Ribeauvillé

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Ribeauvillé
La Grand'Rue et le château de Saint-Ulrich en arrière-plan.
La Grand'Rue et le château de Saint-Ulrich en arrière-plan.
Blason de Ribeauvillé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Canton Sainte-Marie-aux-Mines
Intercommunalité C.C. du Pays de Ribeauvillé
Maire
Mandat
Jean-Louis Christ
2014-2020
Code postal 68150
Code commune 68269
Démographie
Population
municipale
4 773 hab. (2013)
Densité 148 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 46″ Nord, 7° 19′ 09″ Est
Altitude Min. 188 m – Max. 989 m
Superficie 32,21 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ribeauville.net/

Ribeauvillé (Rappoltsweiler en allemand[1], Rappschwihr en alsacien) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Ribeauvillois et les Ribeauvilloises.

Elle avait le statut de sous-préfecture jusqu'au , date du rattachement de l'arrondissement avec celui de Colmar pour former l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ribeauvillé se trouve sur la route des vins d'Alsace. Elle s'étend au pied du massif des Vosges. La ville est traversée par le Strengbach.

C'est une des 188 communes[2] du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

La gare de Ribeauvillé, située sur la ligne Strasbourg - Bâle, se trouve en fait sur le territoire de la commune de Guémar à environ 4 km du centre-ville de Ribeauvillé. Elle est fermée au service voyageurs depuis décembre 2011.

Le tramway de Ribeauvillé était un chemin de fer à vapeur qui reliait la gare de Ribeauvillé (établie à Guémar) à la gare de Ribeauvillé-Ville, située à l'emplacement de l'actuelle gare routière. Cette ligne d'intérêt local, à voie métrique, fut mise en service en 1879 puis convertie à la voie normale en 1894. Elle est fermée en 1938[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville, à l'époque un grand domaine régalien, est attesté en 768 par un diplôme de l'abbé Fulrad qui entérine sous l'autorité de Pépin le Bref le rôle temporel de la lointaine et puissante abbaye de Saint-Denis par les formes latinisées Radbaldovillare ou "Radbertovillare". Il s'agirait à l'origine de la propriété terrienne (villare) d'un maître inconnu Radbald ou "Radbert", si on explique avec un nom de personne de type germanique que l'on rencontre également dans Ribemont-sur-Ancre (Somme, Robodtimons 1079)[4]. Mais le sens pourrait rappeler trivialement le rôle d'assemblée religieuse brillante, de conseil local de ce qui serait déjà un petit chef-lieu où la justice civile et religieuse serait rendue par les autorités régaliennes[5].

Ratbaldo Vilare (768) ; Ratpoldesuuilare (896) ; Uille Rapolswilr (1162) ; Rapolzwilr (1284) ; Rabaviler (1288) ; Rappolzwilr (1278-1493) ; Rapolzweyer oder Rapoltzweyler (Merian, Top. Als. 32) ; Rabschwihr (1724) ; Ribeauwillé (1793) ; Ribeauwiller (XIXe siècle).

Il est probable que la forme germanique "Rappoltsweiler" ou ses dérivés archaïques n'apparaissent qu'à partir du IXe siècle ou du Xe siècle. Le lien est alors évident avec le toponyme Rappoltstein désignant la hauteur dominant l'ancien domaine régalien ou ce qui deviendra la ville moderne. Rappolstein désigne au XIIe siècle le château qui occupe cette hauteur, son équivalent roman apparu à la même époque est "Ribeaupierre". Le doublon pratique Rappolstein/Ribeaupierre devient le nom de la lignée comtale, qui descend d'un des premiers châtelains, Egeloff d'Urselingen, nommé par l'évêque de Bâle. De même, le doublon équivalent Rappoltsweiler/Ribeauvillé est employé respectivement par les populations germaniques et romanes.

Au XIXe siècle, Ribeauvillé est également connue au niveau postal sous les alias de Rabschwyhr et Rappoltzweiller[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Par un document datant de 1084, l'empereur Henri IV de Franconie fait don d'une terre appelée Rapoldestein à l'évêque de Bâle. En 1178, l'évêque restructure son comté épiscopal avec l'accord du comte de Ferrette. L'évêque de Bâle reçoit en échange la terre de Ribeauvillé ou de Ribeaupierre, avec les droits princiers afférents et les devoirs de protection des populations chrétiennes. Vers 1185, celui-ci la cède à l'un de ses vassaux, militaire et châtelain, le seigneur Eguenolf d'Urslingen ou Egeloff d'Urselingen, issu d'une maison souabe autrefois établie dans le Würtemberg.

Il serait faux de confondre abusivement la petite ville de Ribeauvillé à l'entrée du Strengbach avec la dynastie seigneuriale et comtale. Elle existe, avec ses maisons vigneronnes ou artisanales, bourgeoises, nobles ou ouvrières, bien avant l'érection du château sommital devenu le "château du prince", avant la construction de l'église paroissiale et du caveau des seigneurs de Ribeaupierre. Comme les terres vosgiennes, parfois lorraines, administrées par les Ribeaupierre, étaient majoritairement romanophones, Ribeauvillé, ville marchande, profite d'un vaste hinterland montagnard que lui envie d'autres villes du piémont alsacien.

Une fois agrandie, il s'agit d'une ville fortifiée marquée par ses quatre portes, donnant naissance à quatre quartiers. La "promenade de Herrengarten" est un stigmate de la présence d'une administration seigneuriale autonome, qui n'a paradoxalement jamais été aussi forte et arrogante que sous la première présence française en Alsace.

Louis XIV, maître de l'Alsace, très respectueux des droits des princes alsaciens ou allemands, confère le comté au prince de Birckenfeld. A la mort de ce dernier prince, la maison ducale des Deux-Ponts recueille l'héritage, qui passe ensuite à la maison palatine et électorale de Bavière.

Après une manufacture de cotonnades, une filature importante s'établit en 1860. Le lien avec les communautés montagnardes, source de son ancienne prospérité, s'est étiolé, en absence de chemin de fer techniquement possible vers la montagne ou de routes performantes. Au contraire, la ville subit depuis deux décennies la concurrence des autres villes alsaciennes.

Un peu avant 1880, la ville qui garde son cachet ancien ne compte que 5784 habitants. A 1 km dans la vallée, au bout d'un chemin bordé de peupliers, subsiste alors les ruines de Notre-Dame-de-Tusenbach, ancien lieu de pèlerinage.

Folklore[modifier | modifier le code]

La fête des Ménétriers (Pfifferdaj)[modifier | modifier le code]

D'après la tradition, un seigneur de Ribeaupierre aurait donné une pièce à un ménétrier qui avait cassé son instrument. Pour le remercier de sa générosité, les ménétriers choisirent cette famille comme suzerain. C'était il y a plus de 600 ans…

En réalité, au Moyen Âge, les empereurs avaient besoin de surveiller cette corporation remuante, sinon inquiétante. Ils avaient choisi un seigneur alsacien pour en assurer le patronage et lui procurer une organisation. C'est dans ce cadre qu'est née la fête des Ménétriers : c'était l'occasion de se retrouver et de régler les conflits.

Les ménétriers se réunissaient dans les auberges de la ville pour la fête de la Nativité de la Vierge (8 septembre) : ils assistaient à la messe puis rendaient hommage au seigneur dans la grande cour du château. Le lendemain, le tribunal tenait audience. Pendant tous ces jours, il y avait grande ambiance de fête dans toute la ville. Cette situation se prolongea jusqu'à la veille de la Révolution française : le dernier Pfeifertag fut célébré en 1788.

Mais après la Révolution, les Ribeauvillois conservèrent la fête sous le même nom. Elle prit petit à petit de l'importance, grâce aux sociétés locales, avec de nombreuses attractions dont la plupart attirent aujourd'hui encore un public de plus en plus nombreux grâce au travail du comité des Fêtes et a lieu tous les premiers dimanches de septembre.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Ribeauvillé

Les armes de Ribeauvillé se blasonnent ainsi :
« D'argent à la main bénissant de carnation posée en pal et habillée d'azur, accompagnée de trois écussons de gueules, deux et un. »[7]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Sous-préfecture[modifier | modifier le code]

Ribeauvillé était le chef-lieu de l'arrondissement de Ribeauvillé et possédait une sous-préfecture. La fusion des arrondissements de Ribeauvillé et de Colmar est annoncée en avril 2014.

La sous-préfecture de Ribeauvillé est définitivement fermée le 1er janvier 2015. Ses services sont transférés à la préfecture de Colmar.

Le bâtiment de la sous-préfecture, construit en 1898 par les Allemands, a été racheté par la ville. Il sera transformé en « Maison du Patrimoine » et accueillera les archives de la ville ainsi que le cercle de recherche historique de Ribeauvillé et environs[8].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des dernières élections présidentielles (2e tour)[modifier | modifier le code]

2002 : Inscrits : 3 452 - Abst. : 19,64 % - Jacques Chirac : 2 121 voix (79,41 %) - Jean-Marie Le Pen : 550 voix (20,59 %)

2007 : Inscrits : 3 525 - Abst. : 14,98 % - Nicolas Sarkozy : 2 080 voix (72,70 %) - Ségolène Royal : 781 voix (27,30 %)

2012 : Inscrits : 3 569 - Abst. : 18,46 % - Nicolas Sarkozy : 1 898 voix (69,45 %) - François Hollande : 835 voix (30,55 %)

(Source : Ministère de l'Intérieur).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 Robert Faller    
1965 1971 Paul Leibenguth    
1971 1973 Henri Hagenmuller    
1973 1977 Yvonne Schlumberger    
1977 1995 Pierre Posth    
1995 2001 Pierre Schmitt Verts Conseiller général
mars 2001 en cours Jean-Louis Christ UDF puis UMP Député depuis 2002
Les données manquantes sont à compléter.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Ribeauvillé[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Ribeauvillé s'établit à 10 154 000 € en dépenses et 12 916 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 6 632 000 € de charges (1 320 € par habitant) pour 8 506 000 € de produits (1 692 € par habitant), soit un solde de 1 874 000 € (373 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour 2 637 000 € (40 %), soit 525 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 465 € à 525 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour une somme de 2 615 000 € (31 %), soit 520 € par habitant, ratio inférieur de 22 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (666 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 440 € à 520 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Ribeauvillé[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour 2 579 000 € (73 %), soit 513 € par habitant, ratio supérieur de 13 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (453 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 513 € par habitant en 2013 et un maximum de 734 € par habitant en 2012 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour une somme de 447 000 € (13 %), soit 89 € par habitant, ratio inférieur de 10 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (99 € par habitant).

Les ressources en investissement de Ribeauvillé se répartissent principalement en[A2 4] :

  • fonds de Compensation pour la TVA pour une valeur totale de 430 000 € (10 %), soit 86 € par habitant, ratio supérieur de 83 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (47 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 79 € par habitant en 2011 et un maximum de 110 € par habitant en 2010 ;
  • nouvelles dettes pour une valeur totale de 350 000 € (8 %), soit 70 € par habitant, ratio inférieur de 29 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (98 € par habitant).

L'endettement de Ribeauvillé au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour un montant de 4 937 000 €, soit 982 € par habitant, ratio inférieur de 12 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 116 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 908 € par habitant en 2011 et un maximum de 1 011 € par habitant en 2012[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur de 641 000 €, soit 127 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 115 € par habitant en 2012 et un maximum de 145 € par habitant en 2010[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour 2 163 000 €, soit 430 € par habitant, ratio supérieur de 93 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (223 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 430 € par habitant en 2013 et un maximum de 543 € par habitant en 2011[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 2 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio est constant et faible (inférieur à 4 ans)

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Allemagne Landau in der Pfalz (Allemagne)
  • Contacts avec son presqu'homophone Ribeauville (Aisne), qui ne partage cependant pas la même étymologie : Ribaudivilla en 1248 (NPAG, III, 432a); du nom de personne germanique Ribaldus (NPAG, I. 188a) + ville « domaine rural »

Sécurité et Justice[modifier | modifier le code]

Présence d'une brigade de la Gendarmerie nationale. La commune possède également une Police municipale.

Le Tribunal d'instance de Ribeauvillé est aujourd'hui fermé à la suite de la réforme de la carte judiciaire[9].

Services publics et enseignement[modifier | modifier le code]

Ribeauvillé dispose d'un bureau de poste et d'une caserne des Pompiers.

La ville compte un collège public d'enseignement secondaire, le collège les Ménétriers; un collège privé d'enseignement secondaire, l'Institution Sainte Marie et un lycée d'enseignement général & technologique public, le lycée Ribeaupierre.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 4 773 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 11],[Note 12].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 360 4 714 4 766 5 246 6 558 7 171 7 295 7 558 7 338
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
7 007 7 181 7 146 6 316 5 785 6 013 5 904 5 920 6 052
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 098 5 990 5 846 5 019 4 977 5 000 4 882 4 809 4 764
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
4 314 4 137 4 282 4 506 4 774 4 929 4 948 4 857 4 798
2013 - - - - - - - -
4 773 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
  • population provisoire pour 2004 : 4 948
Lors de la fête de Noël médiéval.

Économie[modifier | modifier le code]

La cité des ménétriers possède une activité économique axée sur trois principales activités :

  • Le tourisme : outre ses rues d'architecture médiévale, ses châteaux et autres nombreuses attractions patrimoniales, Ribeauvillé sait attirer de nombreux touristes par ses activités festives qui mobilisent la ville entière tout au long de l'année. Ainsi avec la fête du kougelhopf au courant du mois de juin, sa fête du vin durant le mois de juillet, la fête des ménétriers le premier dimanche de septembre, et son célèbre marché de Noël médiéval, Ribeauvillé assure à ses visiteurs un séjour agréable et plein de découvertes.
  • La viticulture : Ribeauvillé, qui se situe au beau milieu du vignoble alsacien, est renommé pour ses grands crus en vins blancs et son pinot-noir ; de nombreux viticulteurs assurent un dynamisme économique et commercial soutenu. Bon nombre d'entre eux sont associés dans la Cave de Ribeauvillé, fondée en 1895 avec le nom de Rappoltsweiler Winzerverein[12]. La cave coopérative gère 260 hectares autour de Ribeauvillé, entièrement vendangé à la main, isolant environ 50 terroirs sur huit Grands Crus et de nombreux lieux-dits et villages[13].
Articles connexes : Geisberg, Kirchberg et Osterberg.
  • L'industrie : outre les deux premiers secteurs, Ribeauvillé compte sur une usine du groupe japonais Sony. Celle-ci a été construite en 1986 et a compté jusqu'à 1600 salariés dans les années 1990. Après plusieurs plans sociaux l'usine compte désormais moins de 400 salariés et a été vendue au groupe Cordon Electronics en 2014[14]. Sont également implantés à Ribeauvillé l'usine de production de la source Carola, l'imprimerie sur étoffe Beauvillé, et de nombreuses entreprises locales pour compléter les deux premiers secteurs.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Les édifices classés "Monuments historiques" de la commune[modifier | modifier le code]

Les édifices protégés au titre des monuments historiques[modifier | modifier le code]

  • Le jardin du Château Bas des Ribeaupierre, dit Jardin de l'Hôpital ou Jardin du Diaconat fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1997[37].
  • Une maison des XVI et XVIIe siècle, 2 place de l'ancien Hôpital fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1932[41].

Lieux et patrimoine de la ville[modifier | modifier le code]

  • L'église luthérienne[43] et son orgue[44],[45].
  • Monuments commémoratifs[46],[47],[48],[49].
  • Le chemin de croix de Dusenbach[50].
  • Fontaine du vigneron rappelant l’histoire viticole de la ville[51].
  • Lanterne japonaise[52].
  • Les flutistes[53].
  • Les enseignes[54].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Philippe-Jacques Spener (1635-1705), né à Ribeauvillé, est le fondateur du courant piétiste.
  • Jean-Baptiste Wendling (1723-1797), flûtiste et compositeur de renom. Ami de Mozart.
  • Joseph-Adam Lorentz (1734-1801), né à Ribeauvillé, professeur de chirurgie
  • Jean-Michel Beysser (1753-1794), né à Ribeauvillé, est général d'armée, et meurt guillotiné pendant la Révolution.
  • Sigismond-Frédéric de Berckheim (1772-1819), né à Ribeauvillé, général des armées de la République et de l'Empire, décédé à Paris.
  • André Friedrich (1798-1877), né à Ribeauvillé, sculpteur.
  • Carl August von Steinheil (1801-1870), né à Ribeauvillé, physicien et astronome, un des inventeurs du télégraphe électrique.
  • Maurice Lévy (1838-1910), améliore la sécurité des barrages.
  • Jean-François Arsène Klobb (1857-1899), né à Ribeauvillé, officier supérieur.
  • Paul Winter (1906-1992), né à Ribeauvillé, athlète.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Ribeauvillé. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dette/capacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Ribeauvillé.
  11. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  12. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Stoffel, Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin, 1868.
  2. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  3. Site trains-fr-.org, 68 : département du Haut-Rhin : Rappoltsweiler Strassebahn Aktiengesellschaft (RSB) 4 km, dans Les Chemins de fer secondaires de France (consulté le 11 novembre 2013).
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 566b
  5. Les étymons germaniques, bien connus en lat sont triviaux : rath ou rad désigne un conseil de gouvernance (éventuellement local) ou même l'assemblée régalienne, "bertho" mentionne ce qui est brillant et lumineux, voir exposé au soleil ou encore "baldo" désigne l'offrande divine, le message vénérable (éventuellement de sagesse religieuse).
  6. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant, dans un ordre alphabétique général, les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie Royale, 1845.
  7. Archives Départementales du Haut-Rhin
  8. La sous-préfecture ferme en janvier, article des DNA du 20 décembre 2014.]
  9. « Le tribunal dans le plan de relance » article 20 Minutes du 30/01/2009.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  12. En 1895, quelques vignerons décidèrent de se réunir en une coopérative viticole, "Rappoltsweiler Winzerverein" est le premier nom de la Cave de Ribeauvillé
  13. Site de la cave alsace.vins-ribeauville.com
  14. Sony Alsace devient Cordon CMS
  15. La légende des 3 châteaux
  16. La légende des deux frères de Ribeaupierre : Châteaux Saint-Ulrich et Grisberg
  17. « Notice no PA00085591 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Notice no PM68000928 », base Palissy, ministère français de la Culture buffet d'orgue ; partie instrumentale de l'orgue
  19. « Notice no PM68000292 », base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune : buffet d'orgue
  20. « Notice no PM68000291 », base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue
  21. Inventaire de l'orgue Friedrich Ring / Claude Legros, 1702
  22. Un des plus beaux orgues d'Europe centrale
  23. a et b « Notice no PA00085588 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Notice no PA00085586 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Notice no PA68000052 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Notice no PA00085590 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Notice no IM68009459 », base Palissy, ministère français de la Culture Mécanisme d'horloge
  28. « Notice no IM68009456 », base Palissy, ministère français de la Culture Cloche (No 1)
  29. « Notice no IM68009458 », base Palissy, ministère français de la Culture Cloche porte de ville dite porte des Bouchers
  30. « Notice no IM68009457 », base Palissy, ministère français de la Culture Cloche (No 2)
  31. « Notice no cloche n°1 », base Palissy, ministère français de la Culture PM68001625
  32. « Notice no PM68001626 », base Palissy, ministère français de la Culture cloche n°2
  33. « Notice no PM68001627 », base Palissy, ministère français de la Culture cloche n°3
  34. « Notice no PA00085589 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Notice no PA00085587 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Notice no PA00085592 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Notice no PA68000013 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Notice no PA00085597 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Notice no PA00085596 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Notice no PA00085594 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « Notice no PA00085593 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « Notice no PA00085595 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. [http://fleury2.free.fr/temples/temples/ribeauville.htm L'église luthérienne
  44. « Notice no IM68009394 », base Palissy, ministère français de la Culture temple
  45. Orgue de Joseph Waltrin, 1717 Orgue reconstruit par Antoine Bois en 1993
  46. Monument aux Morts parc de la ville, Mémorial des Malgré-Nous, Mémorial des Malgré-Nous morts à Tambow
  47. Monument aux morts, Mémorial des Incorporés de Force au camp de Tambow et d'autres camps en Russie
  48. parc du Herrengarten - monument aux morts
  49. Mémorial des Malgré-Nous morts à Tambow
  50. Le chemin de croix de Dusenbach
  51. La fontaine du vigneron
  52. Lanterne japonaise
  53. Les flutistes
  54. Les enseignes