Lucarré

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Lucarré
La mairie de Lucarré
La mairie de Lucarré
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Lembeye
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Lembeye en Vic-Bilh
Maire
Mandat
Christian Roumigou
2014-2020
Code postal 64350
Code commune 64357
Démographie
Population
municipale
61 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 21″ N 0° 04′ 58″ O / 43.4058, -0.082777777777843° 24′ 21″ Nord 0° 04′ 58″ Ouest / 43.4058, -0.0827777777778  
Altitude Min. 230 m – Max. 337 m
Superficie 3,32 km2
Localisation

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Lucarré

Lucarré est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Lucarré est située au nord-est du département et de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

Elle est desservie par les routes départementales 47 et 224.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Lucarré est traversée[1] par le Louet, un affluent de l'Adour et par le Petit-Lées, un tributaire du Léez.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Andoins
  • Les Anglas
  • Salis

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lucarré apparaît[2] sous les formes Lucarree (XIIIe siècle[2], fors de Béarn[3]), Luccarrer et Lucarer (respectivement 1385[2] et 1402[2], censier de Béarn[3]), Lucarrer (1538[2], réformation de Béarn[4]) et Luccarré (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2]).

Andoins, fief vassal de la vicomté de Béarn, est mentionné en 1773[2] dans le dénombrement de Lucarré[5].

Les Anglas, ancienne école, est indiquée en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn. Lucarré était membre de la commanderie de l'ordre de Malte de Caubin et Morlaàs.

Situé sur l’ancien camin roumieu à la frontière du Montanérès, le village de Lucarré détient une importance stratégique dès le Moyen Âge. On y recense d’ailleurs la présence d’une abbaye laïque.

Mentionnée dès 1385, l’abbaye laïque de Lucarré a la particularité d’appartenir aux seigneurs de Lucarré, qui détiennent pendant très longtemps le titre d’abbés laïques, jusqu’à la Révolution, avec une coupure entre 1622 et 1662.

Possession de Gauthier de Cofitte en 1570, l’abbaye laïque lui est confisquée par Jeanne d’Albret pour sa confession catholique lors des guerres de Religion. Restituée à sa famille, elle se voit complètement reconstruite. Il reste de cette époque une tour hexagonale hors d’œuvre sur la façade sud du logis ancien. Le château passe ensuite aux mains de Samuel de Lafargue (1656), des Samsons-Miossens (1662) puis des Nays-Candau avant d’être vendu comme bien national à Jean Lamude-Bayle à la Révolution.

Le château de Lucarré a aujourd’hui l’aspect d’une vaste demeure paysanne et fait d’ailleurs office de ferme.

En 1385, Lucarré comptait douze feux et dépendait du bailliage de Montaner.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Lucarré
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Marcel Lamarque    
2008 2014 Christian Roumigou    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Lucarré fait partie de quatre structures intercommunales[6] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 61 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
193 196 422 207 223 222 217 236 238
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
228 211 197 177 158 157 166 110 107
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
108 109 113 104 91 86 94 85 82
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
80 75 80 78 65 51 48 46 60
2011 - - - - - - - -
61 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La demeure, dite château[9], date des XVIe et XVIIe siècles.

Une ferme[10] du lieu-dit Salis date de 1797, alors que la maison Manescau[11] du bourg porte les dates 1807 et 1840 sur sa façade.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[12], d'origine médiévale, fut remaniée aux XVIe et XVIIIe siècles. Elle recèle du mobilier[13], un tableau[14], des statues[15] et des objets[16] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sander sur Lucarré, consultée le 15/12/08
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Manuscrits du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 14 juin 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. « Notice no IA00026563 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no IA00026564 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no IA00026561 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Pierre
  13. [1][2][3][4][5][6][7][8][9][10][11][12][13][14][15][16] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Pierre
  14. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le tableau de l'église Saint-Pierre
  15. [17][18] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les statues de l'église Saint-Pierre
  16. [19][20][21][22][23] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets référencés de l'église Saint-Pierre

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]