Émile Jung

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Émile Jung
Emile Jung par Claude Truong-Ngoc mars 2014.jpg
Émile Jung en 2014.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
StrasbourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinction

Émile Jung, né le à Masevaux et mort le à Strasbourg, est un maître-cuisinier français, trois étoiles au guide Michelin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Émile Jung naît le 2 avril 1941 à Masevaux en Alsace où ses parents sont restaurateurs.

Il fréquente le collège jusqu'à l’âge de 17 ans. À la mort de son père, il part faire son apprentissage avec l'idée de reprendre l'affaire de ses parents : l’Hostellerie Alsacienne. Il entre à l’école hôtelière de Strasbourg. Pendant un an, il apprend le métier dans le restaurant de l’hôtel Maison Rouge à Strasbourg, puis découvre l’art de la préparation du foie gras à la maison Édouard Artzner[1].

Après son service militaire, il poursuit son apprentissage à Lyon, chez La Mère Guy, deux étoiles au guide Michelin[1]. Dans cette ville, il rencontre Paul Bocuse et explore la richesse de la cuisine lyonnaise. Il continue sa formation à Paris où il fréquente les établissements les plus réputés, comme le Fouquet’s et la Marée[2].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Le restaurant Au Crocodile à Strasbourg.

En 1965, Émile Jung revient en Alsace et épouse Monique Andrés, native de Sainte-Marie-aux-Mines, diplômée de l’école hôtelière de Strasbourg[1], il reprend le restaurant parental, L’Hostellerie alsacienne à Masevaux, où il obtient sa première étoile Michelin dès 1966. Ils sont alors les plus jeunes étoilés de France.

Émile et Monique Jung s’installent en 1971 à Strasbourg et rachètent une auberge sur le déclin, Au Crocodile.

Le jeune couple s’impose rapidement dans la gastronomie alsacienne. L’établissement gagne sa première étoile en 1972 et sa deuxième en 1975, et obtient trois étoiles en 1989. Il les gardera jusqu’en 2002.

En 2009, Émile Jung cède son établissement à Philippe Bohrer[3] et prend sa retraite, mais il reste très actif dans le milieu de la gastronomie, en particulier auprès de l’association caritative Sentiers d’Étoiles dont il était le président d’honneur[4].

Il est membre fondateur de l'association des Étoiles d'Alsace et de celle des Disciples d'Escoffier[5].

Mort[modifier | modifier le code]

Émile Jung meurt le 27 janvier 2020 à Strasbourg, à l’âge de 78 ans, des suites d’une longue maladie[6],[7].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Julien Binz, « L’histoire du restaurant étoilé : le crocodile », sur alsace.nouvellesgastronomiques.com, (consulté le 27 janvier 2020)
  2. Gilles Pudlowski, Dictionnaire amoureux de l'Alsace, Plon, , 816 p. (ISBN 978-2259209472, lire en ligne)
  3. Journal Dernières Nouvelles d'Alsace, « Le Crocodile (Strasbourg) change de patron », sur Dailymotion.com, (consulté le 27 janvier 2020)
  4. S.D., « Gastronomie. Le chef alsacien Emile Jung est décédé », sur www.lalsace.fr, (consulté le 27 janvier 2020)
  5. a b et c Christine Zimmer, « DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace », quotidien,‎ , p. 9.
  6. « Emile Jung, l'emblématique chef du Crocodile à Strasbourg, est mort », sur francebleu.fr,
  7. « le Chef Alsacien Emile Jung est décédé », DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]