Guebwiller

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Guebwiller
Ville et vignoble
Ville et vignoble
Blason de Guebwiller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Guebwiller (chef-lieu)
Intercommunalité C.C. de la région de Guebwiller
Maire
Mandat
Francis Kleitz
2014-2020
Code postal 68500
Code commune 68112
Démographie
Gentilé Guebwillerois
Population
municipale
11 440 hab. (2012)
Densité 1 182 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 30″ N 7° 12′ 39″ E / 47.9083333333, 7.2108333333347° 54′ 30″ Nord 7° 12′ 39″ Est / 47.9083333333, 7.21083333333
Altitude Min. 254 m – Max. 632 m
Superficie 9,68 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-guebwiller.fr/

Guebwiller (alsacien : Gawiller) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace. La ville a été le siège de l'une des sous-préfectures du département, jusqu'à la fusion de cet arrondissement avec celui de Thann pour former l'arrondissement de Thann-Guebwiller le 1er janvier 2015[1]. Elle fait partie du découpage socio-économique Sud-Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Guebwiller est située à 23 km au nord-ouest de Mulhouse, à 18 km au nord-est de Thann et à 25 km au sud-ouest de Colmar au pied des Vosges et à l'entrée de la vallée du Florival (ou vallée de la Lauch : nom de la rivière qui la traverse). Le Grand Ballon, point culminant du massif des Vosges, se trouve à 8 km à vol d'oiseau à l'ouest de la cité, ce qui le fait communément nommer ballon de Guebwiller.

Guebwiller a été récompensé de quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Vue de Guebwiller.
  • La Croix de Mission : située sur les hauteurs de son vignoble (versant sud), à l'entrée de la vallée du Florival, elle jette son regard bienveillant sur l'entrée de la vallée.
  • Le Cimetière militaire (versant nord) : y reposent des soldats français et allemands (Première Guerre mondiale et Seconde Guerre mondiale).
  • Parc de la Marseillaise (Avenue des chasseurs alpins) : créé à la demande d'Aimé Gros-Schlumberger, entre 1897 et 1899, par l'architecte paysagiste parisien Édouard André, on y trouve des compositions florales et plusieurs essences exotiques. Le parc est encore orné d'un puits Renaissance et d'une grande fontaine, d'un kiosque à musique et d'un banc en arc de cercle, copie de celui où s'asseyait Sarah Bernhardt dans Théodora.

Tissu socio-économique[modifier | modifier le code]

Les habitants actifs exercent dans les commerces dits de proximité ou dans les implantations industrielles locales. Un grand nombre est employé dans le bassin d'emploi proche de Mulhouse, Colmar ou tout proche dans la plaine du Rhin. Situées sur la route des vins, Guebwiller et sa région captent de nombreux emplois dans le domaine viticole, touristique et hôtelier. La demande d'implantation sur la ville est très forte, demande renforcée par l'existence de nombreuses écoles, collèges et lycées. La vie associative y est prolifique grâce aux actions des clubs sportifs, de l'école de musique, des ateliers de théâtre et des clubs service. La démarche dynamique des acteurs économiques tels que l'association des commerçants montre la portée de la renommée de la ville dans la région. Ceci est facilité par l'accès de la ville grâce à un axe routier express depuis et vers Mulhouse.

L'unité Guebwiller-Soultz-Issenheim-Buhl forme un regroupement de population forte de plus 24 000 habitants, après les aires de St Louis-Huningue et l'unité urbaine de Thann-Cernay. Si on se réfère au périmètre de la Com-Com de la Région de Guebwiller (18 communes au total), la population locale dépasse les 38 000 habitants.

Liaisons[modifier | modifier le code]

Guebwiller est desservie par la voie express (2×2 voies) dite du Florival la reliant au réseau autoroutier européen A36/A35.

Guebwiller bénéficie également d'un lien ferroviaire actuellement désaffecté aboutissant sur la ligne SNCF Strasbourg-Mulhouse « relevée 200 km/h ».

Détails : Ligne de Bollwiller à Lautenbach.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Guebwiller
Buhl Bergholtz
Guebwiller Issenheim
Rimbachzell Soultz-Haut-Rhin

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville est mentionnée pour la première fois dans un acte de donation en faveur de l'abbaye de Murbach, du 10 avril 774, ratifié par un certain Williarius et dans lequel apparaît la forme primitive du nom de Guebwiller appelée alors villa Gebunvillare. Il s'agit alors d'un simple domaine agricole. La ville médiévale prendra forme au cours du XIIe siècle autour de l'église Saint-Léger et du château du Burgstall. La muraille d'enceinte est érigée entre 1270 et 1287. Guebwiller, capitale de la principauté de Murbach, prospère et compte 1 350 habitants en 1394.

Guebwiller, église Saint-Léger.

Au fil des ans, la ville connaît de nombreux événements historiques :

  • tentative d'assaut des Écorcheurs dans la nuit du 13 au 14 février 1445, après avoir ravagé le pays. Mais Guebwiller étant protégée par son enceinte fortifiée, les ennemis voulurent utiliser la ruse. La surveillance s'étant relâchée, ils placèrent leurs échelles sur la muraille mais une Guebwilléroise, Brigitte Schick, veillait en secret et donna l'alerte. Les assaillants, pris de panique par l'apparition miraculeuse de celle qu'ils prirent pour la Vierge Marie, abandonnèrent leurs échelles. Celles-ci furent conservées dans l'église Saint-Léger, en hommage à la Vierge qui avait protégé la cité ;
  • révolte des habitants contre l'autorité des princes abbés de Murbach et leurs représailles ;
  • insurrection des Rustauds en 1525, mise à sac de la ville par les Suédois lors de la Guerre de Trente Ans ;
  • la ville est durement touchée par la guerre de Trente ans, le 21 juin 1637 elle est prise par un détachement franco-suédois et en partie incendiée, en 1657 il ne reste plus que 176 habitants à Guebwiller ; il faut attendre le 9 août 1680 pour que la ville soit réunie à la France par un arrêté du Conseil souverain d'Alsace[2] ;
  • entre 1761 et 1764 a lieu la sécularisation du chapitre de Murbach qui s'installe en ville, dans le château de la Neuenbourg. La domination de l’abbaye de Murbach prend fin à la Révolution française ;
  • à l'aube du XIXe siècle apparaissent les premières entreprises textiles. C'est le début de la grande épopée de l'industrie textile dans la capitale du Florival qui devient le deuxième site textile d'Alsace après Mulhouse. On y fabrique des toiles peignées, du ruban, des indiennes. On y file de la laine et du coton ;
  • 1er mai 1864 : premier concours gymnique de France ;
  • en 1905, Guebwiller compte 13 294 habitants ;
  • durant la Seconde Guerre mondiale, les Guebwillerois subissent le sort de tous les Alsaciens-lorrains (l'incorporation de force, l'occupation allemande). Ils sont libérés le par un groupe de blindés du 4e régiment de spahis marocains ;
  • l'industrie locale connaît un nouvel essor dans les années 1946-1953 puis amorce un déclin irrémédiable. Actuellement[Quand ?], seule la société N. Schlumberger perpétue cet héritage par la construction de machines spécialisées pour la filature de la laine et des fibres longues.

La Mulhouse des Vosges[modifier | modifier le code]

Dès le début du XIXe siècle, la ville de Guebwiller est totalement métamorphosée par une industrialisation précoce et spectaculaire. La cité du Florival est considérée comme la Mulhouse des Vosges dès 1828 lorsque Charles X (roi de France), en voyage en Alsace, déclare en désignant des bobines de fil fabriquées par Nicolas Schlumberger "C'est avec cela qu'il faut battre les Anglais" [3]

Des facteurs favorables à une industrialisation précoce[modifier | modifier le code]

Plusieurs facteurs expliquent l’industrialisation de Guebwiller.

La proximité de la Suisse et de Mulhouse, d'où est originaire la majorité des entrepreneurs. La présence d'une rivière, la Lauch, qui fournit l'énergie hydraulique nécessaire aux premières fabriques. À la veille de la révolution, de nombreux agriculteurs ruinés par une crise de la viticulture offrent une main-d’œuvre abondante et bon marché.

Enfin, l'absence d'un patriciat puissant, la bourgeoisie locale ayant été étouffée par la tutelle des abbés de Murbach, ouvre la voie à des investisseurs suisses ou mulhousiens qui rachètent les biens du clergé mis en vente après la révolution. Dès 1805, l'entrepreneur bâlois De Bary fait l'acquisition des maisons canoniales et du château abbatial pour y installer une fabrique de rubans de soie[4].

Dans le sillage de De Bary de nombreux entrepreneurs s'installent dans la capitale du Florival. Les Zurichois Jean-Jacques Ziegler et Louis Greuter créent la maison Ziegler Greuter & CIE dans l'enceinte du couvent des Dominicaines en 1806. Ils y installent une filature, un tissage, un blanchissement et un atelier d'impression d'indiennes. En 1823, cette entreprise est à son apogée avec plus de 2000 employés[5].

Cependant, le principale fondateur de l'industrie textile à Guebwiller est Nicolas Schlumberger. Il s'établit en amont de la ville en 1808 en rachetant le moulin de la Bleichenmühle. Il fonde l'entreprise "Nicolas Schlumberger et Compagnie" en association avec son beau père Jean-Henri Bourcart, originaire du canton de Zurich, qui finance la construction d'une première filature de coton de 10 000 broches en 1810.

Un patrimoine industriel exceptionnel[modifier | modifier le code]

Les bâtiments industriels guebwillerois adoptent au fil du temps différentes formes, en fonction des besoins de la production et des nouvelles techniques de construction. Au début du XIXème siècle, les industriels utilisent dans un premier temps des bâtiments préexistants : moulins ou bâtiments ecclésiastiques pour installer leurs fabriques. L' usine-bloc est la première forme d’architecture spécifique à l’industrie textile. Elle apparaît à Guebwiller vers 1830 avec l’entreprise Ziegler, Greuter & Cie, puis avec les établissements De Bary, actuel lycée Deck.

Ces usines-bloc sont caractérisées par une forme rectangulaire et allongée. La façade présente de multiples fenêtres alignées sur l’ensemble des murs pour assurer un éclairage suffisant, et disposent de plusieurs niveaux, entre 3 et 6, qui permettent de disposer les machines, sur deux rangées.

Dès le milieu du XIXème siècle, apparaît l’usine plain-pied. Une des premières d’Alsace, de style Néo-Tudor, est installée en 1851 à Issenheim, une commune proche de Guebwiller, par Edouard Gast. Cette usine est ensuite recouverte de sheds. Les bâtiments à sheds caractérisés par une toiture en dents de scie constituent une véritable révolution dans l’architecture usinière, ils se généralisent à partir de 1870 mais sont présents à Guebwiller dès 1853 avec la 1ere filature fondée par Jean-Jacques Bourcart.

La dernière forme architecturale présente à Guebwiller est celle du béton armé. Le premier bâtiment en Alsace est construit en 1911 à Guebwiller. Cette architecture est encore visible aujourd’hui : il s’agit du ‘’Louvre’’, bâtiment de l'entreprise N. Schlumberger.

Aujourd'hui encore la ville de Guebwiller est un musée industriel à ciel ouvert[6].

Les forces motrices dans l'industrie guebwilleroise au XIXème siècle[modifier | modifier le code]

Les industriels du XIXème siècle de la région du Florival utilisent l'énergie hydraulique de la Lauch ( rivière qui traverse GUEBWILLER) principale source motrice des usines guebwilleroises au début du XIXème .

En 1773, à la veille de l'industrialisation, on compte 35 moulins dans la vallée du Florival. Ce n'est qu'à partir de la seconde moitié du XIX siècle que les turbines remplacent peu à peu les roues à aubes. Elles possèdent des inconvénients, notamment le coût de fabrication, leur fragilité et une usure rapide des pâles, mais elles possèdent deux avantages déterminants : un rendement important et une vitesse très élevée. Les frères Zimmermann font l’acquisition dès 1850 de ce type de turbine que l'on retrouve chez Adolphe Astruc à Buhl en 1856. Aujourd'hui encore ces installations du XIXème produisent de l’électricité pour EDF.

Les usines de Nicolas Schlumberger utilisent en parallèle des machine à vapeur dès 1818, mais celles ci ne se diffusent que lentement et ne remplaceront jamais totalement les turbines et les moulins qui restent actifs tout au long du XIXème[7].

Un paysage urbain bouleversé par l’industrialisation[modifier | modifier le code]

L’industrie va totalement transformer le tissu urbain d'une ville auparavant principalement viticole et ecclésiastique. La population est multipliée par quatre entre 1800 et 1905. Cependant, il faut attendre 1850 pour que la limite des remparts médiévaux soit dépassée. Les industriels s’installent dans un premier temps dans des bâtiments religieux ou d'anciennes résidences nobiliaires sans modifier le paysage urbain de manière notable. La croissance démographique entraîne dans cette première phase une densification du noyau urbain originel, un nouveau quartier est construit vers 1840 rue St Léger et rue St Antoine et les bâtiments plus anciens sont agrandis par des adjonctions en bois[8]. Les usines installées hors des murs sont rares jusqu’à cette date, on peut citer l’usine Schlumberger installée sur les bords de la Lauch hors de la ville, en direction de Buhl, à partir de 1808.

La ville ne commence à s’étendre qu'à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle. De nombreuses usines s’installent alors en périphérie comme les établissements Bourcart en direction de Buhl, les établissements Frey en direction d’Issenheim. Des logements ouvriers sont également construits à proximité de ces nouveaux sites industriels en périphérie du centre urbain d'origine et des faubourgs se forment. La Cité Bourcart construite dès 1856 est la première cité ouvrière d'Alsace, au début du XXe siècle ce type d'habitat représente un logement sur dix. En 1895 la ville atteint son apogée démographique avec 13 000 habitants[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Guebwiller

Les armes de Guebwiller se blasonnent ainsi :
« D'argent au bonnet albanais de gueules rebrassé d'azur. »

Le blason date du XVIe siècle, confirmé en 1697 par une ordonnance de Louis XIV. Selon une légende, il ferait référence à la venue de populations albanaises, arrivées pour travailler dans les vignes. L'abbé Charles Braun (1820-1877) a avancé l'hypothèse d'une confusion linguistique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Guebwiller[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Guebwiller s'établit à 13 407 000 € en dépenses et 13 151 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 10 167 000 € de charges (865 € par habitant) pour 11 119 000 € de produits (946 € par habitant), soit un solde de 952 000 € (81 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour un montant de 5 072 000 € (50 %), soit 431 € par habitant, ratio inférieur de 32 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (636 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 403 € à 431 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour une valeur de 3 034 000 € (27 %), soit 258 € par habitant, ratio inférieur de 50 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (511 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 222 € à 258 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Guebwiller[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une valeur de 2 553 000 € (79 %), soit 217 € par habitant, ratio inférieur de 44 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (387 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 84 € par habitant en 2011 et un maximum de 217 € par habitant en 2013 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour 634 000 € (20 %), soit 54 € par habitant, ratio inférieur de 36 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (85 € par habitant).

Les ressources en investissement de Guebwiller se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour une somme de 740 000 € (36 %), soit 63 € par habitant, ratio inférieur de 34 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (95 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 0 € par habitant en 2011 et un maximum de 92 € par habitant en 2012 ;
  • subventions reçues pour une valeur de 184 000 € (9 %), soit 16 € par habitant, ratio inférieur de 77 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (70 € par habitant).

L'endettement de Guebwiller au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour une somme de 5 877 000 €, soit 500 € par habitant, ratio inférieur de 48 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (964 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 440 € par habitant en 2011 et un maximum de 583 € par habitant en 2009[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur de 1 192 000 €, soit 101 € par habitant, ratio inférieur de 14 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (118 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 70 € par habitant en 2012 et un maximum de 114 € par habitant en 2009[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une somme de 1 272 000 €, soit 108 € par habitant, ratio inférieur de 40 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (180 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 83 € par habitant en 2011 et un maximum de 118 € par habitant en 2010[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 4 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum en 2013 et un maximum d'environ 9 années en 2000.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 François Throo   Conseiller général
1971 1973 Joseph Storck   Inspecteur d'Académie
1973 1977 André Bingert    
1977 2001 Charles Haby RPR Député, Conseiller général
2001 2008 Daniel Weber UMP Président de la communauté de communes de la région de Guebwiller
2008 2014 Denis Rebmann PS Photographe publicitaire
2014 en cours Francis Kleitz UDI Ingénieur

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 11 440 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 11],[Note 12].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 005 2 552 3 174 3 703 3 637 3 873 3 882 3 933 3 946
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
8 971 10 680 12 218 11 350 11 622 12 452 12 388 12 367 12 439
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
13 254 13 313 13 024 11 691 11 634 11 164 10 577 10 085 10 414
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2012 -
10 568 10 840 11 072 10 689 10 942 11 525 11 609 11 440 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Viticulture[modifier | modifier le code]

Guebwiller fait partie des communes viticoles d'Alsace. À ce titre, cette commune peut produire les AOC Alsace et Crémant d'Alsace, ainsi que 4 AOC Alsace Grand Cru: Kessler, Kitterlé, Saering et Spiegel[12].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Guebwiller, église Notre-Dame
  • Église Saint-Léger (XIIe - XIIIe siècle), style roman tardif rhénan
  • L'église protestante[13] près de l’église de Notre-Dame[14] et son orgue a construit par le facteur rouffachois Callinet[15]. Attenant au temple, la paroisse construit un presbytère, une école, puis un foyer. Sur la façade de ces bâtiments, partie la plus ancienne de l'actuel ensemble paroissial, une plaque rappelle que Alfred Kastler, citoyen d'honneur de la ville et prix Nobel de physique en 1966, est né dans cette maison en 1902.
  • Couvent des Dominicains
  • Église Notre-Dame de Guebwiller (1762-1785)
  • Synagogue inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 16 juillet 1984 [16].
  • Chapelle Notre-Dame-du-Sehring inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 28 février 1991[17], [18].

Patrimoine civil et militaire[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de ville, style gothique flamboyant (1514)
  • Ruines du château du Hugstein (à cheval sur la commune de Buhl).
  • Ruines du château du Burgstall (longtemps on le pensait perdu et seulement de rares écrits le mentionnaient. Dans les années 1960, une partie des ruines furent découvertes lors de la construction d'une supérette)[19].
  • Château de Neuenburg[20].
  • Château fort, château d'Angreth[21].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Cimetière militaire
  • Site classé des Quatre chênes[22]

Musées et animations[modifier | modifier le code]

  • Musée Théodore Deck (rebaptisé en décembre 2008), anciennement nommé Musée du Florival (1984-2008), contient une importante collection du céramiste Théodore Deck.
  • Le Centre départemental d'histoire des familles (CDHF), centre de généalogie, ouvert au public[23].
  • Guebwiller possède beaucoup d'hôtels, dont deux accueillent des musiciens chaque semaine. Le patron de l'hôtel de l'Ange organise les jeudis de l'ange : tous les jeudis soir un groupe de musique est invité à donner un concert de 20 h à 22 h, puis le public est invité à venir jouer avec les artistes. Tandis qu'au Domaine de Beaupré, chaque mardi est organisé un apéritif-concert de 19h30 à 21h30 avec souvent du jazz, du blues et du swing en acoustique.
  • Ville étape du chemin de Saint Jacques de Compostelle[24] avec un gîte d'étape qui est le seul hébergement en Alsace spécialement dédié aux pèlerins.
  • Espaces VTT entre plaine, vignoble et montagne. 20 circuits balisés FFC pour tous niveaux. Le club local ACTF organise tous les jeudis de l'Ascension une rencontre internationale des cyclos avec chaque année des parcours différents. (1203 participants en 2011)

Autres[modifier | modifier le code]

  • Cimetière militaire

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Guebwiller compte 17 établissements scolaires, dont trois lycées, et l'établissement privé Daniel qui va de la maternelle au lycée.

  • Maternelles
    • École Charles Kienzl
    • École Magenta
    • École Les Remparts
    • École Saint-Exupery
  • Élémentaires
    • École Freyhof
    • École Jeanne Bucher
    • École Rebzunft
    • École Jean Schlumberger
    • École Emile Storck
  • Collèges
  • Lycées
    • Lycée polyvalent Théodore Deck[25].
    • Lycée général et technologique Alfred Kastler.
    • Lycée Economique et Hôtelier Joseph Storck.
  • Autres établissements
    • Établissement scolaire privée Daniel
    • Institut Médico Éducatif "Saint-Joseph"
    • École de musique de Guebwiller.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue,‎ , 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
    Guebwiller, pp. 143-149
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Guebwiller, p. 592
  • Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des Châteaux Forts d’Alsace, Ittlenheim, éditions alsatia. Conception et réalisation Lettrimage,‎ , 384 p. (ISBN 2-7032-0193-1)
    Guebwiller, pp. 108-110

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Guebwiller. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dette/capacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Guebwiller.
  11. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  12. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Décret n° 2014-1720 du 29 décembre 2014 portant suppression des arrondissements de Guebwiller et de Ribeauvillé (département du Haut-Rhin) », sur Légifrance,‎ (consulté le 3 janvier 2014)
  2. Philippe Legin, L'abbaye de Murbach, Saint-Ouen, La Goelette,‎ , 86 p. (ISBN 2-906880-70-1)
  3. Guebwiller éditions Coprur Guebwiller un destin inassouvi Georges Bischoff 1982
  4. Bulletin de la Société Industrielle de Mulhouse no 4 1982 Guebwiller et le Florival Jean-Marie Schmitt
  5. AM guebwiller Histoire Documentaire de l'Industrie de Mulhouse 1920
  6. Laissez vous conter l'industrie textile Pays d'art et d'histoire de la région de Guebwiller
  7. Source: Brochure "Au fil de l'industrie textile, un patrimoine insoupçonné" Pays d'art et d'histoire comcom du Florival
  8. Bulletin de la SIM no 787 p 72 et 75 Le paysage guebwillerois Georges Bischoff
  9. Bulletin de la SIM no 787 p 75 Le paysage guebwillerois Georges Bischoff
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2012.
  12. Placido Llorca, « Vin Guebwiller », sur Vin Vigne,‎ (consulté le 6 juin 2012)
  13. Guebwiller, paroisse réformée
  14. l'église protestante inaugurée en 1824
  15. L'orgue du temple, construit en 1827, par le facteur rouffachois Callinet. L'instrument sera restauré et complété en 1884 par Koulen et en 1976 par Muhleisen.
  16. « Notice no PA00085449 », base Mérimée, ministère français de la Culture synagogue
  17. « Notice no PA00085763 », base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Notre-Dame-du-Sehring
  18. « Notice no IA00054969 », base Mérimée, ministère français de la Culture chapelle de cimetière depuis 1810
  19. « Notice no IA00054850 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort dit Burgstall
  20. « Notice no IA00054848 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château de Neuenburg
  21. « Notice no IA00054851 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort, château d'Angreth
  22. Site classé des Quatre chênes dans la forêt de Gubwiller
  23. Site officiel du Centre départemental d’histoire des familles (CDHF)
  24. Les Amis de Saint Jacques en Alsace
  25. Site officiel du lycée