Abbévillers

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Abbévillers
Fours d'Abbévillers.
Fours d'Abbévillers.
Blason de Abbévillers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Maîche
Intercommunalité Communauté de communes des Balcons du Lomont
Maire
Mandat
Pierre Chatelain
2014-2020
Code postal 25310
Code commune 25004
Démographie
Population
municipale
1 029 hab. (2014)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 51″ nord, 6° 55′ 08″ est
Altitude Min. 427 m – Max. 612 m
Superficie 11,18 km2
Localisation

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Liens
Site web http://pagesperso-orange.fr/mairie-abbevillers/

Abbévillers (en franc-comtois : Aibévelai) est une commune française située dans le département du Doubs et la région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune frontalière entre Grandfontaine, Fahy (Drapeau de la Suisse Suisse) et Hérimoncourt (Drapeau de la France France).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Hérimoncourt Vandoncourt Croix
(Territoire de Belfort)
Rose des vents
Meslières N Fahy
(CH, Jura)
O    Abbévillers    E
S
Glay Grandfontaine (CH, Jura)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Albervillers en 1140 ; Albervillars en 1147 ; Albrechzviler ou Auberveler en 1300 ; Azberveler en 1306 ; Abeveler en 1331 ; Abeviler en 1443 ; Abelviller en 1480 ; Abevillers en 1664[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Plaque commémorative.

C'est par les dimes du prieuré de Lanthenans que, pour la première fois en 1147, il est fait mention d'Abbévillers. Par ailleurs, le prieuré de Froidefontaine (puis ses successeurs, les Jésuites d'Ensisheim et le collège royal de Colmar) y percevaient aussi dès avant 1328 une rente foncière annuelle de 2 florins d'or[1].

Au XIIIe siècle, Abbévillers formait un fief et avait un seigneur de ce nom, vassal du Comte de Montbéliard. On a ainsi de nombreuses reprises de fiefs pour 1297, 1313,1321 etc. Ce seigneur aurait possédé un château fort, il n'en reste rien[1].

Ces possessions passèrent ensuite par mariage à la famille voisine de Rocourt, et, de cette dernière, aux sieurs de Reischach et Wandelincourt. Ceux-ci, au XVIe siècle, en 1574 et 1579, vendirent le fief au comte Frédéric de Würtemberg-Montbéliard, qui le réunit au domaine Comtal. Un autre fief appartenant à Jacquot de Velatte fut acheté par les Franquemont en 1422. Il fut réuni également au domaine des Montbéliard pendant le XVIe siècle[1].

Les habitants d'Abbévillers étaient de condition serve et mainmortale; ils furent affranchis, les uns par la comtesse de Montbéliard, Henriette, en 1431, et les autres par le prince Frédéric en 1584. Devenus taillables et corvéables envers la seigneurie de Montbéliard, ils lui devaient, comme tous les autres sujets: la montre d'armes, le guet et garde au château et ville de Montbéliard[1].

Les habitaint, bien que résidant à l'écart des voies de passage, furent victimes des conflits de l'époque: au XVe siècle, des Ecorcheurs, pus des guerres de Bourgogne, au point que le seigneur de Rocourt, en 1480, leur accorda une diminution des tailles dues "jusqu'à ce qu'ils seront accrus et multipliés après les ruines de guerres". Mais en 1587, quand les troupes de Guise ravagèrent le pays, le Village d'Abbévillers subit de grosses pertes, le presbytère fut détruit et Marchelavillers incendié[1].

Mais c'est pendant la guerre de Trente Ans, à partir de 1635, que les ravages, les pillages, la peste et la famine firent le plus de victimes. Beaucoup d'habitants s'enfuirent en Suisse et ne revinrent que 10 ou 20 ans après. Le pays, décimé, mit de longues années à se remettre[1].

Malgré l'occupation des troupes de Louis XIV (1676-1697) et les prétentions du roi sur la seigneurie de Blamont, Abbévillers demeura partie intégrante du Comté de Montbéliard jusqu'au rattachement français de 1793[1].

Lors des difficultés survenues à la mort du prince Léopold-Eberhard, en 1723, c'est par Abbévillers que les plénipotentiaires du duc régnant Eberhard-Louis de Würtemberg-Stuttgart, reprirent possession de la principauté, convoitée par les enfants illégitimes du feu prince. En 1724, le village connut un épouvantable incendie qui ravagea une dizaine de maisons. Seulement 3 d'entre elles sont millésimées aux dates de 1706,1716 et 1756. Il y avait 62 maisons en 1750.

Des 3 dernières guerres, il convient de rappeler seulement qu'en 1870-1871, le futur député Viette commanda avec des francs-tireurs des opérations de diversoin le long de la frontière suisse pendant l'avancée puis la retraite de l'armée de Bourbaki.

Marchelavillers-Cette métairie ou grange est déjà signalée dans la reprise de fief de 1297 avec le Moulin-de-la-Doue. Elle fut rachetée par le prince Frédéric en 1574 et 1579 et réunie au domaine comtal. Dès 1583, le prince y installa une bergerie dévastée en 1587 et qui dura jusqu'à 1635. Détruite par la guerre, elle fut recréée en 1647. En 1725, il y avait 515 ovins sur les pâturages. La ferme était tenue par des métayers. Les soldats français de Blamont essayèrent vainement de s'emparer du hameau après 1723. En 1774, le prince règnant, Charles-Eugène, donna le fief de Marchelavillers à son frère le Stahouder Frédéric-Eugène.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de Abbévillers

Les armoiries de Abbévillers se blasonnent ainsi :
« De gueules à la croix d'or cantonnée de quatorze étoiles, quatre dans chaque canton du chef et trois dans chaque canton de la pointe. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Maire actuel
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours
(au 30 avril 2014)
Pierre Chatelain DVG Retraité Fonction publique
Réélu en 2008 et 2014[2]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant[3] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 13 2,04
Marine Le Pen (FN) 207 32,45
Nicolas Sarkozy (UMP) 160 25,08 367 62,52
Jean-Luc Mélenchon (FG) 59 9,25
Philippe Poutou (NPA) 9 1,41
Nathalie Arthaud (LO) 5 0,78
Jacques Cheminade (SP) 4 0,63
François Bayrou (MoDem) 42 6,58
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 7 1,10
François Hollande (PS) 132 20,69 220 37,48
Inscrits 792 100,00 792 100,00
Abstentions 136 17,17 157 19,82
Votants 656 82,83 635 80,18
Blancs et nuls 18 2,74 48 7,56
Exprimés 638 97,26 587 92,44

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 029 habitants, en diminution de -2,46 % par rapport à 2009 (Doubs : 1,76 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
317 357 337 444 436 422 465 472 491
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
450 450 479 468 476 499 510 486 467
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
485 479 458 400 414 390 342 332 344
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
342 405 570 760 817 877 977 1 055 1 029
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un four à chaux ainsi qu'un four à tuile et brique sont construits en 1876 et mis en activité en 1877. Ces fours ferment en 1918 par manque de personnel, ils sont relancés en 1949 par Henry Beuclert et René Evalet avant de fermer définitivement en 1954. Le four à chaux est en partie démoli en 1998. L'année suivante la mairie décide de conserver et rénover l’ensemble[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 1, BESANÇON, CÊTRE,
  2. « Résultats de l'élection municipale de 2014 à Abbévillers », sur http://www.estrepublicain.fr (consulté le 21 juin 2014).
  3. Ministère de l'Intérieur - Doubs (Franche-Comté), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Abbévillers » (consulté le 16 juin 2014)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Panneaux explicatifs sur place décrivant l'histoire des fours.