La ferme du lieu-dit Cantou », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. a et b « L'hôpital de l'Ordre de Malte », base Mérimée, ministère français de la Culture, « Notice no IA00027290 »
  8. a et b « La ferme du lieu-dit Fustié », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a et b « La ferme du lieu-dit l’Honoré », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. a et b « La maison du lieu-dit Hourticq », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. a et b « La ferme du lieu-dit Lermanou », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. a et b « La ferme dite maison Puyo-Ladevèse », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. a et b « Le Mouly d’Anoye », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. a et b « Le Mouly deu Poun », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. a et b « La ferme du lieu-dit Nouaou », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. a et b « La ferme du lieu-dit Pessarthou », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. a, b, c et d Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  18. a et b D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  19. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  20. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn, page 126
  21. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  22. a, b et c Titres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, Caubin - Archives départementales de la Haute-Garonne
  23. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. a et b Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  25. Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  26. a et b Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  27. Notaires de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  28. Titres de la mairie d'Anoye
  29. Paul Raymond éd. Dénombrement général des maisons de la vicomté de Béarn en 1385 par ordre de Gaston Fébus, réédition Manucius, Pau (ISBN 2-84578-018-4)
  30. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 21 juin 2014)
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  32. « L'ensemble fortifié », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Les bornes maltaises de l’hôpital de Malte », base Palissy, ministère français de la Culture
  34. « Les maisons anciennes d'Anoye », base Mérimée, ministère français de la Culture, « Notice no IA00026440 », « Notice no IA00026439 », « Notice no IA00026438 », « Notice no IA00026432 », « Notice no IA00026425 »
  35. « Les fermes anciennes d'Anoye », base Mérimée, ministère français de la Culture, « Notice no IA00026431 », « Notice no IA00026427 »
  36. « Le château de Salettes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Le presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « La maison commune », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « La fontaine de 1652 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Le pont sur le Léez », base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « L'église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « Le mobilier de l'église Notre-Dame », base Palissy, ministère français de la Culture, « Notice no IM64002085 », « Notice no IM64002084 », « Notice no IM64002083 », « Notice no IM64002082 », « Notice no IM64002081 », « Notice no IM64002080 », « Notice no IM64002079 », « Notice no IM64002076 », « Notice no IM64002073 », « Notice no IM64002072 », « Notice no IM64002071 », « Notice no IM64002070 »
  43. « Les verrières de l'église Notre-Dame », base Palissy, ministère français de la Culture
  44. « Les tableaux de l'église Notre-Dame », base Palissy, ministère français de la Culture, « Notice no IM64002088 », « Notice no IM64002077 »
  45. « Les statues de l'église Notre-Dame », base Palissy, ministère français de la Culture, « Notice no IM64002086 », « Notice no IM64002075 », « Notice no IM64002074 »
  46. « Les objets référencés de l'église Notre-Dame », base Palissy, ministère français de la Culture, « Notice no IM64002093 », « Notice no IM64002092 », « Notice no IM64002091 », « Notice no IM64002090 », « Notice no IM64002078 »
  47. « La croix funéraire », base Palissy, ministère français de la Culture
  48. « La dalle funéraire du cimetière », base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]