Fesches-le-Châtel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Fesches-le-Châtel
Fesches-le-Châtel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Intercommunalité Pays de Montbéliard Agglomération
Maire
Mandat
Charles Demouge
2020-2026
Code postal 25490
Code commune 25237
Démographie
Gentilé Feschois, Feschoises [1]
Population
municipale
2 164 hab. (2021 en diminution de 1,99 % par rapport à 2015)
Densité 625 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 29″ nord, 6° 54′ 27″ est
Altitude Min. 322 m
Max. 403 m
Superficie 3,46 km2
Unité urbaine Montbéliard
(banlieue)
Aire d'attraction Montbéliard
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bethoncourt
Législatives 4e circonscription du Doubs
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Fesches-le-Châtel
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Fesches-le-Châtel
Géolocalisation sur la carte : Doubs
Voir sur la carte topographique du Doubs
Fesches-le-Châtel
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
Fesches-le-Châtel
Liens
Site web http://www.mairiefescheslechatel.fr

Fesches-le-Châtel est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Les habitants se nomment les Feschois et les Feschoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Allenjoie Méziré
(Territoire de Belfort)
Rose des vents
N
O    Fesches-le-Châtel    E
S
Étupes Dampierre-les-Bois

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de °C)[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 210 mm, avec 13 jours de précipitations en janvier et 10,5 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Joncherey », sur la commune de Joncherey à 7 km à vol d'oiseau[4], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 086,9 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le ; la température minimale est de −25 °C, atteinte le [Note 1],[5],[6].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fesches-le-Châtel est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[9],[10],[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montbéliard, une agglomération inter-départementale regroupant 25 communes[12] et 112 634 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[13],[14].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montbéliard, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 137 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (46,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (46,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,7 %), zones urbanisées (25,1 %), zones agricoles hétérogènes (14,1 %), prairies (9,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,2 %), terres arables (0,9 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fesches-le-Chastelot en 1282, 1294, 1314 ; Feschia au XIVe siècle ; Fesches-le-Chastelot en 1442, 1449 ; Fesches-le-Prel en 1650 ; Fesches-le-Château au XVIIe siècle ; Fesches-le-Prel en 1834 ; Fesches-le-Châtel depuis le XIXe siècle[18].

Fesches : du latin fiscus au sens de « trésor de l'État », a évolué pour désigner un domaine royal et plus tard, un domaine appartenant à l'église.

Le vieux village, installé au bord de l'Allaine au confluent du ruisseau de la Feschotte, a vu une nouvelle agglomération naître depuis l'industrialisation liée à l'essor de la firme Japy[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1635, durant la guerre de Trente Ans a lieu le « combat de Fresche » entre les troupes Françaises et les troupes du duc de Lorraine Charles[19].

Fesches-le-Châtel appartenait au comté de Montbéliard qui a été rattaché à la France en 1793.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1946 mars 1971 Pierre Muller    
1971 1977 Louis Grandin    
1977 mars 2001 Jacques Cointet    
mars 2001 En cours
(au 11 juillet 2020)
Charles Demouge UMPLR Retraité de l'enseignement
Président de la CA Pays de Montbéliard Agglomération (2015 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[20],[21]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2021, la commune comptait 2 164 habitants[Note 4], en diminution de 1,99 % par rapport à 2015 (Doubs : +1,89 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
173154170199278290395533548
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5385797187401 0581 2721 3941 4741 784
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9942 0602 2202 1662 3972 5992 2362 1662 407
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
2 4822 3462 2882 2632 1182 1672 2272 2442 251
2018 2021 - - - - - - -
2 1802 164-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital le plus proche est l'hôpital Nord Franche-Comté situé à Trévenans, dans le sud du Territoire de Belfort (département voisin)[26],[27].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent.

L'église Saint-Laurent a été fondée au VIe siècle, en même temps qu'un monastère. Située hors les murs, l'église et le monastère furent pillés et détruits par les Normands en 885. Une nouvelle église Saint-Laurent, érigée en paroisse, est attestée en 1180. Cette nouvelle église, devenue trop petite, fut démolie pour faire place à l'église actuelle au début du XVe siècle, elle fut reconstruite dans le style de l'époque : le style gothique flamboyant. Le chœur fut consacré le . La structure gothique, les voûtes à pénétration, les fenêtres hautes, le déambulatoire à clefs de voûte sculptées sont encore visibles, malgré les transformations postérieures.

En raison de la présence d'un petit château fort durant le Moyen Âge, le village a eu plusieurs noms avant de connaître son nom définitif au XIXe siècle.

Ce petit château est ensuite devenu un moulin en 1797 puisque le ruisseau « la Feschotte » passait sous l'édifice. Le moulin est ensuite devenu une gendarmerie en 1923, qui est dans les années 1980 devenue un immeuble locatif, situé en face du temple protestant du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fesches-le-Châtel Blason
Coupé ondé : au 1er de gueules à la tour donjonnée de trois étages sur un soubassement mouvant du coupé, le tout d'or, au 2e d’azur à deux fasces ondées d’argent, le tout enfermé dans une filière d’or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Doubs », sur habitants.fr (consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Fesches-le-Châtel et Joncherey », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Joncherey », sur la commune de Joncherey - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Joncherey », sur la commune de Joncherey - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  9. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Unité urbaine 2020 de Montbéliard », sur insee.fr (consulté le ).
  13. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  18. a et b Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre, .
  19. Augustin Calmet : Histoire de Lorraine volume 6 pages 180-181
  20. Sarah Vildeuil, « Charles Demouge, actuel président de l'agglomération de Montbéliard est candidat à sa propre succession : Charles Demouges, le président de l'agglomération du Pays de Montbéliard espère bien garder son siège. Il se porte d'ores et déjà candidat. Mais il doit d'abord rester maire de Fesches-le-Châtel. Il se présente donc pour les élections municipales de mars 2020 », France Bleu Belfort Montbéliard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Charles Demouge est donc candidat aux élections de mars 2020 à Fesches-le-Châtel pour briguer un quatrième mandat (trois en tant que maire et un en tant qu'adjoint) ».
  21. « Charles Demouge élu Maire de Fesches-le-Châtel », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  26. Hôpital Nord Franche-Comté sur le site de la commune de Trévenans.
  27. Site officiel de l'HNFC.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]