Les Rousses

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Rousses.
Les Rousses
Le village des Rousses.
Le village des Rousses.
Blason de Les Rousses
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Arrondissement de Saint-Claude
Canton Morez
Intercommunalité Communauté de communes de la Station des Rousses
Maire
Mandat
Bernard Mamet
2014-2020
Code postal 39220 et 39400
Code commune 39470
Démographie
Gentilé Rousselands, Rousselandes
Population
municipale
3 276 hab. (2014)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 29′ 11″ nord, 6° 03′ 45″ est
Altitude Min. 720 m – Max. 1 300 m
Superficie 38 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Jura

Voir sur la carte administrative du Département du Jura
City locator 14.svg
Les Rousses

Géolocalisation sur la carte : Jura

Voir sur la carte topographique du Département du Jura
City locator 14.svg
Les Rousses

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Les Rousses

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Les Rousses
Liens
Site web http://www.mairielesrousses.fr/

Les Rousses sont une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

Elle est la principale commune de la station des Rousses, un domaine de ski de piste important composé des Rousses, de Bois d'Amont, de Lamoura et de Prémanon. Les habitants des Rousses sont appelés Rousselands et Rousselandes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Rousses vues de la Dôle

Situé à 1 107 m d'altitude, le village des Rousses occupe un synclinal entre le Risoux (1 419 m) et le Noirmont (1 567 m) dans la Haute-Chaîne du massif du Jura et marque la frontière avec la Suisse (localité de la Cure).

La commune connaît un climat continental montagnard aux hivers rigoureux.

Les Rousses se situent à la limite des bassins versants du Rhône et du Rhin. Les pluies qui s'écoulent à l'est de la ville sont drainées vers le lac des Rousses, l'Orbe, la Suisse et le Rhin. Celles qui tombent à l'ouest descendent vers la rivière de la Bienne, affluent de l'Ain qui mène au Rhône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Hauts-de-Bienne Bellefontaine Bois-d'Amont Rose des vents
Longchaumois N Arzier-Le Muids (CH - Vaud)
O    Les Rousses    E
S
Prémanon
Saint-Cergue (CH - Vaud)

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du village des Rousses provient probablement d'une forme dialectale « Les Rôtz » signifiant « Les Roches » en francoprovençal. Cette théorie est incertaine et il existe d'autres explications : le mot « rousses » est également fréquent dans la région en microtoponymie (noms de champs, de lieux-dits) pour désigner des zones défrichées ou des cabanes de branchages (du latin « ruptias », branches « cassées »).

Les Rousses, apparaissant en marge de la carte Dufour (1864).

La toponymie locale renvoie en tout cas nécessairement à la période des défrichements médiévaux puisque le territoire des Rousses, comme celui des communes voisines, notamment Lamoura, a fait l'objet d'un peuplement particulièrement tardif. Jusqu'à la fin du Moyen-Age, la région ne fut qu'une forêt vierge parcourue par les pasteurs et les pâtres[1].

Terre de pâtures et d'estives, le village proprement dit n'a vu le jour qu'au début du XVIe siècle lorsque les techniques agricoles et la vulgarisation de l'utilisation de la faux permirent de récolter suffisamment d'herbe pour nourrir les bêtes au cours des longs mois d'hiver. Une chapelle apparaît à la fin du XVIe siècle et une paroisse est créée en 1612, tandis qu'une nouvelle communauté, Bois d'Amont, se constituera par séparation au milieu du XVIIIe siècle.

Les premiers habitants se sont installés sur l'axe naturel de communication qui traverse la chaîne du Jura puis qui, par le col de la Givrine, permet un accès relativement aisé au bassin lémanique et au Moyen-Pays suisse.

Les Rousses furent le lieu de négociation de quelques traités internationaux :

Deux forts furent construits à la fin du XIXe siècle pour défendre la vallée contre le risque d'invasion par une puissance ennemie qui aurait traversé la Suisse : le fort des Rousses et celui du Risoux. Ces deux forts, qui devinrent rapidement obsolètes avec l'évolution du matériel d'artillerie, devinrent alors de simples casernes ou centres d'entraînement et ne jouèrent jamais de rôle militaire véritable.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Rousses (Les).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Parti : au premier coupé au I de gueules à la croix alésée d'argent (drapeau et armoiries de la Suisse) et au II tiercé en pal d'azur, d'argent et de gueules (drapeau de la France), au second d'azur à la tête de loup de sable, allumée d'argent, surmontée de deux monts du même.

La mascotte de la ville est un renard roux, espèce très présente dans la région.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1954 Gaston Chavet-Noir    
1966   André Lizon à Lugrin   Boulanger
1983 1989 René Berthet au Loup   Hôtelier-Restaurateur
    André Lizon à Lugrin   Boulanger
    Paul Cretin   Douanier
1995 2008 Bernard Mamet   Professeur de français
2008 2011 José Camelin[2]   Chef d'entreprise
2011 en cours Bernard Mamet[3] UDI Retraité de l'enseignement

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 276 habitants, en augmentation de 6,81 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 501 2 240 2 159 2 278 2 187 2 163 2 017 2 254 2 395
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 555 2 581 2 472 2 527 2 518 2 545 2 941 2 476 2 258
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 195 2 148 2 031 1 701 1 610 1 571 1 562 1 533 1 795
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 731 1 755 2 061 2 331 2 840 2 927 3 018 3 150 3 276
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Transports[modifier | modifier le code]

Train NStCM en gare de la Cure
Passage de la Transjurassienne dans la station.

Avec l’achèvement de la ligne métrique du Chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez en 1921, Les Rousses bénéficiaient d’une liaison avec Nyon, en Suisse, et avec Morez. La partie française de cette ligne a été fermée en 1958, et la ligne s'arrête maintenant à la Cure, juste avant la frontière.

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture était l'occupation privilégiée des Rousselands jusqu'au début des années 1900. La commune des Rousses comptait quatre fruitières, fromageries collectives et coopératives, où les éleveurs apportaient le lait qui était transformé en comté et en morbier.

Il n'existe à l'heure actuelle plus qu'une seule fromagerie, située au cœur du village. Les caves de l'ancien fort militaire des Rousses servent dorénavant de lieux d'affinage à des meules de comté qui peuvent y séjourner plus de deux ans et demi.

L'artisanat s'est développé très tôt aux Rousses et dans les communes avoisinantes, parallèlement à l'activité agricole. Il s'agissait initialement de travaux que les paysans réalisaient pendant les mois d'hiver. La fabrication d'horloges comtoises dans un premier temps, puis la fabrication de lunettes connurent un essor important au XIXe siècle et au début du XXe siècle avec la création des ateliers et usines Berthet, Mathieu et Lamy qui se déplacèrent par la suite vers la ville de Morez située en contrebas, sur la Bienne

Le lieu-dit la Doye, situé sur la commune des Rousses, sur la Bienne en amont de Morez a gardé une destination industrielle, essentiellement de la sous-traitance des lunetteries de Morez.

Une fabrique de skis et un atelier de fabrication de lunettes de ski fonctionnèrent jusqu'au milieu des années 1990.

Au début du XXIe siècle, les Rousselands tirent essentiellement leurs ressources de deux secteurs d'activité : le tourisme et le travail frontalier en Suisse. De nombreux habitants frontaliers de la commune traversent la frontière suisse quotidiennement pour aller travailler dans les cantons de Genève et de Vaud, notamment dans l'industrie horlogère de la vallée de Joux.

La station touristique des Rousses a connu un essor important à partir du milieu des années 1970, avec le développement du ski comme activité de loisir et l'instauration d'une quatrième semaine de congés payés, souvent prise en hiver. Initialement axé sur le développement du ski alpin, les Rousses s’est recentré sur le ski de fond, mieux adapté à sa géographie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

116 odonymes recensés à Les Rousses
au 18 novembre 2013
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Montée Passage Place Quai Rd-point Route Rue Square Autres Total
1 0 0 23 0 8 7 0 2 0 0 24 38 1 [N 1] 12 [N 2] 116
Notes « N »
  1. Square du 19-Mars-1962
  2. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, résidences, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Édifices[modifier | modifier le code]

Sites[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Chevalier, « A travers les villages du Jura », sur www.persee.fr (consulté le 25 janvier 2016)
  2. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  3. Site officiel de la Commune des Rousses, PV du 7 avril 2011, consulté le 19 avril 2011
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]