Coarraze
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| Coarraze | ||||||
Le château de Coarraze |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Pau | |||||
| Canton | Nay-Est | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Nay | |||||
| Maire Mandat |
Jean Saint-Josse 2008-2014 |
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| Code postal | 64800 | |||||
| Code commune | 64191 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
2 115 hab. (2008) | |||||
| Densité | 143 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 258 m — Max. 450 m | |||||
| Superficie | 14,84 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Coarraze est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Coarraze est située à l'est du département, à vingt kilomètres au sud-est de Pau.
Accès [modifier]
La gare de Coarraze-Nay se trouve entre Pau et Lourdes sur la ligne Toulouse - Bayonne ou sur la ligne ligne Paris Montparnasse - Tarbes. La commune est desservie par les routes départementales 212, 412, 937 et 938.
Hydrographie [modifier]
Les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave de Pau, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, le canal du Lagoin et les ruisseau de Siot et le Lagoin, lui-même rejoint sur la commune par les ruisseaux le Badé et d'Escaraude.
Lieux-dits [modifier]
- Bellevue
- La Fontaine du Salut
- Frayrou
Communes limitrophes [modifier]
Toponymie [modifier]
Le toponyme Coarraze apparaît sous les formes Coarrasa et Caudarasa (respectivement 1100[3] et XIIe siècle[3], Pierre de Marca[4]), Coarasa (1227[3], registres de Bordeaux[5]), Coarrase et Coarase (respectivement 1385[3] et 1402[3], censier de Béarn[6]), la via Coarasola, la vie Coarasette et Couarraxe (respectivement 1540[3] pour les deux premières formes et 1675[3], réformation de Béarn[7]). Origine du nom: du pré indo-européen - KOW (butte, petite hauteur) et du gascon - ARRASA (rasé): probablement relatif au promontoire sur lequel se situe le château de Coarraze[8].
Son nom béarnais est Coarrasa.
Histoire [modifier]
Paul Raymond[3] note qu'en 1385, Coarraze comptait trente-neuf feux, qu'elle dépendait du bailliage de Pau et qu'elle formait la quatrième grande baronnie de Béarn.
En 1508, le château est incendié en représailles contre Gaston de Foix , comte de Carmaing, qui se rebelle contre le roi de Béarn Jean d'Albret et ses terres ravagées. Le comte en appela au parlement de Toulouse qui prononça la confiscation de la souveraineté du Béarn au nom du roi de France. Le roi de Navarre en appela au jugement de celui de France qui en 1512 reconnu l'indépendance du Béarn[9],[10].
Le château des barons de Coarraze et de la famille d’Albret Miossens est le lieu où Henri III de Navarre, futur Henri IV passa son enfance,élevé par Suzanne de Bourbon-Busset
En 1569, le comte de Montgomery, chargé par la Reine de Navarre Jeanne d'Albret de délivrer Bernard d'Arros, pénètre en Béarn, le 6 août à Pontacq; son armée passe le gave à Coarraze sur un pont militaire improvisé. Toues les églises qu'il croise sont brûlées[11].
Dans son livre sur Henri IV, François Bayrou parle ainsi du château de Coarraze : « Henri de Navarre a grandi au château de Coarraze à quelque deux kilomètres à vol d’oiseau de ma maison natale [...]. J’ai beaucoup rêvé sur la devise qui orne encore aujourd’hui le portail du château : lo que ha de ser no puede faltar, 'ce qui doit arriver ne peut pas manquer'. »
Le 19 avril 1762 dans un cabaret de Coarraze, Raymond Blasy entre dans un cabaret pour se rafraichir et entame une partie de cartes avec trois comparses. Au bout d'un moment, Ménine sa femme arrive et prétextant que quelqu'un l'appelle au dehors, elle tente de le faire sortir du cabaret. Voyant que rien n'y fait elle se jette sur la table et déchire les cartes des joueurs et ramène son mari de force à la maison. Devant la passivité de Raymond face à sa femme, ses amis le menacent de faire courir l'âne. Et le surlendemain c'est le crieur public qui annonce que : "Le 24 jour du dimanche on fera courir l'asne et que quiconque voudroit y assister et voir le spectacle étoit invité." Le jour dit la parade commence, deux tambours, un groupe de garçons précédant un tombereau, les chansonniers déclament leurs commentaire rimé et ouvrent la voie aux deux figurants. Il s'agit d'un mélodrame déguisé avec des capes et des chapeaux, l'un des figurants monté sur un âne, jouant le rôle de l'homme et l'autre sur un cheval, jouant le rôle de la femme. Le figurant qui joue le rôle de la femme prend son partenaire aux cheveux et le jette à bas de son âne, puis il le roue de coups avec sa quenouille. Puis, sur le dos de l'âne est organisée une parties de cartes mais là encore, l'épouse survient, brouille le jeu avec sa quenouille et se saisit des cartes pour les déchirer[12].
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'or à deux brebis de sinople clarinées d'argent, passant l'une sur l'autre.
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Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
Coarraze appartient à six structures intercommunales :
- communauté de communes du Pays de Nay
- sndicat AEP de la plaine de Nay
- syndicat d'assainissement Gave et Lagoin
- syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau
- syndicat départemental d'électrification
- syndicat intercommunal pour la construction du CES de Nay.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 113 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Coarraze fait partie de l'aire urbaine de Pau.
Économie [modifier]
La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Culture et patrimoine [modifier]
Patrimoine civil [modifier]
Le château de Coarraze[15] date partiellement du XVIe siècle.Le château de Coarraze est à la hauteur de la richesse et de la puissance de ces seigneurs. Il s'élève à un emplacement stratégique, à proximité de la frontière avec la Bigorre. De la construction médiévale du château, il ne subsiste que le donjon, tour au plan curieusement pentagonal édifiée vers 1350 par Raymond Arnaud IV, seigneur de Coarraze.En 1492 l'héritière du château, Catherine, lègue la propriété à son petit fils, Gaston de Foix, comte de Carmaing. Les exactions de ce dernier prennent fin avec le siège du château par le vicomte du Béarn, qui démantèle le château et l'incendie en 1508. La barronie passe entre les mains de Raymond de Coarraze (son cousin), et l'édifice est reconstruit en 1515. Le château est à nouveau détruit par un incendie en 1684, puis reconstruit tel qu'il apparait aujourd'hui, en 1755[10].
Patrimoine religieux [modifier]
La chapelle Sainte-Catherine[16] date de la première moitié du XVIe siècle, tout comme une partie de l'église Saint-Vincent-Diacre[17]. Cette dernière recèle du mobilier[18] classé aux monuments historiques.
Patrimoine environnemental [modifier]
Équipements [modifier]
- Éducation
La commune dispose d'une école primaire (école Henri IV[19]).
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Raymond Pierre Penne
- Carl Einstein, né en 1885 à Neuwied et mort en 1940 à la frontière franco-espagnole, est un historien de l'art et écrivain allemand appartenant au courant de l'expressionnisme. Il est aussi le neveu du physicien Albert Einstein. Il est enterré dans le cimetière de Coarraze.
- Jean Saint-Josse, né en 1944 à Coarraze, est un homme politique français ;
- Marie-Françoise Bechtel, née en 1946 à Coarraze, est une haute fonctionnaire française ;
- Gabriel Haure-Placé, professeur de mathématiques, résistant et déporté, mort pour la France.[réf. nécessaire]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Gentilé sur habitants.fr
- Notice du Sandre sur Coarraze, consultée le 14/06/09
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
- Extrait des registres de Bordeaux, publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
- Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- site officiel de la ville de Coarraze
- http://books.google.fr/books?id=vH0EAAAAQAAJ&pg=PA249&lpg=PA249&dq=massacre+sur+Gave+Coarraze&sou
- http://www.coarraze.fr/page.asp?type=SR&savoirplus=36&idsection=3
- www.diocese-bayonne.org/IMG/rtf/Relig_06.rtf
- C. Daugé, Histoire de la vie privée, tome 3, collection Point Histoire, Seuil, Paris
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le château de Coarraze www.culture.gouv.fr
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la chapelle Sainte-Catherine
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Vincent-Diacre
- [1][2][3] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier l'église Saint-Vincent-Diacre
- Site de l'école Henri IV
