Pfetterhouse

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Pfetterhouse
L'église de Pfetterhouse
L'église de Pfetterhouse
Blason de Pfetterhouse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Hirsingue
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de la Largue
Maire
Mandat
Jean-Rodolphe Frisch
2008-2014
Code postal 68480
Code commune 68257
Démographie
Population
municipale
1 042 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 06″ N 7° 10′ 02″ E / 47.5017, 7.1672 ()47° 30′ 06″ Nord 7° 10′ 02″ Est / 47.5017, 7.1672 ()  
Altitude Min. 391 m – Max. 501 m
Superficie 14,28 km2
Localisation

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Pfetterhouse est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace. Ses habitant(e)s sont appelé(e)s les Pfetterhousien(ne)s. L'emblème du village est la Schneegans, l'oie des neiges.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Pfetterhouse se trouve au pied du Jura alsacien, aux limites de la Suisse et du Territoire de Belfort. Ce village est entouré par les villages de Réchésy, Seppois-le-Bas, Seppois-le-Haut, Mooslargue et Courtavon dans sa partie française ; par Bonfol et Beurnevésin dans sa partie suisse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Petrosa en 731[1],[2] ; Perosa en 1139 et 1178[3] ; Pheterhusen en 1296[4],[5], Phetterhusen (1296), Paruse (1299), Pheterosa (1305), Perouse (1343), Pfetterhausen-le-Bas et Pfetterhausen-le-Haut (1400), Phetterhusen (1400), Pfetterhusen (1441), Pfetterhusen (1347)[6], Pfetterhausen (1793).


Alsacien : Pfatterhüse. Doublet roman : Pérouse.

La mention la plus ancienne est en latin : Petrosa. Cette appellation se réfère peut-être à une voie pierreuse ou empierrée.
D'après l'archéologue Karl Gutmann, l'origine du nom serait plutôt à rechercher dans l'utilisation des pierres d'une carrière de Pfetterhouse pour construire une station romaine à proximité, mais on peut aussi y déceler l'existence d'une ancienne voie romaine[7].

Dans un document de 1296, on lit la forme Phetterhusen. Le second élément -husen est sans doute explicable par un phénomène d'analogie entre le suffixe latin -osa et l'appellatif vieux haut allemand hûs « maison ». Quant au premier élément, Phetter-, il reflète l'adaptation en alémanique du radical latin petr-. La graphie ph en vieux haut allemand note pf, le passage de [p] a [pf] est caractéristique de la mutation consonantique haut allemande qui s'est produite entre le IVe et le VIIIe siècle environ.
Du XVIIe siècle à 1919, on trouve la forme allemande standardisée Pfetterhausen, mais la forme française Pérouse « pierreuse »[8], issue de Petrosa a subsisté conjointement avant d'être supplantée définitivement par la forme actuelle, sans doute en partie à cause de l'homonymie avec Pérouse (Territoire de Belfort).

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Première Guerre mondiale de 1914-1918, on trouvait une usine d'horlogerie à Pfetterhouse, et qui a attiré de nombreux résidents. Mais celle-ci n'a pas résisté aux débâcles économiques engendrées par les deux guerres mondiales successives.

Le territoire de la commune est le siège de la Borne des Trois Puissances, borne en pierre qui marquait la division France-Allemagne-Suisse jusqu'à 1919. Cette borne a donné au village une certaine renommée internationale. En effet, de nombreuses boutiques de photographes avaient vu le jour près de cette borne, où les visiteurs pouvaient se faire tirer le portrait, et envoyer la photo sous forme de carte postale à leurs proches.
Pendant la Première Guerre mondiale, lors de la bataille d'Alsace en août 1914, les troupes Françaises prennent Pfetterhouse qui deviendra le point de départ du kilomètre zéro, la ligne de front de l'Ouest qui s'étirait ensuite sur près de 750 km jusqu'à la Mer du Nord[9].

Pendant la Première Guerre mondiale, les militaires français avaient occupé le poste frontière et la frontière avec la Suisse était fermée. De nombreuses opérations militaires allemandes avaient eu lieu dans la forêt située de chaque côté de la frontière, pour empêcher les désertions clandestines d'Alsaciens à destination de la Suisse. On y trouve même encore de nombreuses traces de points d'impact d'obus.


Une voie ferrée Dannemarie-Porrentruy desservait Pfetterhouse, mais par manque de voyageurs et de produits industriels à transporter, la ligne a progressivement été fermée dans les années 60. Il subsiste aujourd'hui la partie suisse de la ligne, qui dessert Porrentruy-Bonfol, principalement pour transporter du bois. On peut encore voir aujourd'hui la gare de Pfetterhouse, qui a été réhabilitée en logements, avec sur son fronton la plaque bleue typique de la SNCF, portant le nom du village.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pfetterhouse

Les armes de Pfetterhouse se blasonnent ainsi :
« D'argent à l'oie becquée et membrée de gueules. »[10]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 - Jean-Rodolphe Frisch - -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 042 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
660 652 629 636 905 952 924 940 956
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
785 801 842 817 765 755 752 739 852
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
917 1 013 1 210 954 929 913 897 860 814
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
829 809 906 924 971 972 1 027 1 043 1 042
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le circuit du Kilomètre zéro[13] avec
    • La copie exacte du blockhaus d'observation, en bois et terre, suisse du Largin situé près de la ferme du Largin sur la commune de Bonfol à voir en forêt.
    • La Villa Agathe, située sur la commune de Pfetterhouse, 1er blockhaus français en béton de la Première Guerre mondiale, à voir en forêt. Le seul vestige Français, les autres étant en bois et terre.
    • Plusieurs blockhaus, abris, postes... allemands, situés sur la commune de Mooslargue, formant la 1re ligne de défense, dont certains restaurés, à voir en forêt[14].
  • Borne des Trois Puissances
  • Nouvelle piste cyclable qui suit le tracé de l'ancienne ligne de chemin de fer Dannemarie/Bonfol : de gros travaux ont été réalisés, le tronçon Pfetterhouse/Seppois-le-Haut relie la salle polyvalente de Pfetterhouse à l'enclos à cigognes de Seppois-le-Haut. Le pont de chemin de fer en grès rose de Pfetterhouse a été reconstruit pour faire passer la piste cyclable et le pont en béton de Seppois-le-Haut a été doté d'une passerelle en aluminium pour permettre le passage des vélos et des piétons. Il est agréable de remarquer que la rivière Largue est traversée par un pont en grès rose des Vosges qui a trois arcs admirables.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 528b et 530a
  2. M.-P. Urban, Lieux-dits : dictionnaire étymologique et historique des noms de lieux en Alsace, Strasbourg, Ed. du Rhin/La Nuée Bleue, 2003, p. 234
  3. M.-P. Urban, op. cit.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  5. M.-P. Urban, op. cit.
  6. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  7. Ibid.
  8. L'adjectif féminin latin petrosa a régulièrement abouti a per(r)ouse / per(r)euse en ancien français (cf. Perreuse, Yonne, Petrosa en 1172), mais la forme a été refaite en « pierreuse » d'après le mot pierre.
  9. Sentier du Km 0 - Pfetterhouse-Moos-Bonfol
  10. Archives Départementales du Haut-Rhin
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  13. Le circuit du Kilomètre Zéro du Front Ouest
  14. Le kilomètre 0 du front de 14-18


Liens externes[modifier | modifier le code]

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