Maud Fontenoy

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Maud Fontenoy

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Maud Fontenoy en octobre 2006, entre Paul Vergès et Patrick Poivre d'Arvor.

Naissance 7 septembre 1977 (36 ans)
Meaux
Nationalité Française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession Navigatrice

Maud Fontenoy, née le 7 septembre 1977 à Meaux, est une navigatrice française, pratiquant aussi bien la rame que la voile.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maud Fontenoy est la fille de Marc Fontenoy, PDG d'un groupe immobilier et Chantal Franchino, ancienne pharmacienne[1][réf. insuffisante].

Passionnée de voile très jeune, elle navigue toute sa jeunesse avec ses parents — sept jours après sa naissance, elle est partie avec ses parents sur la goélette familiale pour quinze ans de navigation tout autour du monde. Elle suit la formation de l'école de voile des Glénans. Elle pratique aussi la natation et l'équitation. Impressionnée par la performance de Gérard d'Aboville, qui est le premier à traverser l'Atlantique à la rame, elle décide de se former à cette discipline.

Elle étudie le droit et travaille durant une époque comme agent immobilier[2].

En mars 2004, Maud Fontenoy est candidate aux élections régionales en Île-de-France, sur la liste de l'UMP conduite par Jean-François Copé[3] (14e sur 23 de la liste Seine-et-Marne, non élue)[réf. nécessaire].

En mai 2007, Maud Fontenoy devient la marraine officielle de la chaîne hôtelière Exclusive Hotels[4],[5].

En août 2007, de 9 h 00 à 10 h 30, tous les matins, Maud Fontenoy anime l'émission À contre courant sur Europe 1[6].

En septembre 2007, chaque semaine, elle anime l'émission Terre-Mère sur LCI en compagnie Jean-Louis Caffier[7].

En 2008, elle est avec Patrick Poivre d'Arvor, la marraine de la 40e édition de la Course Croisière EDHEC[8].

Le 30 juin 2008 à La Réunion, elle donne naissance à son premier enfant, dont le père est le photographe Thomas Vollaire. C'est un garçon prénommé Mahé, afin de rendre hommage au navigateur Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais[2]

Le 10 juin 2013 à Papeete (Tahiti), elle donne naissance à son deuxième enfant, une fille nommée Hina.

Elle s'engage en 2014 pour la promotion de la recherche sur le gaz de schiste, énergie qu'elle qualifie « [d']atout écologique[2]. » Cet engagement, après la publication de plusieurs guide concernant l'écologie, peut sembler paradoxal : le magazine Elle la décrit ironiquement à ce propos comme « l'abbé Pierre militant en faveur de l'optimisation fiscale[2] »[2].

Postes et responsabilités[modifier | modifier le code]

Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Elle est proche de Nicolas Sarkozy[9].

Elle est également vice-présidente du Conservatoire du littoral[10].

Depuis le 5 juin 2009, Maud Fontenoy est porte-parole de l’UNESCO pour les océans[11],[12].

Elle fait partie des « personnalités qualifiées » nommées au Conseil économique, social et environnemental français par le gouvernement français le 27 octobre 2010[13].

Décorations[modifier | modifier le code]

Le 12 juillet 2007, elle reçoit les insignes de chevalier de l'ordre national du Mérite des mains de Nicolas Sarkozy, président de la République[14].

Accomplissements sportifs[modifier | modifier le code]

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Traversée de l'océan Atlantique à la rame[modifier | modifier le code]

Le 13 juin 2003 elle entreprend la traversée de l'océan Atlantique dans le sens ouest-est. Partie de Saint-Pierre-et-Miquelon, elle rejoint la Corogne en Espagne (soit environ 3 000 km) le 10 octobre et est la première femme à avoir réalisé cet exploit[15]. La Savoyarde Peggy Bouchet a elle parcouru plus de 4 000 km entre le Cap-vert et la Martinique du 18 novembre 1999 au 6 janvier 2000, précédée de peu par deux autres rameuses en solitaire américaines Tori Murden et Diana Hoff, qui parties le même 5 septembre des Canaries ont rallié la Guadeloupe pour la première et les Barbades pour la seconde.

Traversée de l'océan Pacifique à la rame[modifier | modifier le code]

Le 12 janvier 2005 Maud Fontenoy quitte le port de Callao au Pérou pour tenter de rallier Tahiti en suivant l'itinéraire du radeau Kon-Tiki de Thor Heyerdahl qui avait fait cette traversée en 1947. Elle comptait ramer pendant 4 ou 5 mois, sans assistance, sur son canot Océor long de 7,5 mètres et large de 1,6 mètre.

Arrivée le 26 mars après 73 jours de mer et 6 900 kilomètres elle touche l'île de Hiva Oa aux îles Marquises, loin du but initial, mais considère avoir rempli son contrat en avance d'un mois sur ses prévisions. Le radeau Kon-Tiki avait réalisé le même trajet (en fait 1 000 kilomètres de plus) en 101 jours, aidé d'une voile rudimentaire. On peut considérer qu'au moins 50 % du déplacement est le fait des courants marins favorables.

Maud Fontenoy est donc la première femme à réaliser l'exploit de cette traversée de l'océan Pacifique à la rame sans assistance mais sans commune mesure avec Gérard d'Aboville ou Emmanuel Coindre qui ont tous deux rallié le Japon aux côtes américaines et ainsi effectué une vraie traversée du Pacifique.

Tour de l'hémisphère Sud à la voile à contre-courant[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 2006, elle débute un parcours à la voile de 14 500 kilomètres, en solitaire et sans assistance, en parcourant les mers du Sud de l'est vers l'ouest, c'est-à-dire à contre-courant. Partie de l'île de la Réunion à la barre de L'Oréal Paris, l'ancien monocoque Adrien de Jean-Luc Van Den Heede, elle passe par le cap de Bonne-Espérance, le cap Horn puis le cap Leeuwin avec pour objectif de revenir à son point de départ cinq mois plus tard.

Le 10 février 2007, à une dizaine de jours de son arrivée prévue au port de la Pointe des Galets, elle démâte et manque de se blesser au large des côtes australiennes alors qu'elle a déjà parcouru un tiers de l'océan Indien. Dans un premier temps, elle pense abandonner[16] mais parvient à réparer dans la nuit du 10 au 11 février et tente de rejoindre la Réunion malgré tout.

Le 5 mars, elle rencontre dans l'océan Indien le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc qui l'escorte pendant deux jours. Elle arrive au large de la Réunion le matin du 14 mars et boucle son périple devant Saint-Denis l'après-midi.

Le Comité mondial des records de voile (WSSRC) estime que Maud Fontenoy, en partant de l'île de la Réunion et en faisant le tour de l'Antarctique, n'a pas réellement effectué un tour du monde à l'envers, mais un tour de l'hémisphère Sud[17].

Le voilier Tahia, porte-drapeau de la fondation Maud Fontenoy.

La Maud Fontenoy Foundation[modifier | modifier le code]

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Depuis 2008, la Maud Fontenoy Foundation s’engage en France comme à l’international pour préserver les océans. Elle mène des actions d’éducation à l'environnement marin auprès de la jeune génération et du grand public avec le soutien de son comité scientifique, du ministère de l'Éducation nationale et du ministère de l'Écologie ainsi que de la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO. Son objectif, à la fois écologique et social se résume par cette formule : « Sauver l’océan, c’est sauver l’Homme ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

Récits personnels[modifier | modifier le code]

  • Maud Fontenoy (préf. Gérard d'Aboville), Atlantique face nord : Première féminine à la rame, Paris, Robert Laffont,‎ 2003, 22 cm, 172 p. (ISBN 2-221-10195-2)
  • Maud Fontenoy (préf. Patrick Poivre d'Arvor, postface de Michel Polacco), Le Pacifique à mains nues, Paris, Robert Laffont,‎ 2005, 22 cm, 171 p. (ISBN 2-221-10527-3)
  • Maud Fontenoy, 150 jours à contre-courant : Mon carnet de bord, Paris, Chêne,‎ 2007, 26 cm, 248 p. (ISBN 978-2-84277-783-8)
  • Maud Fontenoy (préf. Nicolas Hulot), Le sel de la vie, Paris, Arthaud,‎ 2007, 21 cm, 247 p. (ISBN 978-2-7003-0039-0)

Autres[modifier | modifier le code]

  • Maud Fontenoy, Apprends les gestes qui sauvent ta planète, Michel Lafon,‎ 2008 (ISBN 978-2-7499-0912-7)
  • Maud Fontenoy, Maud Fontenoy Raconte et Commente les Contes de la Mer, Éditions du Chêne,‎ 2008 (ISBN 978-2-84277-953-5)
  • Maud Fontenoy, Nelly Bonnefous, ill. de Fany Perret, Ma maison écolo, Éditions du Chêne,‎ 2009 (ISBN 978-2-8123-0044-8)
  • Maud Fontenoy, Aurélie Laglantine, ill. de Fany Perret, Mon bébé écolo, Éditions du Chêne,‎ 2009 (ISBN 978-2-8123-0043-1)
  • Maud Fontenoy, ill. de Fany Perret, Mon océan écolo, Éditions du Chêne,‎ 2009 (ISBN 978-2-8123-0121-6)
  • Maud Fontenoy, David Giason, ill. de Fany Perret, Mes vacances écolo, Éditions du Chêne,‎ 2010 (ISBN 978-2-8123-0223-7)
  • Maud Fontenoy, Hommes et femmes de la mer, Flammarion,‎ 2010 (ISBN 978-2-08-123945-6)
  • Maud Fontenoy, Ras-le-bol des écolos, Plon, 2013 (ISBN 978-2-2592-2156-6)

Maud est co-productrice et co-réalisatrice des documentaires suivants :

  • À contre-courant, 2007, Gédéon programme (75 minutes)
  • Tahia, cap sur les Caraïbes, 2011, Europacorp TV (90 minutes)
  • L'incroyable voyage, 2012, Gédéon programmes (52 minutes)
  • Paradis Blanc, 2012, Gaumont Télévision (52 minutes)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article paru dans Sud Ouest, 28 mai 2011.
  2. a, b, c, d et e Marie-Dominique Lelièvre, « Maud Fontenoy mène sa barque », Elle, no 3563,‎ 11 avril 2014, p. 108-110
  3. « Peu de people candidats », leParisien.fr,‎ 16 mars 2004 (consulté le 19 juillet 2010)
  4. « Marraine d'Exclusive Hotels ! », Exclusive Hotels,‎ inconnue (consulté le 19 juillet 2010)
  5. Céline Perronnet, « Exclusive Hotels fonde de gros espoirs en 2008 », Le Quotidien du tourisme,‎ 25 février 2008 (consulté le 20 juillet 2010)
  6. « Maud Fontenoy », Merveilleux Aventuriers,‎ 29 juillet 2007 (consulté le 19 juillet 2010)
  7. « Maud Fontenoy : l'appel de la jeunesse », Lefigaro.fr,‎ 28 septembre 2007 (consulté le 19 juillet 2010)
  8. « Course Croisière Edhec - 19-26 avril 2008 - Les Sables d'Olonne », sur voilesclassiques.com (consulté le 31 janvier 2010), page 2 [PDF]
  9. Maud Fontenoy (préf. Gérard d'Aboville), Atlantique face nord : Première féminine à la rame, Paris, Robert Laffont,‎ 2003, 22 cm, 172 p. (ISBN 2-221-10195-2)
  10. « Le conseil d'administration », Conservatoire du littoral (consulté le 20 juillet 2010)
  11. P. Chiang-joo, « Maud Fontenoy », UNESCO,‎ 29 juin 2010 (consulté le 20 juillet 2010)
  12. AFP, « La navigatrice française Maud Fontenoy "ambassadrice des océans" de l'Unesco », leParisien.fr,‎ 3 juin 2009 (consulté le 20 juillet 2010)
  13. « Raymond Soubie nommé au Conseil Économique et social », L'Express.fr citant une dépêche de l'AFP (consulté le 28 octobre 2010)
  14. « Maud Fontenoy au gouvernement? », 20minutes.fr,‎ 12 juillet 2007 (consulté le 19 juillet 2010)
  15. voir http://www.oceanrowing.com/statistics/ocean_rowing_records2.htm#3
  16. AFP, « Tour du monde à l'envers : Maud Fontenoy "ne baisse pas les bras" », LeMonde.fr,‎ 10 février 2007 (consulté le 19 juillet 2010)
  17. (en) John Reed, « WSSR Newsletter No 128 Maud de Fontenoy », WSSR Council,‎ 2006 (consulté le 19 juillet 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]