Michel Houellebecq

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Michel Houellebecq

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Michel Houellebecq à Varsovie (Pologne), le 9 juin 2008.

Nom de naissance Michel Thomas
Activités Écrivain, acteur, réalisateur, scénariste, interprète musical
Naissance 26 février 1956 (58 ans)
La Réunion (France)
Langue d'écriture Français
Genres Roman, essai, poésie
Distinctions Prix Tristan-Tzara (1992)
Prix de Flore (1996)
Prix Novembre (1998)
Meilleur livre de l'année (1998)
Prix Interallié (2005)
Prix Goncourt (2010)

Œuvres principales

Michel Thomas, dit Michel Houellebecq (prononcé [wɛlˈbɛk], né le 26 février 1956 à La Réunion (France), est un écrivain, poète, essayiste et romancier français. Il est, depuis la fin des années 1990, l'un des auteurs contemporains de langue française les plus traduits dans le monde. En parallèle de ces activités littéraires, il est également chanteur, réalisateur et acteur, s'illustrant notamment en 2014 dans deux films : L'Enlèvement de Michel Houellebecq et Near Death Experience.

Il est révélé par les romans Extension du domaine de la lutte et, surtout, Les Particules élémentaires, qui le fait connaître d'un large public. Ce dernier roman, et son livre suivant Plateforme, sont considérés comme précurseurs dans la littérature française[1], notamment pour leur description de la misère affective et sexuelle de l'homme occidental dans les années 1990 et 2000. Avec La Carte et le Territoire, Michel Houellebecq reçoit le prix Goncourt en 2010, après avoir été plusieurs fois pressenti pour ce prix[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel naît à Saint-Pierre[3], sur l’île de la Réunion, fils de René Thomas, guide de haute montagne, et de Lucie Ceccaldi, anesthésiste diplômée « major » de la faculté de médecine d'Alger. Sa mère aurait trafiqué son acte de naissance, car elle le pensait surdoué[4] : il est donc né le 26 février 1956 selon son acte de naissance, et en 1958, selon lui. Ses parents se désintéressent de lui très tôt[5], le couple se sépare, et une demi-sœur naît peu après. Il est prénommé Michel en raison d'une balade au Mont-Saint-Michel[6]. Dans un premier temps, ce sont ses grands-parents maternels, en Algérie, qui le prennent en charge puis après le divorce de ses parents, son père le récupère par un coup de force et le confie à sa grand-mère paternelle (Henriette Thomas née Houellebecq), communiste, dont il a adopté le nom de jeune fille comme pseudonyme par reconnaissance[7].

Après avoir été lycéen à Meaux, il suit les classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Chaptal de Paris où il se fait tabasser[8] et intègre, en 1975, l’Institut national agronomique Paris-Grignon (INA P-G). À l'Agro, il fonde l'éphémère revue littéraire Karamazov pour laquelle il écrit quelques poèmes et entame le tournage d'un film intitulé Cristal de souffrance. Il sort diplômé de l'école en 1978 avec une spécialisation (fortuite) en « Mise en valeur du milieu naturel et écologie ».

Il entre ensuite à l’École nationale supérieure Louis-Lumière, en section « cinématographe » (option prise de vues), mais en sort en 1981, avant d'avoir obtenu son diplôme. Cette même année naît son fils Étienne. Il connaît ensuite une période de chômage, et un divorce qui engendre une dépression nerveuse.

Il débute en 1983 une carrière en informatique chez Unilog, puis comme contractuel à la direction informatique du ministère de l’Agriculture, rue de Picpus, dans le XIIe arrondissement de Paris, où il restera trois ans (cette période est racontée dans Extension du domaine de la lutte). Il postule pour un emploi à l’Assemblée nationale et réussit en 1990 le concours extérieur d'adjoint administratif au service informatique[9]. Ce revenu assuré lui donne la tranquillité dont il a besoin. En 1996, ayant acquis l’ancienneté nécessaire et voulant se consacrer à l’écriture, il demande sa mise en disponibilité.

En 1992 Michel Houellebecq reçoit le prix Tristan-Tzara pour son recueil de poèmes, La Poursuite du bonheur, paru en 1991. Il fait la connaissance de Juliette et André Darle qui invitent alors ce jeune poète de trente-six ans, employé de l’Assemblée nationale, quasi inconnu, au festival de Poésie Murale qui a lieu au château des Stuarts à Aubigny-sur-Nère. Juliette Darle se souvient : « J’ai perçu une personnalité singulière et j’ai assimilé immédiatement Michel aux grands auteurs du vingtième siècle […] Michel Houellebecq s’était lancé dans une diatribe contre le libéralisme. Le député-maire d’Aubigny, Yves Fromion, en avait été soufflé et avait tenu à rencontrer ce curieux poète. […] Il n'y avait plus de chambre de libre, il a dû dormir dans une caravane. Nous avons passé des soirées formidables. Michel lisait des poèmes d’Aragon en pleurant et en s’envoyant des lampées de whisky. Le lendemain nous l'avons emmené à Sancerre »[10].

En 1998, sa description des rapports amoureux dans Les Particules élémentaires fait polémique, il est alors accusé de misogynie et d'objectivation du corps féminin[11].

En 2000, il s'exile en Irlande avec sa deuxième femme ; en 2002 il s'installe en Andalousie, dans le parc naturel de Cabo de Gata-Nijar.

En 2008, alors qu'il n'a pas revu sa mère depuis 17 ans et qu'il déclare dans des interviews qu'elle est morte, cette dernière sort un livre, L'Innocente, dans lequel elle règle ses comptes avec son fils[6].

Fin 2012, en pleine polémique d'exil fiscal, il annonce son retour en France. Installé dans son nouvel appartement parisien, il évoque dans une interview les raisons de son retour : la lassitude des langues étrangères. Il nie tout geste politique concernant son départ de la côte sud-ouest de l'Irlande, mais dit qu'il peut être interprété comme tel « puisque ça prouve que le niveau d'imposition n'est pas suffisamment fort pour décourager tout le monde »[12].

À l'annonce de la publication de son recueil de poèmes Configuration du dernier rivage en avril 2013, il exprime sa volonté de continuer à écrire en ces mots : « la vie ne m'intéresse pas assez pour que je puisse me passer d'écrire »[12].

Œuvre littéraire[modifier | modifier le code]

Chronologie des publications[modifier | modifier le code]

Michel Houellebecq, Varsovie, 9 juin 2008

Ses deux premiers recueils de poèmes, parus en 1991, passent inaperçus. L’ensemble des thèmes des livres à venir y sont déjà traités : solitude existentielle, dénonciation du libéralisme à l’œuvre jusque dans l’intimité des individus. Les deux recueils suivants seront primés (prix Tristan-Tzara, en 1992, et prix de Flore, en 1996[13]), mais c’est par la prose que l’auteur accédera au succès public.

En 1994, son premier roman, Extension du domaine de la lutte, est publié par Maurice Nadeau après avoir été refusé par de nombreux éditeurs. Il fait de Houellebecq le précurseur d’une génération d’écrivains décrivant la misère affective de l’homme contemporain. Loué sur France Inter par Michel Polac et au Cercle de minuit par Laure Adler, le roman rencontre un succès public relatif (comparativement aux 30 000 exemplaires vendus lors de la sortie des Particules élémentaires, quatre ans après), mais deviendra rapidement « culte ». Il est adapté au cinéma en France par Philippe Harel en 1999 et, à la télévision danoise, par Jens Albinus en 2002.

En 1998, Les Particules élémentaires, son roman suivant, provoque un tapage médiatique, dû en partie à l’exclusion de son auteur de la Revue Perpendiculaire à laquelle il appartenait, pour incompatibilité d'idées. Le comité de rédaction de la revue publie dans Le Monde une tribune attaquant Houellebecq sur ses idées sociales et politiques présumées[14]. Cette polémique est largement exploitée par l'éditeur Flammarion qui cesse de financer la revue en question. Perpendiculaire cesse de paraître et Houellebecq bénéficie d'un surcroît de visibilité.

À la surprise générale, Les Particules élémentaires n'obtient pas le prix Goncourt, décerné à Paule Constant pour Confidence pour confidence, roman que la presse démolira et que Houellebecq jugera « complètement nul ». Les Particules élémentaires obtient cependant le prix Novembre, décerné par un jury dans lequel figure Philippe Sollers[15], cité dans le roman, et est élu par la rédaction de la revue Lire « meilleur livre de l'année 1998 ». Houellebecq a partagé avec son traducteur, Frank Wynne, le prix IMPAC 2002 pour Atomised, traduction des Particules élémentaires.

Houellebecq a aussi signé les paroles de l'album Présence humaine, proche du style de sa poésie. Il n'hésite pas à chanter ou plutôt à parler sur son album, qu'il a également interprété lors de quelques concerts, accompagné du groupe A.S Dragon.

En 2004, Michel Houellebecq fait l'objet d'un « transfert » de son ancien éditeur, Flammarion, vers les éditions Fayard, au sein du groupe Hachette Livre qui, lui-même, appartient au puissant Lagardère SCA ; cela avec des conditions financières inhabituelles dans l'édition française et l'assurance de voir son futur roman porté sur le grand écran. Lors de la rentrée littéraire 2005, il occupe, avec La Possibilité d'une île, une grande partie des pages « culture » des médias, éclipsant les 600 autres nouveautés de la « rentrée littéraire ». Toutefois, les ventes du livre sont, finalement, moindres que prévu (300 000 exemplaires vendus contre 400 000 espérés).
En 2007, Houellebecq travaille sur la préproduction du film La Possibilité d'une île tiré de son roman, film qu'il réalise lui-même avec Benoît Magimel dans le rôle principal. Lors de la sortie sur les écrans, en 2008, le film est un échec commercial et critique.

En 2008, Houellebecq publie Ennemis publics, une série d'échanges épistolaires par courriers électroniques avec Bernard-Henri Lévy.

En 2010, il publie La Carte et le Territoire chez Flammarion, pour lequel il obtient le prix Goncourt 2010. Ayant plusieurs fois échoué à remporter ce prix pour lequel il avait déjà été pressenti, Michel Houellebecq déclare : « [Maintenant que j'ai le Goncourt], on ne se demandera pas si je vais avoir le Goncourt ou non la prochaine fois, ce sera moins de pression, plus de liberté, même si j'ai toujours été assez libre »[16].

Le 15 décembre 2014 est annoncée la parution le 7 janvier 2015 de son prochain roman Soumission.

De façon générale, Houellebecq accorde une place importante à son œuvre d’essayiste. Il est intervenu dans Les Inrockuptibles, dans Perpendiculaire, dans L'Atelier du Roman, dans Immédiatement, ainsi que dans la presse internationale.

Influences[modifier | modifier le code]

L'influence de différents auteurs est revendiquée par l'auteur, ou bien décrite dans des analyses comparatistes.

Par son ambition littéraire, son approche descriptive et sociologique, les romans de Houellebecq sont souvent comparés par les spécialistes de littérature au roman réaliste français du XIXe siècle[17] (Flaubert, Balzac, Stendhal) et pour la facette scientifique de son analyse (discours sociobiologique ou anthropologique) au naturalisme de Zola[18]. L'œuvre est également souvent comparée à celles d'auteurs du XXe siècle, notamment Céline. Parmi les romanciers contemporains, l'œuvre est parfois comparée à celle de l'américain Ellis (American Psycho), par son impact social relevé notamment par la réaction scandalisée du public et des médias[19]. Son style est intertextuel, amalgamant plusieurs discours, à l'instar de Balzac et Perec dont l'auteur se revendique volontairement[20].

Parmi les poètes, est souvent relevée l'influence avouée de Baudelaire, par exemple pour son travail de transcription poétique de la modernité, de la « poésie urbaine » et du capitalisme[21], et l'influence de Lautréamont par l'emploi d'un vocabulaire scientifique[22].

« D'un doigt sec elle pince / Les boyaux palpitants de nos ventres crevés » — Houellebecq, « La Fille », La poursuite du bonheur, 2002.

Parmi les philosophes, on retrouve principalement la pensée d'Arthur Schopenhauer, revendiqué par Houellebecq comme maître spirituel, et notamment Le Monde comme Volonté et comme Représentation, qui partage avec le narrateur et les personnages des romans une métaphysique pessimiste, un dégoût du monde, une révolte contre le vouloir-vivre (et notamment le désir sexuel), et le concept d'une vie faite de souffrances jusqu'à l'issue de la mort[23].

« L'absence d'envie de vivre, hélas, ne suffit pas pour avoir envie de mourir. »Plateforme[24]

Le titre La Carte et le Territoire pourrait avoir été inspiré par Philippe Muray, sachant que les deux hommes se vouaient une admiration réciproque[25].

Thèmes[modifier | modifier le code]

Le libéralisme, « extension du domaine de la lutte »[modifier | modifier le code]

Le travail et l'économie sont des thèmes majeurs de l'œuvre de Houellebecq. Lahanque remarque que « sa psychologie et sa sociologie romanesques sont clairement construites sur ce terrain ». L'auteur entame sa réflexion sur le libéralisme avec H. P. Lovecraft. Contre le monde, contre la vie, où il remarque :

« Le capitalisme libéral a étendu son emprise sur les consciences; marchant de pair avec lui sont advenus le mercantilisme, la publicité, le culte absurde et ricanant de l’efficacité économique, l’appétit exclusif et immodéré pour les richesses matérielles. Pire encore, le libéralisme s’est étendu du domaine économique au domaine sexuel[26]. » — H.P.Lovecraft. Contre le monde, contre la vie. (ref nécessaire)

La libéralisation, entendue comme la mise en compétition, transforme les relations humaines autrefois inefficaces en un système d'optimisation de l'homme par l'homme. Ainsi, dans Extension du domaine de la lutte, il observe une libéralisation similaire de l'économie et la sexualité, génératrice d'inégalités.

« En système économique parfaitement libéral, certains accumulent des fortunes considérables; d'autres croupissent dans le chômage et la misère. En système sexuel parfaitement libéral, certains ont une vie sexuelle variée et excitante; d'autres sont réduits à la masturbation et à la solitude[27]. »

Dans Plateforme, l'auteur trouve la synthèse de ces deux libéralismes dans la prostitution. Globalisée par l'immigration et le tourisme sexuel, la prostitution obéit aux lois d'un marché en concurrence pure et parfaite, où les avantages comparatifs jouent pleinement.

Michel Houellebecq exploite aussi l'absence de causalité entre la libéralisation et le bien-être. La libéralisation accrue de l'économie et des mœurs ne contribue pas à l'épanouissement des humains, mais à leur individualisation. Autrefois socialisé par la famille, la religion et un travail fixe, l'individu est désormais responsable d'une vie qu'il n'a pas choisie. Sans capital familial et physique suffisant, les personnages houellebecquiens ratent leur socialisation et leur vie subséquemment. Ils perdent souvent la maîtrise psychologique d'eux-mêmes. La dépression devient alors la conséquence d'une libéralisation mal vécue.

En septembre 2014, l’économiste Bernard Maris consacrait un ouvrage[28] aux passerelles existant entre l’oeuvre de Michel Houellebecq et celles de théoriciens de l'économie (Alfred Marshall, Thomas Robert Malthus, John Maynard Keynes...) et affirmait « Aucun écrivain n'est arrivé à saisir le malaise économique qui gangrène notre époque comme lui ».

L'homme et l'animal[modifier | modifier le code]

La définition de l’homme et l’animal est un thème central de l’œuvre houellebecquienne. Dans plusieurs romans, l’auteur dresse des parallèles entre l’animalité résiduelle des relations humaines et leur apparente sociabilité. Les hommes sont des animaux mûs par la conjonction de leurs instincts et idéaux. Les Particules Élémentaires offre ainsi de nombreuses comparaisons entre les sociétés humaines et animales.

« La brutalité et la domination, générales dans les sociétés animales, s’accompagnent déjà chez le chimpanzé (Pan troglodytes) d’actes de cruauté gratuite accomplis à l’encontre de l’animal le plus faible. Cette tendance atteint son comble chez les sociétés humaines primitives, et dans les sociétés développées chez l’enfant et l’adolescent jeune. »[29]

L’auteur y ébauche le témoignage d’une espèce supérieure, créée par l’humanité, dressant le portrait de ses prédécesseurs.

« Cette espèce douloureuse et vile, à peine différente du singe, qui portait cependant en elle tant d’aspirations nobles. Cette espèce torturée, contradictoire, individualiste et querelleuse, d’un égoïsme illimité, parfois capable d’explosions de violence inouïes, mais qui ne cessa jamais pourtant de croire à la bonté et à l’amour. »[30]

La dialectique de l’homme et de son animalité est relativement pessimiste dans l’œuvre houellebecquienne. Alors que l’animal ne souffre pas des pathologies de la sociabilité humaine (égoïsme, passion), l’être humain est incapable de réduire ses instincts de prédation, incompatibles avec les valeurs qu’il s’est pourtant fixées (amour). Ce darwinisme social est d’autant plus prégnant dans les sociétés sexuellement libérées.

« Phénomène rare, artificiel et tardif, l’amour ne peut s’épanouir que dans des conditions mentales spéciales, rarement réunies, en tous points opposées à la liberté de moeurs qui caractérise l’époque moderne(...) L’amour comme aptitude à résumer l’ensemble de l’autre sexe à un seul être aimé, résiste rarement à une année de vagabondage sexuel, jamais à deux. » [31]

Style d’écriture[modifier | modifier le code]

La spécificité stylistique de Houellebecq est souvent soulignée par les commentateurs et critiques. Son écriture assimilée à une « absence de style » par ses détracteurs[32] (voir ci-dessous), est saluée par d’autres critiques et écrivains. Désignée parfois comme « style blanc » ou « style plat », elle est décrite et détaillée par de nombreuses études.

Le choix stylistique selon l’auteur[modifier | modifier le code]

« Je n’ai jamais pu, pour ma part, assister sans un serrement de cœur à la débauche de techniques mises en œuvre par tel ou tel “formaliste-Minuit” pour un résultat final aussi mince. Pour tenir le coup, je me suis souvent répété cette phrase de Schopenhauer : “La première — et pratiquement la seule — condition d’un bon style, c’est d’avoir quelque chose à dire.” » — Houellebecq, « C’est ainsi que je fabrique mes livres »[33]

Les premières conceptions de l'auteur sur l'utilité du style d'écriture apparaissent dans son essai sur H.P. Lovecraft (1991). S'il y explique l'importance et le rôle du style dans l'expression de l'idée, Houellebecq ne cessera ultérieurement de rappeler l'inanité de la recherche purement formelle. Il décrit et analyse son propre style de la manière suivante :

« Il reste que certains états mentaux semblent m’être assez spécifiques ; en particulier celui qui se traduit par l’énoncé de propositions anodines, dont la juxtaposition produit un effet absurde[34] »

Le style Houellebecq : syntaxe et procédés[modifier | modifier le code]

Parmi les caractéristiques de cette écriture, les auteurs relèvent par exemple des phrases généralement courtes et une juxtaposition de propositions à la structure simple (juxtaposition souvent renforcée par l'emploi du point-virgule). De même, l’écriture fait un usage très limité de la métaphore ; elles sont peu fréquentes et généralement assez plates, relevant par exemple du cliché ou du lieu commun.

Ce style varie parfois en raison de l'intertextualité, lorsque par exemple Houellebecq parodie le style d’un autre écrivain. Dominique Noguez note par exemple des traits balzaciens dans une phrase comme « Et si le voyageur éphémère veut bien rappeler à sa mémoire... », camusiens dans le début de la phrase « Assisté à la mort d’un type, aujourd’hui... », ou bien des formes similaires à Lautréamont dans des descriptions poétiques du paysage[35].

Mais le plus généralement, le style est autonome, lié seulement aux changements de registres de langue : Houellebecq utilise parfois un registre soutenu ou littéraire, dans certains passages ou de manière très ponctuelle (termes, tournures, conjugaisons), à l'exemple de « Mais eût-elle-même suivi pendant vingt-cinq ans un régime amaigrissant de la plus terrifiante sévérité que son sort n’en eût pas été notablement adouci ». Mais le plus généralement, l'écrivain utilise un registre courant du français, décrit par Noguez comme « celui de la prose des articles de vulgarisation scientifique », tendant souvent vers le registre de la langue parlée (« tout ce genre de truc »)[35].

« Jeff Koons venait de se lever de son siège, les bras lancés en avant dans un élan d'enthousiasme. Assis en face de lui sur un canapé de cuir blanc partiellement recouvert de soieries, un peu tassé sur lui-même, Damien Hirst semblait sur le point d'émettre une objection ; son visage était rougeaud, morose. Tous deux étaient vêtus d'un costume noir — celui de Koons, à fines rayures — d'une chemise blanche et d'une cravate noire. Entre les deux hommes, sur la table basse, était posée une corbeille de fruits confits à laquelle ni l'un ni l'autre ne prêtait aucune attention ; Hirst buvait une Budweiser Light. »La Carte et le Territoire, 1er paragraphe.

Le style se caractérise également, selon Noguez, par « toute une série des phénomènes lexicaux ou syntaxiques » renforçant le sens d’un aspect prosaïque ou terne d'une chose, ou traduisant l'absence d’émotion ou la déprime du narrateur. À travers par exemple l’emploi de nombreuses litotes, des descriptions et détails anodins. Les critiques remarquent les fins de paragraphes composées d’une phrase simple et banale, « impliquant une certaine résignation » ou une plénitude heureuse.

« Il n’arrivait plus à se souvenir de sa dernière érection ; il attendait l’orage »Les Particules élémentaires p. 27
« Je prononce quelques phrases sur les normes scandinaves et la commutation des réseaux ; Schnäbele, sur la défensive, se replie sur sa chaise ; je vais me chercher une crème caramel »Extension... p. 68

Le style se révèle également par de nombreux autres procédés. L’auteur emploie régulièrement des adjectifs (souvent négatifs) de manière inhabituelle ou surprenante, pour signifier les jugements péremptoires, sans nuance ou hâtifs du narrateur ou des personnages.

« Le papier peint était décourageant ».
« C’est un slow magnifique, d’une beauté surréelle. »

Le style de Houellebecq se caractérise également par une importance du métalangage, avec l'emploi régulier de l'italique typographique. Ce procédé signale par exemple un niveau de discours différent, ou « tous ces moments de pause où le texte réfléchit ou attire l’attention sur lui-même[36] ».

« Olga cependant, une fille de toute façon pas très protéines, préférait la confiture de fraises de bois […] » — La Carte... p. 102

Noguez remarque également l'abondance des marques lexicales ou grammaticales de la scientificité, l'emploi d’une riche panoplie de formes adverbiales destinées à pondérer les énoncés et à leur donner un caractère incontestable, qu'il justifie par l'ambition d'un discours de vérité, plus proche de l'essai ou de l'étude sociologique que du roman. Cet aspect est peut-être renforcé par l'usage du name dropping.

« Ce n'est pas aussi compliqué qu'on le raconte, les relations humaines: c'est souvent insoluble, mais c'est rarement compliqué. »Plateforme[37]

Selon Simon St-Onge, l'ensemble de ces procédés vise à mettre en évidence « la précarité des pratiques langagières »[22]. Pour Roger Célestin, ce choix stylistique est peut-être une continuation de l’écriture qualifiée de « neutre » ou « objective » du roman existentialiste et du Nouveau roman, ou bien des ambitions du structuralisme pour un style « scientifique »[38]. Pour d’autres critiques[39], le choix de ce style plat prend encore son sens par opposition à l’écriture du début du XXe siècle, ou bien par une opposition comparable entre le style de Flaubert et celui de Proust « où la métaphore est essentielle, vitale ». Par ce choix stylistique, l’intention de Houellebecq serait peut-être de mieux refléter notre époque moderne et les pratiques textuelles contemporaines.

L’amalgame de discours[modifier | modifier le code]

« [Extension du domaine de la lutte] donne l’impression de n’être composé que de citations, d’emprunts, jusqu’à la parole du narrateur lui-même. On y sent une méfiance totale envers le langage, comme le soupçon que chaque mot est suspect, impur, inauthentique, fourvoyé, repoussé de son sens, d’un sens, du sens. »Marek Bieńczyk[22]

L’écriture de Houellebecq est un amalgame de différents types de discours rassemblés dans un même texte. Ces discours se différencient par exemple par leur fonction (démonstrative, rhétorique), leur langage (publicitaire, bureaucratique, (pseudo-)scientifique, journalistique), ou leur genre littéraire (poésie, roman, biographie). Ce discours prend parfois la forme d'emprunts à de véritables textes de leur domaine (slogans publicitaire, mode d'emploi technique).

Selon St-Onge, cet emploi de discours multiples vise à montrer la malléabilité des pratiques langagières. St-Onge souligne aussi qu'il existe toujours au moins un discours « signalant, de différentes façons, le doute qui devrait peser contre ces pratiques ». La tension créée par leur « inadéquation discursive » devient également une source de l'expérience esthétique du lecteur[22].

Réception et critiques[modifier | modifier le code]

Critique du style[modifier | modifier le code]

« L’œuvre de Michel Houellebecq donne lieu à des jugements radicalement opposés. Pour certains critiques il serait le plus grand écrivain contemporain, pour d’autres son écriture relèverait de la nullité littéraire. » — Reynald Lahanque[40]

Un aspect des critiques concerne le style d'écriture de Houellebecq (voir ci-dessus). Pour certains commentateurs, l'absence de style, ou bien ce « style plat » expliqué comme l'imitation du langage quotidien et des discours abêtissants des magazines, ne serait pas compatible avec l'écriture romanesque et le style littéraire, et serait plus proche du « roman de gare »[41].

« Le lecteur, lui, s’y retrouve parce qu’il ré-entend, en condensé narratif, le style d’esprit des magazines (…) il n’en revient pas d’y retrouver ses derniers mots et objets quotidiens, ses tics et tendances du moment, qui n’avaient pas encore trouvé leur romanesque. Peu importe. On est là en plein mimétisme, ersatz de mimesis et fort loin de cette littérature qui fait sourdre la chair du monde par la peau » — Jean-Philippe Domecq[42]
« Houellebecq peut écrire autant de mauvais dialogues qu’il veut, là n’est pas le problème. Le problème est qu’on lui attribue le titre de (bon) romancier, et que lui-même parle de « poésie » à propos de son écriture. […] Mais l’effet « je bande ; il pleut » est un peu éculé et facile - en tout cas, pas de quoi revendiquer un style. »Raphaël Meltz[41]

À l'inverse, d'autres commentateurs soulignent l'aspect novateur de cette écriture et son adéquation avec le roman moderne ou la critique du langage.

« C’est bien sur ce terrain qu’il faut situer le talent propre de Houellebecq : souvent, l’effet de dévoilement passe par le fait de décrire d’un ton neutre, d’adopter le mode du simple constat, mais en faisant « le pas de côté » qui suffit pour dénaturaliser les comportements et les dires ordinaires, pour en faire percevoir l’étrangeté, et leur ôter leur sérieux. » — Lahanque[40]

Critique du projet littéraire[modifier | modifier le code]

« Dire que cette observation de la société est celle d’un génie peut paraître, somme toute, assez exagérée. Or les idées « sociologiques » de Houellebecq ne vont pas beaucoup plus loin. Quant aux idées « scientifiques » sur la génétique, elles sont du niveau de n’importe quelle interview d’un chercheur dans un magazine. » — Meltz[41]
« Alors, qu'est-ce que ce roman (la Carte et le Territoire) offre de nouveau ? [...] Des bavardages sur la condition humaine, une écriture affectée qui prétend à l'épure [...]. »Tahar Ben Jelloun[43]
« "Le regard que Jed Martin porte sur la société de son temps, ajoute Houellebecq, est celui d’un ethnologue bien plus que d’un commentateur politique." J’(Alain Finkielkraut) ai lu cette phrase avec d’autant plus d’intérêt que j’ai cru y percevoir en creux ou en abîme une définition de l’art poétique de Michel Houellebecq lui-même : vous n’êtes pas un commentateur politique Michel Houellebecq ; et si certains vous qualifient de réactionnaire, vous êtes aussi la référence littéraire des magazines les plus progressistes de ce pays. Autrement dit vous brouillez les pistes, sans doute parce que vous êtes ailleurs. Vous avez le don, très rare, du regard éloigné. Est-il donc légitime de considérer votre entreprise depuis « L’extension du domaine de la lutte » jusqu’à « La carte et le territoire » comme une ethnologie romanesque de l’humanité occidentale ? » - Alain Finkielkraut[44]

Critique des stratégies éditoriales[modifier | modifier le code]

Un autre aspect important des critiques concerne l'importante campagne promotionnelle qui entoure la sortie des nouveaux romans de Michel Houellebecq, et l'attention portée autour de sa personne. Les critiques relèvent ainsi le rôle et les stratégies de ses maisons d'éditions, l'importante médiatisation à travers de très nombreux articles dans la presse française, la conjonction de la rentrée littéraire française et l'important tapage médiatique autour des attributions de prix littéraires, ou les controverses liées aux propos provocateurs des personnages de roman ou de l'auteur lui-même. Des nombreux commentateurs suggèrent ainsi que la qualité littéraire des romans serait usurpée, et que le succès des romans proviendrait principalement d'un effet de mode et d'une très efficace stratégie commerciale. Pour illustrer ces stratégies, Éric Naulleau mentionne par exemple qu'avant la sortie en librairie du roman La Possibilité d'une île, seuls quelques rares exemplaires avaient été soumis à des critiques soigneusement sélectionnés, renforçant ainsi l'attente et la curiosité du public sans permettre un large éventail de critiques.

D'autres commentateurs expliquent que les stratégies éditoriales et médiatiques ne retirent pas la qualité de l'œuvre, que « le succès ne signifie pas la médiocrité », et ils regrettent que les critiques littéraires ou journalistiques s'éloignent trop souvent de l'analyse littéraire des romans voire de leur simple lecture[40] : « Autour du phénomène Houellebecq, tout le monde oublie qu’il faut parler de littérature[41] » (Meltz)

Critique des idées de l’auteur[modifier | modifier le code]

Un autre aspect des critiques concerne les idées politiques, morales et philosophiques soutenues par les personnages et le narrateur des romans, ou bien énoncées par l'auteur. L'aspect scandaleux ou provocateur de certains de ces points de vue a donné lieu à différentes interprétations (racisme de l'auteur, xénophobie, jeu médiatique...) et a donné lieu à des controverses médiatiques[45], littéraires (Le Vingt-Septième Livre de Marc-Édouard Nabe, par exemple) et même à des procédures judiciaires.

Engagement[modifier | modifier le code]

Malgré un certain désengagement de la vie publique, Michel Houellebecq s'implique dans la protection des animaux. Il a ainsi a accepté d'être juré du prix littéraire 30 Millions d'Amis en 2011[46].

Il rédige également « un projet de nouvelle Constitution » basée sur la démocratie directe, qui supprimerait le Parlement, rendrait le président de la République « élu à vie, mais instantanément révocable sur simple référendum d’initiative populaire », et permettrait au peuple d'élire les juges[47].

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

Textes et nouvelles[modifier | modifier le code]

Préfaces[modifier | modifier le code]

Correspondance[modifier | modifier le code]

Photographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Houellebecq exposa ses œuvres photographiques au carré Baudoin du 12 novembre 2014 au 31 janvier 2015. [49]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Scène[modifier | modifier le code]

Michel Houellebecq fit une tournée française suite à la sortie de l'album Présence Humaine. Il se produisit notamment à l'Olympia, le 9 novembre 2000[52].

Il remonta sur scène pour une spectacle en duo avec Jean-Louis Aubert pour la sortie de l'album Les Parages du Vide, à la maison de la poésie le 13 septembre 2014.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Livres audio[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Poèmes mis en musique[53][modifier | modifier le code]

Influence et références de l’œuvre de Houellebecq[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Houellebecq ou l'auteur lui-même ont servi d'inspiration à diverses œuvres littéraires, parodiques, musicales ou artistiques :

  • Dans le roman de Pierre Mérot, Arkansas, Robert Laffont, 2008 (Houellebecq y apparaît comme l'un des principaux personnages, sous le nom de Kurtz).
  • L'album Préliminaires d'Iggy Pop est inspiré de La Possibilité d'une île[54].
  • « Les Testicules alimentaires par Michel Ouelburne », dans Rentrée littéraire « présentée par Fabrice del Dingo », Lattès, 1999.
  • La Tarte et le Suppositoire par Michel Ouellebeurre/Fabrice del Dingo, Éditions de Fallois, 2011.

Controverses médiatiques[modifier | modifier le code]

Dans un entretien accordé au magazine Lire après la sortie de Plateforme en 2001, Michel Houellebecq déclarait entre autres : « Je me suis dit que le fait de croire à un seul Dieu était le fait d’un crétin, je ne trouvais pas d’autre mot. Et la religion la plus con, c'est quand même l'islam. Quand on lit le Coran, on est effondré... effondré ! La Bible, au moins, c’est très beau, parce que les juifs ont un sacré talent littéraire … ce qui peut excuser beaucoup de choses. […] L’islam est une religion dangereuse, et ce depuis son apparition » Il déclare également, dans la même interview que « les juifs sont plus intelligents et plus intéressants que la moyenne »[55]. Il est alors accusé d'islamophobie ou de racisme anti-musulmans par diverses associations musulmanes. À l'audience, le romancier avait revendiqué le droit de critiquer les religions monothéistes : « Les textes fondamentaux monothéistes ne prêchent ni la paix, ni l'amour, ni la tolérance. Dès le départ, ce sont des textes de haine »[56]. Le MRAP et la Ligue française des droits de l'homme qui lui intentent un procès sont déboutés, le tribunal constatant que les propos de Michel Houellebecq relevaient du droit à la critique des doctrines religieuses et considérant que la critique d'une religion ne pouvait s'apparenter à des propos racistes, quant à eux interdits par la loi française[57].

Dans la même interview à Lire, Houellebecq a déclaré : « La prostitution, je trouve ça très bien. Ce n'est pas si mal payé, comme métier… ». Dans cette même interview, à propos des guerres dans le tiers-monde, il affirme : « Bien sûr qu'il y a des victimes dans les conflits du tiers monde, mais ce sont elles qui les provoquent. Si ça les amuse de s'étriper, ces pauvres cons, qu'on les laisse s'étriper ».

Michel Houellebecq a déclaré[58] la sympathie qu'il avait pour le mouvement raëlien (son roman La Possibilité d'une île en est d'ailleurs inspiré en partie). À la lecture du roman, il apparaît toutefois que cette « sympathie » ne se rapporte en aucun cas à une adhésion aux croyances raëliennes, étant donné la manière dont sont présentés la secte et son gourou (la description des dirigeants de la secte oscille entre leur ridicule et leur talent pour la manipulation, et le gourou lui-même semble ne pas croire à son propre dogme).

En avril 2011, il a accusé les écologistes français de « collaboration » avec l'islamisme. Il a déclaré « Il y a quand même un surcroît revendicatif de la part des musulmans depuis quelques années, on ne peut pas le nier » dans une interview réalisée le 31 mars à l'Institut Français d'Israël à Tel-Aviv. L'écrivain, qui se déclare pro-israélien, a ajouté « Donc, comme ils [les hommes politiques français] ne peuvent pas donner satisfaction aux musulmans sur tout, ils leur donnent au moins satisfaction sur le cas d'Israël en laissant tomber les juifs, comportement de collaborationniste typique »[59].

Bibliographie sur Michel Houellebecq[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Houellebecq a suscité de nombreuses publications : des biographies sur l'auteur, des enquêtes sur l'évènement littéraire, des critiques féroces et des hagiographies. Les études universitaires prenant pour sujet l'œuvre de Houellebecq sont relativement peu nombreuses (en 2008), preuve selon Sabine van Wesemael, d'un certain manque d'intérêt de la critique universitaire. Les quelques travaux universitaires ont des approches très diverses : lectures génériques, intertextuelles, comparatistes, stylistiques, thématiques, sociologiques ou philosophiques[60].

Articles sur l’œuvre[modifier | modifier le code]

Au fil des années, des centaines d'articles de magazines et journaux, en France et à l'étranger, ont présenté la sortie des nouveaux romans de Michel Houellebecq, les évènements et prix littéraires auxquels il participait, ou les différentes polémiques médiatiques entourant ses romans ou ses déclarations. Ci-dessous quelques articles retenus[Par qui ?] pour leur analyse originale ou approfondie de l'œuvre de Michel Houellebecq :

Témoignages[modifier | modifier le code]

Association[modifier | modifier le code]

« Les amis de Michel Houellebecq » est une association littéraire, aujourd'hui disparue[61]. Elle éditait Houelle, un bulletin de littérature et d'informations consacré à l'auteur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lire : le magazine littéraire. L'actualité de la littérature française et de la littérature étrangère.
  2. Alain Beuve-Méry, journaliste : Michel Houellebecq, enfin !, Le Monde, 8 novembre 2010
  3. Sébastien Broquet, « La possibilité d’une Elle », sur sebtheplayer.com,‎ décembre 2010.
  4. Denis Demonpion, Houellebecq non autorisé, enquête sur un phénomène, Maren Sell, 2005. Voir également « La mère de Michel Houellebecq règle ses comptes avec son fils », sur liberation.fr,‎ 29 avril 2008.
  5. « La mère de Michel Houellebecq règle ses comptes avec son fils », sur liberation.fr,‎ 29 avril 2008.
  6. a et b Florence Noiville, « Houellebecq et le retour de la mère indigne », sur lemonde.fr,‎ 30 avril 2008
  7. Michel David, La mélancolie de Michel Houellebecq, Éditions L'Harmattan,‎ 2011 (lire en ligne), p. 80
  8. Murielle Lucie Clément, Michel Houellebecq sous la Loupe, Rodopi,‎ 2007 (lire en ligne), p. 154
  9. Denis Demonpion, Houellebecq non autorisé: enquête sur un phénomène, 2005, page 152.
  10. « Ce sont eux les premiers qui ont cru en Houellebecq » sur le site de La Montagne, 9 novembre 2010.
  11. Murielle Lucie Clément, op. cité, p. 241
  12. a et b Libération, 2 avril 2013
  13. Houellebecq racontera les coulisses de cet acte de reconnaissance publique, en particulier le soutien qu’il semble avoir reçu de Frédéric Beigbeder, dans une nouvelle écrite en 2001, intitulée Je suis un écrivain normal.
  14. Houellebeq et l'ère du flou
  15. Celui-ci viendra témoigner en faveur de Houellebecq dans le procès qui lui sera intenté à l’occasion de ses déclarations sur l'islam.
  16. Le roi Houellebecq sacré enfin par le Goncourt, France Soir, 8 novembre 2010
  17. Bruno Viard
  18. Sandrine Rabosseau, « Houellebecq et le renouveau du roman expérimental »
  19. Frédéric Sayer
  20. Entretien avec Joseph Vebret, BiblioObs, 06/09/2010: http://www.dailymotion.com/video/xepkd8_houellebecq-repond-aux-accusations_creation
  21. Julia Pröll, « La poésie urbaine de Michel Houellebecq : sur les pas de Charles Baudelaire ? »
  22. a, b, c et d Simon St-Onge, « De l'esthétique houellebecquienne »
  23. Walter Wagner, « le bonheur du néant : une lecture schopenhauerienne de Houellebecq », Floriane Place-Verghnes, « Houellebecq / Schopenhauer : souffrance et désir gigognes »
  24. Plateforme (2001), Michel Houellebecq, éd. J'ai lu, 2007 (ISBN 978-2-290-32123-2), p. 339
  25. La Carte et le territoire: Houellebecq inspiré par Muray?, Par Baptiste Liger (L'Express), 08/10/2010
  26. H.P Lovecraft, Contre le Monde, contre la vie, J'ai Lu, 1999
  27. Extension du domaine de la lutte (1994), Michel Houellebecq, éd. J'ai lu, coll. Nouvelle génération, 2005 (ISBN 2-290-34952-6), p. 100
  28. Bernard Maris, Houellebecq économiste, Paris, Flammarion,‎ 2014, 155 p. p.
  29. Les Particules Élémentaires, J'ai Lu, p. 46
  30. Les Particules Élémentaires, J'ai Lu, p. 316
  31. Extension du Domaine de la Lutte, J'ai Lu, p. 114
  32. Voir par exemple, Eric Naulleau, Au secours, Houellebecq revient !, Naulleau et Jean-Philippe Domecq, La Situation des esprits
  33. Entretien avec F. Martel, p. 199 — cité par Noguez, 2003 p. 100
  34. Houellebecq. Entretien dans Nouvelle Revue Française (?)
  35. a et b Noguez 2003, p. 97-108
  36. Noguez
  37. Plateforme (2001), Michel Houellebecq, éd. J'ai lu, 2007 (ISBN 978-2-290-32123-2), p. 159
  38. Roger Célestin, « Du style, du plat, de Proust et de Houellebecq »
  39. cf. Walter Goodman
  40. a, b et c Reynald Lahanque, « Houellebecq ou la platitude comme style », in Cités, no 45, 2011, p. 180-186
  41. a, b, c et d Raphaël Meltz, dans R de réel, vol. A, janvier 2000
  42. Jean-Philippe Domecq dans La Situation des esprits
  43. « Ben Jelloun flingue Houellebecq » Par Emmanuel Hecht (LEXPRESS.fr). 20/08/2010
  44. « jeudi 16 septembre 2010, Transcription de l'émission Répliques, France Culture Finkielkraut et Houellebecq, "La carte et le territoire"
  45. http://www.youtube.com/watch?v=gAXO1ldR2HQ
  46. "Mon chien a partagé ma vie", propos recueillis in Le Figaro, Astrid de Larminat, 23/11/2011 http://www.lefigaro.fr/livres/2011/11/23/03005-20111123ARTFIG00674-houellebecq-mon-chien-a-partage-ma-vie.php
  47. Michel Houellebecq présente un projet politique dans «Lui», Libération, 29 avril 2014
  48. « Le prochain Michel Houellebecq aura pour titre "Soumission" », sur livreshebdo.fr,‎ 5 décembre 2014 (consulté le 5 décembre 2014)
  49. http://www.carredebaudouin.fr/2014/10/michel-houellebecq-before-landing/
  50. Site officiel du film La Possibilité d'une île.
  51. Notice DVD Houellebecq, Bibliothèque nationale de France, consulté le 27 septembre 2011.
  52. ROCK’N ROLL suicide
  53. Poèmes de Houellebecq mis en musique, MusicBrainz, consulté le 30 septembre 2011.
  54. (en) « Iggy Pop to release jazz album indebted to French literature », New Musical Express, 2 mars 2009
  55. Propos recueillis par Didier Sénécal pour le magazine Lire, septembre 2001 [lire en ligne]
  56. Le Monde, 22 octobre 2002
  57. Tribunal correctionnel de Paris, 17e chambre, 22 octobre 2002 ; Gazette du Palais, 2 octobre 2003, no 275, p. 14, note Patrice Battistini.
  58. « Houellebecq, le nouvel alibi de Raël », L'Illustré, décembre 2003, Suisse [lire en ligne]
  59. Houellebecq accuse les écologistes de « collaboration » avec l'islamisme, Libération, avril 2011[lire en ligne]
  60. Arnaud Genon, "Approches de Houellebecq", dans Acta Fabula, mars 2008 (Volume 9, numéro 3), en ligne
  61. Association « Les amis de Michel Houellebecq », consulté le 3 octobre 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]