Pfetterhouse

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Pfetterhouse
Pfetterhouse
L'église de Pfetterhouse.
Blason de Pfetterhouse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Masevaux
Intercommunalité Communauté de communes Porte d'Alsace-Largue
Maire
Mandat
Jean-Rodolphe Frisch
2014-2020
Code postal 68480
Code commune 68257
Démographie
Gentilé Pfetterhousiens
Population
municipale
1 019 hab. (2015 en diminution de 3,41 % par rapport à 2010)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 06″ nord, 7° 10′ 02″ est
Altitude Min. 391 m
Max. 501 m
Superficie 14,28 km2
Localisation

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Pfetterhouse

Pfetterhouse est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitant(e)s sont appelé(e)s les Pfetterhousien(ne)s.

L'emblème du village est la Schneegans, l'oie des neiges.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Pfetterhouse se trouve au pied du Jura alsacien, aux limites de la Suisse et du Territoire de Belfort, à la frontière linguistique entre roman et germanique et sur la ligne de partage des eaux entre Rhin et Rhône. Ce village est entouré par les villages de Réchésy (Territoire de Belfort), Seppois-le-Bas, Seppois-le-Haut, Mooslargue et Courtavon (Haut-Rhin) ; par Bonfol et Beurnevésin (Canton du Jura, Suisse).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Petrosa en 731[1],[2] ; Perosa en 1139 et 1178[3] ; Pheterhusen en 1296[4],[3], Phetterhusen (1296), Paruse (1299), Pheterosa (1305), Perouse (1343), Pfetterhausen-le-Bas et Pfetterhausen-le-Haut (1400), Phetterhusen (1400), Pfetterhusen (1441), Pfetterhusen (1347)[5], Pfetterhausen (1793).

Alsacien : Pfatterhüse ["BfaD°R'hy:sə]. Doublet roman : Pérouse.

La mention la plus ancienne se réfère peut-être à une voie pierreuse ou empierrée (Petrosa (via)).
D'après l'archéologue Karl Gutmann, l'origine du nom serait plutôt à rechercher dans l'utilisation des pierres d'une carrière de Pfetterhouse pour construire une station romaine à proximité, mais on peut en effet aussi y déceler l'existence d'une ancienne voie celtique puis romaine entre bassins du Rhin et du Rhône[6].

Dans un document de 1296, on lit la forme Phetterhusen. Le second élément -husen est sans doute explicable par un phénomène d'analogie entre le suffixe latin -osa et l'appellatif vieux haut allemand hûs « maison ». Quant au premier élément, Phetter-, il reflète l'adaptation en alémanique du radical latin petr-. La graphie ph en vieux haut allemand note pf, le passage de [p] a [pf] est caractéristique de la mutation consonantique haut allemande qui s'est produite entre le IVe et le VIIIe siècle environ.
De plus, ce radical Phetter- signale une étape linguistique où le [t] primitif du latin n'avait pas encore totalement disparu : petrosa > VIe siècle pedrosa adapté en germanique VIIIe siècle *pfedrus(a), alors que le roman connaissait une évolution vers per(r)osa > Pérouse[7].
Du XVIIe siècle à 1919, on trouve la forme allemande standardisée Pfetterhausen, mais la forme française Pérouse « pierreuse »[8], issue de Petrosa a subsisté conjointement avant d'être supplantée définitivement par la forme actuelle, sans doute en partie à cause de l'homonymie avec Pérouse (Territoire de Belfort).

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Première Guerre mondiale de 1914-1918, on trouvait une usine d'horlogerie à Pfetterhouse, et qui a attiré de nombreux résidents. Mais celle-ci n'a pas résisté aux débâcles économiques engendrées par les deux guerres mondiales successives.

Le territoire de la commune est le siège de la Borne des Trois Puissances, borne en pierre qui marquait la division France-Allemagne-Suisse jusqu'à 1919. Cette borne a donné au village une certaine renommée internationale. En effet, de nombreuses boutiques de photographes avaient vu le jour près de cette borne, où les visiteurs pouvaient se faire tirer le portrait, et envoyer la photo sous forme de carte postale à leurs proches.
Pendant la Première Guerre mondiale, lors de la bataille d'Alsace en août 1914, les troupes Françaises prennent Pfetterhouse qui deviendra le point de départ du kilomètre zéro, la ligne de front de l'Ouest qui s'étirait ensuite sur près de 750 km jusqu'à la Mer du Nord[9].

Pendant la Première Guerre mondiale, les militaires français avaient occupé le poste frontière et la frontière avec la Suisse était fermée. De nombreuses opérations militaires allemandes avaient eu lieu dans la forêt située de chaque côté de la frontière, pour empêcher les désertions clandestines d'Alsaciens à destination de la Suisse. On y trouve même encore de nombreuses traces de points d'impact d'obus.

La commune a été décorée le de la croix de guerre 1914-1918[10].

Une voie ferrée Dannemarie-Porrentruy desservait Pfetterhouse, mais par manque de voyageurs et de produits industriels à transporter, la ligne a progressivement été fermée dans les années 1960. Il subsiste aujourd'hui la partie suisse de la ligne, qui dessert Porrentruy-Bonfol, principalement pour transporter du bois. On peut encore voir aujourd'hui la gare de Pfetterhouse, qui a été réhabilitée en logements, avec sur son fronton la plaque bleue typique de la SNCF, portant le nom du village[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Pfetterhouse

Les armes de Pfetterhouse se blasonnent ainsi :
« D'argent à l'oie becquée et membrée de gueules. »[13]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1790 Wernier    
1790 1791 Michel Heinis    
1791 1792 Jacob Heinis    
1792 1795 Joseph Heyer    
1795 1797 Jean Gasser    
1797 1797 Conrad Enderlin    
1797 1806 Joseph Wernier    
1806 1808 Joseph Antoine Wernier    
1808 1808 Antoine Gerber    
1808 1810 François Dattler    
1810 1813 Léger Heinis    
1813 1814 Dominique Heinis    
1814 1814 François Heinis    
1814 1819 Léger Heinis    
1819 1820 Thiébaut Antoine Enderlin    
1820 1826 François Antoine Wernier    
1826 1830 Jacques Heinis    
1830 1836 Léger Heinis    
1836 1840 Meinrad Tschann    
1840 1843 Ferdinand Heinis    
1843 1848 Jean Henri Wernier    
1848 1849 Pierre Augustin Garnier    
1849 1852 Meinrad Tschann    
1852 1855 Ferdinand Heinis    
1855 1965 Pierre Augustin Garnier    
1965 1865 Jean Seringer    
1865 1870 François Antoine Dubail    
1870 1908 Joseph Heinis    
1908 1919 Joseph Gerber    
1919 1927 Ferdinand Fellmann    
1927 1935 Albert Tschan    
1935 1955 Jules Hirtzlin    
1955 1971 Ernest Tschan    
1971 1989 Henri Schmitt    
1989 1996 Jean-Pierre Heinis    
1996 2001 Jean-Claude Hirtzlin    
mars 2001 en cours Jean-Rodolphe Frisch DVD -
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

La mairie.

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[14] :

  • total des produits de fonctionnement : 977 000 , soit 936  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 633 000 , soit 606  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 480 000 , soit 460  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 560 000 , soit 536  par habitant ;
  • endettement : 801 000 , soit 767  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 13,18 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 7,59 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 60,08 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 50,60 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 18,29 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2015, la commune comptait 1 019 habitants[Note 1], en diminution de 3,41 % par rapport à 2010 (Haut-Rhin : +1,71 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
660652629636905952924940956
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
785801842817765755752739852
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9171 0131 210954929913897860814
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
8298099069249719721 0271 0351 043
2013 2015 - - - - - - -
1 0161 019-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La « Villa Agathe ».
La Villa Agathe, située sur la commune de Pfetterhouse, 1er blockhaus français en béton de la Première Guerre mondiale, à voir en forêt. Le seul vestige Français, les autres étant en bois et terre.
  • Borne frontière franco-suisse[25].
  • Borne des Trois Puissances.
  • Nouvelle piste cyclable qui suit le tracé de l'ancienne ligne de chemin de fer Dannemarie/Bonfol : de gros travaux ont été réalisés, le tronçon Pfetterhouse/Seppois-le-Haut relie la salle polyvalente de Pfetterhouse à l'enclos à cigognes de Seppois-le-Haut. Le pont de chemin de fer en grès rose de Pfetterhouse a été reconstruit pour faire passer la piste cyclable et le pont en béton de Seppois-le-Haut a été doté d'une passerelle en aluminium pour permettre le passage des vélos et des piétons. Il est agréable de remarquer que la rivière Largue est traversée par un pont en grès rose des Vosges qui a trois arcs admirables.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 528b et 530a
  2. M.-P. Urban, Lieux-dits : dictionnaire étymologique et historique des noms de lieux en Alsace, Strasbourg, Ed. du Rhin/La Nuée Bleue, 2003, p. 234
  3. a et b M.-P. Urban, op. cit.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  5. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  6. Ibid.
  7. Urban, M.-P., Lieux-dits : dictionnaire étymologique et historique des noms de lieux en Alsace, Strasbourg : Éd. du Rhin/La Nuée Bleue, 2003, p. 234.
  8. L'adjectif féminin latin petrosa a régulièrement abouti a per(r)ouse / per(r)euse en ancien français (cf. Perreuse, Yonne, Petrosa en 1172), mais la forme a été refaite en « pierreuse » d'après le mot pierre.
  9. Sentier du Km 0 - Pfetterhouse-Moos-Bonfol
  10. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  11. « gare », notice no IA68002952, base Mérimée, ministère français de la Culture

  12. 1 : Suisse
    2 : France (de 1871 à 1914)
    3 : Allemagne (de 1871 à 1914)
  13. « Archives Départementales du Haut-Rhin »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  14. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 23 mars 2015 sur l'Internet Archive)
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. « église paroissiale Saint-Géréon », notice no IA68002939, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Pfetterhouse, St-Géréon : inventaire de l'orgue
  21. « presbytère », notice no IA68002943, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Chapelle Saint-Nicolas, ferme », notice no IA68002940, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Monument aux Morts, Plaque commémorative 1914-1918
  24. Le circuit du Kilomètre Zéro du Front Ouest
  25. La Borne des Trois Puissances