La Saulsotte

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La Saulsotte
La Saulsotte
Le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Nogent-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes du Nogentais
Maire
Mandat
Gérard Delorme
2020-2026
Code postal 10400
Code commune 10367
Démographie
Gentilé Saultiers
Population
municipale
696 hab. (2018 en augmentation de 0,43 % par rapport à 2013)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 36″ nord, 3° 30′ 09″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 191 m
Superficie 18,93 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nogent-sur-Seine
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Saulsotte

La Saulsotte est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 7 km au nord de Nogent-sur-Seine en bordure du département de Seine-et-Marne.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Aroen, un moulin,
  • Bourgogne,
  • Buisson de Ferrières,
  • la Calande, ancien hameau,
  • Charmoy, bois cité en 1390 comme appartenant au chevalier Pierre Payen,
  • les Closiaux,
  • Corgive, chapelle Notre-Dame sur la carte de Cassini, n'est plus cité sur le pouillé de 1761,
  • Hameau de Courtioux, Curtis Agoldi vers 980, fief comprenant un bois, un château[1] et qui avait une chapelle Saint-Blanchard ou Saint-Alban jusqu'au XVIIIe siècle,
  • La Dobuine,
  • Fouchères,
  • Frécul, cité en 1387 comme granche de Froit cul[2],
  • la Justice,
  • La Madeleine,
  • Liours, cité vers 980 dans une charte où la comtesse Liutgarde de Vermandois donnait une terre à l'abbaye Saint-Martin de Tours. Vers 1210, Gérard Mouton de Venizy avait une terre à Liours. En 1778, Liours avait le même seigneur que Saulsotte.
  • Masure,
  • les Mez,
  • Minières,
  • Montarge,
  • Nouet,
  • Oiselet,
  • Resson, cité dans un cartulaire de Charles le Chauve pour le moulin qui appartenait à l'abbaye de Montier et dépendait du prieuré de Saint-Nicolas-de-la-Chapelle. Il y avait aussi une chapelle Sainte-Madeleine et une commanderie à partir du XIIe siècle[3]. Une famille portait le nom de Resson au XIIe siècle sans qu'il soit possible d'affirmer qu'il en était seigneurs. Les habitants avaient, en 1634, trente arpents de pâture comme bien commun vers le village de Courtioux. Comme seigneurs on peut citer dame Isabeau en 1249 qui tenait le fief de Jean de Montigny en la chastellenie de Bray-sur-Seine et l'abbé Terray, seigneur aussi de la Motte-Tilly en 1771,
  • Saint-Parre, une ferme et une chapelle qui était une la collation de l'abbé de Montier-la-Celle en 1175 cette cure fut transférée à Saint-Nicolas la chapelle devenant isolée ; c'est un fief qui avait Benoit de Pont[4] comme seigneur en 1172, Pierre le Bègue en 1227 relevant de la chastellenie de Chantemerle.
  • Salle,
  • Vauceray.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par les cours d'eau le Resson et le Réveillon affluent de ce dernier.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Saulsotte est une commune rurale[Note 1],[5]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (69,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60,4 %), forêts (25,5 %), prairies (4,3 %), zones urbanisées (3,4 %), eaux continentales[Note 3] (2,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les anciens noms de la commune sont Sauceta, Saucette, Saucete, La Sautrolles en 1793 et Saint-Ferréol en 1801[12]. Le nom est un dérivé de Salcea pour saule[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Parures en coquilles de cardium de la Culture rubanée.

L'occupation du territoire est attestée dès le Néolithique comme l'indique l'érection du menhir de la Pierre Aiguë. Il y aurait eu autrefois douze dolmens sur la commune[14].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il y subsiste quelques vestiges du Moyen Âge : ceux d'une commanderie rurale des templiers (commanderie de Resson) à l'angle de la route de Fouchères et de la rue Saint-Nicolas, où se seraient rencontrés secrètement, dit-on, Thibaud IV de Champagne et sa tante, Blanche de Castille[15]...

Le fief relevait de Provins, une famille féodale du nom de Saulsotte existait au XIIe siècle. On en voit plusieurs membres comme Artaud de la Saulsotte en 1172 qui rendait hommage au comte de Troyes, en 1229, Anseau de la Saulsotte ou en 1249 Milet de la Saulsotte qui tenait en arrière fief des terres de Anseau de Foissy[16]. Parmi les derniers seigneurs il y eut Gabriel comte d'Amerval et seigneur de Cour. Fin XVIIIe siècle Sanctus Ferreolus ad Salices était divisé en six hameaux : Courtioux 52 feux, Fouchères avec deux feux, Frécul avec deux feux, Liours avec huit feux, Resson avec 44 feux, La Saulsotte avec 70 feux. En 1789, la commune dépendait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection de Troyes, du présidiale de Provins et du bailliage secondaire de Villenauxe.

Comme biens communaux, les seize feux avaient en 1402 usage en les bois de dame Jeanne Payen, chaque feux devant un boissel d'avoine et deux deniers tournois. EN 1609 les biens sont mesurés comme suit cent quarante arpents de bois au Buisson de Ferrières, des terres labourables du seigneur de la Cour et de la Saulsotte.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Dans le hameau de Resson, un petit lavoir restauré témoigne notamment de cette époque. C'est l'un des trois lavoirs (restaurés) de la commune (les autres étant situés dans le village-même ou à Courtioux, autre hameau de la commune).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2008 Georges Potellet SE  
mars 2008 août 2011[17] Jean-Luc Chaulier[18]   Entrepreneur
2011 En cours Gérard Delorme DVG Retraité

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].

En 2018, la commune comptait 696 habitants[Note 4], en augmentation de 0,43 % par rapport à 2013 (Aube : +1,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
732785810770868877903897848
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
837804798793761758708729696
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
650597586473472481403393411
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
355306311334348491572677696
2018 - - - - - - - -
696--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École élémentaire et primaire Paul-Pasquier.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Exploitations agricoles.

La commune a longtemps eu des carrières, jusqu'à quatre où était exploité de la craie pour la chaux, pour l'empierrement des chemins et celle de Resson pour des pierre de taille. Y était aussi extrait du grès à Courtioux et de la vigne sur tout le territoire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Ferréol.
Le lavoir de Resson.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Timothée de Blois de la Calande (1674-1719). Officier de la Marine Royale ; compagnon de Duguay Trouin …

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Charles Courtalon-Delaistre, Topographie historique de la ville et du diocèse de Troyes, Paris, Antoine Fournier libraire et Troyes la Veuve Gobelet imprimeur, 1784, III p238.
  2. Archives départementales de la Côte-d'Or, B 3863 f° 48 v°.
  3. Henri d'Arbois de Jubainville, Répertoire archéologique du département , 98.
  4. Auguste Longnon, Documents relatifs au comté de Champagne et Brie, 1901-1911, I, n°1728.
  5. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  6. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 mai 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Auguste Longnon, Les Noms de Lieux de la France, 1920, n°659.
  14. D. Jourdain, « A la découverte des mégalithes... », dans A la découverte des mégalithes de l'Aube - dolmens-menhirs et polissoirs, Éditions des musées de Troyes et de l'ARPEPP, , 103 p. (ISBN 2-901635-15 (édité erroné), notice BnF no FRBNF35094982), p. 78
  15. Bordonove (Georges), Les Templiers, 1963, Fayard (p. 272)
  16. ROSEROT (Alphonse), Dictionnaire historique de la Champagne méridionale des origines à 1790, Angers, Éd. de l'Ouest ; Langres, Imprimerie champenoise ; Bar-sur-Aube, Lebois ; Troyes, Paton, 1942-1948
  17. Démission de JL Chaulier
  18. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. « L'église Saint-Ferréol », notice no PA00078323, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Le mobilier et les verrières de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Menhir dit de la Pierre Aiguë », notice no PA00125378, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Pigeonnier de Courtioux », notice no PA00078324, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « La chapelle Sainte-Madeleine de Resson », notice no PA00078235, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Le mobilier de la chapelle Saint-Parres », base Palissy, ministère français de la Culture