Neuviller-la-Roche

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Neuviller-la-Roche
Neuviller-la-Roche
La mairie.
Blason de Neuviller-la-Roche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Mutzig
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Bruche
Maire
Mandat
André Wolff
2014-2020
Code postal 67130
Code commune 67321
Démographie
Gentilé Neuvillerois(es)
Population
municipale
349 hab. (2016 en diminution de 10,05 % par rapport à 2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 23″ nord, 7° 14′ 23″ est
Altitude Min. 410 m
Max. 1 035 m
Superficie 9,19 km2
Localisation

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Neuviller-la-Roche est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace. Le , la dénomination de la commune passe de Neuwiller à Neuviller-la-Roche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village à flanc de coteau.

Commune de montagne, à l'écart des grands axes de communication, la localité est accrochée à flanc de coteau dans la vallée de la Rothaine, un petit affluent 7,9 km de longueur[1], de rive droite de la Bruche, 76,7 km de longueur[2], source d'énergie hydraulique. Le village s'étend sur plusieurs sommets : La Chapelle (520 mètres d'altitude), Champ Sébastien (470 mètres d'altitude), Pré du Puits (650 mètres d'altitude), Spach (750 mètres d'altitude), La Merchahon (860 mètres d'altitude) puis le plateau de la Schleiffe (800 mètres d'altitude) et Bouche-Pré (910 mètres d'altitude), ces deux sommets se partageant entre la commune et Wildersbach.

On y aperçoit le Champ du Feu, domaine skiable et point culminant du Bas-Rhin et des Vosges moyennes.

La cascade de la Serva se trouve à proximité du village qui se trouve sur le passage du sentier de grande randonnée GR5.

Neuviller-la-Roche a pour communes limitrophes Natzwiller au nord et au nord-ouest, Wildersbach à l'ouest et au sud-ouest, Waldersbach au sud, Belmont au sud-est et Le Hohwald à l'est et au nord-est.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • 1789 : Neuwiller ; 1871-1918 : Neuweiler ; 1961 : Neuviller-la-Roche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ban de la Roche.

Neuviller-la-Roche faisait partie de l'ancienne seigneurie (ou comté) du Ban de la Roche. Aujourd'hui encore, ses habitants sont appelés les « Nevlets » en patois lorrain.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Neuviller-la-Roche

Les armes de Neuviller-la-Roche se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au second d'argent au lion d'azur, lampassé de gueules, couronné d'or. »[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune comprend deux hameaux, Riangoutte et la Haute-Goutte.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Jules Marchal    
1953 1989 Ferdinand Malaisé    
1989 1995 Henri Hisler    
1995 2001 Pierre Hilpipre    
2001 2008 André Wolff    
mars 2008 En cours André Wolff[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 349 habitants[Note 1], en diminution de 10,05 % par rapport à 2011 (Bas-Rhin : +2,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
528606653820933987901870838
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
829868895849827685702680635
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
616631643582575524497458457
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
440391376335334375398401380
2016 - - - - - - - -
349--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église au centre du village.
  • Le village abrite plusieurs maisons vosgiennes caractéristiques.
  • L'église luthérienne de style néo-roman date du XIXe siècle.
  • Le Musée des arts et traditions populaires a ouvert ses portes au cœur du village en 1989 à partir d'une Association pour la protection du Patrimoine et des Traditions locales créée en 1985 qui a systématiquement collecté des instruments de travail et des objets de la vie quotidienne.

Économie[modifier | modifier le code]

Entourée de pâturages, la localité vit aussi de l'exploitation forestière, qui est la source économique la plus rentable sur cette commune. Le tourisme s'appuie sur la pêche, la chasse, la randonnée, le ski, ainsi que sur la notoriété du Ban de la Roche et à l'attactivité de son musée des traditions.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelage avec Woolstock.

Comme sept autres communes du Ban de la Roche (Bellefosse, Belmont, Fouday, Rothau, Solbach, Wildersbach et Waldersbach), Neuviller-la-Roche est jumelée depuis le avec Woolstock, une petite localité américaine de l'Iowa qui a accueilli au XIXe siècle des immigrants en provenance du Ban de la Roche.

L'Europe étant une réalité quotidienne, un jumelage entre la commune de Neuviller et trois autres communes de pays de l'Union Européenne (Penela au Portugal, Magherani en Roumanie et Stara Loka en Slovénie) a été officialisé le 16 novembre 2008 à Neuviller-la-Roche qui a accueilli pour l'occasion durant plusieurs jours les délégations des 3 communes concernées

Magherani (Roumanie), Stara Loka (Slovénie) et Neuviller-la-Roche ont déjà travaillé ensemble depuis le jumelage réalisé en 2008 sur le thème de l’intercommunalité et du bénévolat, avec la volonté commune de mettre en œuvre un nouveau projet avec l’aide financière attribuée par l'Union Européenne. Son thème d’ensemble (qui s'inscrit dans l'année européenne du bénévolat) est l'apport du bénévolat dans la citoyenneté intercommunale européenne, décliné sous le nom de BENECI. Le projet comprend plusieurs sous thèmes : l’état du bénévolat dans chaque commune et dans l’intercommunalité, sa pratique au quotidien, la mise en place de moyens efficaces pour l'exercice du bénévolat. Ce projet a débouché sur la mise en place d'une charte du bénévolat et d'un passeport du bénévole.

Un nouveau programme financé par Erasmus+ et bénéficiant de l'aide de la Région Grand Est et le soutien du Conseil départemental du Bas-Rhin est en cours et se clôturera le 30 avril 2018. Le projet retenu et intitulé JERADIMETODE (Jeunes, Racismes et Différences : Mémoire et Tolérance dans la Démocratie Européenne) se situe dans la suite de projets collaboratifs mis en oeuvre par les quatre communes à la suite de leur jumelage, en privilégiant des échanges entre jeunes, pour favoriser et valoriser un "mieux vivre ensemble".

Une délégation restreinte des communes partenaires jumelées est venue à Neuviller en septembre 2016 pour évoquer ce nouveau dossier en se rendant notamment sur le site de l'ancien camp de concentration du Struthof.

Les partenaires (une dizaine de jeunes de chaque commune) se sont retrouvés à Neuviller du 9 au 16 juillet 2017. La clôture du dossier se fera au Portugal du 21 au 28 avril 2018.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Caisse mutuelle de dépôts et de prêts, Neuviller-La-Roche (préface André et Ferdinand Malaisé), Coprur, Strasbourg, 1984, 178 p.
  • (fr) Loïc Chalmel, Oberlin : le pasteur des Lumières, Éditions de la Nuée bleue, Strasbourg, 2006, 237 p. (ISBN 2716506884)
  • (fr) Auguste Hering et Paul Jacquel, Les centenaires de la paroisse et de l'église de Neuviller-la-Roche, Impr. J. Girold, Schirmeck, 1958, n. p. (Fête du centenaire de la paroisse de Neuviller, dimanche 11 août 1946 : chronique du siècle de 1846 à 1946 ; première partie (1846-1892) exposée par M. le pasteur Auguste Hering ; deuxième partie (1888-1946) exposée par M. Paul Jacquel)
  • (fr) Pierre Hutt, Le musée des traditions de Neuviller-la-Roche, plaquette de l'Office de Tourisme de la Haute Vallée de la Bruche, L'Essor, no 152
  • (fr) Pierre Hutt, « Un compliment bien récité », L'Essor, no 168
  • (fr) Pierre Hutt et Claude Jérôme, « Un séjour à Neuviller-la-Roche en 1850 », L'Essor, no 151
  • (fr) Michel Knittel, « André Federlin (1835-1927). Portrait d'un Steckelburjer », L'Essor, no 151
  • (fr) Denis Leypold, Le Ban de la Roche au temps des seigneurs de Rathsamhausen et de Veldenz (1489-1630), Oberlin, Strasbourg, 1989, 119 p.
  • (fr) Denis Leypold, « Les grands incendies de Neuviller et de Belmont au XIXe siècle », L'Essor, no 138
  • (fr) « Neuviller-la-Roche », in La Haute vallée de la Bruche, Patrimoine d’Alsace, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 55-56 (ISBN 978-2-914528-13-9)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]