Poey-de-Lescar

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Poey-de-Lescar
La mairie de Poey-de-Lescar
La mairie de Poey-de-Lescar
Image illustrative de l'article Poey-de-Lescar
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Lescar
Intercommunalité Communauté de communes du Miey de Béarn
Maire
Mandat
Pascal Faure
2014-2020
Code postal 64230
Code commune 64448
Démographie
Population
municipale
1 535 hab. (2011)
Densité 228 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 05″ N 0° 28′ 06″ O / 43.3514, -0.468333333333 ()43° 21′ 05″ Nord 0° 28′ 06″ Ouest / 43.3514, -0.468333333333 ()  
Altitude Min. 138 m – Max. 185 m
Superficie 6,74 km2
Localisation

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Poey-de-Lescar est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Poeyen[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée dans Poey-de-Lescar
Le bourg
La Bibliothèque
Sortie de Poey-de-Lescar.

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine à l'ouest de Pau.
La commune s'étend sur 674 hectares sur le flanc des coteaux de la rive droite du gave de Pau, à une altitude moyenne de 150 mètres. Elle est composée de zones boisées dispersées et surtout de zones agricoles.

Accès[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par l'A64, la route nationale 117, la route départementale 945 et la voie ferrée filant vers Bayonne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Poey est arrosée[2] par l'Ousse des Bois, affluent du gave de Pau et par l'Uzan, affluent du Luy de Béarn.

Un affluent de l'Ousse des Bois, le canal du Moulin (lui-même alimenté sur la commune par le ruisseau Lagoué), un tributaire de l'Aïgue Longue[3], le ruisseau le Lata, et un affluent du Rieutort, le gave de Malapet, sont également présents sur le territoire de Poey-de-Lescar.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • lous Bas de la Housse
  • Pont Long

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Poey évoque un puy ou puig, c'est-à-dire une éminence arrondie, souvent fortifiée dans les temps anciens. Plusieurs tumuli repérés sur l'ensemble de la commune témoignent de l'ancienneté de l'occupation des lieux.

Le toponyme Poey est mentionné en 1020[4] (Pierre de Marca[5]) et apparaît sous les formes Poey de Sales et de France, Poey aupres de Lescar (respectivement 1323[4] et 1457[4], cartulaire d'Ossau[6]) et Pouey (1675[4], réformation de Béarn[7]).

Poey est un des noms les plus représentatifs de la latinité. Il s’agit là du mot béarnais (langue Gascone) Poei ayant évolué du latin podium (éminence) dont nous connaissons une grande variété, même dans le nord de la France (pouy, puy, puch …), il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’avoir une hauteur considérable pour mériter ce nom.

Son nom béarnais est Poei de Lescar.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1351, le village était sous la dépendance de Raymondius de Podio, chanoine de Lescar (Podio étant la latinisation de Poey).

En 1385[4], Poey comptait quinze feux (une cinquantaine d’habitants) et se trouvait sous la tutelle de la famille De La Salle, ainsi que Lons et Billère. À cette époque, Poey dépendait du bailliage d'Oloron.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Poey-de-Lescar
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1977 Jean Piters    
1977 2001 Joseph Teixido PS Menuisier
2001 2014 Jean Roca PS Retraité
2014 2020 Pascal Faure SE Responsable développement dans l'industrie

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Poey-de-Lescar fait partie de cinq structures intercommunales[8] :

  • la communauté de communes du Miey de Béarn ;
  • le SIVU pour le service de soins infirmiers à domicile pour personnes âgées du canton de Lescar ;
  • le syndicat AEP de la région de Lescar ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau ;
  • le syndicat intercommunal Siros, Aussevielle, Poey-de-Lescar de traitement des eaux usées du Val de l'Ousse.

Poey-de-Lescar accueille le siège de la communauté de communes du Miey de Béarn ainsi que du syndicat AEP de la région de Lescar.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 535 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
362 408 430 460 498 521 501 451 431
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
418 418 412 413 410 391 390 394 353
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
336 364 386 331 312 302 304 295 331
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
357 365 646 1 042 1 310 1 288 1 575 1 618 1 544
2011 - - - - - - - -
1 535 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

Ràdio País est une station de radio française d'expression occitane créée en 1983, dont le siège est à Poey-de-Lescar.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La fête communale a lieu le dernier dimanche d'août.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château est une demeure seigneuriale datant de 1769. Ancienne domengeature, sa construction présente un portail avec piliers flanqués d’ailerons sculptés, une toiture en ardoise, six cheminées et lucarnes en capucine.

Un mur de cailloux bien calibrés de la côte de l’église, datant de 1856, aurait longé la voie ferrée Bayonne-Toulouse si le premier projet avait été retenu. En raison des apparitions de Lourdes, le chemin de fer fut construit plus bas, à l’endroit actuel.

La nouvelle place du Herradé remet en mémoire le métier de maréchal ferrant.

Le pont bascule date de 1923.

On découvre également un vieux lavoir au chemin de la Fontaine, le moulin de Hourquet sur le canal des sept moulins au Baniou et la maison Grille de 1819 avec son poulailler, devenue aujourd’hui Maison Béarnaise.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Jean-Baptiste[11] date du XIXe siècle et son clocher a été récemment restauré.

L’existence de Poey et son église est révélée dans les actes du Concile de Limoges en l’an 1037. L’église sera reconstruite en 1816 et consacrée au culte en 1821, puis restaurée en 1954. Les nouvelles cloches datent de 1956 et rythment les cycles de la vie et de la mort. Le vitrail de la porte d’entrée évoque les soldats de Poey morts pour la France durant la première Guerre mondiale : Jean Songeu, Bernard Larrieu, Félix Songeu.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[12].

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

La commune dispose d'une école primaire[13].

Sports et équipements sportifs

Le Challenge Miey de Béarn (course à pied) a eu lieu le 12 juin 2010.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Poey-de-Lescar, consultée le 23 février 2009
  3. Noté Aygue Longue par le Sandre
  4. a, b, c, d et e Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  6. Cartulaire d'Ossau ou livre rouge - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Jean-Baptiste
  12. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  13. Site de l'école primaire

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]