Traité de Nimègue

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Le congrès de Nimègue, qui mit fin à la guerre de Hollande, se clôture le 5 février 1679. Il a donné lieu à la signature de trois traités distincts entre la France d'une part, les Provinces-Unies (10 août 1678), l'Espagne (17 septembre 1678) et l'Empire (5 février 1679) d'autre part.

Le traité de Nimègue (Henri Gascard)

Clauses territoriales des traités[modifier | modifier le code]

Rétrocessions françaises[modifier | modifier le code]

Louis XIV se débarrasse des enclaves en territoires étrangers et rend :

Gains français[modifier | modifier le code]

Le grand perdant de la guerre est l'Espagne qui cède à la France :

En mer des Caraïbes les Français étendent leurs possessions

Conséquences du traité[modifier | modifier le code]

Impression du traité de Nimègue
Bas-relief, La Paix de Nimègue, représentant de manière hagiographique les conquêtes de Louis XIV (Martin Desjardins, musée du Louvre).

Au total, la frontière du nord de la France est lissée, et comprend moins d'enclaves. Et la Franche-Comté relie la France à la Haute-Alsace (traité du 17 septembre 1678).

La paix de Nimègue est complétée par le traité signé le entre Louis XIV et l'Empereur. Le traité est humiliant pour l'Empire qui cède Fribourg-en-Brisgau et doit reconnaitre la validité des dispositions des traités de Westphalie de 1648. Le duc de Lorraine refuse les conditions humiliantes du traité. Il devait récupérer son duché sauf Nancy et accepter la création de quatre routes de quatre lieues de large à travers son duché, visant à laisser le passage aux troupes françaises. En conséquence, Louis XIV continue d'occuper la Lorraine et annexe la place-forte de Longwy.

Au nord de l'Europe, Louis XIV oblige le Danemark et le Brandebourg à rendre toutes les conquêtes faites sur la Suède, alliée de la France (). L'électeur de Brandebourg s'engage, en échange d'une rente annuelle de 100 000 livres pendant dix ans, à soutenir le candidat de la France à l'élection impériale du Saint-Empire. La France est l'arbitre de l'Europe.

Après la signature du traité de Nimègue, le roi crée les Chambres de réunion pour étendre sa domination territoriale sur les dépendances des territoires cédés (fin de la Décapole et de la relative autonomie alsacienne). Cette politique des réunions sera validée en 1684 par la Trêve de Ratisbonne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albane Cogné, Stéphane Blond, Gilles Montègre, Les Circulations internationales en Europe, 1680-1780, Atlande, 2011, p. 34

Annexes[modifier | modifier le code]

Lectures approfondies[modifier | modifier le code]

  • Lucien Bély, Les Relations internationales en Europe, XVIIeXVIIIe siècles, PUF, 1998 (2e éd.) ISBN 2-13-044355-9
  • Nelly Gissard d'Albissin, Genèse de la frontière franco-belge : les variations des limites septentrionales de 1659 à 1789, Picard, 1970
  • Paul Sonnino, Louis XIV and the Origins of the Dutch War, Cambridge University Press, 2003 (3e éd.)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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