Guillaume-Benoît Houdet

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Guillaume-Benoît Houdet
Image illustrative de l'article Guillaume-Benoît Houdet
Fonctions
Maire de Château-Thierry
18001805
Député aux États généraux de 1789
20 mars 178930 septembre 1791
Maire de Meaux
17841790
Biographie
Date de naissance 6 février 1744
Lieu de naissance Meaux
Date de décès 15 mars 1812
Lieu de décès Château-Thierry
Profession Magistrat

Guillaume-Benoît Houdet (6 février 1744, Meaux - 15 mars 1812 (à 68 ans), Château-Thierry) est un magistrat et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gravure de Houdet

Fils de Denis-Charles Houdet, conseiller du roi, premier échevin de Meaux, greffier en chef au bailliage et siège présidial de Meaux, et de Jeanne-Marie-Anne Huvier, il est licencié en droit le 27 juillet 1776 et passe son serment d'avocat au Parlement de Paris le 22 août 1776, où il est aussi Commissaire-enquêteur à partir de 1777. Il devient premier échevin de la ville de Meaux dès 1773, puis maire de 1784 à 1790, lieutenant-général criminel du siège présidial et du bailliage de Meaux de 1776 à 1789 et conseiller du Roi.

Élu député du tiers état aux États généraux de 1789 par le bailliage de Meaux, il se range parmi les modérés et vota contre la mort du Roi. Le 20 mars 1789, il fut « adjoint au doyen des communes ». Il prit la parole pour proposer de placer Laborde, lieutenant général de Crécy, sous la sauvegarde de la loi. Houdet est présent lors de la Réunion du Jeu de Paume, le 20 juin 1789.

Plus tard, menacé par les Montagnards, il est poursuivi sous la Terreur pour ses idées modérées et condamné à mort. Il est emprisonné dans l'Oise en octobre 1793, s'échappe en septembre 1794 et se cache momentanément en Bretagne. Il réapparait rapidement à Meaux et à Château-Thierry où il est mis sous surveillance du ministre de la Police (en résidence surveillée). Le 8 novembre 1798, il est arrêté et incarcéré à la prison du Temple, à Paris, car il est soupçonné “d’émigration et de propos calomnieux contre deux directeurs”. Les conseils municipaux de Meaux et de Château-Thierry démentissent les propos et lui apportent leur soutien, ainsi que des certificats de résidence et de civisme. Il est libéré en 1799.

Il possède également des propriétés à Château-Thierry, où il se fixe et est élu maire de 1800 à 1805.

Après avoir épousé Françoise-Justine Petit en premières noces, veuf, il se remarie le 17 février 1784 à Château-Thierry avec Antoinette-Françoise-Marie-Nicole Prévost de La Brigauderie, fille du chevalier Nicolas Prévost, seigneur de La Briseganderie, capitaine de cavalerie, et d'Antoinette de Barny. Il eut de sa seconde épouse un fils, Benoît-Nicolas Houdet (1785-1844), confirmé dans sa noblesse le 30 juin 1830[1].

Il décède à Château-Thierry, le 15 mars 1812.

Anobli par Ordonnance royale du 6 septembre 1814 mais non suivie de lettre patente en raison de son décès, il a pourtant été promu à titre posthume, chevalier de la Légion d'honneur, le 24 septembre 1814, et reçu la croix de l'Ordre de Malte.

Son portrait, peint à l'huile, se trouve à l'Hôtel de ville de Meaux.

La ville de Meaux lui a dédié la "Place Guillaume-Benoît Houdet".

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la restauration 1814-1830, Volume 4, 1904

Sources[modifier | modifier le code]

  • L'Ami du Roi: des François, de l'ordre et sur-tout de la vérité, 1790

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]