Pfetterhouse

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Pfetterhouse
Pfetterhouse
L'église de Pfetterhouse.
Blason de Pfetterhouse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Intercommunalité Communauté de communes Sud Alsace Largue
Maire
Mandat
Jean-Rodolphe Frisch
2020-2026
Code postal 68480
Code commune 68257
Démographie
Gentilé Pfetterhousiens
Population
municipale
961 hab. (2018 en diminution de 5,41 % par rapport à 2013)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 06″ nord, 7° 10′ 02″ est
Altitude Min. 391 m
Max. 501 m
Superficie 14,28 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Masevaux
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Pfetterhouse

Pfetterhouse est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitant(e)s sont appelé(e)s les Pfetterhousien(ne)s.

L'emblème du village est la Schneegans, l'oie des neiges.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Pfetterhouse se trouve au pied du Jura alsacien, aux limites de la Suisse et du Territoire de Belfort, à la frontière linguistique entre roman et germanique et sur la ligne de partage des eaux entre Rhin et Rhône. Ce village est entouré par les villages de Réchésy (Territoire de Belfort), Seppois-le-Bas, Seppois-le-Haut, Mooslargue et Courtavon (Haut-Rhin) ; par Bonfol et Beurnevésin (Canton du Jura, Suisse).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pfetterhouse est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Petrosa en 731[6],[7] ; Perosa en 1139 et 1178[8] ; Pheterhusen en 1296[9],[8], Phetterhusen (1296), Paruse (1299), Pheterosa (1305), Perouse (1343), Pfetterhausen-le-Bas et Pfetterhausen-le-Haut (1400), Phetterhusen (1400), Pfetterhusen (1441), Pfetterhusen (1347)[10], Pfetterhausen (1793).

Alsacien : Pfatterhüse ["BfaD°R'hy:sə][pas clair]. Doublet roman : Pérouse.

La mention la plus ancienne se réfère peut-être à une voie pierreuse ou empierrée (Petrosa (via)).
D'après l'archéologue Karl Gutmann, l'origine du nom serait plutôt à rechercher dans l'utilisation des pierres d'une carrière de Pfetterhouse pour construire une station romaine à proximité, mais on peut en effet aussi y déceler l'existence d'une ancienne voie celtique puis romaine entre bassins du Rhin et du Rhône[11].

Dans un document de 1296, on lit la forme Phetterhusen. Le second élément -husen est sans doute explicable par un phénomène d'analogie entre le suffixe latin -osa et l'appellatif vieux haut allemand hûs « maison ». Quant au premier élément, Phetter-, il reflète l'adaptation en alémanique du radical latin petr-. La graphie ph en vieux haut allemand note pf, le passage de [p] a [pf] est caractéristique de la mutation consonantique haut allemande qui s'est produite entre les IVe et VIIIe siècles environ[pas clair].
De plus, ce radical Phetter- signale une étape linguistique où le [t] primitif du latin n'avait pas encore totalement disparu : petrosa > VIe siècle pedrosa adapté en germanique VIIIe siècle *pfedrus(a), alors que le roman connaissait une évolution vers per(r)osa > Pérouse[12].
Du XVIIe siècle à 1919, on trouve la forme allemande standardisée Pfetterhausen, mais la forme française Pérouse « pierreuse »[13], issue de Petrosa a subsisté conjointement avant d'être supplantée définitivement par la forme actuelle, sans doute en partie à cause de l'homonymie avec Pérouse (Territoire de Belfort).

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Première Guerre mondiale de 1914-1918, on trouvait une usine d'horlogerie à Pfetterhouse, et qui a attiré de nombreux résidents. Mais celle-ci n'a pas résisté aux débâcles économiques engendrées par les deux guerres mondiales successives.

Le territoire de la commune est le siège de la Borne des Trois Puissances, borne en pierre qui marquait la division France-Allemagne-Suisse jusqu'à 1919. Cette borne a donné au village une certaine renommée internationale. En effet, de nombreuses boutiques de photographes avaient vu le jour près de cette borne, où les visiteurs pouvaient se faire tirer le portrait, et envoyer la photo sous forme de carte postale à leurs proches.
Pendant la Première Guerre mondiale, lors de la bataille d'Alsace en , les troupes Françaises prennent Pfetterhouse qui deviendra le point de départ du kilomètre zéro, la ligne de front de l'Ouest qui s'étirait ensuite sur près de 750 km jusqu'à la Mer du Nord[14].

Pendant la Première Guerre mondiale, les militaires français avaient occupé le poste frontière et la frontière avec la Suisse était fermée. De nombreuses opérations militaires allemandes avaient eu lieu dans la forêt située de chaque côté de la frontière, pour empêcher les désertions clandestines d'Alsaciens à destination de la Suisse. On y trouve même encore de nombreuses traces de points d'impact d'obus.

La commune a été décorée le de la croix de guerre 1914-1918[15].

Une voie ferrée Dannemarie-Porrentruy desservait Pfetterhouse, mais par manque de voyageurs et de produits industriels à transporter, la ligne a progressivement été fermée dans les années 1960. Il subsiste aujourd'hui la partie suisse de la ligne, qui dessert Porrentruy-Bonfol, principalement pour transporter du bois. On peut encore voir aujourd'hui la gare de Pfetterhouse, qui a été réhabilitée en logements, avec sur son fronton la plaque bleue typique de la SNCF, portant le nom du village[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Pfetterhouse

Les armes de Pfetterhouse se blasonnent ainsi :
« D'argent à l'oie becquée et membrée de gueules. »[18]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1955 1971 Ernest Tschan    
1971 1989 Henri Schmitt    
1989 1996 Jean-Pierre Heinis    
1996 2001 Jean-Claude Hirtzlin    
mars 2001 En cours
(au 25 mai 2020)
Jean-Rodolphe Frisch [19]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVD -
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

La mairie.

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[20] :

  • total des produits de fonctionnement : 977 000 , soit 936  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 633 000 , soit 606  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 480 000 , soit 460  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 560 000 , soit 536  par habitant ;
  • endettement : 801 000 , soit 767  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 13,18 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 7,59 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 60,08 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 50,60 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 18,29 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2018, la commune comptait 961 habitants[Note 2], en diminution de 5,41 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
660652629636905952924940956
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
785801842817765755752739852
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9171 0131 210954929913897860814
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
8298099069249719721 0271 0351 043
2013 2018 - - - - - - -
1 016961-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La « Villa Agathe ».
  • Église paroissiale Saint-Géréon[25] et son orgue[26].

Une plaquette a été éditée en pour les 130 ans de l'Eglise St Géréon reprenant l'historique et la visite de l'église, de sa nef, de son cœur. Cette église est la seule en Alsace à avoir Saint Géréon comme patron principal et Saint Antoine l'ermite comme patron secondaire.

vitrail du choeur saint géréon
La Villa Agathe, située sur la commune de Pfetterhouse, 1er blockhaus français en béton de la Première Guerre mondiale, à voir en forêt. Le seul vestige Français, les autres étant en bois et terre.
  • Borne frontière franco-suisse[31].
  • Borne des Trois Puissances.
  • Nouvelle piste cyclable qui suit le tracé de l'ancienne ligne de chemin de fer Dannemarie/Bonfol : de gros travaux ont été réalisés, le tronçon Pfetterhouse/Seppois-le-Haut relie la salle polyvalente de Pfetterhouse à l'enclos à cigognes de Seppois-le-Haut. Le pont de chemin de fer en grès rose de Pfetterhouse a été reconstruit pour faire passer la piste cyclable et le pont en béton de Seppois-le-Haut a été doté d'une passerelle en aluminium pour permettre le passage des vélos et des piétons. Il est agréable de remarquer que la rivière Largue est traversée par un pont en grès rose des Vosges qui a trois arcs admirables.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 528b et 530a.
  7. M.-P. Urban, Lieux-dits : dictionnaire étymologique et historique des noms de lieux en Alsace, Strasbourg, Ed. du Rhin/La Nuée Bleue, 2003, p. 234.
  8. a et b M.-P. Urban, op. cit.
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  10. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  11. Ibid.
  12. Urban, M.-P., Lieux-dits : dictionnaire étymologique et historique des noms de lieux en Alsace, Strasbourg : Éd. du Rhin/La Nuée Bleue, 2003, p. 234.
  13. L'adjectif féminin latin petrosa a régulièrement abouti a per(r)ouse / per(r)euse en ancien français (cf. Perreuse, Yonne, Petrosa en 1172), mais la forme a été refaite en « pierreuse » d'après le mot pierre.
  14. Sentier du Km 0 - Pfetterhouse-Moos-Bonfol
  15. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  16. « gare », notice no IA68002952, base Mérimée, ministère français de la Culture.

  17. 1 : Suisse
    2 : France (de 1871 à 1914)
    3 : Allemagne (de 1871 à 1914)
  18. « Archives Départementales du Haut-Rhin »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  19. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  20. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 23 mars 2015 sur l'Internet Archive).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. « église paroissiale Saint-Géréon », notice no IA68002939, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. Pfetterhouse, St-Géréon : inventaire de l'orgue
  27. « presbytère », notice no IA68002943, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Chapelle Saint-Nicolas, ferme », notice no IA68002940, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. Monument aux Morts, Plaque commémorative 1914-1918
  30. Le circuit du Kilomètre Zéro du Front Ouest
  31. La Borne des Trois Puissances