Coarraze

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Coarraze
Le château de Coarraze
Le château de Coarraze
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Nay-Est
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Nay
Maire
Mandat
Jean Saint-Josse
2014-2020
Code postal 64800
Code commune 64191
Démographie
Population
municipale
2 104 hab. (2011)
Densité 142 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 10′ 16″ N 0° 13′ 44″ O / 43.1711, -0.228888888889 ()43° 10′ 16″ Nord 0° 13′ 44″ Ouest / 43.1711, -0.228888888889 ()  
Altitude Min. 258 m – Max. 450 m
Superficie 14,84 km2
Localisation

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Coarraze est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Coarrazien[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Pont

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine à l'est du département, à vingt kilomètres au sud-est de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

La gare de Coarraze-Nay se trouve entre Pau et Lourdes sur la ligne Toulouse - Bayonne ou sur la ligne ligne Paris Montparnasse - Tarbes. La commune est desservie par les routes départementales 212, 412, 937 et 938.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave de Pau, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, le canal du Lagoin et les ruisseau de Siot et le Lagoin, lui-même rejoint sur la commune par les ruisseaux le Badé et d'Escaraude.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Bellevue
  • La Fontaine du Salut
  • Frayrou

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Coarraze apparaît sous les formes Coarrasa et Caudarasa (respectivement 1100[3] et XIIe siècle[3], Pierre de Marca[4]), Coarasa (1227[3], registres de Bordeaux[5]), Coarrase et Coarase (respectivement 1385[3] et 1402[3], censier de Béarn[6]), la via Coarasola, la vie Coarasette et Couarraxe (respectivement 1540[3] pour les deux premières formes et 1675[3], réformation de Béarn[7]). Origine du nom: du pré indo-européen - KOW (butte, petite hauteur) et du gascon - ARRASA (rasé): probablement relatif au promontoire sur lequel se situe le château de Coarraze[8].

Son nom béarnais est Coarrasa.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note qu'en 1385, Coarraze comptait trente-neuf feux, qu'elle dépendait du bailliage de Pau et qu'elle formait la quatrième grande baronnie de Béarn.

En 1508, le château est incendié en représailles contre Gaston de Foix, comte de Carmaing, qui se rebelle contre le roi de Béarn Jean d'Albret et ses terres ravagées. Le comte en appela au parlement de Toulouse qui prononça la confiscation de la souveraineté du Béarn au nom du roi de France. Le roi de Navarre en appela au jugement de celui de France qui en 1512 reconnu l'indépendance du Béarn[9],[10].

Le château des barons de Coarraze et de la famille d’Albret Miossens est le lieu où Henri III de Navarre, futur Henri IV passa son enfance,élevé par Suzanne de Bourbon-Busset.

En 1569, le comte de Montgomery, chargé par la Reine de Navarre Jeanne d'Albret de délivrer Bernard d'Arros, pénètre en Béarn, le 6 août à Pontacq; son armée passe le gave à Coarraze sur un pont militaire improvisé. Toues les églises qu'il croise sont brûlées[11].

Dans son livre sur Henri IV, François Bayrou parle ainsi du château de Coarraze : « Henri de Navarre a grandi au château de Coarraze à quelque deux kilomètres à vol d’oiseau de ma maison natale [...]. J’ai beaucoup rêvé sur la devise qui orne encore aujourd’hui le portail du château : lo que ha de ser no puede faltar, 'ce qui doit arriver ne peut pas manquer'. »

Le 19 avril 1762 dans un cabaret de Coarraze, Raymond Blasy entre dans un cabaret pour se rafraichir et entame une partie de cartes avec trois comparses. Au bout d'un moment, Ménine sa femme arrive et prétextant que quelqu'un l'appelle au dehors, elle tente de le faire sortir du cabaret. Voyant que rien n'y fait elle se jette sur la table et déchire les cartes des joueurs et ramène son mari de force à la maison. Devant la passivité de Raymond face à sa femme, ses amis le menacent de faire courir l'âne. Et le surlendemain c'est le crieur public qui annonce que : "Le 24 jour du dimanche on fera courir l'asne et que quiconque voudroit y assister et voir le spectacle étoit invité." Le jour dit la parade commence, deux tambours, un groupe de garçons précédant un tombereau, les chansonniers déclament leurs commentaires rimés et ouvrent la voie aux deux figurants. Il s'agit d'un mélodrame déguisé avec des capes et des chapeaux, l'un des figurants monté sur un âne, jouant le rôle de l'homme et l'autre sur un cheval, jouant le rôle de la femme. Le figurant qui joue le rôle de la femme prend son partenaire aux cheveux et le jette à bas de son âne, puis il le roue de coups avec sa quenouille. Puis, sur le dos de l'âne est organisée une parties de cartes mais là encore, l'épouse survient, brouille le jeu avec sa quenouille et se saisit des cartes pour les déchirer[12].

Au XIXe siècle, les manufactures de meubles en bois se développent dans la région, grâce à l'abondance des matières premières. Dans les années 1960, ces petites industries ne résistent pas à la concurrence et se tournent vers le négoce mais malgré tout, l'activité disparaît. Il ne reste aujourd'hui que le lycée professionnel de Coarraze qui rappelle ce passé d'ébénisterie et de fabrication du bois[13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à deux brebis de sinople clarinées d'argent, passant l'une sur l'autre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Bibliothèque
Liste des maires de Coarraze
Période Identité Étiquette Qualité
1856   Hippolite Pommies    
1892 1896 François Hounieu    
1947 1977 Gaston Labau SFIO  
1977 1989 Jean-Louis Ladagnous PS  
1989 1995 Jean Penouil    
1995   Jean Saint-Josse CPNT ancien député européen,

ancien conseiller régional

Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Coarraze appartient à cinq structures intercommunales[14] :

  • la communauté de communes du Pays de Nay ;
  • le syndicat d’eau potable et d’assainissement du Pays de Nay (SEAPAN) ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau ;
  • le syndicat mixte du bassin du gave de Pau.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 104 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 749 1 755 1 838 2 015 2 314 2 418 2 418 2 477 2 414
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 505 2 438 1 782 1 768 1 780 1 682 1 628 1 616 1 664
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 740 1 690 1 596 1 402 1 428 1 432 1 404 1 284 1 338
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 720 1 940 1 949 2 202 2 047 2 068 2 110 2 109 2 104
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Coarraze fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire (école Henri IV[17]), d'un centre de loisirs et d'une maison de l'ado. On y trouve aussi une école de musique. Le lycée professionnel des métiers d' arts Gabriel Haure-Placé est spécialisé dans l'ébénisterie et la tapisserie.

Elle possède une zone industrielle conjointe avec Bénéjac, la zone Monplaisir, et une gare ferroviaire avec la ville de Nay.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Coarraze[18] date partiellement du XVIe siècle. Le château de Coarraze est à la hauteur de la richesse et de la puissance de ces seigneurs. Il s'élève à un emplacement stratégique, à proximité de la frontière avec la Bigorre. De la construction médiévale du château, il ne subsiste que le donjon, tour au plan curieusement pentagonal édifiée vers 1350 par Raymond Arnaud IV, seigneur de Coarraze.En 1492 l'héritière du château, Catherine, lègue la propriété à son petit fils, Gaston de Foix, comte de Carmaing. Les exactions de ce dernier prennent fin avec le siège du château par le vicomte du Béarn, qui démantèle le château et l'incendie en 1508. La barronie passe entre les mains de Raymond de Coarraze (son cousin), et l'édifice est reconstruit en 1515. Le château est à nouveau détruit par un incendie en 1684, puis reconstruit tel qu'il apparait aujourd'hui, en 1755[10].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Vincent-Diacre

La chapelle Sainte-Catherine[19] date de la première moitié du XVIe siècle, tout comme une partie de l'église Saint-Vincent-Diacre[20]. Cette dernière recèle du mobilier[21] classé aux monuments historiques.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le lac de Sargaillouse, aménagé pour la pêche, est entouré de pistes forestières, fréquentées par les chasseurs de palombes, les VTTistes et les promeneurs. On trouve des palombières dans la forêt communale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Coarraze, consultée le 14/06/09
  3. a, b, c, d, e, f, g et h Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  5. Extrait des registres de Bordeaux, publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  6. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. site officiel de la ville de Coarraze
  9. http://books.google.fr/books?id=vH0EAAAAQAAJ&pg=PA249&lpg=PA249&dq=massacre+sur+Gave+Coarraze&sou
  10. a et b http://www.coarraze.fr/page.asp?type=SR&savoirplus=36&idsection=3
  11. www.diocese-bayonne.org/IMG/rtf/Relig_06.rtf
  12. C. Daugé, Histoire de la vie privée, tome 3, collection Point Histoire, Seuil, Paris
  13. "L’industrie du meuble dans la plaine de Nay" par Sophie Escudé-Quillet - Association Fer et Savoir-Faire
  14. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 4 juin 2014)
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  17. Site de l'école Henri IV
  18. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le château de Coarraze www.culture.gouv.fr
  19. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la chapelle Sainte-Catherine
  20. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Vincent-Diacre
  21. [1][2][3] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier l'église Saint-Vincent-Diacre
  22. http://www.tapisserie-mobilier.org/lycee/lycee-histoire.html

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

"L’industrie du meuble dans la plaine de Nay" par Sophie Escudé-Quillet - Association Fer et Savoir-Faire

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]